témoignage naissance

Naître en Yoga 2016/17

Enki le 9 et 10 juin 2016


Enki est né cette nuit à 2h14 du matin. Et sa Nanou, ma maman, a envoyé un message à 2h13 pour changer ses plans du lendemain et venir nous voir, car elle imaginait que ça pouvait être pour ces jours-ci.
On ne savait pas si ce serait un garçon ou une fille, et l'ordre de nos noms de famille combinés dépendait de cette découverte. C'était presque comique, la femme plus âgée venue en renfort pour l'expulsion et la naissance était sûre que c'était une fille. Elle a buggué plusieurs fois en disant «
 elle » pendant la poussée, et a écrit son nom sur des bracelets roses plutôt que bleus. Ça n'aurait sans doute pas fait rire tous les parents, mais nous on l'a pris en souriant, sur notre petit nuage d'insouciance et de bonheur, et sans préjugés vis-à-vis du fait que notre petit mâle porte du rose :-)
Nous avons eu énormément de chance de vivre un accouchement rapide et sans complications, malgré les circonstances particulières dans lesquelles il a commencé (déclenchement le jour du terme, du fait d'un monito pas parfait, sans suffisamment d'accélérations).
Petit récit chronologique.
9h40 Rendez-vous du terme. On s'est levé très «
 tôt » par rapport aux habitudes prises ces derniers temps (11h à 12h tous les jours :-)) pour descendre de la Motte à la « Mut » (clinique mutualiste).
La bonne nouvelle, c'est que je suis déjà à 2 cm, col court. Même si je n'ai jamais eu de vraies contractions, on dirait donc que «
 ça travaillait » vraiment, quand j'en avais vaguement l'impression, ce dernier mois.
La sage-femme me refait de l'acupuncture (j'ai déjà fait une séance mardi 7 à Vizille), cette fois en me mettant quelques aiguilles dans le dos en plus des jambes et des mains, pendant le monito. Elle prend le temps d'examiner mon dossier. On patiente un peu en attendant l'interne et l'appareil d'écho. Il confirme ce que la sage-femme a senti déjà à la main, comme Odile de Vizille
 : il y a plein de liquide, bébé a encore une jolie piscine ;-) Bon, l'écho est parfaite. Elles semblent s'orienter plutôt vers le fait de nous donner RDV dans 2 jours, selon la procédure. L'interne veut quand même en toucher 2 mots au gynéco de garde, Jean-Louis Coulon, avant de nous laisser partir. Elles se demandent et nous demandent s'il y a des consignes particulières du fait de l'ectasie sur la veine ombilicale, par rapport au fait d'arriver à terme. Evidemment, rien de tel n'a été donné puisqu'on avait surtout peur que j'accouche trop tôt à ce moment-là !
L'interne revient. Elle a changé d'avis, après une discussion un peu longue. Ils s'orientent pour un déclenchement, car le bébé est déjà bien gros, et qu'on «
 n'a plus grand chose à gagner » à le laisser, surtout si son activité ralentit. En plus, avec l'état de mon col, ça ne devrait pas être trop difficile. On est un peu sur le cul car on ne s'y attendait plus. La sage-femme, en attendant l'interne, nous donnait déjà des petites consignes et astuces pour les deux jours suivants à la maison, avant le prochain RDV. L'interne explique calmement les choses, et précise que c'est une discussion qu'on peut avoir, mais que tel est leur avis. D – qui a décidément sacrément progressé en communication émotionnelle tout au long de cette grossesse – commence par exprimer notre ressenti à tous les deux : c'est qu'on ne s'y attendait pas... Mais on dit assez vite « d'accord », en même temps, au bout de 5 minutes. C'est vrai que la veille, le 8 au matin, j'ai pas trop senti BB bouger pendant 2-3h et j'étais trop stressée, quasiment à pleurer, et que j'ai pas envie de risquer quoi que ce soit pour lui... et de trop jouer avec mes nerfs ! Par contre, je suis pas hyper-zen par rapport au déclenchement : il paraît que ça peut être très long, et que c'est souvent plus douloureux qu'un accouchement qui démarre de lui-même. On commence direct par perturber la physiologie... alors c'est pas très rassurant. Evidemment, l'interne nous a prévenus, il y a aussi le risque que bébé ne supporte pas les effets du produit, trop forts, et que ça se transforme en césarienne. Mais si on finit de toutes façons par déclencher, mieux vaut que ce soit maintenant que dans 6 jours – car a priori les monitos sur la fin ont plus tendance à empirer qu'à s'améliorer. Bon. C'est peut-être déjà ici le deuil de mon accouchement rêvé, physiologique et sans péridurale. La sage-femme de la consultation avait d'ailleurs dit, en lisant mon projet de naissance, que ce n'était pas un projet mais « une profession de foi » et que, bien sûr, c'était tout à fait en phase avec leurs orientations ici. Elle nous donne une chambre, la 124, et nous envoie faire « l'entrée » (papiers d'hospitalisation) tandis qu'elle prévient ses collègues des salles de travail pour qu'elles préparent tout.
Déjà, juste après avoir dit «
 oui » au déclenchement, j'ai commencé par aller aux toilettes. J'avais vraiment envie, mais une fois dedans, j'ai en plus ressenti que ça me permettait de souffler 2 secondes, juste moi et mon bébé, et de réaliser et nous préparer à ce qui allait sans doute maintenant s’accélérer très vite. J'ai parlé à mini-piou-piou, en lui disant que ça y est, on aillait bientôt se rencontrer face-à-face, mais que, finalement, pour prendre aucun risque pour lui, on allait nous donner un coup de pouce, que ça risquait d'être assez bousculant pour tous les deux, mais qu'on serait ensemble et que je ferai tout pour prendre soin de lui, que je serai toujours avec lui :-) ça m'a au moins aussi rassurée que bébé :-)
12h15. Je fais la connaissance de Marie-Catherine, sage-femme qui me met le «
 propess », tampon d'hormones dans le vagin – je le garderai max 24h, puis injection d'ocytocine si ça ne suffit pas... C'est aussi toutes ces étapes qui peuvent faire un accouchement qui traîne en longueur. Dieu merci ! Ça ne sera pas le cas pour nous.
12h30. Monito pour vérifier que BB supporte le produit. Pour l'instant, il ne se passe pas grand chose pour moi. La sage-femme m'autorise à manger, mais léger car quand les contractions arrivent, ça risque de ressortir... Puis on fait un petit tour – pas plus loin que le pâté de maisons, je suis officiellement hospitalisée. Je sens moins bébé que d'habitude, ça me conforte dans la décision prise. Marie-Catherine a vu juste en nous disant que maintenant le tout était de savoir tuer le temps, s'occuper sans stresser ni focaliser sur le déclenchement – les contractions nous rappelleraient bien suffisamment tôt à l'ordre, d'arriver à faire comme chez nous dans la chambre, où tout commencerait, plutôt qu'à la maison. De retour dans la chambre, je fais quelques exercices de yoga (racines-ciel, face avant, arrière, gauche, droite, puis je balaie l'univers avec mes bras), yeux fermés, mais face à un sommet de Belledonne qu'on apperçoit entre deux rues par la fenêtre. D est parti faire des courses pour son manger le reste du séjour (il s'est fait un kebab quand on est sortis). Je profite encore d'avoir la chambre à moi pour faire une séance de relaxation sur le lit. D revient sans m'interrompre. On fait la sieste tous les deux.
17h30-18h15. Monito numéro 2. ça va toujours, même si je commence à avoir «
 l'utérus contractile », d'après les mots de Marie-Catherine. Grosso modo : ventre tendu le plus que je l'ai été jusque là, et quasi en continu. Je sens que ça brasse, mais pas de contractions véritables encore. La sage-femme nous donne rendez-vous le lendemain, au cas où ça ne serait pas fini cette nuit, car pour le prochain monito ce sera la relève. Là, on a encore apporté nos lectures à ce 2nd monito, dont on a bien profité au premier – respectivement un magazine d'astro et El viejo que leía historias de amor, mais moi je n'arrive plus trop à m'intéresser à mon livre.
18h30. Dîner. Mêmes consignes, je mange léger. On est «
 en amoureux », face à face, on plaisante en disant qu'il ne manque que des chandelles sur la table à roulettes qui nous sépare des 2 côtés du lit.
Ma «
 contractilité » s'intensifie et me donne envie de bouger. Je fais la danse de l'infini, face au sommet désormais dégagé, et éclairé par le coucher de soleil. J'ai bien essayé de m'allonger à côté de D pour une sieste-câlin, mais je n'ai pas tenu 5 minutes. Je marche en allers-retours dans la chambre. Je relève la table très haut et je m'arrête, me balance d'un pied sur l'autre en m'appuyant dessus. J'ai déjà un souvenir confus de cette phase intermédiaire de pré-travail ou début de travail. D dira que les vraies contractions ont démarré vers 21h, quand la sage-femme, Marine, lui demandera. J'aurais alors dit moi un peu plus tôt :-) mais difficile à dire.
21h30-22h. On rencontre Marine, la sage-femme qui nous accompagnera jusqu'à la fin
 :-) Elle est plus jeune, douce. Elle dit qu'elle a lu mon projet de naissance. Que, du coup, elle ne me proposera pas spontanément la péridurale, mais que je peux bien sûr la demander et y avoir accès si je le souhaite. Ça fait du bien d'entendre qu'elle y croit malgré le déclenchement. Déjà, j'ai dû m'arrêter une fois sur le trajet de la chambre à la salle de monito, et les contractions m'arrêtent clairement dans ce que je fais. Ça marche ! J'angoisse un peu à l'idée d'être allongée sur le dos pour le monito, je ne sais pas comment gérer les contractions en même temps ! Marine me propose un ballon. Oh oui ! D glisse que je me plaignais de ne pas avoir le mien dans la chambre. On gagne le droit d'emporter celui-ci. Et Marine nous file même un premier outil auquel je n'avais pas pensé : une bouillotte ! Marine nous propose un bain en salle nature d'ici 1h, quand elle serait probablement libre. J'acquiesce. Elle dit aussi qu'on peut venir un peu plus tard si jamais on est bien dans la chambre, mais qu'elle veut un monito vers minuit.
Retour dans la chambre. Cette fois, plusieurs arrêts sur le trajet. D m'aide. Dans la chambre, quel bonheur le ballon
 ! Je fais ballon-fenêtre et D me tient la bouillotte sur les lombaires. Un peu la table haute, lit-évier... tout l'espace se transforme. D est aux petits soins pour venir me proposer ses bras, ses mains en soutien ou me faire un câlin.
23h. Ouf on a tenu l'heure. Je suis pressée d'être en salle nature, je pense que cette fois on va rester de l'autre côté du sas, on a pris le petit sac et tout... Le trajet jusqu'aux salles d'accouchement est plus long. Je fais plusieurs arrêts, dans le couloir, sur le ballon, même. D m'aide. On croise un couple et bébé en chemin inverse, radieux, et le papa dit «
 ah c'est le moment difficile » en me voyant m'arrêter. Je crois que ça me donne du courage, ça me fait penser à la naissance du bébé, au fait qu'on va bientôt être comme eux. Aucune pudeur ou gêne de leur présence. Par contre, malgré toute sa bienveillance, il me semble que j'aurais préféré que le type se passe de commentaire et se contente d'un silence respectueux. Il n'a aucune idée de ce que je vis ! Déception : la salle n'est pas encore libre, il faut revenir dans 1h. Là, ça me perturbe, j'en ai marre, j'en peux plus de ces aller-retours dans le couloir. D'ailleurs, le retour est plus long. Je veux de l'eau chaude, donc pour ça c'est la douche de la chambre.
On arrive tant bien que mal dans la chambre. J'essaie d'aller vers la douche, mais je reste bloquée par terre, nue, à me pencher sur les toilettes lors des contractions, accroupie. Je sais pas combien de temps ça dure, mais je bloque un peu, là. D essaie de m'inciter à me remettre en mouvement, à me diriger vraiment vers la douche ou à revenir dans la chambre, mais je suis un peu bugguée. J'ai eu beau lui demander de mettre une lumière tamisée et de la musique en arrivant, je suis encore perturbée par ce dernier imprévu. En plus, il met autre chose que la clef USB avec la play-list patiemment concoctée, ça m'énerve
 ! Tout cloche! C'est même un truc avec des paroles ! C'est sûrement là que je l'engueule le plus :-)
Je commence à trembler et à perdre du sang. J'ai l'impression que je suis à bout, que physiquement mon corps va lâcher, que je vais tomber dans les pommes – mes muscles tétanisent. D pense que c'est le froid car cela fait un moment que je suis nue, au sol, sans eau chaude. Sûrement un peu les 2. Je l'envoie demander si c'est grave que je saigne. Je dis que j'ai envie d'enlever le tampon, que j'ai l'impression qu'il me gêne maintenant. Ce qui est très perturbant, c'est que ça ne ressemble pas à ce qu'on m'avait décrit
 : je n'ai pas de repos entre les contractions – en tout cas pas 5 min mais max 1 min et je m'épuise ! Et c'est censé être que le début ! Je pense à la péridurale mais je vous direct que ce ne serait pas une solution : le problème c'est pas la douleur – j'ai pas vraiment très mal même si c'est pas confortable- mais c'est l'épuisement musculaire : même sous péri, les contractions devraient être vécues, on va pas tout arrêter !
D revient me rassure sur le sang, on lui a dit que c'était bon signe, et me dit que la sage-femme va venir. Il m'aide à enfin me mettre sous la douche chaude, sur le ballon, et là, miracle
 ! Une sacrée récrée, presque l'impression que les contractions ont disparu. Je suis trop bien ! D me propose de boire ou manger un petit truc. Wah le coca de Clémence, comme il tombe à pic ! Juste quelques gorgées mais qui, combinées à la douche, me requinquent. Marine arrive, pas le moins étonnée du monde de me trouver sur le ballon sous la douche, rassurée, comme D, que j'ai bien meilleure mine que l'instant d'avant. Elle m'autorise encore une dizaine de minutes sous la douche puis je dois venir, elle va m'examiner, car le sang signifie que le col a bougé. Elle propose un fauteuil pour m'amener cette fois. Ouf ! Ça ne m'était même pas venu à l'idée, cette possibilité, et je me faisais une montagne de parvenir à refaire le trajet jusqu'à l'autre côté.
12h10. Elle m'examine tout en laissant le tampon, je ne croyais pas ça possible
 : 4 cm, col effacé. Elle dit que c'est « très favorable » et que ça avance très bien. D, qui était tout adorable et encourageant, mêle maintenant encouragements et félicitations : « t'es la plus forte ! » « Bravo ma chérie ! » « t'es très courageuse ! » et la sage-femme de dire que je « gère très bien ». ça me donne confiance, même si ça veut dire potentiellement encore 6h et que moi je ne suis pas aussi fanfaronne si vite... Problème avec le monito sans fil et aquatique de la salle, il faut attendre encore un peu. Elle va en chercher un autre – juste 15 min et après promis, baignoire ! Elle me prévient qu'elle va laisser le tampon dans le bain pour éviter que les contractions ne diminuent de trop. Ouf ! Le monito la fait changer d'avis : elle s'aperçoit que j'ai juste jamais de temps de repos, que c'est trop ! Et hop elle me fait me lever 2 sec du ballon et se glisse entre mes jambes pour le retirer. J'ai « survécu » à ce dernier monito fixe quasi en câlin continu avec D, assise sur le ballon, tandis qu'il me balançait légèrement – merci l'haptonomie, le geste juste ! :-) Marine nous a montré quelques points d'acupression en arrivant dans la salle (main comme pour l'acupuncture, creux du dos) mais je jette assez vite D quand il essaie dans mon dos : ça fait mal! C'est censé être une stratégie pour détourner de la douleur des contractions mais non merci! moi je ne veux pas en rajouter ! Le contact de ses mains chaudes ou de la bouillotte à cet endroit me suffit amplement, et me soulage davantage ! Marine nous prévient qu'elle préfère que j'accouche dans une salle de naissance, même si je peux rester ici jusqu'à dilatation complète si je veux. Ok ok ça me paraît alors tôt pour m'expliquer ça, mais elle avait du flair ! Je ne sais pas si c'est le retrait du tampon ou le bain ou les 2 combinés, mais les contractions se mettent à être plus fortes, clairement orientées vers le bas, elles « poussent », avec, par contre, de vrais temps de repos entre. En bref, là ça commence à ressembler à ce que je m'étais figuré. J'arrive à les gérer en respirant, ventre et lombaires immergés. Au début, seul le ventre l'est et D me passe la douchette sur le dos, juste après avoir installé son ordi, cette fois avec la fameuse clef USB :-)
12h45 environ, en tout cas assez vite, je perds les eaux dans le bain. Comme une explosion. On appelle pour prévenir. Marine réussit alors à me mettre le monito sans fil, et m'examine dans la baignoire, en prédisant sans doute une bonne surprise
 : 8 cm ! Je n'en reviens pas. Adieu la tentation de péridurale ! C'est déjà ça :-)
Je gère bien ces contractions fortes mais avec de vraies détentes, dans le bain, avec la musique – bientôt remplacée par le seul bruit du cœur de bébé – et les photos qui défilent sur l'ordi de D. Les contractions fortes me font faire des selles sans même m'en rendre compte, que D nommera «
 poissons indélicats » pour l'expliquer ensuite :-) je l'engueule d'ailleurs car c'est pas le moment de faire des circonvolutions ! Il aura pris la peine de les enlever et les jeter soigneusement, quand même, avant de demander si ça faisait un risque d'infection ou quoi maintenant que la poche était rompue. Non. Mais très bon signe : bébé descend ! Ça me vaut un second examen en baignoire : quasi 10 cm !
Je vois 1h53 quand on quitte la salle nature, sur un fauteuil, pour la salle d'accouchement. Je crois rêver que tout aille si vite
 ! Arrivée en salle de naissance, Marine me demande dans quelle position je veux me mettre. Je dis ben comme dans la baignoire, par terre, accroupie. En fait je ne sais pas vraiment ce qui m'attend dans cette dernière phase, je ne réalise pas trop encore comme ce sera différent ce que je devrai faire. Ni une ni deux, Marine va chercher des matelas qu'elle traîne de la salle nature, et sur lesquelles elle pose un drap. L'autre femme venue en renfort pour l'accouchement (celle du bracelet rose :-)) a l'air un peu perplexe face à cette idée mais bon.
Dans les descriptions que j'avais lues, l'envie de pousser était décrite comme très forte, instinctive, animale. Moi, je ne sais pas trop ce que je dois faire, c'est pas si évident. Au début, je continue à «
 gérer » les contractions en soufflant, et en accompagnant vaguement le mouvement vers le bas qui « pousse ». ça le fait pas. Les femmes l'attribuent à ma position : accroupie, me tenant à D devant moi. Elles proposent d'abord de me mettre pareil mais sur la table, pour qu'elles puissent plus facilement m'aider si nécessaire. J'y grimpe entre deux contractions. Toujours difficile. En fait, je capte pas trop ce que je dois faire. Là, j'essaie de pousser quand même, en laissant venir ce qui me traverse : je souffle en poussant 2-3 cris forts et rauques. J'avais presque oublié que j'en étais capable, ça change des gémissements de toute à l'heure à l'oreille de D ;-) M'entendre rugir me donne du courage, me rappelle ma force, je crois, dans ce moment crucial. N'empêche que ce n'est quand même toujours pas la méthode la plus efficace, puisque je lâche l'air au lieu de m'en servir pour faire pression vers le bas :-) Ah les cours de prépa théoriques... !
La femme plus âgée me propose alors de me mettre sur le dos. Elle a une phrase débile «
 on n'est pas des animaux » que je trouve dommage mais bon sur le moment je suis concentrée sur autre chose :-) Je suis le conseil et me mets sur le dos, elles me montrent comment positionner mes pieds sur les étriers, en hauteur, pour me servir de la force de mes jambes, et attraper l'intérieur de mes cuisses avec mes mains pour aider aussi au mouvement. Là, je me laisse complètement guider par leurs excellents conseils. Les contractions sont toujours espacées de vrais repos et elles me semblent trop courtes, j'aimerais qu'elles durent plus pour mieux profiter de la vague dans mon travail de poussée. En fait, je pousse quand la contraction arrive très fort, jusqu'au bout, une première fois, puis je dois souffler mon air, réinspirer très fort et recommencer une seconde fois, en bloquant à nouveau ma respiration. Leurs conseils sont archi-précieux et font écho : mais oui, ça remonte, donc pour avoir un vrai progrès, il faut au moins deux fois à chaque contraction, j'avais oublié ! Mais la seconde fois, je n'ai déjà plus l'aide de la contraction, qui passe trop vite à mon goût :-/ Elles ne cessent de m'encourager, D aussi, qui est à ma gauche. Elles disent que je fais très bien alors que je mets au moins la moitié du temps total de poussée avant de réussir à trouver la respiration juste. La femme plus âgée, à ma droite, pousse un peu bébé aussi et me guide avec sa main posée sur mon ventre, en me disant de m'appuyer contre. Ses conseils sont toujours très précis, factuels, clairs et rapides. C'est hyper-efficace pour m'orienter dans la folie du moment. Marine regarde ce qui se passe entre mes jambes. Elle parle de la tête qui arrive. Elle voit des cheveux. Instinctivement, entre deux contractions, je mets ma main pour la toucher. Ça me donne un sacré boost de courage en plus :-)
A un moment, D, se met aussi à parler de la tête, et moi je me plains pour la première fois de la douleur. C'est quand mon périnée atteint son extension max que je m'entends dire «
 mais ça fait mal ! ». Avant, c'était l'énergie, la fatigue musculaire, la tension sur le ventre, le dos... C'est le seul moment de l'accouchement où j'ai vraiment « mal » sur un tissu. Elles me rassurent disent que c'est normal, que la tête du bébé est à moitié sortie, alors que ça tire. Je repense à l'accouchement qui a eu lieu en salle nature le 10 mai, raconté sur le site du lotus rouge, et à l'expression « cette sensation si spéciale/intense du périnée dans son extension maximale ». Encore 2 contractions, je crois, et bébé est dehors. Il sort accompagné d'une vague de liquide qui éclabousse Marine (elle devra carrément ensuite aller changer de pantalon ;-)). Surprise, c'est du coup D qui repère le premier que c'est un garçon. Moi je suis épatée de le trouver pas si bleu ni gluant mais très ressemblant dès sa sortie à un « vrai bébé » :-)
D coupe le cordon et me tend immédiatement le petit Enki. Je le garde tout contre moi, comme ça, le dos contre mon buste, et son papa a droit, le premier, à de longs regards.Il chouine juste ce qu'il faut pour nous faire entendre sa jolie voix et nous rassurer sur sa capacité à respirer, mais il a assez vite l'air très bien. On lui dit des mots doux. Bébé d'amour, maintenant tu t'appelleras Enki. Mais tu seras toujours notre bébé d'amour. Bienvenue dans ce monde
 ! Tu verras, la vie peut être belle... La femme dont j'ignore le nom nous fait épeler le prénom et s'enquiert du nom de famille (on n'avait pas pu leur donner avant, ça dépendait du sexe...). Je garde Enki contre moi pendant que Marine m'explique qu'elle n'a pas eu besoin de faire une épisiotomie et que ça s'est un peu déchiré mais à peine. A son discours, elle semble même ouverte à l'idée de ne pas forcément faire de points, même si elle suggère d'en faire quand même 2 au moins à un endroit, et 1 à la lèvre de l'autre côté. Je dis ok. On reste comme ça, en peau à peau avec Enki, à qui on a juste mis un bonnet, et qui partage drap et couverture avec moi encore un bon moment. Le temps que le placenta sorte, que Marine m'anesthésie localement et me fasse les points, et qu'elle appuie quelques fois sur mon ventre pour faire sortir, s'il y en a, de petits caillots, car je saigne beaucoup à son goût.
L'autre femme revient et prend gentiment Enki pour le peser, le nettoyer, et lui mettre sa première couche. Elle l'avait déjà dit lors de la poussée
 : c'est un beau bébé quand même, qui cache bien son jeu :-) : 3,720 kg ! Elle me le rapporte plus gluant du tout, et avec de jolies joues roses. Déjà un vrai bébé, qui n'a même pas l'air si frêle, pour le bonheur de sa maman-poule ! Elle m'aide alors à le mettre au sein, d'abord le gauche, je suis épatée comme il prend vite ! ça me surprend au début j'ai l'impression qu'il me mord alors qu'il ne peut pas avoir de dents !?! Mais dès qu'elle le repositionne ça va mieux. Il est bien éveillé et tête sans s'arrêter un petit moment. Avant de le mettre au sein, la femme avait appuyé un peu pour faire sortir du colostrum. Je suis épatée de voir du liquide sortir de mon sein :-) et, toute en prenant mon sein en C, elle le guide pour qu'il le prenne bien, et dit « le bébé sait têter, il a le réflexe de succion, mais il faut que la maman le guide pour attraper bien tout le sein ». Elle m'enjoint à essayer moi de faire comme elle. Ça marche ! On aura encore le temps de le faire têter à l'autre sein en salle de naissance, et de faire tous les 3 un petit somme, car Marine est tout de même inquiète de mes saignements qui restent trop abondants à son goût. Plusieurs fois, elle devra m'appuyer fort sur le ventre pour tenter de faire sortir des caillots ou voir comment ça réagit, si je saigne trop ou pas. Deux risques : problème de coagulation ou bien petit bout de placenta resté coincé... Warf, le souvenir du récit de la révision utérine de ma sœur me hante, j'espère y échapper!Bon, Marine penche quand même plutôt pour la première explication surtout que mes ébats dans la douche, le bain le sol... ont arraché mon cathéter et qu'elles n'ont pas pu me mettre un produit qu'on met habituellement à la fin pour aider justement l'utérus à se refermer, à coaguler. Elle tente d'abord de me donner l'équivalent en mangeant un sucre aux hormones. Après quelques temps, toujours pas convaincue, elle passe à l'étape suivante en réinstallant une perfusion à l'autre bras. Ça finit visiblement par faire l'effet escompté... mais ça nous aura valu 4h au lieu de 2 en salle de naissance pour la surveillance. Les fréquents tests en m'appuyant sur le ventre sont douloureux, mais avec Enki dans les bras j'évite de me crisper, et tout est moins dur :-) Je garderai quand même le nouveau cathéter jusqu'au lendemain, au cas où.
Finalement, tout va bien, mes saignements redeviennent normaux, et retour à la chambre vers 6h30. On nous offre un petit dej avec un chocolat chaud, juste ce dont j'avais trop envie
 ! Et D a une super surprise : des viennoiseries ! On petit déjeune en tête à tête, tout étourdis par cette folle nuit. Enki dort paisiblement. Le début d'une nouvelle vie !
--
Claire


Curtis le 1er octobre 2016


Avant que Curtis ne naisse je parlais de « mon accouchement » et depuis c’est devenu « la naissance de Curtis ». Pendant toute la durée de ma grossesse je me suis interdite de trop penser au fait que j’allais être maman, par superstition, par peur que si je me mette trop à penser à ce que ce serait quand le bébé sera là...nous n’ayons pas cette chance. Donc tant qu’il n’était pas né mon bébé n’était pas là. Ce n’est que lorsque je le tiendrai bien vivant contre moi que je pourrais commencer à y croire. Et c’est ce qui s’est passé.
J’ai commencé à aller au cours de Martine et Catherine un mois avant la naissance de Curtis. Leurs cours m’ont énormément aidé à me projeter, à imaginer mon accouchement, à m’ouvrir au futur. Une copine m’avait offert le livre de Martine « Accouchement naissance, un chemin initiatique » et les quinze jours avant mon accouchement je faisais les exercices que conseillent Martine pendant une demi-heure tous les jours suivis d’une petite séance de méditation.
Et puis une semaine avant le terme, jeudi 29 septembre 2016 à 23h45 j’ai perdu les eaux, on venait de regarder un Western « Les 7 mercenaires » et on se préparait à aller au lit, ce n’est pas arrivé d’un coup, j’ai senti un filet de liquide tiède qui ne s’arrêtait pas de couler et je me suis dit, là quelque chose est en train de se passer. J’ai prévenu Grant que la nuit serait probablement longue. Je décide d’appeler la clinique pour savoir si je dois venir rapidement car il semble que j’ai rompu la poche des eaux mais les contractions ne sont pas là. Réponse du sage-femme à la permanence, oui venez dans l’heure qui vient, prenez le temps de finir votre valise mais venez. C’est donc ce que je fais, je rassemble mes dernières affaires avant de partir à la clinique mutualiste avec Grant. J’ai une fâcheuse tendance à tomber dans les pommes en cas d’émotions fortes et je suis fière de moi car j’arrive à ne pas tomber dans les pommes dans la voiture durant les 15 minutes de trajet jusqu’à la clinique, ce n’est pas que j’ai mal car les contractions se font toujours attendre, juste beaucoup d’émotions.
Je suis examinée lorsque nous arrivons, la poche des eaux est effectivement rompue mais les contractions n’ont pas l’air de vouloir commencer... Et comme elles n’ont toujours pas commencé 4 heures plus tard, j’ai droit à ma première injection d’antibiotiques car le milieu n’est plus stérile pour le bébé, les heures qui ont suivi ont été les plus pénibles finalement, à me trimballer dans les couloirs avec le cathéter en espérant déclencher les contractions...rien ne semble marcher, ni le ballon, ni l’homéopathie, ni la séance d’acuponcture, ni la marche dans les couloirs. Le bébé n’est pas prêt à descendre. Et moi je m’impatiente je regarde les autres mamans et papas avec leurs bébés dans les couloirs en les enviant. Ça y est leur bébé est là ! Je n’ai pas dormi de la nuit en entendant les autres bébés pleurer, je n’ai qu’une hâte que les contractions commencent, je les attends avec impatience maintenant. Le personnel de la clinique est sympa et entend ma demande de laisser les choses se faire naturellement, on attendra samedi matin pour déclencher les choses si rien ne se passe d’ici là. Vendredi 31 septembre au matin toujours rien, vient midi, toujours pas
de contractions en tout cas pas de contractions de travail, ni l’après-midi, ni le soir d’ailleurs...juste des petites contractions désagréables mais c’est tout. La sage-femme m’examine à nouveau, je suis toujours à 2 centimètres. Elle me conseille de dormir, de me reposer, cela ne sert à rien d’essayer de déclencher mes contractions à tout prix, elles viendront quand elles viendront même si je suis en train de dormir. Cela me rassure, je vais donc me reposer maintenant. Et si rien ne se passe cette nuit, ce sera le tampon de prostaglandine demain matin de toute façon.
Je relis mes notes sur les post-it collés un peu partout dans le précieux livre de Martine m’accompagne depuis 2 mois tous les jours maintenant. Comme avant un examen, je révise ! J’écoute mes enregistrements de préparation à l’accouchement par auto-hypnose comme je fais depuis 3 semaines environ dès que je m’assoupis, il m’arrive de m’endormir avec les enregistrements sur les oreilles (là j’écoute surtout celui sur l’ouverture, s’ouvrir, s’ouvrir encore plus...).
Et le lendemain matin toujours rien, Grant me demande comment ça va, son soutien est merveilleux, il est là avec moi depuis le début et ne veut pas rentrer dormir chez nous, il a mal au dos le pauvre il « dort » sur la chaise transformable en « lit » depuis jeudi, beaucoup de choses sont formidables à la Mutualiste mais pas les chaises/lit pour les papas...
Samedi 1er octobre 9heures toujours rien, je vais donc avoir droit au tampon de prostaglandine. J’aime bien la sage-femme qui m’examine, Muriel, elle a une petite fleur rose dans les cheveux, elle est douce et professionnelle, son prénom me dit quelque chose, mais oui Muriel ! J’ai vu son prénom dans des témoignages sur le site de Martine ! Toujours très positifs et laudatifs ! C’est un signe ! Je veux accoucher pendant le service de Muriel ! J’ai une chance que les choses se déclenchent d’ici ce soir, ce serait formidable ! La matinée se passe, toujours pas contractions, à midi je décide de manger un petit peu, je n’ai pas faim ou presque, c’est bon signe m’avait dit Muriel le matin.
Quelques exercices sur le ballon en début d’après-midi et là 14h30 ça y est ma première contraction de travail !! Une qui fait bien mal pendant au moins 30 secondes ! YESSS ! Je ne pensais pas que je serais si heureuse de les sentir ces fameuses contractions, mais après une journée et deux nuits d’attente, je suis ravie ! Elles sont irrégulières, une autre arrive au bout de 30 minutes, à nouveau je sens mon ventre tendu pendant 30 à 40 secondes mais c’est tout à fait supportable ! Si ce n’est pas plus intense ça va être une partie de plaisir ! Grant et moi décidons d’aller faire un tour dans le couloir pour passer le temps en attendant que les contractions deviennent plus régulières, pour l’instant elles arrivent toujours de manières irrégulières, 20 minutes, 30 minutes, puis toutes les 10 minutes environ ça y est ça se précise.
La technique qui m’est venue d’instinct pour surmonter la douleur et que je conserverai pendant toute la durée de la première partie du travail : je suis debout, j’appuie mes avant-bras contre le mur et je souffle en faisant le son OM ou plutôt la partie MMMMhhhh du son car je n’arrive pas à faire le « O » pendant les contractions, je fais aussi un mouvement de descente avec la main droite comme
au Qi Kong pour encourager le bébé à descendre, je ferme les yeux pendant ce mouvement et que je fais le son MMMh je suis concentrée, je suis dans le moment présent, j’estime que j’ai de la chance car depuis 14h 30 la durée des contractions semble être de 30 à 45 secondes max plutôt que 60 secondes comme j’avais anticipé en cours de préparation à l’accouchement. Formidable c’est toujours ça de gagné ! Je demande à Grant d’appuyer avec ses pouces à l’arrière de mes lombaires comme nous avons vu avec la méthode d’accupression Bonapace pendant les cours de préparation à l’accouchement avec Christine puis Joëlle . Nous continuons notre trajet entrecoupé d’arrêt contre le mur du couloir à faire les OMMM vers la salle d’accouchement pour 16h30 comme m’avais indiqué Muriel pour l’injection d’antibiotiques, j’imagine que j’aurais le temps de retourner dans la chambre chercher le sac pour la salle d’accouchement, les balles de tennis, les affaires du bébé, une tenue de rechange pour moi, etc .
Quand Muriel me voit, elle décide de m’examiner car il semblerait effectivement que le travail ait commencé. Je m’allonge et trouve la position inconfortable pendant les contractions. Je suis à 4-5 centimètres ! WOW ! Déjà !! La salle nature est libre si vous voulez y aller nous dit Muriel. Génial !!! Exactement ce que je souhaitais ! Après un monitoring de 30 minutes qui me paraît une éternité tellement la position allongée est inconfortable pendant les contractions...je finis par me lever pour reprendre ma technique du mur et du OM avec Grant qui appuie sur les points au niveau des lombaires toujours. Ahhh ça va mieux. On y va nous dit Muriel qui nous encourage en nous disant que l’on se débrouille comme des chefs, ça fait du bien à entendre parce que les contractions semblent se rapprocher et augmenter en intensité. Dans la salle nature, Muriel me propose de prendre un bain, la chaleur peut atténuer la douleur, je suis pour ! J’essaie une autre position, accroupie à côté de la baignoire en attendant que Muriel la remplisse...ça ne marche pas du tout, je sens davantage la douleur car je perds ma concentration. Je me relève et retrouve le mur pour mes OMMMh. C’est mieux j’ai retrouvé ma concentration ! La baignoire est prête super ! Je me glisse dedans, la chaleur est agréable elle semble apaiser un peu la douleur des contractions c’est vrai. Je retrouve mes marques avec le son OMM, Grant continue de me faire des points d’accupression sur les épaules, je ressens une envie de pousser de plus en plus forte pendant les contractions. C’est irrépressible je pousse et mes sons Omm se transforment en GRRR rauques. Muriel qui nous avait laissé tous les deux pendant une demi-heure revient et m’examine à nouveau. Je suis à 8 cm !! Génial ! Elle me demande si nous souhaitons que la naissance se fasse dans la baignoire ??!! Ah oui pourquoi pas ? ! Je suis un peu surprise parce que je n’avais pas anticipé cette possibilité mais ravie, oui bien sûr ! si c’est possible, d’ailleurs à ce stade je préfèrerais ne pas en bouger de la baignoire ! Parfait je vais chercher le matériel pour la naissance nous dit-elle. Elle repart et revient rapidement avec une autre sage-femme Anne et une élève sage-femme Ambre. Elles m’entourent toutes les trois autour de la baignoire, Anne est à gauche, Ambre devant et Muriel qui est à ma droite continue le monitoring sous l’eau ! Grant derrière moi, je sens sa présence forte et ses encouragements. Il est impressionné par mes cris rauques. Moi même je ne pensais pas
avoir autant de voix, c’est irrépressible comme l’envie de pousser, j’ai besoin de hurler quand les contractions arrivent. Je suis toujours concentrée sur mes sons OMM enfin GRRRR. Chose incroyable, je m’endors 3 fois entre les contractions au plus fort, je ne pensais pas que ce soit possible ! Je l’avais lu dans le livre de préparation à l’accouchement par auto-hypnose mais je n’y croyais pas vraiment mais si pas de doute je me suis bel et bien endormie plusieurs fois pendant une minute ou deux, Grant me parle et je suis dans un rêve avec lui, il me parle aussi dans mon rêve, je lui réponds quelque chose qui n’a pas de sens, je suis dans mon rêve. Une fois même je me suis dis « mais qu’est ce qui se passe ici ? tiens une femme est en train d’accoucher ! ah mais c’est MOI ! I’M giving birth !! quelques secondes avant de répondre aux sages-femmes et à Grant que tout va bien je me suis juste endormie..je reprends mes esprits . Je récupère un peu comme cela avant qu’une nouvelle contraction arrive mais je commence à fatiguer. Ça y est je suis complètement dilatée. Il y a comme une phase d’accalmie avant le dernier effort. Muriel, Anne et Ambre me disent de pousser, que la tête du bébé est juste là ! Pourtant mes poussées ne marchent pas, puis j’ai compris ce que me dit Muriel, inspirez- bloquez- poussez ! J’avais continué à expirer en faisant OMM-GRR alors qu’il fallait bloquer la respiration et pousser !!! Maintenant j’ai compris ! En effet je le sens prêt à sortir mais je ne suis pas tout à fait prête, le bébé n’est pas tout à fait assez bas. Cet effort doit se faire avec lui, j’attends la prochaine contraction pour pousser de toutes mes forces, j’ai besoin de le sentir qui descend et veut sortir pour pousser. J’appuie mes pieds de toutes mes forces contre la baignoire pour pousser. Ce que je fais à la prochaine contraction, je prends une inspiration, bloque et pousse, ça y est la tête est sortie me dit Muriel !! Grant m’a dit plus tard qu’il a vu la tête de Curtis sortir une fois un peu puis re-rentrer pendant mes efforts jusqu’à ce qu’elle sorte vraiment ! Je n’ai pas eu cette impression ! Il faut recommencer à la prochaine contraction et là c’est la libération il sort facilement une fois que Muriel l’attrape par les épaules. Nous n’en revenons pas avec Grant notre bébé est là ! Grant coupe le cordon. Curtis est tout petit et tout mouillé mais tellement beau ! Les sages femmes le laissent quelques instants sur moi dans la baignoire pour que nous puissions le regarder, Grant et moi sommes ébahis « we did dit ! » on s’embrasse.
Le placenta sort sans problème, nous demandons à le voir, drôle de maison pour ces 9 mois ! Et je suis recousue, 7 points de suture quand même, Curtis a éraflé le côté droit en sortant mais c’est une coupure droite ce qui est mieux me disent les sages-femmes.
Une sage-femme prend Curtis pour le sécher brièvement et vérifier que tout va bien pour lui avant de me le remettre sur la poitrine sur le lit dans la salle nature, le temps que je sorte de la baignoire et me sèche. Ils nous laisseront ensemble faire un peau à peau pendant deux heures dans la salle d’accouchement avant que nous retournions dans la chambre. Dans la salle nature Curtis cherche mes seins, il arrive à téter quelques gouttes de colostrum, c’est incroyable si petit et si fort déjà lorsqu’il s’agit d’aller vers la nourriture ! Je me souviens de son odeur, il l’a gardé quelques jours, une odeur de feu de bois que j’adorais. Je me souviens aussi d’une chose qui m’a impressionnée,
l’arrière de sa petite tête si parfaitement ronde avec quelques cheveux bruns. C’est elle qui est sortie en premier et que Grant a aperçu quelques secondes avant qu’elle ne sorte vraiment. Quelle merveilleuse aventure que la naissance de Curtis et ma naissance en tant que mère. Je n’en reviens toujours pas, quelle chance j’ai d’être enfin maman ! Grant adore son rôle de papa aussi, nous nageons en plein bonheur depuis 6 mois.
Katya


Hugo le 26 novembre 2016


Ma grossesse s’est déroulée sereinement, avec très peu d’inconfort. Je suis arrivée au terme prévu du 23 novembre «
 fraîche et pimpante »,  malgré un ventre bien rebondi. Je n’avais encore ressenti aucune contraction. Alors que jusque-là je n’étais pas pressée d’accoucher, j’ai commencé à m’impatienter.  Pendant 48h, j’ai enchaîné les pratiques pour « faire venir bébé » : séance d’acupuncture à la maternité, postures d’ouverture avec incitation du bébé « à sortir », piscine, tisanes… Je ne voulais surtout pas être déclenchée !  C’était important pour moi que le travail débute spontanément, que la merveilleuse alchimie naturelle s’opère. Et maintenant que je me sentais (enfin) prête, il ne restait qu’au bébé à se décider…
Le 25 novembre à 3h du matin, je suis réveillée par une sensation bizarre, une sorte de «
 colique » dans le bas du dos qui me donne envie d’aller à la selle. Je constate alors que ces sensations se reproduisent à intervalle plus ou moins  régulier, toutes les 15 min environ. Elles débutent dans la région lombaire, et viennent s’écraser comme des vagues sur mon sacrum.
«
 Le travail commence » me dis-je. Je ressens une douce joie sereine, et de l’émerveillement devant ces corps qui fonctionnent. Il est tôt, et une longue journée risque de s’annoncer. Je dois garder des forces. J’essaye donc de somnoler entre les contractions…
A 6h30 du matin,
  Gwenaël mon conjoint se réveille et je lui annonce la nouvelle. Comme j’ai un RDV prévu avec un sage-femme de la maternité à 8h (visite post terme), je lui propose de venir avec moi à la consultation. Durant le trajet, je constate que la marche me fait du bien et diminue la douleur.
Arrivée à la maternité, j’explique au sage-femme les sensations ressenties. Il me branche le monitoring et me fait une séance d’acupuncture. Pas de chance, l’enregistrement des contractions ne marche pas très bien
 : oui il y en a quelques unes, mais on ne peut rien dire quand à leur régularité. Il me donne un autre RDV pour dans 48h… Je rentre à la maison, et Gwenael part au boulot…
Arrivée chez moi, je constate vite que les douleurs sont plus intenses et plus difficiles à gérer, surtout en position assise ou immobile. J’envisage donc de rester active toute la journée. Je prends mes affaires et vais faire quelques courses à l’épicerie, avant de me rendre à la séance de yoga maternité avec Catherine à 12h15… Dans le doute d’un faux travail, je ne lui ai pas parlé de ce que je ressentais! La position allongée sur le dos m’est impossible à tenir. Heureusement que les mouvements proposés sont doux
 ! Je quitte la séance et Catherine me souhaite un début du travail….pour la sainte Catherine, soit avant ce soir ! Merci Catherine, je peux le dire maintenant : ton souhait était déjà exaucé !
Il fait beau, le soleil brille, et je décide d’aller marcher
 : je ressens un grand besoin d’être dans la nature ! Je décide de me rendre sur les chemins qui montent à la Bastille. Je marche lentement. L’air frais me fait du bien, alors je continue, je monte…et me retrouve 250 m de dénivelé plus tard en haut de la Bastille ! Le soleil se couche, l’horizon est rouge, c’est beau et je me sens bien… Mais il me faut descendre maintenant, il fait nuit noire et je n’ai pas de frontale. La descente me semble interminable.  J’appelle Gwenaël, entendre sa voix me fait du bien : « oui, je suis à la Bastille… Je descends… Peux-tu rentrer du boulot ? Ce soir j’ai besoin que tu prennes soin de moi »…
Nous arrivons ensemble à la maison. Il est 18h30. J’ai envie d’un bain chaud. L’eau tiède me fait du bien, mais la baignoire est trop étroite pour mobiliser mon bassin, alors cela devient vite inconfortable. Je m’installe donc dans la chambre, avec mon tapis de yoga, mon ballon, de la musique douce. Gwenaël est aux petits soins et m’aide à m’installer au mieux. Instinctivement, je trouve assez rapidement la position qui soulage le mieux les douleurs
 : à 4 pattes, les bras et la tête sur le ballon, le bassin dessinant entre les contractions le signe de l’infini. Pendant les contractions, je compte jusqu’à 8 en mobilisant ma tête d’un coté puis l’autre. La musique me berce… Je reste ainsi plusieurs heures, répétant inlassablement les mêmes mouvements… J’arrive même à somnoler entre les contractions. A un moment nous chronométrons le temps entre les contractions : entre 3 et 5 min. Nous appelons la maternité : la sage-femme me pose quelques questions : « vous avez l’air de bien gérer les contractions, vous pouvez rester encore chez vous,  rappelez-nous si ça s’intensifie ».
Une à 2 heures après, les contractions ne sont plus les mêmes
 : je sens comme une envie de pousser. « Je pense qu’il faut qu’on y aille »
Nous arrivons à la maternité à minuit et demi, moi, concentrée, un large plaid sur les épaules, Gwenaël, bienveillant et à l’écoute, chargé comme un mulet, avec le gros ballon de yoga, le tapis, la valise, le lecteur mp3 et une petite enceinte audio… Tout ce qui m’aidait à vivre ce moment intense et fort, il avait accepté de les porter. Je garderai longtemps en mémoire sa silhouette chargée, souriante, m’accompagnant le mieux possible dans les couloirs de la maternité…
Nous attendons 15 longues minutes devant la salle de naissance avant que l’on vienne nous ouvrir
 : « désolée, nous avons une urgence » nous dit la sage-femme. Elle m’installe enfin dans la salle de consultation pour m’examiner : « Vous êtes dilatée à 7 cm et avez rompu partiellement la poche des eaux ». Je saute de joie : « 7 cm ! C’est super ! Ca se trouve dans 1h je suis à dilatation complète et dans 2h nous avons le bébé dans nos bras ! »
La sage-femme veut m’installer dans une salle d’accouchement classique. «
 La salle nature n’est pas dispo ? » « si me dit-elle, mais vous ne voulez pas de péridurale ? » Non ! » lui répondis-je simplement !
Nous nous installons donc avec tout notre matériel dans la salle nature. Très vite je retrouve la position qui me soulage, et la musique qui me berce…
1h après la sage-femme m’annonce
 : « vous êtes à dilatation complète ! Mais… »
«
 Mais ? »
«
 Le bébé n’est pas engagé. Et… il me semble que sa tête est positionnée le sacrum en arrière… Il va falloir l’accompagner »
Elle m’encourage
 : « c’est super ce que vous faites ! Et vous savez ce qu’on dit des bébés qui naissent « la tête vers les étoiles » ? ce sont des rêveurs… »
Je sens la poche des eaux se rompre complètement. «
 Les contractions vont être plus intenses » me  prévient la sage-femme.
Je reste motivée pour un accouchement sans péridurale
 !
Les contractions plus intenses s’accompagnent d’une envie irrépressible de pousser. Entre chacune d’elles, je fais des 8 sur le ballon, quand elles arrivent, je me concentre sur ma respiration, compte jusqu’à 10 (ou plus
 !), et m’assois sur mes talons pour accompagner la sensation de poussée. Parfois je cris tellement c’est fort. Gwenaël m’encourage et repositionne pudiquement sur mon dos le drap vert, qui tombe après chaque contraction.
Nous sommes seuls la majeure partie du temps. La sage-femme passe nous voir toutes les 20 à 30min. «
 Oui, il est toujours haut » « Continuez à l’accompagner, mais ne pousser pas trop, vous devez garder des forces pour après »…
1 heure s’écoule, puis 2h, 3h…. Je suis épuisée. Mes muscles tremblent. Je n’ai désormais plus la force de passer de la position assise à la position à 4 pattes, et Gwenaël doit m’aider à me relever après chaque contraction.
Au bout de 3 heures la sage-femme m’annonce
 : Le bébé n’est toujours pas engagé. Elle essaye alors de me faire pousser à 4 pattes, sans succès. Elle déclare alors « Je viens d’en discuter avec le gynécologue : c’est une indication de péridurale, pour que l’utilisation des forceps, ventouse, ou une césarienne soient possibles… »
«
 Ok » lui dis-je. Mon état de fatigue facilite le lâcher-prise… je murmure en moi même : « Quand même pas une césarienne après tout ca ! »
Pourquoi le bébé ne descend-il pas…
 ? Je suis bien obligée d’accepter la situation. Je me  rappelle que j’avais décidé de faire confiance à l’équipe médicale quoi qu’il arrive.
«
 Je vous vois déçue mais ce n’est pas un échec » me dit la sage-femme
On m’installe alors dans une salle d’accouchement. L’anesthésiste arrive, froid, professionnel. «
 J’aimerais que la péridurale ne soit pas trop dosée »  lui demande-je, « je voudrais pouvoir encore sentir les contractions ». Il me montre que je peux doser moi-même l’anesthésie en poussant sur un petit boîtier, que je n’ai pas utilisé.
Après la pose de la péridurale, je suis surprise de voir que je ressens encore très bien mes jambes, et aussi encore très bien les contractions
 !
Je suis installée en position gynécologique. Je demande si je peux être verticalisée,
  on me répond que je dois garder cette position …
Commencent alors les poussées. Je pousse à chaque contraction, de manière très efficace, ce qui me vaut les compliments de la sage-femme. «
 C’est super, vous poussez super bien ! ». Il faut dire que je m’y suis bien entrainée pendant mon congé maternité ! Malgré cela bébé ne sort pas… il remonte entre chaque poussée !
Je pousse encore, et encore. Je donne tout ce que je peux, toute ma force. Gwenaël maintient ma tête en flexion, une autre sage-femme appuie fortement sur mon abdomen pour empêcher le bébé de remonter…
Au bout de 30 interminables minutes, la sage-femme m’annonce qu’elle va appeler le gynécologue pour forceps ou ventouse.
Le gynécologue rentre dans la salle…
A ce moment là, je ressens pendant quelques secondes un sentiment de désespoir
 : je n’y arriverai pas…
«
 Reste concentrée ! » me dis-je
Une contraction arrive à ce moment là. «
 J’ai envie de pousser !!»
«
 Allez-y !!»
Je pousse. De toutes mes forces. Je donne tout.
«
 Oui oui oui , il sort sa tête ! »
Je ressens une extension intense de mon périnée.
«
 Je dois vous faire une épisiotomie » me dit la sage-femme
«
 Oui ok ! »  Plus rien d’autre n’importe à cet instant pour moi que de faire sortir cet enfant !
La tête passe, bébé est positionné la tête en bas et non vers les étoiles
 !
Une épaule passe, puis l’autre.
Et ça y’est, bébé est sorti sans forceps ni ventouse
 !
Instant magique, joie intense et profonde, ce petit être tout chaud est déposé sur moi.
Bienvenue Hugo
 !
Gwenaël coupe le cordon.
Je viens de vivre une épreuve sportive de 26h30
 Malgré cela, je me sens euphorique et en pleine forme !
Les 2 heures de peau à peau sont un moment de bonheur pur.
«
 4kg 250, un bien beau bébé !!» m’annonce la puéricultrice !
3 Jours après, j’ai eu l’occasion de discuter avec la sage-femme de mon accouchement.
Je voulais comprendre ce qui avait empêché la descente de Hugo dans le bassin, et comment il avait pu naître «
 la tête en bas » étant positionne d’abord « la tête en haut ».
Concernant la descente difficile dans le bassin, elle m’a répondu qu’il n’y avait pas d’explication évidente
 : sans doute le gros poids du bébé, le positionnement de sa tête, ou un obstacle mécanique dans le bassin ont pu jouer un rôle.
Concernant la rotation de la tête, celle-ci ce serait faite pendant la poussée. Une vraie spirale…
La sage-femme m’a confié
 : « je dois vous dire qu’il s’est passé quelque chose d’assez  exceptionnel lors de votre accouchement! Avant la dernière poussée, le bébé s’est désengagé, il est remonté complètement au dessus du grand bassin. Il a du à ce moment-là modifier la position de sa tête, ou de ses épaules, de telle sorte, que lors de la poussée suivante, il est sorti… »
Voilà l’histoire de cette naissance.
Avec cet accouchement j’ai du faire le deuil de l’accouchement totalement naturel, sans péridurale, que je souhaitais.
Mais je suis aujourd’hui satisfaite de comment cela s’est passé, C’est comme si j’avais survécu à un tsunami
 ! Je suis restée actrice de mon accouchement, et ne l’est pas subi, ce qui est l’essentiel pour moi.
Je remercie de tout cœur
 :
  • mes professeurs de yoga pour leur accompagnement qui m’a été très utile et qui m’a sans doute évité une césarienne !
  • la sage-femme Clara, qui a su respecter au mieux mon souhait d’accouchement naturel.
  • Gwenaël, conjoint exceptionnel, qui s’est montré parfait le jour J et m’a énormément aidé de sa présence
  • Hugo, d’avoir su trouver ce petit quelque chose vers la sortie !
Pauline


Adèle le 3 Février 2017


Par de savants calculs, l’obstétricienne de la maternité avait finalement décidé que le terme était le 30 janvier, 3 jours plus tôt que prévu initialement. La veille de la naissance, un jeudi, ça faisait déjà 4 jours que je faisais des aller-retours à la Mut’ pour un suivi post-terme. Pour dire vrai, je n’avais qu’une trouille c’est qu’ils déclenchent l’accouchement. En soi, je sais bien, ce n’est pas bien grave, Cosma le grand frère était né d’un très bel accouchement déclenché. Mais voilà je ne voulais pas que l’équipe médicale s’en mêle avec leurs tampons et injections. J’usais depuis plusieurs jours de toutes les techniques que je connaissais pour faire venir cet enfant
 : je lui parlais « ça y est, nous sommes prêts, on t’attend ! », buvais de la tisane de sauge et de framboisier, marchais, faisais du toboggan à Flottibulle, câlinais le père plus qu’il n’en rêvait, me faisais piquer d’acupuncture, etc… J’ai fini par correspondre par texto avec ma naturopathe, un peu sorcière !, qui m’a dit (à distance !) que j’avais l’hypophyse bloquée (ah bon !), qu’elle s’en occupait (mais comment ?) et qu’en attendant je devais me masser les seins.
Ce jeudi après-midi-là, j’ai reçu beaucoup de messages, de mes sœurs, de mes copines, de mes proches qui venaient aux nouvelles et j’ai comme senti une énergie nouvelle, différente. J’ai senti que quelque chose se libérait, que je ne serais bientôt plus enceinte.
Dans la nuit, je me suis réveillée à 2 heures du matin, secouée par quelques contractions. Je suis restée au lit, comptant leur régularité. Elles étaient peu intenses mais arrivaient toutes les 7-8 minutes. Une joie immense que j’ai d’abord voulu garder pour moi, aussi parce que j’avais tellement eu de faux débuts de travail ces dernières semaines, que je préférais attendre d’être vraiment sûre. Je suis restée au lit jusqu’à 3h30, somnolente, vérifiant la régularité. Puis je me suis levée, j’ai prévenu Aziz que c’était sûrement pour cette nuit, qu’il pouvait dormir, que je viendrais le chercher quand j’aurais besoin de lui. J’avais la maison pour moi, dans une jolie lumière tamisée, les deux ainés et le père endormis. J’ai d’abord pris un long bain où je me suis appliquée à me faire belle, c’était doux et agréable. Je me suis épilée, coiffée, crémée, j’ai mis ma belle robe de grossesse que je ne porterais plus et qui est si confortable. Les contractions sont devenues de plus en plus intenses, un peu plus espacées aussi, toutes les 10 minutes. Et puis j’ai bu une tisane, j’ai écouté de la musique,
  du flamenco soufi, hypnotique et rythmée et j’ai fait du ballon : des mouvements de l’infini beaucoup, des respirations en visualisant un mouvement descendant, de l’infini vers la terre. Et je sentais ça très fort, l’énergie qui allait du haut vers le bas. Les contractions continuaient de s’intensifier et à 5 heures j’ai eu un immense coup de barre, je me suis allongée sur le canapé et j’ai un peu dormi entre des contractions qui devenaient de véritables déferlantes, puissantes, violentes. A 5h30, j’ai réveillé Aziz, qu’il vienne, qu’il m’aide. Il s’est affairé pour préparer les affaires : rassembler les sacs, préparer les gouters des enfants, s’habiller, bref ce genre de choses et à chaque contractions il me rejoignait et m’aidait à les vivre, respirant, envoyant des sons, me rassurant. Puis il repartait s’affairer, jusqu’à ce que le temps entre chaque contraction soit si court. Tout est ensuite allé très vite : appeler un taxi, allé réveiller le voisin pour qu’il reste avec les ainés (il m’a vu en bête sauvage, à quatre pattes, envoyant des Aaaaa et des Oooo, les yeux dans le vague. On ne se dit plus bonjour pareil maintenant devant l’ascenseur !!). Le trajet jusqu’à la Mut’ fut rapide épargnant de peu les sièges en cuir de la flambante voiture de taxi.
On était bien, on faisait des blagues, on était confiant et détendu. Même si ça devenait urgent d’arriver et même si les contractions étaient très fortes, on était calme. C’était une sensation étrange, calme dans le tourbillon.
En arrivant à la maternité, nous sommes accueilli par une étudiante sage-femme qui suit le protocole à la lettre, nous dit que je suis à dilatation 4 (et je sais que notre enfant va venir très vite maintenant) et qui rate l’installation de la perfusion en m’explosant une veine. Elle part, terriblement gênée.
Je perds les eaux et je sens que tout s’accélère, Aziz continue d’être une aide précieuse à chaque contraction je l’agrippe, je me sens plus forte. C’est l’heure du changement de service, une nouvelle sage-femme arrive et me propose d’aller en salle nature, me mettre dans la baignoire. J’y vais d’un bon pas, me déshabille et j’attends l’eau dans la baignoire. J’ai très envie de m’asperger d’eau chaude, mais il y a un problème, l’eau ne vient pas, ou elle trop brulante ou elle est trop froide, bref, ça ne marche pas et la sage-femme entame des réflexions et des travaux de plomberie, préoccupée par le matériel qui ne marche pas.
Et là je sens que je n’y arriverais plus, je ne trouve pas de bonne position, nue dans cette baignoire vide, je me mets à pleurer. Je reconnais alors le fameux moment de désespérance… le bébé va arriver
 ! je sors de la baignoire, je me suspends et j’annonce que j’ai très envie de pousser. La sage-femme fait alors un geste technique incroyable, elle se jette au sol pour se mettre sous moi, vérifier ma dilatation et « c’est bon, à la prochaine contraction vous pouvez pousser ! » dit-elle, je pousse deux fois, sur l’expire, en bloquant mon diaphragme, et je sens l’enfant qui passe. Et ce qui est fou, c’est que je sens tout, les reliefs de son visage, ses épaules passer dans mon bassin. C’est une sensation étrange que je garde très fort en mémoire. Je suis sur les genoux, à la verticale, l’enfant nait comme cela, comme aspiré par la gravité.
Je m’écroule au sol et on me pose Adèle sur moi, sur mon ventre, pas plus haut… le cordon est trop petit, mais elle est bien costaud, pesant plus de 4kg
 !
Il est 7h40 et ça ne fait même pas une heure que nous sommes à la maternité.
Merci infiniment pour cette préparation et cet accompagnement en yoga
 !
Fanny


Julie le 15 avril 2017


Vendredi 14 Avril se présente comme une journée faste !Je me réveille sereine et en forme. Mon bébé bouge tranquillement comme tous les matins.Le soleil est au RDV. Je prends le temps d'accompagner Rachel à son école puis je range la maison.Je sents le besoin de mettre une touche d' « ordre » avant les vacances de Pâques mais n'y prête pas plus attention que cela.Le midi, je pratique mon dernier cours de Yoga avec Catherine Prime. L'énergie est bonne. Je resssents un mélange agréable de mollesse, lenteur, suspension du temps surtout dans les changements de positions qui me paraissent très longs !Après le yoga, je craque pour un sandwich et surtout deux grosses pâtisseries au chocolat avant d'aller chez la coiffeuse. Nous blaguons sur le fait de perdre les eaux dans leur salon ! Elles ont la frousse, mais « que nenni » leur dis­je, « je sents bien que le bébé ne va pas venir maintenant ! »

En rentrant, je passe à la boulangerie acheter quelques œufs de Pâques pour Rachel. Soit on les cachera ce week end dans l'appartement, soit je les glisserai dans ma valise pour la maternité.
Tout est prêt ! J'ai besoin d'entammer les vacances avec Rachel et Damien dans une totale disponibilité d'esprit, ne pas avoir à me préoccuper de l'aspect matériel pour vivre pleinement ces derniers moments à trois !
Rachel et Damien rentrent de l'école. Ils m'offrent une rose rouge cueillie dans le jardin de l'école. Ce petit geste et l'odeur suave de la rose me font beaucoup de bien.
Nous passons une agréable soirée en famille. Je glisse discrètement à l'oreille de Damien, que« tout est prêt, le bébé peut venir quand il le souhaite. Mais, s'il peut attendre quelques jours, c'est bienvenu pour pouvoir se reposer, n'est­ce pas ?!»Je sents alors un grand sourire dans mon corps. Je le reçois mais ne pense pas à un pré­signe !Le soir avant de me coucher, je parle à mon bébé et masse mon ventre en comptant sur les 5 doigts des mains pour lui proposer de naître dans 5 jours, i­e, mercredi soir, lorsque Marion sera présente à la Mutualité !

Finalement, mon bébé fera signe dans 5 heures mais je ne le sais pas encore !
Je dors d'un sommeil profond, puis vers 4h Rachel m'appelle pour aller aux toillettes. Je l'accompagne, me recouche mais n'arrive pas à retrouver le sommeil.
Puis vers 5h, un mal de reins me fait d'abord penser au bébé qui doit être mal positionné. Je le caresse un peu. La gêne ne passe pas. Je me lève, passe aux toilettes et me dit malicieusement que j'ai du faire trop d'excès de chocolat la veille encore une fois !
Le mal de reins reste présent. Je n'est pas envie de me recoucher ;Je bois un verre d'eau dans la cuisine et me mets à allumer toutes les lumières, salon, bureau et hall d'entrée!!! Inconscienmment, je prends mon ballon et commence à faire des mouvements de l'infini au milieu du salon en me disant que ce ne doit pas être ça, je n'ai pas de contraction... !Cependant, je me rends compte que je fais différents mouvements et étirements désordonnés en me questionnant toujours sur la faisabilité ou non d'un possible accouchement maintenant ...Les premières ondes de contraction arrivent mais je n'y crois pas vraiment.Je parle à mon bébé :« Déciderais­tu de venir maintenant ? »« Ton jour serait­il le 15 avril au petit matin ? »« Ton signe serait Bélier comme moi ? »

J'entends intérieurement le corps médical me prévenir d'un accouchement rapide car mon col est effacé, et qu'il faille aller à la maternité dès la seconde contraction... mais, je ne suis vraiment pas sûre que ce soit cela, enfin peut être...
Bon, avec toutes ces questions qui trottent, il est déjà 5h30. Je décide de prévenir Damien au cas où... Il dort. Doucement je l'appelle et m'assoie à ses côtés.« Damien, je pense que notre bébé veut venir maintenant, mais je ne suis pas sûre ! »

« Tu as des contractions ? »
« Bah oui, mais pas vraiment... » Et là, une onde me traverse le corps et je plonge dans ma vague. J'entends Damien me dire que « Si, c'est ça ! Comment veux tu que je fasses ? »« Eh bien, je vais prendre une douche. Appelle Judith (une amie) pour venir garder Rachel »

Pour moi tout roule ; la chaleur de l'eau me détends et je sents que je plonge de plus en plus profondément dans une énergie du corps, une certaine tranquillité et jouissance de savoir que le moment de la naissance arrive !
Damien me dit que Judith ne répond pas à deux fois. Il a prévenu Rachel et tente d'appeller Marie­France, notre voisine. Elle se prépare et arrive. Soulagement pour nous deux.
Je lui propose de prendre aussi une douche... je sents qu'on a le temps et de toutes façons, le travail a commencé mais je me sents bien.
Je boucle ma valise. Je viens embrasser Rachel et la rassurer :
« Le bébé a fait toc toc. Marie­France sera avec toi et on se reverra tout à l'heure avec le bébé. » Marie­France arrive chez nous. Je la remercie et lui dit de faire comme chez elle.
Nous sommes tous les trois dans le hall d'entrée. Au moment de partir, une 1ère vraie contraction arrive. Je me mets directement à quatre pattes et souffle dans la vague. Je sents que le non­contrôle et la peur pourraient m'envahir mais non, je souffle et j'accueille. La contraction cesse. «Onyva,ondescend!»meditDamien.«Oui!»
On arrive au parking. Damien m'ouvre la portière pour que je m'installe dans la voiture mais je n'est pas envie ! Il part chercher l'autre valise pour le séjour à la maternité.
Pendant ce temps là, très court en réalité mais d'une force indéfinissable pour moi, je sents que je me connecte et reçois les énergies nécessaires à la naissance :
je respire l'air frais du petit matin, j'apprécie la force du calme et la solitude nocturne, la lune lumineuse et les étoiles me sourient. Je prends le temps d'appeler puis d'envoyer un message pour prévenir Marion.
Une seconde contraction débute. Je l'accueille avec mes bras et érige tout mon corps vers la lune. Lorsqu'elle est au maximum, une autre énergie m'attire vers la terre. C'est tout simplement bon et puissant. Je ressents davantage une force ultra puissante que de la douleur. Les contractions sont mes copines maintenant, je le sais et m'entends leur dire !
Damien arrive. On s'installe dans la voiture et il démarre. Ses mots sont tendres et appaisants. Il est 6h10 mais je ne m'en soucis pas vraiment. En route, une autre copine s'amorce mais elle ne semble pas aller jusqu'au bout de son travail... nous arrivons à 6h20. Damien peut se garer presque devant l'entrée de la clinique ! Incroyable !
Je suis bien dans la voiture. Je prends le temps d'écrire un message à Martine et Christine.
C'est Damien qui me propose de ne pas traîner en ouvrant ma portière. Je termine d'écrire le message, cela semble prendre plus de temps que d'ordinaire... puis, en arrivant au passage piéton, une 3è copine arrive ! Je suis à nouveau accroupie, me tiens d'une main au poteau, pose le portable au sol et vois 6h22 lorsque j'envoie le message à Martine et Christine... « les copines sont avec nous ! Nous arrivons à la maternité »
Je ne veux pas prendre l'ascenseur extérieur. N ous montons les marches et nous dirigeons vers l'accueil. Une 4è copine m'accroupie une fois encore, le temps que Damien et le personnel préviennent l'étage de la maternité. Ils me proposent un fauteuil roulant mais je préfère le bras et le soutient de Damien. Nous montons dans l'ascenseur.
Nous sortons. Tout est calme. Dès l'entrée dans le couloir, la terre m'attire. Je me mets à quatre pattes et une envie de pousser m'envahie. Damien court chercher une sage­femme. Lisa arrive.
« Bonjour, je suis Lisa. Comment vous sentez­vous Delphine ? Vous avez envie de pousser là, maintenant ? » «Oui!»
« Est­ce que vous vous sentez de marcher jusqu'à la salle d'accouchement ? »«Oui!»Damien et Lisa me soutiennent avec leurs bras. En nous dirigeant vers la salle d'accouchement, je dis à Lisa « Je pourrais avoir la salle nature ? »« Oui, mais vous êtes sûre ? Vous ne pourrez pas utiliser la baignoire ! »« Ce n'est pas grave, je veux la salle nature ! »Elle est au bout du couloir. Lisa ouvre la porte. (elle me dira plus tard qu'il était 6h37) J'embrasse des yeux les tapis et me jette dessus.Seconde poussée.Lisa me propose de retirer legging et culotte. Je la laisse faire. Elle regarde le col.« Vous êtes totalement dilatée Delphine ! » Cette phrase me donne un regain d'énergie et de joie.« Vous voulez accoucher ici, dans cette position sur le tapis ? »«Ohoui!»Je pousse une troisième fois. Pour être efficace et ne pas me fatiguer, Lisa et Damien me conseillent de pousser en bas plutôt que par la gorge. C'est vrai que je pousse des cris vraiment gutturaux !Leurs encouragements me sont très précieux. Malgré la rapidité de l'évènement, je sents qu'ils ont confiance en moi. Ils apperçoivent déjà la tête du bébé. De mon côté, je l'appelle de toutes mes forces.A la 4è poussée, je sents la poche des eaux se rompre.

A la 5è poussée (6h45), je vois mon bébé en dessous de moi, couché sur le tapis. Je suis au dessus de lui.
C'est magnifique.Il pleure.Je pleure de joie.Il est magnifique. C'est une fille.

Nous l'appellons Julie.
J'embrasse Damien. C'est merveilleux.J'embrasse Julie. Elle est sur moi. Sa chaleur m'envahie. Je l'entends respirer. Elle cherche le sein.Le temps se suspend. Je ressents une plénitude pour nous quatre.

Une fille, une petite sœur, Rachel va être ravie.
Lisa me dit « Vous êtes une championne Delphine. Bravo ! »
Je réponds en regardant Lisa et Damien « C'est Julie la championne ! »
Le 15 Avril 2017 à 6h45

Naître en Yoga 2014/15

Basile le 1 août 2014


Je ne sais pas vraiment pourquoi nous nous étions persuadés que notre fils arriverait au moins deux semaines avant le terme normalement prévu le 3 août, jour de la fête de ma mère. Aussi, dès le 10 juillet, nous étions prêts. Le 14 juillet, on regarde le feux d'artifice. Rien, toujours rien. On commence à se dire qu'il arrivera peut-être à terme et nous passons nos journées à la piscine grenobloise de Jean Bron. Dès que j'ai trop chaud je nage, dés que je suis à bonne température je retourne lire à l'ombre. Nous allons aussi au cinéma lorsqu'il pleut. Un jour nous avons même vu trois films dans la même journée. On est aussi allé marcher en montagne. Rien. Toujours rien. On profite de ce temps calme pour nous. On est bien, au calme. On pratique un peu de yoga chaque jour.
Le 30 juillet, nous décidons de composer une playlist de musiques pour l'accouchement. Ce n'était pas vraiment une nécessité mais un petit plus qui nous faisait plaisir. Nous y passons la journée. Et le soir, je me retrouve avec une playlist « naissance » sur mon iphone : soit 4 heures de musiques que nous présupposons adéquates pour un accouchement. Mais qu'en savons-nous vraiment ?Certaines sont lancinantes, d'autres faites pour être chantées ou dansées. On se couche en se demandant si tout ça servira vraiment mais quand même satisfaits de la tâche accomplie. Et ce bébé quand viendra t-il ? La tension monte.
Durant la nuit, je suis réveillée par ce que je pense être un gaz de ma part. Celui-ci est suivi d'un peu d'un petit écoulement. Je me dis « Ma pauvre fille ! C'est la fin des haricots ! Tu pètes la nuit ! ». Aussitôt pensé, je me reprends et me réveille : « Mais qu'est ce que c'est que cette histoire ? Et si j'étais en train de perdre les eaux ? Ce serait tout à fait mon genre d'être en train de les perdre et de me raconter une sombre histoire de pets ». Tout en rigolant de moi même, je me lève pleine d'entrain et après une petite douche, bien mieux réveillée, je peux affirmer que je perds doucement les eaux. Pas de doute. J'annonce donc la bonne nouvelle à Olivier et nous partons dans l'instant pour la maternité. La valise – vous l'aurez compris – nous attendait déjà depuis plus de quinze jours.
Il est 5 heures du matin, nous traversons la ville dans le calme. Nous nous rendons à pied à la maternité. Je respire l'air frais, je regarde le jour qui se lève, on voit passer des chats sauvages, on n'est pas pressé, on découvre des jardins que nous n'avions jamais vus.
Arrivés à la maternité, les choses se gâtent. Nous sommes coincés dans l’ascenseur. Effectivement pour je ne sais quelle obscure raison je me trompe d'ascenseur – celui-ci est hors service la nuit. Mais le problème n'est pas tant d'être coincés dedans que d'entendre la personne au bout de l'interphone de secours nous répondre pour toute aide « Mais sortez de l'ascenseur, voyons, sortez » alors que nous sommes bel et bien enfermés dedans. Je me dis « Ceci n'arrive qu'à moi » et ça me fait bien rire. Ca m'aide à rester calme. Enfin, une sage-femme entend les tambourinements d'Olivier sur la porte de l'ascenseur et nous libère. Elle est si charmante et atterrée de notre situation que nous n'en retenons que le comique.
Tout de suite après cet incident, je suis examinée à l'aide d'un monitoring. Je profite de ce temps pour faire une séance de relaxation complète de mon corps. Ceci fait, on nous donne une chambre. Comme les contractions sont très espacées et douces, je prends mon temps pour installer nos affaires et celles de notre fils. On a dû mal à réaliser que bientôt il sera là dans le couffin qui l'attend. La chambre est tout à fait agréable, l'endroit idéal pour perdre les eaux intensément. Car maintenant, cela coule à flots. Mais, cela ne nous inquiète pas, on peut même dire que cela nous plait bien... Après tant de journées à la piscine, cela me paraît tout naturel.
On passe la matinée à danser sur des musiques de notre fameuse et toute récente playlist. Nous choisissons les musiques les plus rythmées, les plus entrainantes. Nous dansons le signe de l'infini, nous chantons.
A chaque fois que je dois être examinée on en profite pour faire des respirations diverses et variées (abdominales, de la vague, sur l'utérus, du col...). Nous chantons aussi beaucoup pendant ces monitorings et nous émettons pas mal de sons et de murmures.
Lorsque midi arrive, j'ai faim et les femmes du service ne me donnent pas à manger. C'est seulement à 3 heures de l'après-midi que la situation se débloque et j'ai enfin un plateau repas. Ce n'est pas bon mais je mange avec plaisir.
A 4 heures, une sage-femme – déjà la troisième que nous voyons – nous propose de quitter la maternité pour une petite promenade. Elle nous donne deux heures. Nous sommes absolument ravis de cette perspective et nous sortons le sourire aux lèvres. Il fait beau et nous allons de jardins en jardins. Nos pas nous mènent jusqu'à la biocoop du quartier. Nous entrons et faisons quelques courses pour apporter une touche de douceur et de gourmandise aux repas de la maternité.
Arrivés à la caisse, nous rencontrons une amie avec sa fille de deux mois. Elle n'en revient pas de nous voir ici – moi, avec mes contractions et mon eau qui se fait la malle ; nous, joyeux et exfiltrés de la maternité. Nous profitons pleinement de cet événement en allant boire un verre ensemble. Son compagnon nous rejoint. Nous nous retrouvons donc tous les quatre en terrasse avec nos deux enfants – le leur de deux mois et le notre bientôt né. Je prends une limonade, j'en rêvais et il n'en restait qu'une. Nous trinquons. J'ai des contractions toutes les 8 minutes. Je me sens bien. Nous rions beaucoup. On essaie de deviner quel sera le visage de notre fils. On profite du soleil. Les serveurs pensent qu'on se moque d'eux quand on leur dit que je suis en train d'accoucher et que la maternité m'a donné une permission de sortie. Je les comprends, c'est irréel.
Lorsque nous rentrons à la maternité, mon pantalon absolument trempé, nous avons une heure de retard. Dans la chambre nous trouvons un gentil petit mot de la sage-femme nous annonçant qu'elle a de bonnes nouvelles pour nous. Elle nous donne rendez-vous devant les salles d'accouchement. Nous nous y rendons le cœur léger, un peu coupables toutefois d'avoir prolongé la ballade-récré d'une heure de plus. C'est alors que nous croisons le sosie de Louis de Funès sur un brancard. C'est définitivement une journée extraordinaire. Il n'est pas mort !
Dans la foulée, la bonne nouvelle de la sage-femme me paraît excellente : elle a plaidé en notre faveur - on ne déclenche pas médicalement l'accouchement tout de suite, on nous laisse plus de temps. Par contre, j'ai le droit à une séance d'acuponcture pour favoriser l'ouverture du col. Je prends toutes ces nouvelles comme une véritable chance et je me retrouve avec des aiguilles dans le ventre en train de chanter sur la table du monitoring que j'inonde abondamment. Tout va bien.
Pour couronner le tout j'ai le droit à un « décollement », une sage-femme passe son doigt dans le col et caresse la tête du bébé. Cela doit favoriser la mise en place du travail. De notre côté, on a l'impression que notre fils est de plus en plus proche de la porte. On se réjouit sans hâte, on profite. Par contre, on me pose un cathéter et on m'injecte un antibiotique : cela fait plus de douze heures que j'ai perdu les eaux. La peur de l'infection rode, elle ne m'atteint pas.
Nous dînons ensuite dans notre chambre avec la sensation que c'est notre dernier repas en tête à tête. Les contractions s'intensifient. Nous profitons de chaque instant. On a la certitude de vivre un moment privilégié.
Après le repas, Olivier rentre à la maison chercher mon ballon car je sens que cela va encore durer. A son retour je lui propose de se coucher car mieux vaut qu'il se repose et qu'il ne soit pas fatigué quand j'aurai besoin de lui. En cas de problème, je le réveillerai. Je suis en confiance, j'ai des contractions toutes les six minutes, j'ai ma musique, mon ballon, mes respirations, mes beaux souvenirs de grossesse et le sourire de Martine qui m'accompagne. Je passe ainsi la nuit à côté d'Olivier qui dort paisiblement. Toutes les quatre heures, on me ré-injecte de l'antibiotique. Entre chaque contraction, je m'endors assise par terre le dos au ballon. Je ne tiens pas couchée. Pour chaque contraction, un son, une pensée ou un souffle, de la joie dans tous les cas.
A 6 heures du matin – soit un peu plus de 24 heures après la perte des eaux, on m'invite à un nouvel examen. Je réveille Olivier. Le col commence à s'ouvrir correctement. Je suis ravie mais l'appétit vient à me manquer lors du petit déjeuner. Il est 9 heures, j'ai des contractions toutes les quatre minutes.
C'est à ce moment qu'une nouvelle sage-femme fait irruption dans notre chambre. Au premier regard, on comprend tout de suite qu'elle n'est pas tendre. A ses premiers mots, on apprend de plus que, pour elle, un bel accouchement est un accouchement bien maitrisé, c'est à dire bien médicalisé. Elle nous annonce sans la moindre douceur qu'on déclenche l'accouchement à grand renfort d’ocytocine. Je ne cherche pas à lutter, je ne chercher pas à m'opposer, je ne cherche pas à lui dire tout le mal que je pense de sa manière de nous parler. Je laisse couler et on la suis vers la salle d'accouchement mais j'ai le cœur brisé. Pourquoi le cœur brisé ? Juste parce que je n'ai pas accès à la salle « nature », à sa piscine... Parce que la sage-femme sur laquelle on tombe est froide, revêche. On dirait qu'elle n'aime pas son travail. Une vague de découragement me fait pleurer.
Mais là encore, nous avons eu beaucoup de chance. A peine se rapproche t-on des salles d'accouchement que j'aperçois quelqu'un que je connais. Il s'agit d'une des apprentis yogi grenobloise. Nous nous étions rencontrées lors de ma première séance de yoga-maternité à Grenoble. C'était aussi son premier cours. Nous avions un peu échangé, nous avions découvert que notre date de terme était la même et que nous devions accoucher dans la même maternité. Nous avions souri alors de ces coïncidences. Mais qui aurait pensé que nous accoucherions le même jour à la même heure, deux jours avant terme. Je me jette dans ses bras, nous nous enlaçons. Je suis si heureuse de la voir. Je ne connais même pas son nom.
Nous rentrons ensuite chacune dans nos salles d'accouchement respectives. Elle dans la salle « nature », moi dans une conventionnelle. J'ai alors le cœur léger. Je suis de nouveau pleine de joie et d'énergie. On m'installe la perfusion d’ocytocine, le monitoring. Je leur tourne le dos. Je suis debout à côté de la table d'accouchement, je danse avec Olivier. La sage-femme nous laisse seuls avec un ballon comme chaperon.
Serrés l'un contre l'autre, nous faisons des mouvements du bassin. Olivier me rappelle régulièrement ce que je dois faire pendant les contractions. Cela me rassure profondément. D'ailleurs je n'ai pas vraiment le temps de m'inquiéter car je suis toute bercée par mes sensations.
Première visite de la sage-femme, l'ouverture du col est de 3 centimètres. La sage-femme repart et nous reprenons notre danse. Olivier a faim et surtout froid aux pieds. Dans la précipitation, il est sorti de la chambre sans chaussures. Le voici pieds nus. Il part donc un petit instant se ravitailler et se chauffer. Je reste seule. On a confiance l'un dans l'autre.
A son retour, nous reprenons notre danse. Les contractions continuent de prendre de l'ampleur et je remarque qu'Olivier varie dans ses indications. Il ne laisse pas la monotonie s'installer. Il m'invite notamment à accueillir la contraction pour ensuite la repousser loin dans le sol. Je le suis et ce n'est pas chose simple. J'ai l'impression de lutter contre les contractions à grand renfort de tai-chi – discipline qui lui est familière.
La sage-femme revient au bout de deux heures – soit le double de ce qu'elle avait annoncé. On ne cherche pas à savoir pourquoi, de toutes façons je ne l'attendais pas. Elle m'examine, l'ouverture du col est de 4 centimètres. C'est peu. Elle n'est pas rassurante. Olivier commence à voir la césarienne arriver à grand pas mais se garde bien de me dire quoi que ce soit. Moi, je suis toute à mes sensations. Je me sens en totale confiance, je ne doute pas de la bonne issue de l'aventure.
Par contre, je décide de ne plus suivre les indications trop « tai-chi » d'Olivier. Fini la lutte. Je l'écoute parler, sa voix me suffit. Je garde les contractions pour moi, en moi. Par contre, je les vois comme des pluies de paillettes lumineuses. C'est très agréable. Je suis alors assise sur le ballon, toujours en mouvement, j'ai des contractions toutes les minutes, je m'endors entre chacune d'elles. Olivier veille à ce que je ne tombe pas.
La sage-femme revient, je monte docilement sur la table d'examen sans aucune attente. A peine sa main est-elle à l'intérieur de moi que je ressens la bonne nouvelle qu'elle va annoncer. Le col est ouvert à 7 cm. De joie, je bondis de table. Avec Olivier on est si heureux. Notre fils arrive. Pour moi, 7 c'est pour ainsi dire la dilatation complète. D'ailleurs à peine sur le sol, je sens une présence contre mon sacrum. Quelle joie ! La sage-femme le remarque tout de suite car j'ai envie de pousser. Elle s'active pour l'arrivée imminente.
N'ayant jusqu'ici absolument pas souffert, je suis alors si joyeuse que je ne ressens même plus les contractions. Je suis toute disposée à suivre les instructions de la sage-femme et de la jeune médecin qui nous a rejoint. Elles me demandent de remonter sur la table d'accouchement. Je m'exécute même si j'ai la sensation que je peux et – peut-être dois – rester debout, dans le mouvement. En temps normal, je me serai opposée à leur proposition. Impossible de lutter dans une telle situation, ce sera donc pour notre prochain enfant. Nous testons ensuite différentes positions. Le bébé ne vient pas. Olivier pense que je vais éclater. Il ne me dit rien heureusement. On trouve enfin la bonne position. Lors de chaque poussée j'accompagne notre enfant dans sa descente et entre chaque poussée je détends au maximum mon périnée. On me demande l'estimation de poids de notre fils. Je dis 3,2 kilos. On organise une poussée dite « finale ». Tout le monde pose ses mains sur moi. Je me sens bien. J'adore la chaleur de ses trois paires de mains. Je me sens entourée, choyée, privilégiée. C'est alors que je sens notre fils glisser en moi. Une vague de bonheur m'envahit au passage. Basile est né.

Si on fait un premier bilan...
Cela a duré 35 heures – nous n'avons pas trouvé le temps long.
Je n'ai pas eu de péridurale – je n'en n'ai pas eu besoin.
Nous avons eu la sage-femme la moins adéquate qui soit – elle nous a fait totalement confiance, nous lui en somme très reconnaissants.
La médecin a pris la liberté de m'inciser légèrement – je ne lui en veux pas.
Basile ne pesait pas 3,2 kilos – il en pesait plus de 4 et je ne lui en veux pas non plus.
Je suis fière de notre travail d'équipe.
Jennifer et Olivier


Seydou le 22 septembre 2014


Nous sommes donc devenus les heureux parents de ce petit garçon après un long mais très beau chemin de naissance!
J'ai commencé à ressentir des contractions plus fortes dès l'après-midi du samedi 20 septembre ; j'ai continué mes activités jusqu'à aller manger une glace en ville le soir. Vers minuit, les contractions s'intensifient et après des bains chauds relaxants, nous voilà partis pour la maternité à 5h du matin.
Le col est déjà un peu ouvert, on nous invite à aller marcher une heure, ce que nous faisons. Pendant les contractions, je me tiens à mon compagnon, à la boîte aux lettres que nous croisons, à un arbre...Je ressens l'intensité dans le dos.
Nous retournons à la maternité, le col s'est encore un peu plus ouvert.
On nous propose assez vite la salle nature de la maternité, et le bain.
Je vais y rester toute l'après-midi du dimanche, de 11h à 17h environ. Mon compagnon remet régulièrement de l'eau chaude. Je gère chaque contraction en pensant à la vague, qui va si bien avec l'eau chaude qui me réconforte et m'entoure.
Le col bouge encore un peu mais pas énormément ; les sages-femmes me laissent dans le bain, je m'y sens bien.
A la fin de la journée, la nouvelle que le col n'est pas encore suffisamment ouvert pour accoucher me décourage. On me demande de me promener et de me baisser, de me mettre sur les talons pour faire descendre le bébé (qui va très bien sur tous les monitos faits...on a pu me faire les monitos dans le bain). Je fais aussi des signes de l'infini sur le ballon ; je m'accroupis, je m'accroupis en me tenant à des points hauts, je m'accroupis en faisant des signes de l'infini avec le bassin...
Je marche et je me décourage...je me culpabilise...cela doit être de ma faute si après toutes ces contractions, mon col ne s'ouvre pas plus...suis-je prête à la naissance? Quelle résistance vient se placer sur le col?
Je respire, je pleure un peu, je respire. Je pense toujours à la respiration, à ne pas me fermer, à laisser passer ces pensées comme des nuages dans le ciel.
Quand nous revenons après la marche, le col n'a pas vraiment bougé. Nous sommes dimanche soir. Les contractions s'espacent un peu.
Les sages-femmes me proposent alors de rompre la poche des eaux sous péridurale, avec un apport d'ocytocine pour accentuer le travail.
Il est désormais presque lundi ; dimanche vers minuit...
En route pour une salle de naissance ; la péridurale est posée, je sens encore le bas de mon corps, cela me rassure, je ne perds pas mes sensations, elles diminuent seulement.
Je continue à respirer, la vague, la respiration abdominale...
on me parle de césarienne si le travail continue à être lent ; le bébé lui va bien.
Je m'accroche à cette nouvelle, le bébé va bien, et j'essaie de me concentrer sur le présent, sur la famille que je vais construire, sur la force que mon corps a eu pour déjà porter ce petit être, je me galvanise, je me trouve forte, je vais chercher du soutien dans le dialogue avec mon compagnon.
La médecin passe me voir...elle m'examine et m'explique...que bébé est un bébé rêveur, il a la tête dans les étoiles, c'est-à-dire qu'il regarde vers le ciel, son dos est contre mon dos, sa tête n'appuie pas vraiment sur le col au bon endroit, ce qui n'aide pas à l'ouverture.
Cette information donnée, la sage-femme s'occupe de nous pour tenter de faire tourner bébé: acupuncture mais aussi prises de positions qui permettent au bébé de tourner...après plusieurs postures prises, l'échographie rend son verdict: le bébé a toujours la tête tournée vers le ciel. Je trouve que c'est beau, il a bien le droit de se mettre dans le sens où il veut...
La médecin repasse ; nous sommes lundi vers 3h du matin ; elle me dit qu'elle va tenter de le tourner...après une manipulation qui a duré un certain temps, bébé s'est tourné et le col est tout à fait ouvert!
Elle me dit que je vais devoir l'aider et pousser. Je réalise à peine que l'accouchement est en train de commencer tout à fait, c'est-à-dire le passage final.
La médecin me dit que le bébé risque de faire le yoyo et qu'elle utilisera peut être la ventouse.
Alors il va naître! Et je n'aurai sûrement pas de césarienne.
Je suis si heureuse que je trouve beaucoup de force en moi.
La médecin et la sage-femme me demande de pousser; je comprends tout juste que bébé va bientôt en arriver en voyant la puéricultrice préparer la balance, sortir une couverture...c'est donc bien vrai!
Je sens les contractions monter malgré la péridurale et je me concentre pour pousser ; à chaque expire j'arrive à pousser deux à trois fois.
Je pousse de toutes mes forces, je n'ai jamais vécu une force pareille; je ne suis plus moi, c'est une force qui me traverse et me transforme.
En quelques poussées (sans ventouse ni aucun appareil), on m'annonce voir les cheveux, puis encore un peu et le bébé est sur moi.
Il est 4h16, Seydou est né!
Nous nous regardons tous les trois, si émus.
Très vite, Seydou prend le sein et nous commençons notre vie à trois, avec beaucoup de douceur et tant d'amour.
Le chemin fut très long avec des moments de découragement et des moments de force intense, de respiration vibrante qui disait toute l'énergie qui me traversait.
Je me souviens de ce chemin avec beaucoup d'émotion et de fierté.
Le yoga m'a permis de ne jamais oublier de respirer, de laisser passer les pensées négatives comme des nuages dans le ciel, de voyager le long de signes de l'infini rassurants,
d'accepter que je ne commande pas tout...mais que des forces me traversent et que l'accouchement est d'abord l'affaire de ces forces et ensuite une relation pour nous à trois, le bébé et ses parents.

Merci chère Martine pour cette belle préparation et à bientôt pour continuer le chemin du yoga.
Des pensées pour les futures mamans, mes meilleures vœux à elles,
Sarah


Paul-Emile le 18 octobre 2014


"Je prends la plume" pour vous annoncer la naissance de mon petit Paul-Emile, le 16 octobre à Belledonne.

Ce petit bébé est finalement arrivé 3 jours après le terme par un accouchement déclenché.
On m'avait souvent dit que les accouchements se passent finalement rarement comme on l'avait imaginé.
Quand je pense au temps que j'ai passé à m'imaginer ressentir les contractions en pleine nuit, les sentir s'amplifier, prendre une douche, m'apaiser avec la respiration de la vague, faire le mouvement de l'infini pour ouvrir le bassin etc etc... Eh bien finalement, rien de tout ça!

Jusqu'au jour du terme, j'étais en pleine forme et sans la moindre contraction ni le moindre signe annonciateur du travail.
Avant le jour J, nous nous sommes rendus 2 fois à la clinique, le jour du terme et la veille.
A chaque fois, on a trouvé mon col ouvert à 2.
Pas d'évolution entre les 2 jours. Le niveau du liquide amniotique avait baissé, on m'a donc donné RDV le lendemain pour accoucher !!
J'aurais bien sûr préféré que cela arrive spontanément,et j'y ai mis la meilleure volonté : ménage de fond en comble, cuisine, 7étages à pieds, acupuncture, 4h de marche, homeopathie et bien sûr 3 séances de yoga par jour! Cela faisait d'ailleurs plusieurs semaines que j'étais dans un état d'esprit d'ouverture, de descente, que je m’accroupissais sans arrêt !

Le jour J, on m'a posé la perfusion à 10h, puis la péridurale à midi suivie de la rupture de la poche des eaux. J'avoue m'être dégonflée car j'ai eu peur des douleurs amplifiées par le déclenchement. J'ai demandé une péridurale la plus légère possible. Ainsi j'ai pu sentir régulièrement les contractions qui m'ont fait assez mal par moments. La respiration de la vague m'a bien aidée. Je n'ai malheureusement pas pu utiliser le ballon ni d'autres mouvements car j'avais interdiction de me lever.
Le travail s'est poursuivi tranquillement jusqu'à 17h. Mon col était alors ouvert à 5. Les contractions sont alors devenues très douloureuses. Je me suis rappelé du AAAOOOOOOM comme botte secrète et ça m'a fait beaucoup de bien car j'avais vraiment mal.
A 17h30, j'ai appelé la sage femme qui m'a examinée. Mon col était passé de 5 à 10 en seulement 30 minutes. Ce qui expliquait les douleurs. Et le plus fou, c'est que le bébé était déjà là, prêt à sortir!!!!
En 4 poussées seulement, il était là! Quel bonheur à ce moment là d'avoir conscience du tunnel de la naissance pour savoir où pousser justement :-)
Et voilà à 18h07, je connaissais l'incroyable joie de devenir Maman et de rencontrer enfin ce petit être que j'ai senti en moi pendant 9 mois.

En discutant un peu plus tard avec le médecin, il m'a dit qu'il était plutôt rare que le bébé se présente aussi vite après l'ouverture totale du col, surtout pour un premier bébé.
Moralité, les exercices quotidiens de yoga ont certainement beaucoup aidé à ce que tout se passe si vite : mouvement de l'infini, divers assouplissements du bassin, écartement des ischions... etc etc...

Donc finalement, même si mon accouchement s'est moins prêté à l'utilisation du yoga que ce que je m'étais imaginé, j'ai tout de même pu utiliser de nombreux exercices.
Mais surtout, le plus important je crois, c'est que ces séances m'ont permis d'avancer vers mon accouchement avec une grande sérénité et presque sans peur. Je me sentais préparée, grâce à une meilleure connaissance de mon corps et une confiance en moi. Je pense aussi que cela m'a permis d'être encore mieux connectée à mon bébé.

UN GRAND MERCI A VOUS MARTINE ET A ISALINE.

Mélanie

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Nolwenn le 20 octobre 2014


Nolwenn est donc arrivée par une belle journée d'automne.
La semaine précédant des signes que bébé arrivait sont arrivés progressivement : j'ai perdu le bouchon muqueux, j'avais quelques contractions le soir assez irrégulières et qui s'estompaient vers 22h, et des douleurs sacro-illiaques à la marche. J'avais hâte que bébé arrive.
Le samedi, j'ai commencé à avoir des pertes que je trouvé bizarre, je ne me suis pas alarmée. Bébé a bougé pas mal dans le ventre changeant son dos de côté, ce qu'il n'avait pas fait depuis des semaines. Le dimanche, nous sommes allés nous promener tranquillement en chartreuse, il y avait une belle lumière d'automne. J'ai fait le plein d'images et de sensations qui m'ont bien aidés pendant l'arrivée de Nolwenn. En fin d'après-midi, j'ai fait quelques postures de yoga, et une visualisation du toboggan de la naissance. J'ai alors réalisé que mes sensations étaient vraiment différentes et indiqué à Yannick que je pensais avoir fissuré la poche des eaux. Nous nous sommes dit que nous irions le matin à la maternité. Pas très intelligent, mais j'avais envie que le travail se déclenche tout seul, car j'avais une peur bleue et un refus interne très fort du déclenchement avec hormones de synthèse.
A 2h du matin j'ai commencé à ressentir des douleurs dans le dos, et je me suis dit "chouette". J'ai pris du spasfon en espérant que cela ne fasse rien pour que ce soit le travail. Je me suis recouchée, et j'ai essayé de dormir. Une contraction m'a réveillé une heure plus tard. J’ai alors ressenti une grande joie. J'ai réveillé mon mari, et nous avons joué à quelques jeux de société, mangé, pris une douche. Des instants heureux. Les contractions venant toutes les 6 minutes nous avons décidés de partir pour la maternité. Dans la voiture, j'avais mal au sacrum en étant assise. C'était très désagréable, et les contractions avaient l'air de ne plus être là. Arrivés à la maternité à 5h30, j'ai fait les derniers 200 m à pied pour que cela soit plus confortable. La sage-femme m'a examinée: c'était bien du liquide amniotique donc on me gardait, le col était fermé. On m'a donné des antibiotiques et on attendait ma gynécologue qui arrivait à 8h, mais il était probable qu'on me déclenche à ce moment-là. On m'a branché allongé sur le dos au monitoring, J'ai expliqué à Yannick que c'était un des scénarios dont je n’avais pas envie. J'avais des douleurs dans le dos à intervalles réguliers, mais cela ne ressemblait pas aux contractions des derniers soirs, et cela n'était pas visible sur le monitoring. Les 45 minutes furent très désagréables. Sur le chemin de la naissance, c'est une des choses que je retiens. Le fait de refuser ce qui arrive rend la douleur plus désagréable. J'ai vécu au cours de la journée des contractions plus intenses, mais beaucoup moins désagréables.
On nous a ensuite installés dans la chambre pour attendre 8h. Yannick a essayé de respirer avec moi pour me faire dormir et me reposer, mais je n'arrivais pas être autrement qu'accroupie ou debout.
A 8h, la sage-femme est venue me chercher, pour un examen, un monitoring et installer un tampon de prostaglandine. Le col était mou et perméable mais sur le coup entre le changement d'équipe et ma compréhension des choses personne n'a remarqué la différence (la sage-femme me l'a indiqué plus tard). J'ai été branché au monitoring et j'ai eu droit cette fois-ci de bouger. Je me suis installée sur le ballon et le soulagement fut assez immédiat. J'ai donc fait des mouvements de l'infini et des chiens-chats. Lorsque la contraction arrivait je sentais ma colonne jusqu'à l'accroche du diaphragme. Entre les contractions j'essayais de respirer calmement pour me détendre. Je me suis rendue compte que ma curiosité rendait la contraction plus "longue". Je m'y accrochais mentalement au lieu de la laisser passer. J'ai vu qu'en lâchant prise, en étant moins "curieuse" des sensations, cela se passait mieux.
J'ai eu ensuite le droit de manger un peu, puis j'ai eu une deuxième dose d'antibiotique. Je pouvais marcher dans le couloir le long des salles, et j'ai admiré la belle journée d'automne. Yannick m'aidait à m'étirer pendant les contractions, et sur certaines j'ai commencé à mettre en place des sons. J'essayais de mobiliser un peu mon bassin aussi. Les contractions étaient présentes, et venaient à une périodicité chaotique : quelques contractions à 2 min d’intervalles, puis 15 min de pause. J'ai eu ensuite droit à un bain de 2h. Ce fut très agréable, les contractions étaient très différentes, et la chaleur permettait de se détendre. J'ai rompu le reste de la poche des eaux et j'ai vomi, ce que j'ai pris comme un très bon signe. J'ai même eu 2 contractions sur l'avant que j'ai accueillies avec beaucoup de bonheur. L'examen en sortie de bain a montré que j'étais dilaté à 2 doigts...La sage-femme a proposé de poser l'oxytocine. Pour moi ce fut un peu un choc, je pensais qu'on allait continuer ainsi, même si les contractions étaient irrégulières, je m'étais dit que le travail avançant on laisserait cela ainsi. J'ai exprimé que je souhaitais la péridurale le plus tard possible, pas par masochisme, mais pour pouvoir bouger et me mobiliser le plus longtemps possible. La discussion a rendu les contractions très douloureuses et j'ai perdu les pédales. Au vu de l'expérience du matin, je me suis dit que je n'avais pas d'autre choix que l'acceptation. Je savais que les contractions allaient se rapprocher sous l'effet de l'oxytocine. J'ai demandé à avoir un peu de temps avant la pose de la perfusion. J'en ai profité pour me calmer par respiration abdominale le plus possible, par visualisation comme si une tempête approchait et qu'il fallait préparer le bateau.
Elle a posé l'oxytocine et m'a indiqué qu'elle augmenterait la dose toutes les 20 min. Elle m'a aussi installée avec un monitoring sans fil, ce qui m’a permis de mieux bouger. Les contractions sont arrivées plus régulières. J'ai commencé à chanter pendant les contractions, des "a", des "ou", et des "o". Cela dissolvait la contraction, c'était très agréable. Mais avec les augmentations de concentration en hormone c'est devenu de plus en plus difficile. Étonnamment, pas la contraction en elle-même mais la période d'accalmie. J'avais du mal à me détendre et à accepter qu'on augmente les doses sans me prévenir et que la vitesse s'accélère alors d'un coup. Au bout de 4 augmentations, je n'arrivais mais plus du tout à détendre mon bassin. Je sentais mon périnée complètement fermé. Et là j'ai essayé la respiration de la vague. Je me suis rendue compte que c'était plus exigeant, mais plus efficace. Avec la respiration de la vague j'arrivais mieux à m'isoler et la concentration se plaçait mieux qu'avec les sons...mais j'avais du mal à le faire. Je pense que j'ai commencé trop tard la vague ou trop tôt les sons... Comme je n'arrivais toujours pas à me détendre, j'ai accepté la péridurale. L'anesthésiste est arrivé. Il a été super. Il m'a indiqué que je perdais mon énergie, qu'il fallait que je me concentre plus sur ma respiration, sur mes narines...Et en fait il m'a fait reprendre beaucoup plus facilement la respiration de la vague pendant les contractions. 3 contractions sont passés le temps de la pose sans aucun souci et j'étais déjà plus calme...Encore une belle leçon de lâcher- prise et d’intérêt de faire le calme en soi sans se disperser.
La péridurale m'a détendue, et j'ai alors dilaté très vite. On a pu me placer sur le côté. Pendant cette dilation, je sentais les contractions, et j'utilisais la respiration de la vague, entre les contractions, je plaçais la belle lumière d'automne de la ballade dans mon bassin ou alors j'imaginais mon col s'ouvrant comme une fleur de lotus... L'appareil arrêtait pas de biper, et il a fallu un moment (changement de pousse-seringue, de vitesse,...puis venue de l'anesthésiste) pour comprendre que le tube était plié dans mon dos et que le produit se délivrait mal. La suite est un peu plus vague pour moi... J'ai eu très rapidement de nouveau mal à l'anus et au coccyx. Je ne sentais les contractions que dans cette zone-là....avec une très forte intensité, qui m'a fait perdre les pédales. Je parlais beaucoup et Yannick avait du mal à réussir à me faire respirer avec lui. Quand je reprenais pied je faisais des mouvements de l'infini mentaux, je mettais de la lumière sur le chemin, mais pour être honnête, j'étais vraiment ailleurs à partir de ce moment-là, et ce que je faisais était plus instinctif que réfléchi. Je me souviens de doré dans mon bassin.
A dilatation complète, on m'a placé en position gynécologique, alors que ce n'étais pas ce que je souhaitais avant l'accouchement rationnellement, ni ce que je ressentais comme juste à ce moment-là (je sentais les contractions sur mon coccyx et spontanément j'aurais préféré être à 4 pattes). Je me suis débattue en vain et j'ai perdue beaucoup d'énergie à dire non à ce moment-là. Je n'arrivais pas à leur faire confiance dans cette position. Là encore, je n'avais pas vraiment le choix...quand j'ai accepté la douleur est redevenue acceptable. Il a fallu alors pousser. Cela a duré 20 min, une petite épisiotomie, et bébé est arrivé. Une petite fille !!! 4h après la pose de l’oxytocine, ce fut express, mais quelle joie de rencontrer enfin son regard. Quelle présence !
Au final, quelle leçon pour moi, qui souhaite tout contrôler. Les contractions sont un professeur impitoyable : si j’étais dans l’acceptation, le lâcher-prise, et le bonheur emmagasiné pendant la grossesse, la contraction était une joie. Lorsque je me débattais, refusais ce qui m’arrivait, me dispersait à discuter d’autre chose, la contraction était comme se prendre une porte dans la figure : plus que désagréable. Je n’ai pas eu l’accouchement peu médicalisé dont j’avais rêvé. Je n’en veux pas à l’équipe médicale, qui a fait ce qu’elle pensait devoir faire pour que nous soyions toutes les deux en bonne santé. Néanmoins grâce aux outils appris en cours de yoga, j'ai l'impression d'avoir su faire face à cette journée à la maternité (arrivé à 5h du matin, naissance à 19h), Un grand merci! La prochaine fois je me préparerais encore mieux à accepter ce qui arrive sans chercher à lutter…et je commence à m’entraîner dès à présent avec les événements du quotidien.
Marion

Felix le 1er novembre 201

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mon petit Felix est arrivé samedi dernier avec une vitesse incroyable,
pour ma fille j'avais mis 2 jours pour le travail; cette fois c'était même pas 2 heures.

Pour commencer au début, samedi soir je sens une contraction qui me parait sérieuse mais je pense à ton conseil de me reposer tant que possible et pas m'épuiser en faisant des 8 sur le ballon et des sons dès le début du travail... je décide donc d'essayer de dormir un peu et pose le réveil à mon coté pour voir un peu le temps entre les prochaines contractions. Il est 21h03.

Oups... 21h10 et la prochaine contraction!
Oups... 21h16 et encore une.

Je me lève et préviens mon mari que la nuit risque d'être longue.
Encore une contraction...
J'appelle une copine et demande si elle peut rester avec ma fille cette nuit, elle dort, et les voisins qui voulaient la garder pendant l'accouchement sont partis dans l'après-midi et ne sont pas encore de retour. Ma copine pourra être là dans 45 min, ça nous parait rapide et on l'attend tranquillement.

Encore 2 contractions.
J'appelle mes parents qui ont proposé de nous aider après l'accouchement et qui vont prendre la route le lendemain. (Ils habitent à 5 heures de route...)

Encore une contraction...
Mon mari décide de poser mon sac dans la voiture et revient avec la nouvelle que le voisins viennent de rentrer.
Je prépare un lit pour la copine qui va arriver et me rends compte que les contractions deviennent plus douloureuses et plus rapprochées.

Vers 22 heures, la voisine et ma copine arrivent presque en même temps.
Nous partons directement pour la maternité, pour aller à la clinique mutualiste nous mettons un peu près 10 minutes sur l'autoroute désertée. Je suis toujours convaincue que le petit va naître demain dimanche.

J'ai 2 contractions entre la voiture et l'entrée de la clinique, et une autre devant l'accueil.
Ils arrivent avec un fauteuil pour m'accompagner en salle d'accouchement, mais je ne suis vraiment pas bien du tout en position assise et ils insistent que je m'assois pour raison de sécurité... finalement je trouve une position un peu sur le coté qui est acceptable pour tous, et m'installe sur les genoux et penché en avant sur la tête du lit une fois arrivée.

Apparemment le monitoring n'est pas comme il faut, la sage-femme décide de percer la poche d'eaux pour accélérer le travail, et le liquide est teinté. Il faut donc sortir le bébé rapidement, je me trouve forcée sur le dos et dirigé pour une poussée intense avec le souffle bloqué - les étriers me conviennent pas, mais je pose les pieds sur l'endroit qui est prévu pour les genoux, c'est déjà mieux, et je pousse. Mon mari reste près de moi de me masse le bassin, ça fait du bien. L'idée avec les sons et la demande de bloquer le souffle ne fonctionnent pas, je fais des cris et bruits bizarres, mais quelques minutes après j'ai mon petit Felix sur le ventre, tout mignon et en bonne santé, né le jour même à 22h47 à peine une demi-heure après arrivé à la clinique.

L'accouchement ne s'est pas vraiment passé comme je l'aurai imaginé, mais je suis heureuse de l'avoir vécu sans péridurale, et sans trop m'épuiser. Nous sommes rentrés chez nous lundi et toute la famille va bien.

Bonne journée,
et bon accouchement pour celles qui l'attendent encore...

Sabine

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Swan le 5 novembre 2014


C'est avec beaucoup de retard que je vous informe de la naissance de Swan le 5 novembre dernier !

Tout s'est bien passé même si tout aurait pu être un peu plus serein...
Je me suis levée à 5h le 5 novembre avec des contractions régulières (toutes les 10 minutes environ) mais très supportables. J'ai donc pris un petit déjeuner, mis les suites pour violoncelle de Bach et sauté dans ma baignoire pour faire passer le temps.
Mon conjoint s'est levé, a emmené notre aîné à la crèche et c'est tout sereinement et à pieds que nous nous sommes rendus à la Mutualiste vers 9h (même si les contractions ont bien ralenti notre progression !).
Arrivés à destination, l'examen a révélé un col effacé à 2 mais, en position horizontale, les contractions étaient bien moins fréquentes et intenses. La sage femme m'a donc gentiment intimé de retourner chez moi continuer le travail, en dépit de mes (faibles) protestations pour faire du ballon ou prendre un bain sur place...
Le trajet retour a été un peu plus difficile que l'aller et, arrivés chez nous, je n'ai eu de cesse de chercher une position où les contractions seraient un peu moins douloureuses. Mon conjoint m'a proposé maintes fois de l'aide, des massages, etc. mais je crois que j'ai définitivement la souffrance solitaire et silencieuse !!
Debout, assise, appuyée contre le mur... Au bout d'une demi heure, je n'en pouvais plus et voulais retourner à la Mutualiste pour avoir la péridurale, tant pis si on allait y rester des heures...
A peine sortis, la poche s'est percée.
A partir de ce moment, les contractions sont devenues vraiment très très intenses et, surtout, elles s'accompagnaient d'une irrésistible et irrépressible envie de pousser !!!
Nous avons réussi à marcher jusqu'à la voiture, à nous garer et à monter au 1er... pour que Swan arrive illico à peine déshabillée et allongée sur la table ! Inutile de préciser qu'il n'y a eu ni monito, ni péridurale, etc. Swan est né à 11h49.

Bref, tout ça pour vous remercier de votre accompagnement : yoga et sophro m'ont très certainement aidée à trouver le souffle et le calme nécessaires pour cet accouchement sans un cri et sommes toutes assez rapide ;-)
Chloé


Ysaline le 5 novembre 2014


Ma 2ème fille est née le 5 novembre à 03h32 du matin chez nous : Ysaline (clin d'oeil à Isaline, la prof de yoga maternité, elle m'a donné cette inspiration du choix de ce joli doux prénom).
Une belle mise au monde magnifique d'accoucher chez soi dans son milieu familier.
Un énorme merci pour la qualité et l'intérêt très utile de vos cours et ainsi de vos 2 livres : ce fut une découverte de l'intérieur de mon corps, je confirme que c'est primordial de connaître son corps, chose non réalisée pour ma 1ère grossesse.
J'ai beaucoup aimé votre métaphore de l'hélicoptère.
Les 1 ères contractions ont commencé vers 00h15. J'ai gardé quelques rappels automatiques de vos cours qui m'ont été d'une grande aide précieuse, ainsi le soutien d'encouragement de mon mari et de la sage-femme : la respiration de la vague, gestion de l'intensité et de la sensation, puis il est venu tout naturellement le mouvement du 8 infini du grand bassin au petit bassin pour emmener Ysaline à la sortie. Sans réflexion, une simple concentration totale du corps et de l'esprit.
Je suis très contente de la réussite de la préparation physique et mentale avec vous.
Merci de partager votre expérience. Merci de m'avoir donnée une naissance ressentie, de m'avoir donnée l'occasion de prendre conscience du corps, de l'emplacement de la position du bébé dans mon ventre pour la délivrance et ainsi de mieux accueillir les contractions positivement.
Belle continuation et continuez ainsi à transformer les femmes enceintes comme vous m'avez transformée.
Justine B


Célian le 11 décembre 2014


2014 s'est terminé en beauté pour nous avec l'arrivée de notre petit Célian et la joie de le mettre au monde par voie basse. J'ai rarement le temps de me mettre à l'ordinateur pour raconter mon accouchement. Du coup je vais faire un petit résumé...

Célian est arrivé le 11 décembre, 3 jours avant le terme. Le travail a débuté à minuit et demi, tout en douceur et les contractions ont augmentées en intensité toute la nuit. C'est un beau souvenir, tout le monde dormait, on était tranquille mon bébé et moi pour faire ce chemin ensemble. Tout d'abord j'ai essayé de me reposer au maximum dans mon lit, ensuite j'ai fait du ballon, puis j'ai pris un bain, du spasfon... Je ne ressentais pas de la même manière les contractions, par rapport à mon premier accouchement. Aucune douleur dans l’utérus, mais une grosse pression au niveau du col. Puis plus tard est venue une intensité dans les reins. Du coup j'ai principalement gérer le travail avec une respiration abdominale, au niveau du col de l’utérus, en essayant de visualiser de la lumière, de la chaleur à ce niveau là. Et j'imaginais, au niveau du col, un soleil qui s'agrandissait. Pour les reins, j'ai utilisé une bouillotte bien chaude dans le bas du dos.

A 7 heures du matin, nous sommes partis à la maternité, arrivés à 7H30. Au premier examen, j'ai eu la surprise et la joie d'apprendre que mon col était ouvert à 7. A ma dernière visite de grossesse, j'avais négocié d'aller jusqu'à 6 sans péridurale. Je dois la prendre par sécurité, au cas où il y ait besoin d'une césarienne d'urgence. Mais je voulais accompagner mon bébé et l'aider le plus possible.
Je n'ai pas eu cette péridurale tout de suite, car toutes les salles d'accouchement étaient occupées. On me l'a posé vers 8H45. A ce moment là, les contractions étaient devenues plus difficiles à gérer. J'avais laissé tomber la bouillotte, j'étais sur le ballon, avec Julien derrière moi, à chaque contraction, je m'étirais, accrochée à lui. Et il me massait le bas du dos. J'ai aussi sur la fin, utilisé les sons : aaaooommm...

La péridurale a été totalement différente de la première fois, je l'avais demandé très peu dosée, du coup je sentais tout et je pouvais encore bouger les jambes. Je ne me suis pas sentie coupée de mon bébé, je pouvais encore accompagner les contractions, avec des respirations, de la lumière au niveau du col etc... peu de temps après avoir eu la péri, la poche des eaux a rompu, j'étais à 9. A 10H 45, j'étais à 10. A partir de là c'est un peu plus flou, le bébé ne s'est pas encore engagé. je suis allongée sur le côté, on me laisse dans cette position un bon moment. mais comme il ne s'engage toujours pas, on me met ensuite en position gynécologique, sur le dos. je ne sais plus à quel moment, le sage femme se rend compte qu'elle a mal interprété sa position, en fait il regarde vers le ciel, son dos est contre mon dos. c'est pour ça qu'il n'arrive pas à s'engager. L'interne vient me voir, on commence à parler césarienne. Ils nous laisse tous les deux avec julien pour aller faire le point. Là je pleure un bon coup, c'est une immense déception d'être encore une fois aller jusqu' à dilatation complète, pour finir par une césarienne.

Finalement, la chef de service vient m'examiner. Longtemps. Puis elle m'annonce qu'elle va essayer de tourner mon bébé à la main! Je ressens une immense gratitude pour ce docteur, qui a tenté le tout pour le tout avant la césarienne. il faut dire mon bébé était en pleine forme d'après le monito.
Elle réussit à le tourner d'un quart de tour et à l'engager un peu. Et elle m'explique que je vais maintenant pousser pour essayer de lui faire terminer sa rotation. Je dois pousser pendant 20 minutes. Là c'est rapidement le pire moment de l'accouchement. Entre deux contractions, on m'examine, je voudrais juste qu'on me fiche la paix quelques minutes pour me reconcentrer, me détendre, reprendre un peu d'énergie en respirant calmement, mais les contractions sont rapprochées (avec la perf d'ocytocine) et les examens entre chaque contraction sont douloureux. j'ai très mal dans les reins (je n'ai pas repris de dose de péridurale, il est 14H00, elle ne fait plus vraiment effet). Au bout de 20 minutes, le bébé a progressé, son rythme cardiaque est toujours bon, la chef de service donne son feu vert pour pousser encore 10 minutes. Au bout de 10 minutes, elle revient avec une ventouse. A ce moment là je laisse passer une contraction sans pousser, et c'est la pire de toute. Pas une bonne idée de résister à ce que le corps demande! j'ai crié, pleuré... Ensuite avec la ventouse, en deux poussées, Célian est arrivé. Je me souviens d'avoir eu très mal, une sensation de brulure intense et d'avoir penser "je n'ai pas réussi à détendre assez mon périnée, mais il est en train de sortir, ouf!".

J'étais tellement épuisée, que je n'ai pas eu la force de l’attraper pour le sortir, j'ai laissé faire les sages femmes. Par contre Julien a pu couper le cordon, et on a eu notre long moment à trois pour découvrir notre bébé, merveilleux instants que nous n'avions pas eu avec la césarienne d'Aurélien.
Ensuite j'ai fait une hémorragie de la délivrance, mais finalement le placenta est sorti tout seul. Je ne me suis rendue compte de rien, j'étais dans la découverte de mon bébé. j'ai eu une déchirure simple du périnée, bien heureuse de n'avoir eu que ça car c'était un gros bébé de 4,060 kg.

Je garde un merveilleux souvenir de cet accouchement (sauf la poussée), je suis heureuse d'avoir peu accompagner mon bébé tout le long de son chemin de naissance. Et encore plus heureuse d'avoir pu l'accueillir en peau à peau contre moi pour ses premières heures de vie.
Aujourd'hui tout va bien, il grandit bien et son grand frère, mon grand bébé de 18 mois, adore lui faire des bisous!

Un grand merci pour les séances de yoga que j'ai pu suivre, et la révision des sons, qui m'ont bien aidée juste avant la péridurale. Bonne année,

Hélène


Justine le 18 décembre 2014


Comme promis, voici quelques détails sur la naissance de Justine (2,7 kg – 49 cm) le 18 décembre 2014 au CHU de La Tronche, moins de 2h après le début du travail et 15 minutes après l'arrivée à la maternité !
Le terme était le 28 décembre, mais depuis le début du mois, j'avais pas mal de contractions et je sentais que cela travaillait au niveau de mon bassin. Et comme mes 2 aînés étaient nés avec au moins 15 jours d'avance, j'étais sûre d'accoucher avant Noël...
A 17h30, j'ai eu l'impression que je commençais à perdre les eaux, mais je n'en étais pas certaine. Je suis donc allée chercher les enfants à l'école à pied. Comme j'étais en retard, je marchais d'un bon pas et j'ai eu 2 ou 3 contractions assez fortes pendant les 10 minutes du trajet.
A 18h, après avoir récupéré les enfants, les contactions continuaient. J'ai donc appelé mon mari et nous sommes tous rentrés à la maison en voiture pour nous préparer à partir à la maternité. Comme cela nous avait été conseillé pendant les cours de yoga, j'ai laissé mon mari gérer les enfants et les préparatifs, et je me suis concentrée sur ma respiration : abdominale entre 2 contractions et respiration de la vague pendant les contractions.
A 18h30, nous avons laissé les 2 grands chez le copain qui devait les garder. Pendant le trajet vers la maternité, l'intensité des contractions augmentait, ainsi que leur fréquence : toutes les 2 minutes, puis toutes les minutes. Et en arrivant à Meylan, je commençais même à avoir envie de pousser ! Les cours de yoga m'ont été très précieux pour rester concentrée sur ma respiration : en gardant les yeux fermés, je me disais que la contraction allait forcément se terminer et j'essayais de ne pas lutter contre la douleur. J'ai même tenté quelques sons lorsque la douleur était trop forte. Entre 2 contractions, j'essayais de me relâcher et de me reconnecter avec le bébé. Du coup, je n'ai quasiment rien vu du trajet ni des bouchons en arrivant sur Grenoble...
Vers 19h, nous sommes enfin arrivés à la maternité. Les contractions étaient trop intenses pour que je puisse marcher, mon mari m'a donc poussée en fauteuil roulant dans les couloirs. Juste devant la porte d'entrée des urgences maternité, j'ai eu une contraction tellement forte que je n'ai pas pu rester assise et que je me suis mise accroupie devant le fauteuil.
Ensuite, j'ai tout-de-suite été conduite en salle d'accouchement. La sage-femme a voulu me faire un monitoring mais j'ai dit que ce n'étais pas la peine... et en effet, j'étais à dilatation complète ! Je lui ai dit que j'avais envie de pousser et elle m'a dit de le faire, que cela me soulagerait. J'étais en position « gynéco » et j'ai demandé à me mettre sur le côté. Mais finalement, l'envie de pousser était tellement forte que je suis restée dans la position où j'avais été installée. J'ai poussé une 1ère fois et la tête est sortie, puis une 2ème fois et ma petite Justine est née, encore enveloppée dans sa poche des eaux. Il était 19h13 !
J'ai eu la chance de vivre un accouchement rapide, facile, et sans péridurale : mieux que tout ce que j'aurais pu rêvé ! En effet, je souhaitais si possible éviter la péridurale, mais je pense que si j'étais arrivée plus tôt à la maternité, je l'aurais demandé par peur de la douleur.
Un grand merci à Martine et Isaline pour les cours de yoga qui m'ont vraiment guidée tout au long du travail et de l'accouchement. Cela m'a donné confiance en ma capacité à accoucher, à me laisser aller à mes sensations et à acquérir certains automatismes très utiles le jour J : respirer, lâcher prise, chercher les positions qui me soulagent, comprendre ce qui se passe au moment de la poussée (pression sur le sacrum, brûlure au niveau du périnée)...
Le cours de préparation avec les papas m'a aussi permis d'être plus sereine car je savais que mon mari comprenait que j'avais besoin de rester dans ma bulle.
Enfin, le cours de Martine sur « l'ouverture des portes », que j'ai suivi le matin de la naissance, a sans doute aussi facilité l'accouchement...
Bonne continuation à toutes les futures mamans, je vous souhaite de belles rencontres avec vos bébés... et je vous laisse car pour nous, c'est l'heure de la tétée... !
Cécile


Marius le 4 janvier 2015


La veille des premiers signes, le 2 janvier, j'ai eu la chance d'avoir une visite privée du Château de Bon Repos à Haute-Jarrie, grâce à une amie de ma belle-maman. Ce château date de 1460 et renferme pleins de mystères, le soleil était de sortie. Le château de Bon Repos semble tout droit sorti d'un livre qui raconterait l'Histoire du Moyen-Age à des enfants. Il se dresse sur son champ, au bout de son chemin, et nous fait rêver, avec ses quatre tours coiffées d'un chapeau pointu. Son allure générale n'a presque pas changé, au fil de ses cinq siècles d'existence. Quelle émotion de monter les marches en colimaçon, là où il y a plus de 5 siècles des personnes les ont empruntées également. Dans ce château, il y a une toute petite chapelle qui a été restaurée, la scène de la Nativité est l’emblème de celle-ci, j'ai ressenti une vive émotion à ce moment, pensé à toutes ces femmes au cours des siècles qui ont mise au monde des enfants dans ce château, une bonne contraction utérine est arrivée à ce moment. La journée se termine tranquillement, en buvant une bonne infusion chaude et une tranche de brioche des rois, et je me disais peut-être que dans les prochaines heures....
C'est dans la nuit à partir de minuit que j'ai ressenti des contractions différentes, irrégulières en intensité et en fréquence, j'ai continué à dormir, puis toute la journée idem, j'ai réglé les dernières petites choses à la maison, car je sentais que les choses démarraient. A partir de 17h, les contractions régulières sont arrivées, toutes les 5 minutes, malgré le temps pluvieux et froid, nous sommes sortis marcher une heure autour du village de Haute-Jarrie, la nuit commençait à tomber, et je savais au fond de moi qu'une grande nuit m'attendait...
Les contractions commencèrent à être beaucoup plus intenses et toutes les 3 minutes, je commence à penser au trajet en voiture, nous décidons de partir à la maternité à 22H. Arrivés à la clinique, une sage-femme, Amélie nous accueille, mes contractions sont de plus en plus intenses, elle m'examine et là... grosse déception, un col à 1 doigt, très tonique mais une tête bien basse, je me dis mais que va être la suite... Amélie nous installe dans une chambre pour poursuivre le travail, elle me dit de me détendre le plus possible pour faire lâcher ce col.
Ballon, signe de l'infini, respiration de la vague, la main chaude de mon conjoint dans le dos, les contractions étaient toutes dans le dos, et je sentais mon bébé qui appuyait à chaques contractions... L'utilisation des sons m'a énormément aidé à chaques contractions, je prenais une grande inspiration, puis un long "mmmmmm" intense sortait. Il est 2 h du matin, les contractions sont toutes les minutes, je n'arrive plus à me détendre, je fatigue, je ne trouve plus de positions pour me soulager, je commence à trembler comme une feuille... Nous partons en salle d'accouchement pour faire le point, Amélie m'examine, 2 doigts, et ce col toujours tonique avec bébé qui appuie dessus... me donnant parfois l'envie de pousser. Amélie me propose la péridurale pour faire lâcher ce col, pour moi c'était un échec de la poser aussi tôt... je ne voulais pas et en même temps je commençais à manquer de force, mes contractions commencent à prendre le dessus.
2h30 pose de la péridurale... j'ai beaucoup fait rire l'équipe, "Mais c'est pas possible, moi sage-femme, je dis à toutes mes patientes de poser la péridurale le plus tard possible et moi à 3 cm je craque, je ne suis vraiment pas une warrior!!!!"."C'est pas ce que j'avais prévu moi!!!!". L'anesthésiste m'a donc posé une péridurale très faiblement dosée, je ressentais encore mes contractions douloureuses, mais plus facile à gérer. Là un long travail de 10H m'attendait... J'ai fait le vrai travail de la primipare, 1cm par heure, 2heures d'engagement, mais tout ça naturellement, sans syntocinon, mon petit bonhomme a été un vrai petit sportif, pas un seul ralentissement, pendant ces 14h de travail , un tracé parfait. Pendant ces 10 heures, la péridurale étant faiblement dosée, je n'ai pas arrêté de me mobiliser, j'ai persévéré. On m'annonçait un bébé de 4Kg500, je savais que la mobilisation de mon bassin était primordiale. J'ai pris mille et une position sur la table d'accouchement, 4 pattes, côté gauche, côté droit, assise en tailleur sur une galette à faire des millions de signes de l'infini, l'exercice des ailes de papillons, du rameur que j'avais vu en yoga, pensé à mon col qui s'ouvre à chaque contraction. La poche s'est rompue à 8 cm, et mon bébé a continué à prendre son temps, il allait bien.
Le papa, n'a pas cessé de me masser le bas du dos qui n'était pas soulagé par la péridurale, de poser sa main chaude sur mon sacrum, de respirer avec moi à chaque contraction, cela m'aidait je me calais sur lui, pendant ces 10heures il a été là près de moi, sans relâche. Pour les gens, 14 heures semblent vraiment très long, pour moi, au final ça a passé vite, j'étais occupée, concentrée, et je pense que mon corps avait besoin de ce temps pour faire naître mon enfant.
Puis à 11H45, nous nous installons pour l'accouchement, je suis sereine, mais très fatiguée, ou vais-je trouver la force de pousser mon bébé... 40 min de poussées intenses!!! J'ai eu du mal à le faire passer au niveau des épines, puis à la 38ème minute je l'avais débloquée!!! Je remercie la deuxième sage-femme, Aurélie, de m'avoir fait confiance et de m'avoir accordée ces quelques minutes en plus pour faire naître mon enfant naturellement. J'ai senti qu'il était tout près, j'ai touché sa tête, et j'ai fondu en larme, la partie était gagnée je savais qu'il allait arrivé. Une force inimaginable est montée en moi et en 2 poussées il est sortit "doucement, ne POUSSEZ PLUS!!!" j' ai sentit sa tête, son épaule antérieure passée puis la deuxième et là une grande aspiration vers l'extérieur, un vide brutal dans le ventre, une délivrance... J'ai attrapé mon bébé dans les bras, son premier cri intense, vif, mon conjoint me dit "t'es une vraie chef ma puce". On a réussit!!! Tous les trois, un vrai travail d'équipe!!!
Au final, Marius pesait 3790g à la naissance, comme quoi il ne faut pas prendre peur, la grossesse s'est passée à merveille, et pour moi la nature devait faire que mon bébé aurait un poids qui correspondrait à mon bassin, seulement un bel œdème, une belle éraillure et 2 petits points. Après ce long marathon, nous étions épuisés mais quel BONHEUR!!!! Cette sensation de sentir mon bébé glisser hors de moi, je ne l'oublierai jamais c'est tellement intense, j'avais l'impression d'être dans un état de "transe" tellement d'émotions, de sensations sont là. Tous nos sens sont en éveil intense, l'odeur de l’accouchement, de notre bébé, le premier regard de notre enfant qui est si profond, ce petit poids chaud et mouillé sur notre corps, et enfin son premier cri si vigoureux!!!!
"Vivre la naissance d'un enfant est notre chance la plus accessible de saisir le sens du mot miracle".
Devenir Maman est un véritable dépassement de soi, j'ai poussé mes limites à point où je ne pensais pas, autant pour l'accouchement, que pour l'allaitement, ou j'ai faillit craquée. Etant un bébé costaud, il réclamait vivement la montée de lait, alors que je dégoulinais de colostrum... Ce fut 24H de pleurs horribles, déchirant le cœur, de voir son bébé hurler de faim et ne pas pouvoir satisfaire son besoin fut un déchirement pour moi, j'avais l'impression de ne pas reconnaître mon bébé, j'étais prête à lui donner un biberon de lait artificiel pour le soulager, mais j'ai tenu bon, le papa a été là non stop, pour le rassurer, m'aider à le consoler en attendant cette montée de lait , lui donner des dizaines et des dizaines de pipettes de colostrum... J'étais épuisée, je l'ai confié deux heures à l'équipe pour me reposer, une équipe formidable sans qui je n'aurai pas réussit, ces deux heures ont été primordiales, j'ai pu dormir, et Marius du coup a dormit également pendant ces deux heures. Nous avions tous les deux besoin de cette pause. Et à partir de là, les tétées furent de mieux en mieux, le lait arrivait et le calme et la sérénité aussi. La journée de J3 fut un pur bonheur, pour les sage-femmes je pouvais allaiter tous le service tellement j'avais de lait, la montée de lait n'a pas été très" rigolote" mais mon bébé était bien c'était le principal. Moi qui pensais sortir en sortie précoce, ces 4 jours à la clinique Mutualiste ont été primordiaux, nous avions interdit toutes visites, nous étions tous les 3 dans notre bulle à prendre nos repères, se découvrir...
Une nouvelle vie à trois débute, nous sommes sereins et tellement heureux. Je suis également tellement fière de moi et de mon petit Marius. Tout est gravé dans ma mémoire comme dans celle de chaque femme qui devient maman. Chaque histoire est différente et toutes se répondent, du début du chemin au premier cri du bébé...Nous avons tant rêvé de toi, Marius, et tu es là!!!

Merci Martine TEXIER, pour tous tes cours de Yoga, qui ont préparé mon corps physiquement et m'on permis d'avoir confiance en mon corps. Sachant que c'était un beau bébé qui s'annonçait, j'ai débuté les exercices du bassin dès le 8ème mois, 1H 1H30 tous les jours, sans relâche; en plus d'aller à la piscine 3 fois/semaine. J'ai marché quasi 6 km par jour les derniers 15 jours avant d'accoucher. Tout ça a fait que j'étais bien dans mon corps, pas de douleurs ligamentaires, pas mal au dos, je dormais bien, me réveillant juste une ou deux fois dans la nuit. Mon corps récupèrent également très vite des suites de l'accouchement, mon périnée n'a pas trop souffert, je le ressens mieux de jour en jour, ma sangle abdominale récupère aussi très vite, je suis à J7 et quasi le ventre plat!! Je pense que tous ces cours m'ont permis d'accoucher naturellement. UN GRAND MERCI A TOI!!!
Et enfin, le plus grand des merci au papa. Tu as été là sans relâche, à me rassurer, me soutenir, m'aider dans les moments difficiles du début de la grossesse à ce jour...Tant de mots que je pourrais dire, mais pas besoin de l'écrire tu le sais, je t'aime plus que tout au monde!! MERCI
Merci la vie...

Héléna, une maman épanouie, une sage-femme qui sera encore plus passionnée par son métier.

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Solal le 31 janvier 2015


Bonjour Martine et Isaline

Je viens partager le récit de la naissance de Solal le 31 janvier dernier a 1h33- le terme prévu était le 4 février.
Jeudi 29 au soir j'ai ressenti des lourdeurs au bas ventre et je me sentais fatiguée. J'ai assez mal dormi et le vendredi matin des contractions presque agréables car très attendues sont arrivées, assez régulièrement. Mais elles n'étaient ni longues ni très intenses. Sam a donc emmené Milan, notre ainé, chez sa nounou, et est allé au travail.
J'ai fait une promenade d'une heure, dans le froid. Après le déjeuner les contractions se sont beaucoup espacées: toutes les 30 mn puis une toutes les heures. J'étais un peu déçue en voyant que ce n'était finalement pas le "vrai" début de travail . J'ai fait du yoga puis une sieste. Avant d'aller chercher le grand j'ai vu que j'avais perdu le bouchon muqueux.
Le bebe pesait énormément dans mon bassin, sur le périnée.
Voulant nous détendre et penser à autre chose nous avons invité des amis proches a diner.
A 21h les contractions ont repris, tout de suite régulières et longues, d'une intensité supportable. J'ai couché Milan, nous avons diné, tout cela entrecoupé de contractions qui nécessitaient que je sois debout appuyée contre un meuble, ou un mur.
Après manger nous avons avec mon conjoint et une amie fait le tour du quartier, et nous étions tous joyeux car là nous étions surs que c'était bien le jour j. Les contractions étaient espacées de dix mn environ et je commençais a avoir besoin du soutien de Sam pour les surmonter. Nos amis ont proposé de dormir sur place pour garder Milan. Ça m'a beaucoup rassurée je me suis sentie libérée d'un grand poids puisque je n'avais plus a penser a la garde du grand.
Rentrés a la maison nous avons passé un bon moment dans le salon tous les 4 a écouter de la musique, plaisanter. J'étais a genoux par terre, le buste sur le ballon et lorsqu'une contraction arrivait je me balançais.
A 23h cette position devenait un peu inconfortable donc j'ai pris un long bain de plus d'une heure. Nos amis étaient allés se coucher. Sam, assis près de moi, me versait de l'eau sur le ventre a chaque contraction, ce bruit régulier me berçait. La maison était calme et nous, sereins. Les contractions se sont petit a petit rapprochées et Sam a compté qu'elles avaient lieu toutes les 5 mn. J'ai senti qu'il fallait penser à aller à la maternité. Mais je craignais un peu de sortir de l'eau car pour mon premier accouchement la sortie du bain avait été un peu rude. Effectivement ça a été difficile de retourner à la pesanteur et les contractions m'ont paru violentes, Sam m'a aidée à m'habiller et à monter jusqu'à la voiture. Je commençais instinctivement a faire des sons graves cela me calmait, les contractions se rapprochaient encore je me suis dis que la machine s'emballait!
Une fois arrivés a la maternite en sortant de la voiture j'ai senti que ça poussait. Une sage femme, jeune et souriante, Marine, nous a accueilli et je pense qu'elle a senti tout de suite où nous en étions dans le travail. Moi je n'étais pas sure, je me disais que j'espérais être au moins dilatées a 5 ou 6 mais lorsqu'elle m'a examinée et annoncé que j'étais presque à dilatation complète seule la poche des eaux entravait encore l'ouverture, j'ai pleuré de joie car notre projet de naissance avait l'air vraiment bien parti. Le temps de s'installer en salle d'accouchement et pour les sages femmes de poser une perfusion au cas où et un monito pour le cœur du bébé, j'ai commencé à pousser en position sur le coté. La violence de l'expulsion et son aspect instinctif, incontrôlable m'ont surpris. Je me souviens m'être dis :c'est donc ça que les femmes vivent depuis la nuit des temps. Je sentais tout le corps de mon bébé dans mon bassin et sur mon périnée. La poche des eaux a rompu dans un grand bruit comme une explosion Quelques contractions, il est là, c'est un garçon il s'appellera Solal. Il est arrivé 30 mn après notre arrivée à la maternité. Sans péridurale ni déchirure ni épisiotomie. la naissance comme nous l'avions rêvée ensemble, tous les 3...
J'ai énormément appris avec vous deux et c'est une porte qui s'est ouverte pour moi, je continuerai le yoga. J'ai bcp pratiqué les exercices avant l'accouchement chez moi.
Je me suis servie des positions vues en séance couples, bien sur de la respiration de la vague et des sons. Et de toutes vos paroles, Martine et Isaline, qui ont résonné régulièrement en moi et m'ont donné confiance. Le fait de penser à autre chose en dinant avec des amis m'a sûrement aidé à lâcher prise. Mais le principal c'est le rôle qu'a joué mon "rocher" car lorsqu'il s'éloignait ne serait-ce que de qq mètres l'intensité décuplait!
Merci milles fois pour cette belle préparation et bons accouchements à toutes..
Hanna


Adèle le 2 février 2015


Me voilà en train d'écrire sur mon accouchement trois mois après...
Il m'aura fallu du temps pour que les souvenirs douloureux puissent un peu s'estomper et laisser toute la place à ceux plus agréables, plus positifs!
J'ai suivi les séances de yoga pendant presque toute ma grossesse, interruption d'un mois au 7ème mois parce que mon col était mou et presque ouvert sur les conseils de mon médecin. J'aurais dû t'appeler plus tôt pour avoir ton avis et poursuivre ces séances qui m'ont fait beaucoup de bien.
Les derniers mois de grossesse ont été plutôt tranquilles, allongée, beaucoup...les séances de yoga m'ont permis de garder quand même une certaine mobilité et la pêche!
Un examen très important à la fin du 8ème mois à Saint Etienne m'a pas mal stressé...réviser et en même temps se préparer à accueillir un nouveau-né... pas évident!
J'ai dû faire l'expérience du lâcher prise et m'obliger aussi à me programmer des journées moins remplies!
La veille au soir de l'accouchement, 20 jours avant le terme, nous étions bien tranquilles à la maison, soirée pizza avec une amie. Je reste seule à un moment dans le salon et...tiens, j'ai l'impression d'être un peu trempée... je vais vérifier aux toilettes...rien de trop bizarre, j'en parle à mon compagnon et mon amie, on se dit qu'on verra bien comment les choses évoluent.
Pas de contractions,
Le lendemain, rien de spécial en apparence. Nous allons chanter avec des amis tout l'après-midi. En fin de journée, j'ai vraiment l'impression qu'il se passe quelque chose de différent. Je suis un peu mouillée mais pas trop... en rentrant chez nous vers 19h, je décide d'appeler la maternité. On me dit de venir vérifier si la poche des eaux n'est pas fissurée sait-on jamais!
Nous avons en boucle tout le temps les chants que nous avons chanté cet après-midi avec Joseph mon compagnon... Ces chants nous suivront toute la nuit!
Nous partons tout de suite à la maternité, les mains dans les poches. La clinique est tout prêt de chez nous. Moi qui m'étais imaginée un trajet à pieds le jour J un peu difficile... Là nous rions, on marche vite, on débriefe la journée...bref, nous n'avons pas du tout en tête que je pourrais accoucher bientôt.
C'est un dimanche soir, le personnel de la Clinique est restreint. Nous sonnons et nous attendons notre tour. Je culpabilise un peu en me disant que je vais gêner le personnel pour pas grand chose...
La sage femme arrive et m'installe avec mon compagnon dans une petite pièce. Elle m’ausculte et me prélève un peu du liquide.
Je n'ai pas de contractions, du moins, je ne ressens pas grand chose.
Paf! C'est du liquide amniotique! ''Vous allez rester avec nous, on va vous administrer un antibiotique, étant donné la fissure qui date un peu''. ''Votre col est ouvert à 3 doigts''. J'ai en effet des contractions selon le monitoring et ah oui tiens, c'est vrai, je ressens régulièrement des petites contractions!
On se regarde avec mon compagnon et c'est vraiment étrange... On se retrouve d'un moment à l'autre à la maternité, je vais bientôt accoucher, j'en reviens pas... Je suis un peu effrayé, je ne sais pas à quoi m'attendre et puis je stresse un peu évidemment... Suis-je prête? Vais-je y arriver? Un bébé??? Un mélange de sentiments et d'émotions! Et je fais une petite réaction allergique au médicament dans la foulée!
On nous installe dans une chambre. Il est 21h environ, je ne me souviens plus très bien des heures. Joseph s'endort un peu à côté de moi. Je rassemble mes souvenirs des séances de yoga...la respiration de la vague, les exercices sur le ballon...
J'ai un peu mal mais pas trop. Je me dis...facile finalement! Si c'est ça la douleur...
J'essaie de m'endormir quand j'entends un ''crac'' au fond de moi. Je me redresse, un faux mouvement? Je sens tout d'un coup de l'eau qui s'écoule!!

La sage femme revient, elle semble soulagée ou surprise...''votre accouchement, vous avez envie de quoi?'' Je réponds que pour le moment, je souhaite avoir une péridurale, je lui dis que je ne sais pas vraiment comment je vais supporter la douleur... C'est la découverte!
La sage femme m'examine. Le travail est bien avancé! Je suis à six cm peut-être, je ne m'en souviens pas.
Les contractions se font progressivement de plus en plus fortes. Joseph est près de moi, il m'accompagne. Je pense à des jolis paysages, je ferme les yeux de plus en plus souvent. La douleur commence à être de moins en moins supportable. Je me dis, ça y est, on y est, c'est ça les fameuses contractions!!!
Joseph me guide, il me parle. Il me chante des chansons que je chante à mon tour. De temps en temps il me parle mais ça m'agace vite, ça me déconcentre! La respiration de la vague fait son effet. Ca m'aide beaucoup.
Au bout d'un moment, je n'en peux plus. Le monitoring m'empêche de bouger, tant pis, je me mets quand même à quatre pattes sur le lit. Ca me soulage, Joseph me masse le ventre. C'est presque insupportable, je crie, j'appelle la sage femme pour demander la péridurale. On me répond qu'il faut attendre 10 minutes, la salle n'est pas encore prête. Et oui, c'est dimanche, la pleine lune, la neige, la maternité est bondée et le personnel n'est pas très nombreux!
Les dix minutes me semblent intenables. J'attends un peu mais une contraction est trop forte et je crie à nouveau. On vient me chercher pour la péridurale. On m'aide pour marcher, c'est entre une contraction, j'ai juste le temps de m'asseoir, une contraction très forte arrive, je crie très fort et je sens que le bébé arrive, je le sens là tout près! Avec Joseph on s'exclame ''le bébé va sortir! Le bébé va sortir!'', une contraction vraiment douloureuse arrive et là je dois m'allonger, je crie, je pleure, je suis inquiète!
On me rassure et on me demande ensuite si je vois comment souffler pour pousser.
Je ne pensais pas que la poussée était si difficile. Le bébé rentre et sort, je suis fatiguée! Les contractions sont moins fortes. On attend tous ensemble entre deux contractions, on se regarde, je me repose et hop c'est reparti!
Je pousse et je sens la tête du bébé! Ses cheveux!
Encore quelques poussées et ça y est, le bébé sort! C'est une fille!
Adèle est née le 2 février à 1h45. C'était rapide et fort! Merveilleux, étrange à la fois! Surprenant...
Adèle s'est mise à pleurer en sortant du ventre, elle s'est blottie contre moi et nous lui avons chanté les chants que nous avions répétés ce jour là. Elle s'est tout de suite calmée, confiante.
Que de découvertes, gravées à jamais dans ma mémoire et dans celle de son papa Joseph.
Ma mère m'avait dit qu'on accouchait vite dans la famille mais comment savoir pour son propre accouchement?
Nous avons été malheureusement séparées assez rapidement après, j'ai eu une hémorragie de la délivrance et on m'a transféré au CHU pendant 12h environ. Les semaines qui ont suivies, c'est cet incident qui a pris beaucoup d'importance, il a fallu faire avec et cela a pris du temps.
J'avais un peu idéalisé l'accouchement et finalement, on ne maitrise pas grand chose!
Mais maintenant, avec du recul, du repos, je reviens sur cet accouchement qui s'est quand même bien passé. Les cours de yoga m'ont aidé à traverser cette douleur encore inconnue. Mon compagnon a été ma sage femme finalement. Nous étions presque seuls à vivre ce moment, le personnel ne pensant pas qu'Adèle arriverait si vite!
Merci donc à toi Martine pour cet enseignement. A bientôt peut-être pour la suite...

Marine


Madelaine le 15 février 2015


Depuis quelques temps, je me disais que bien que ce soit un premier bébé, tout pouvait aller très vite. J'avais donc ouvert cette fenêtre dans ma tête. Et quelle ne fut pas mon étonnement !
à 6h au petit matin ding dong tiens tiens des contractions qui ne peuvent pas me laisser indifférente ! les voila ! c'est pour aujourd'hui ! à 6h30 "chéri, je crois que c'est parti", bim bam boum d'un bond il se lève, remplir la piscine, préparer le terrain douillet, être au petit soin, etc… à 6h30 j'envoie un message à la sage femme "allo c'est parti, pour l'instant ça va, mais tout de même les contractions c'est toutes les 5 ou 10 min maximum". Quelques contractions plus tard, à 7h30 ça y est je perds pieds, je vois bien que je ne peux pas lutter, je me laisse donc flotter vers un drôle d'état. Pas du tout désagréable, mais surprenant. … tout de même ça bouscule et surtout je me suis faite avoir par la rapidité des évènements, l'intensité des contractions est à ce moment vraiment forte et je me fait surprendre ! au départ je n'arrive pas à gérer la douleur (si bien que je vomis ! et je ne savais pas que c'était tout à fait normal !) mais après quelques unes je reprends les rênes, je me calme, et entame les fameuses profondes respirations au moment voulu. Plus le travail avance et plus je sens que je me familiarise avec ces douleurs, heureusement passagères. Bien sûr, sur le moment, je ne me dis pas "c'est super les contractions !!" mais par contre, entre deux, quel bonheur. C'est un vrai soulagement et une petite fenêtre pour retrouver le sourire. Le sourire m'a beaucoup aidé entre deux, dans ce temps étrange.
Tout va très vite, à 10h la sage femme m'examine : "col totalement dilaté et si tu veux, tu peux toucher la tête de ton bébé, il est juste là" et en effet, à deux doigts de la sortie, je touche sa petite tête molle… incroyable.
Mais à partir de là, les mystères de la venue au monde font que… la progression s'arrête. Pas les contractions, mais ma petite ne sort pas pour autant. Après plus d'1h30 de tentative, on part à la maternité. Ma petite ne viendra pas au calme à la maison. Tant pis. Je continue à gérer la douleur et ça marche, ce n'est pas insurmontable, le trajet est pénible mais tout va bien, je n'ouvre pas les yeux ou très peu, je les ai fermés presque tout le long depuis 7h30... Arrivés là bas, je vous passe les détails… je dirais simplement que j'ai gardé le sourire et de l'humour, jusqu'au bout et ça a été vraiment important vu l'affolement dans lequel la suite s'est passée.
Bref.
Le souvenir de ces heures à la maison restera longtemps longtemps dans ma tête, durant les nuits qui ont suivies le film est repassé de nombreuses fois. On ignore pourquoi tout ne s'est pas déroulé jusqu'au bout à la maison, enfin.. on a quelques pistes ! il faut juste accepter maintenant et prendre le temps de réparer la brutalité de cette venue au monde.
Aujourd'hui nous sommes ensemble, tout est calme et surtout…. Madelaine.
Un calme rayonnant, sacré.
Nous posons un pas devant l'autre, dans une douceur infinie et ça…. c'est beau, tellement beau.
Bon accouchement à toutes !
Camille

Madelaine



Andjanie le 17 février 2015


j'ai accouché une fille à La Clinique Mutualiste. Andjanie est née le 17 février 2015 à 19h46; 3,33 kg; 52 cm. La date prévue était le 27 février 2015 donc que'elle a chosir de voir le monde 10 jours avant.

Depuis le 14 fév 2015 le soir, j'ai senti la contraction mais c'était irrégulière. Je me suis dit que peut-être à cause de la toux que j'ai eu depuis qq jours. Le lendemain, le dimanche, 15 février 2015 dans l'après-midi, j'ai encore ressenti la contraction mais cette fois-ci était plus souvent mais elle est restée irrégulière.

Le lundi matin, le 16 février 2015, je voulais assister au cours de yoga avec Isaline mais la toux m'empêcher d'y aller. Alors, j'ai appelé mon médecin traitant pour lui dire que la toux n'était pas guérri depuis la semaine dernière. Donc que je suis retournée à 13h pour voir mon médecin traitant et elle me l'a donné une ordonnace d'un syrop homeopathie.

Je suis restée tranquillement à la maison tout l'après-midi et j'ai appellé ma mère qui était en Indonésie, et j'ai raconté c'est tout qui s'est passé depuis le weekend. Elle m'a conseillé de marcher, de continuer mes activités, etc, pour que je ne puisse pas penser aux contractions.

On était tjrs le lundi, 16 fév 2015, vers 19h40, après avoir dîné à la maison avec mon mari, les contraction sont revenues. Cette-fois ci durait à chaque une demi heure. On attendait à peu-près 2 heures pour savoir si la contraction était régulière. Vers 21h30, on a appellé la clinique pour expliqué la situation. Et puis, le service maternité nous a conseillé d'attendre encore 2 heures si la contraction restait régulière. Après avoir appelé la maternité, la contraction durait entre 5 et 10 minutes.

Vers minuit (donc on était mardi, le 17 février 2015), j'ai eu le sang qui coulait un peu petit peu et puis j'ai senti que j'ai eu le bouchon muqueux qui a rompu quand j'ai fait pipis. On a rappelle la maternité, elle nous a dit qu'on pouvait aller à la maternité.

Et puis, on a préparé les affaires tranquillement et on est partis à la maternité. Nous sommes arrivés à 00h45. La sage-femme qui nous a accueilli m'emmener directement dans la chambre pour faire le monitoring de mon ventre et à vérifier la tension. Et puis, elle m'a vérifié le col d'uterus que j'ai eu la dilatation 1.

Deux heures plus tard, pas d'avance sur la dilatation au col d'uterus. La sage-femme a failli m'envoyer à la maison car la contraction était relenti. Mais avant de retourner à la maison, elle m'a vérifié la poche des eaux et apparemment elle était fissurée. Donc qu'elle a décidé de me garder à La Maternité et elle m'a emmenée à la chambre particulière.

Quand je suis arrivée dans la chambre, elle m'a dit que je me reposait un peu. J'ai dormi pendant 2 heures. Quand je me suis réveillée, elle m'a vérifier le col d'uterus et j'ai eu la dilatation 2.

Pendant la matinée, j'ai essayé de faire marcher, de faire les respirations et puis on m'a emmener à la salle nature où je pouvait gérer la contraction avec le ballon, les escaliers, le lit et même le jacuzzi. Mon mari était restée à côté de moi. Il m'a pas laissé une seule seconde.

Dans la salle nature, j'ai senti trop..trop..mal durant la contraction et le col d'uterus ne se dilatait pas. J'ai essayé être dans le jacuzzi pour calmer la douleurs de contractions mais c'était pas gagné.

Vers 15h00 quand la dilatation 4, je me suis plus retenue la douleur tellement ça faisait mal. Et puis, j'ai dit à la sage-femme que je voulais une péridurale. Au fait, on n'a pas pu imaginer la douleur des contractions si on ne le jamais vecues.

Et puis, on nous a emmené à la salle d'accouchement et on a mis la péridurale vers 15h30. Comme j'a i senti trop trop mal pendant la matinée, l'effect de la péridurale m'a aidé beaucoup. Deux heures plus tard, la sage-femme a vérifier le col d'uterus et ça a avancé la dilatation 6!

Enfin vers 19h15, le col d'uterus a eu la dilatation 10! La sage-femme qui m'a accompagnée le travail tout tout long de la journée m'a dit que ce serait l'autre sage-femme qui allait m'aider à accoucher car la prémière a fini ses horaires de travail.

Et puis on s'est préparées à faire l'accouchement. La sage-femme qui m'a aidée à accoucher, a dit qu'elle allait dire au moment que je devait pousser pour que le bébé sorte. La travail exact a commencé à 19h35. J'ai poussé la bébé par la respiration et puis au 3ème respiration la tête du bébé est sortie, et j'ai continué à respirer et boom! La bébé est sortie d'un seul coup comme elle est descendue du tobogan et la sage-femme a failli la manquer! Heureusement elle a eu un bon reflet et elle a réussi à attraper la bébé.

Andjanie Amandine Gouteron est née sans la difficulté le 17 février 2015 à 18h46. Elle a choisi le jour de carnaval (mardi gras pour voir le monde). Elle était enfin dans mes bras après 24h de contraction dont 20h sans la péridurale. Mais, j'étais heureuse d'essayer jusqu'au bout. La plus importante qu'elle a la bonne santé. Elle a eu son instinc à chercher mes seins directement et a fait teter, pendant on m'a fait la cicatrice. Le docteur m'a dit que j'ai perdu du sang mais j'ai rien senti tellement que j'étais heureuse que la bébé était dans mon bras. Quant au mon mari, il a assisté tout au long du travail et il m'a soutenu beaucoup.

Deux heures plus tard, on voulait m'a emmené dans la chambre, et là, quand je me suis levée du lit, j'étais black out. J'ai eu hemorragie post-délivrance et je me suis évanouie. Heureusement d'ailleurs, ça durait pas lontemps car mon mari m'a attrapé dans ses bras et il m'a parlé en essayant de me réveiller. Qq minutes plus tard, j'étais revenue à mon état et je me suis sentie très très fatigue. Mais oui...pendant 24h, j'ai rien mangé ni bu.

En tout cas, merci beaucoup Martine, pour le cours de yoga qui m'a aide beacoup tout au long du travail, surtout les respirations, ainsi que le physiquement m'a aidé à retenir les forces et l'énergie durant le travail.
Je souhaite bon courage pour les femmes qui accouchent bientôt.
Je t'embrasse,
Ita

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Zélie le 24 février 2015


J'ai accouché de Zélie le mardi 24 février, et ce fut une expérience magnifique!

Tout d'abord, merci, car je pense que le yoga m'a mise dans les conditions idéales, physiques et mentales, pour le vivre à fond!

Le jour de mon accouchement, les contractions ont commencé vers 3h30 du matin.
J'ai attendu une heure, temporisé en prenant une bonne douche, puis appelé mon conjoint pour partir à la maternité (on habitait loin, et les contractions se rapprochaient tout de même à 5 minutes, ma grosse hantise était que ça s'accélère trop avant qu'on arrive à la maternité).
Pendant qu'il se préparait, j'ai pu marcher un peu dehors dans la nuit, c'était beau.
Pendant tout le trajet, je me suis mis de la musique que j'aimais, j'avais l'impression de partir en voyage, comme ça, en roulant de nuit, ça me rappelait les départs vers les aéroports au petit matin, et je me sentais très bien, euphorique et très heureuse.
Pendant les contractions, le souffle de la vague marchait très bien pour les accompagner, et ça s'est très bien passé.

Arrivés à la maternité sans encombre, on ne s'est pas pressés, on a encore fait un tour dehors avant de monter aux urgences.
Là, on nous a effectivement dit après examen que le travail avait bien commencé, mais que ça pouvait être long.
On est donc retournés se balader une heure, prendre un petit déjeuner, etc...
En remontant, j'ai senti que les contractions passaient un degré au dessus, et là; le vrai travail a commencé.
Le personnel de la maternité a été très respectueux de notre projet, très soutenant et gentil, et nous a très bien accompagnés.
Dans un premier temps, je ne voulais pas de péridurale, et donc ils nous ont installés dans une salle avec un ballon de yoga.
Là, de 9h à 14h, j'ai pu donc gérer comme je voulais, avec les mouvements de l'infini du bassin assise sur le ballon, notamment, le souffle de la vague, des mouvements de bras...
Un moment donné, j'ai voulu réessayer une position debout, et là, ce fut le moment le plus fort pour moi.
Je me suis mis la musique de Lhasa , "La marée haute", en boucle dans les oreilles, et je me suis mise à danser sur cette chanson que j'adore, entrainant mon conjoint dans la valse, puis m'accrochant et continuant à danser contre le mur pendant les contractions, qui sont devenues du coup hyper rapprochées et très intenses.
Apportez de la musique à la maternité, dansez votre accouchement, c'est tellement fort!

Bon, du coup, j'ai dépassé un seuil de douleur que je n'arrivais plus à supporter, et j'ai demandé une péridurale.
Mais je ne l'ai pas regretté, car j'ai vécu un super moment avant, et la péri m'a permis de souffler un peu pendant quelques heures et de reprendre des forces pour la suite car j'étais épuisée.
Après quelques heures sans sensations où j'ai repris des forces, l'effet de la péridurale s'est estompé, j'ai ressenti à nouveau les contractions, mais sans qu'elles soient trop dures à gérer car un peu atténuées, et j'ai pu vivre toute la fin du travail en accompagnant mon bébé dans les contractions avec le souffle, des petits mouvements de bassin couchée sur une petite bouée, et des sons très graves, mon conjoint m'accompagnant dans les souffles et les sons. Ce moment à trois fut très intense aussi. On se sentait vraiment en communion avec le bébé, pour l'accompagner vers la sortie.
Après tout ça, à 20h13, mon bébé est sorti en dix minutes, tellement j'ai poussé comme une folle!
Je n'ai pas vu le temps passer dans cette journée hors du temps. Tout était tellement fort, les heures ont passé si vite et en même temps si pleines!
Un moment unique!
Avec ou sans péri, l'important est de s'écouter et de faire ce que l'on sent au moment où on le sent pour bien vivre ce moment magique comme on le souhaite. J'étais partie pour essayer d'accoucher sans péridurale, et j'avais peur de vivre comme un échec le fait de la demander, mais à un moment donné, elle s'est imposée à moi, je ne me suis pas posée la question, c'était mieux ainsi, et je ne l'ai pas du tout regretté, car j'ai pu bien vivre ainsi chaque moment de cette journée inoubliable.

Emmanuelle

Zélie

Tu es née de la mer
Des vagues de mon corps
Qui t’ont bercée si doux
Qui t’ont poussée si fort
Pour te guider vers nous
Vers la lumière

Tu es née de la terre
De ton père comme un roc
Où accrocher mon flanc
Où amarrer ma coque
Où reposer mon sang
Dans la tempête

Tu es née de nos chants
Et nos souffles mêlés
Te tressant un chemin
Pour t'aider à passer
Du creux de mon bassin
Jusqu’à la porte

Tu es née de nos mots
Du chant de nos prières
Des anges au-delà
Qui nous veillent sur terre
Et qui ont entendu
Nos voix et nos appels

Tu es née des étoiles
Descendues dans mon ventre
Poussière de galaxie
Parcelle d’univers
Miracle de la Vie
Ma petite Zélie
Tu es venue,
Merci
Emmanuelle


Ariel le 7 mars 2015


Je ne serai pas au cours de jeudi, ce sera le jour ou je quitterai la maternité avec un très joli petit garçon,
Ariel est ne pour notre plus grand bonheur. J'ai tellement lu de récits d'accouchement ces derniers mois sur le site que je suis très très heureuse de vous conter le mien.
Mon accouchement a été magnifique, je n'aurai jamais pense qu'il serait ainsi.

Le terme était prévu pour le 14 mars. Dans la journées du 7, par un beau samedi ensoleille nous étions alles marcher un peu en montagne puis en ville. J'etais vraiment très fatiguée et je me suis reposée dans l'apres midi avec une grosse sieste (quelle excellente idée j'ai eu).
J'ai eu l'impression toute la journée de perdre un peu de liquide, en tout cas d'avoir encore plus souvent que d'habitude envie d'aller aux toilettes. Je crois que j'avais rompu la poche des eaux des l'après midi mais ne m'en suis pas rendue compte.
Le soir on est allé au resto avec des copains et en rentrant vers 22h j'étais de mauvaise humeur: j'en avais marre des aliments interdits, de ne pas pouvoir mettre mes chaussures, maintenant en plus de ne plus retenir ma vessie et de devenir incontinente, bref...
Avec le recul je me rends compte que tout cela annonçait le début du travail...
Je me couche tard et me réveille une heure plus tard, a 2h30 en me disant que quelque chose ne va pas, que ça "coulait". Je vais aux toilettes, effectivement "ça" coule, un peu, légèrement. En moi je pense "ok c'est parti.Mince, il va falloir faire venir ces contractions maintenant sinon je vais être déclenchée " (Je craignais cela, d'être déclenchée) et en même temps je suis très sereine. Je me prépare tranquillement, appelle la mat pour être sûre que je dois bien venir et que je ne peux pas continuer ma nuit comme j'en aurai envie. Je réveille le papa a 3h, on se fait un petit dej tranquillement et on décide de partir a pied.
Je n'ai aucune contractions, en tout cas pas douloureuses.
Depuis le quatrième mois j'ai des contractions non douloureuses qui m'ont fait craindre longtemps un accouchement en avance (absolument pas finalement) et qui sur la fin de grossesse semblaient ne servir a rien, (la suite vous prouvera que non...)
On part, on est serein, ce sont les grandes eaux qui coulent gentiment dans mon pantalon désormais, plus de doute.
En arrivant on est accueilli et première bonne nouvelle je suis dilatée a deux doigts (incroyable)

Le monitoring montre des contractions que je ne sens pas (celles que je connais, le ventre se tend mais pas de douleurs fortes) jusqu'à la dernière que je sens bien passer. Super le travail commence tout seul. Mais comme c'est un premier bébé, on se doute bien que cela va mettre du temps! Je dis a la sage femme que dans l'idéal on aimerait essayer le travail sans péridurale, si c'est possible pour le bébé. Avec le recul je réalise quelle a bien fait part de notre souhait a la sagefemme qui a pris le relais a 7h, toute l'équipe de la clinique mutualiste a été au top.

La sage femme nous donne notre chambre et nous conseille de nous reposer et de revenir en salle de naissance lorsque les contractions ne seront plus gerables. elle nous explique que je serai déclenchée au plus tard le lendemain a vingt heures, si le travail n'est pas assez rapide.

Il est 5h30.
..
Le papa s'endort sur le canapé
Moi je me mets au lit.
Dix minutes plus tard je ne peux plus y rester, l'intensité des contractions me surprend. Heureusement, j'avais pense a demander un ballon et je m'assois dessus, je ne crois pas se j'aurai pu tenir debout.
Le papa dort tranquillement, moi je sens les premières vagues et suis vraiment surprise par leur force. Elles viennent toutes les cinq minutes, puis rapidement toutes les quatre minutes puis trois puis deux minutes... Je danse l'infini, mets de la musique (j'avais prépare une play liste douce, belle musique africaine et reggae) et tente la respiration de la vague: quel étonnement!! Je n'arriverai pas du tout a m'en servir de tout l'accouchement!! Moi qui l'avait tellement pratiquée a la maison ou au cours, la, l'expiration me soulage effectivement mais l'inspiration est terrible, elle me donne l'impression de faire remonter la douleur,
Je gère comme je peux. Je vais prendre une douche, l'eau chaude me fait du bien.
Je réveille le papa, on décide de partir en salle de travail. Le trajet est intense, j'ai du mal a marcher pendant la contraction. Je me dis que je n'ai pas tenu très longtemps dans ma chambre.
La salle nature est libre!! Toutes mes pensées se dirigent vers cette baignoire dont j'ai RÉVE tous ces derniers mois (nous n'avons qu'une douche a la maison)
Je pense: pas de respiration de la vague mais un bain, voilà qui va m'aider.
Il est 7h30, les sages femmes ont tourne.
Déception en arrivant dans la salle nature. La sage femme qui nous accueille, Muriel, me dit qu'il n'y a pas d'eau, qu'elle ne fonctionne pas, et il n'y a pas de douche. mais elle connaît mon nom et sait que mon projet est de tenter d'accoucher naturellement. Ce lien fait entre les équipes me rassure, me met en confiance.

C'est amusant après coup, mais pas de bain et pas de vagues, je suis un peu perdue et la confiance en moi en prend un coup. Et immédiatement les contractions deviennent plus difficiles a gérer.

Je me mets a quatre pattes, instinctivement, (alors que j'ai beaucoup de mal a tenir cette position normalement, c'est fou). J'appuie tout le haut de mon corps sur le ballon, position que je ne quitterai plus pendant des heures.

Heureusement avec sylvain, on trouve notre recette magique: cette position et des points d'acupression ( appris pendant la préparation avec ma sage femme. pendant la contraction et faits par le papa, Certains points sont abandonnes très vite. finalement c'est un point dans le dos que le papa va utiliser pour me faire mal et je vous jure cela aide beaucoup.
Je me concentre sur le moment présent, interdiction de se projeter, je me concentre sur la détente. Je pense a mon bébé.

Mais l'intensité est forte! Et pas de baignoire pas de respiration de la vague je panique en pensant aux heures de travail (tout ce qu'il ne faut pas faire n'est ce pas martine?) et demande au papa d'aller chercher Muriel et la péridurale.
Il m'avoua après (il est vraiment super ce papa) lui avoir dit "je ne pense pas qu'elle la veuille vraiment mais elle a besoin d'accompagnement"
Muriel revient

Et la commence un travail d'équipe, quelque chose d'incroyable. Elle nous dit qu'il faut que nous trouvions un rituel pendant la contraction: on continue ce qui marche: moi couchée sur le ballon en avant, les mains du papa sur le sacrum ou dans le dos, et des "om" de plus en plus forts qui ne me lâcheront plus. Au début le papa les fait avec moi mais je me rends compte que ça me déconcentre.Alors il s'en sert jute comme signal du début de la contraction pour être la, présent.
On est la tous les trois, avec mon bébé. Muriel m'encourage, m'accompagne. Je sais que l'on discute entre deux contractions, elle me pose des questions j'y réponds cela me change les idées. Le papa me dira après coup que même si elle s'intéressait a mes réponses tout cela n'était que stratégie. Moi je n'en ai rien vu. Puis, de plus en plus je ferme les yeux tout le long, me concentre dans mon monde

Les contractions sont intenses douloureuses mais tout cela est gerable: je reste dans le moment présent, pense très fort a la prochaine détente, et uniquement a elle. A chaque fois que je me suis projetée dans le temps le travail a ete plus difficile. Muriel me le rappelle. Sylvain m'aide dans les sons. Je deviens de plus en plus déconnectée d'eux.
De temps en temps je pense: mon dieu si cela dure des heures cela va être dur.
Rappelez vous! A 5h j'étais dilatée a deux, a 9h Muriel me repropose de faire le point: dilatation a 7!!!! Je comprends mieux cette intensité et pourquoi j'ai été surprise par elle!!
Cela me redonne du courage.
La sage femme me dit qu'à midi nous serons trois, vous imaginez?

Et la commence la deuxième parie de l'accouchement, beaucoup beaucoup plus diffice pour moi.

J'avais beaucoup travaille a la maison mon bassin, travaille l'ouverture, tenter de visualiser.
Je n'avais pas imaginé que la descente était aussi longue. Pour moi, des que le col était ouvert le bébé glissait dans ce tunnel comme dans un toboggan!!! Et bien ... Pas du tout...
Il aura fallu encore quatre heures de contractions et de poussée. On tente les espaliers, je tremble je suis fatiguée.
La vraiment je dois ce merveilleux accouchement, cette force de l'accouchement gère sans péridurale grace au papa et a Muriel. Bien sur c'est moi qui vit l'instant, mais ils restent présents, je fais mes om toute seule mais je sens leur présence près de moi a chaque contraction. Ils ne m'ont jamais repropose de péri (qu'à ce moment j'aurai accepté, avec une césarienne en ag, n'importe quoi pour que l'intensité s'arrête)
J'ai eu une dose de dérive de morphine, j'ai adoré, j'ai pu souffler pendant quelques contractions. J'étais toujours couchée sur mon ballon mes ooooommmm étaient de plus en plus forts.
Pour faire descendre le bébé Muriel me propose de me pendre aux espaliers.
C'est dur, je commence a pousser vers le bas pendant les contractions

Pour moi la délivrance est proche, je me trompe et cela me fatigue. Je me fatigue. Je perds confiance mais je continue. Je tourne mes pensées vers le bas et je donne tout. Je parle au bébé a haute voix, je l'encourage.
Pendant deux heures on continue comme ça. Quelqu'un (?? Une sage femme probablement) me fait de l'acupuncture qui est censée aider le bébé a descendre. Cela marche probablement mais j'ai seulement un souvenir flou d'avoir des aiguilles partout, je me les enfonce et les tords quand je change de positions a cause de la fatigue.

On part en salle d'accouchement
Je n'y crois plus (c'est fou ce manque de foi en moi, en fait tout se passait très bien et tout était normal, je ne comprenais pas pourquoi ce petit bolide du début prenait tellement son temps)
Les deux heures de poussée ont été... Très très longues.
Le bébé faisait le yoyo et je voyais aux trois personnes présentes que même si je poussais correctement cela n'étais pas assez efficace. Puis il a eu la tête du mauvais cote et Muriel l'a déplacé. C'était dur. Vraiment dur.
Le bébé est finalement sorti, juste avant treize heures
C'est dur de décrire tout ça. C'est un garçon!!! Il m'étonne par sa perfection, il tete (il tete!!!)

Pendant que Muriel s'occupe de moi, du placenta (et de la déchirure :-) ) je me souviens qu'elle me pose plein de questions sur la préparation yoga. Elle me dit que les femmes qui suivent cette préparation, la tienne, sont les mieux préparées, qu'elle est impressionnée par notre capacité a gérer la douleur sans se laisser envahir par elle.
Elle me dit aussi qu'elle a senti des le départ que je pouvais y arriver, qu'on pouvait y arriver, que cela se sentait, alors que moi j'ai vraiment doute de moi.

Cela m'a émerveille. D'avoir réussi. D'avoir eu ce premier accouchement magique, sans péridurale,
Comme vous l'avez compris, j'ai eu beaucoup de chance, que le futur papa assure aussi sereinement, que la sage femme soit cette perle, et que mon si beau bébé y ait cru, et ai fait le chemin si vite au début. Sans eux je n'y serai probablement pas arrive de la même façon.

Et puis le yoga. Tu ne peux pas savoir Martine a quel point tes cours ont changé tout ce que j'imaginais sur la grossesse, puis sur la maternité. Sans toi non plus rien n'aurait été possible.
Je suis persuadée intimement que le bébé est venu si vite grace au travail de visualisation, au lâcher prise, a la confiance, a la gestion de la douleur (respiration abdominale, sons, concentration sur le moment présent, ne pas lutter pendant la force de la contraction, puis se de tendre, se détendre, se concentrer sur le bébé...)
J'ai adoré venir a tes cours et ils ont changé mon comportement a plus long terme. J'ai pratiqué beaucoup chez moi, tous les jours a la fin. J'ai eu la chance de passer tout un we avec Sylvain a Evian avec toi, et cela nous a rapproche tous les deux, en tant qu'équipe et ça aussi ça a joue beaucoup. Je conseille vraiment aux futures mamans de faire un de ces we, même sans le papa.

Cet accouchement a été tellement magique que je gère très bien les premiers jours, avec confiance, moi qui redoutais la fatigue, l'allaitement...
Je vous écris d'ailleurs pendant les tétées et la, il est 5h du matin, mon adorable petit bonhomme n'a pas dormi du tout, et moi non plus, mais c'est fou comme je gère cette fatigue, les pleurs, le début de l'allaitement avec confiance. Je sais faire. Je l'ai prouvé.

Merci mille fois
Toutes mes pensées yogi pour toutes les futures mamans. Faites vous confiance.

Claire

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Inès le 10 mars 2015


Voilà le récit de mon accouchement… mon bébé est arrivé 7 jours avant le terme.
Alors qu’on m’a dit, durant toute ma grossesse, que mon bébé appuyait sur le col et que mon utérus était très contractile, à la visite du 9ème mois le bébé était remonté et j’avais du coup beaucoup moins de contractions. J’ai pleinement profité de ces dernières semaines étant particulièrement en forme et rayonnant pleinement de la vie que je portais en moi… Afin d’être en contact avec mon bébé j’avais établi plusieurs rituels comme autant de moments de partage. Le matin lors du passage de l’huile sur mon ventre mon bébé venait se faire caresser sous ma main, en fin de journée lors d’écoute de musique je dansais avec lui, il se manifestait clairement. Ces moments était particulièrement forts et m’ont énormément apporté, du réconfort en cas de coups de blues et beaucoup de confiance notamment pour l’accouchement. Je savais que nous allions faire équipe, que mon bébé était là et que nous y arriverions ensemble. Ainsi ces moments m’ont apporté beaucoup de sérénité.
Ma seule crainte était que finalement j’accouche après terme avec déclenchement, or le yoga m’a permis de faire des exercices de visualisation et d’ouverture du bassin. Le cours que j’ai suivi 5 jours avant d’accoucher, après vous avoir confié ma crainte à Martine, a beaucoup contribué à faire bouger les choses. Suite à ce cours j’ai rajouté à mes petits rituels des exercices pour favoriser l’ouverture du col. Je me suis rendue compte que lorsque je visualisais mon col je ne le voyais que fermé à double tour alors j’ai remplacé cette image par un col ouvert… J’ai senti durant ces jours de nouvelles sensations arrivées dans le bas ventre, plus de contractions aussi, mais j’ai continué mes activités comme d’habitude.
Et quelques jours après, voici mon accouchement… Lundi soir, mon mari et moi nous couchons après avoir regardé une émission. C’est un jour où j’ai été fatiguée, mais cela m’était déjà arrivé de l’être ainsi et je n’avais pas eu de pulsion de ménage particulière… Par contre, ce soir là, mon bébé est vraiment bien agité dans le ventre, il donne des coups à droite, à gauche, bouge beaucoup. Par ailleurs je sens des douleurs plus basses, comme si les ovaires étaient douloureux. Je me mets donc au lit mais ai du mal à m’endormir, me tourne dans un sens et dans l’autre sans trouver le sommeil. J’ai toujours quelques douleurs. Je m’interroge sur ce qui est en train de se passer et finalement c’est la faim qui me fait me lever. Il doit être 1 heure du matin et je me permets de manger tout ce qui me fait envie, des gâteaux, du lait, du yaourt, du jus de fruit. Cela me fait du bien, puis, je décide de faire quelques exercices sur le ballon, sentant que mes douleurs sont liées à des contractions plus ou moins régulières entre 10 à 20 minutes de fréquence. Parfois j’essaie de me reposer, de m’allonger sur le canapé mais cette position m’est très inconfortable. Du coup je me ballade dans l’appartement tout en faisant des exercices de l’infini, de balancement, etc. Vers 3 heures du matin, en allant aux toilettes, je constate un léger saignement. Ne sachant pas trop ce que cela signifie, si cela peut être une raison d’aller à la maternité, je décide d’appeler la maternité. On me dit que le col travaille mais je ne demande pas d’autres informations ne voulant pas trop savoir si cela pouvait signifier le début imminent du travail. Continuant à sentir des contractions régulières, je décide d’écouter de la musique afin de me reconnecter avec les moments d’intimité et de partage vécus avec mon bébé pendant ce dernier mois de grossesse. Sachant, par ailleurs, que le bébé n’a cessé de bouger durant toute la nuit, d’être avec moi durant tout le temps des contractions. Vers 4 heures du matin, je décide de prendre une douche, de me laver les cheveux… Je crois que c’est à ce moment là que j’ai senti des contractions plus rapprochées, environ 5 minutes, et plus douloureuses. Je prends quand même un spasfond me disant sait-on jamais… Je continue à gérer la douleur des contractions en appliquant ce que j’ai vu au yoga. Je fais la respiration de la vague, j’envoie de la lumière dans mon bassin que je détends complètement à chaque contraction. Ensuite, je décide de préparer mes affaires de toilettes tranquillement, de rassembler les dernières affaires que je souhaitais mettre dans mon sac, tout en gérant les contractions. Vers 6h30 je me dis qu’il faudrait que je réveille mon mari qui lui n’a pas fait son sac. La douleur est devenue plus présente et je suis maintenant convaincue qu’il faut que nous allions à la maternité pour que je me fasse examiner. Mon mari n’avait pas bougé de la nuit il m’a dit après coup qu’il sentait qu’il se passait quelque chose mais qu’il sentait beaucoup de sérénité ce qui ne l’avait pas poussé à se lever plus tôt. De mon côté je préférais qu’il dorme afin d’être en forme pour la suite des évènements et par ailleurs j’étais particulièrement bien à vivre ces premières heures dans mon intimité. Pendant que mon mari se prépare l’intensité des contractions monte encore, je me plie en deux, fais une longue pause et continue la respiration et l’ouverture. 7h30, nous arrivons à la maternité ; je suis examinée à 8h et la sage femme me dit que mon col est totalement effacé et ouvert à 3. Je n’en reviens pas du chemin déjà accompli et prends conscience que ça y est, dans quelques heures, on va avoir notre bébé dans les bras. La sage femme me demande ce que je veux pour la suite du travail : une prise en charge de la douleur, la salle nature ou aller m’installer dans la chambre. Je choisis d’aller dans la chambre avec un ballon, la sage femme nous redonne rendez-vous à 10h30. Mon mari range toutes les petites affaires, dehors il fait beau, un rayon de soleil entre dans la pièce. Moi, je ne peux pas l’aider toute concentrée que je suis pour gérer la douleur. Je ne me sers pas du ballon que je trouve inconfortable, je gère les contractions debout en pliant les jambes, en élargissant mon bassin, avec toujours la respiration de la vague et la visualisation d’images qui me font du bien. Jamais je n’ai opposé de résistance à une contraction, je les ai toujours acceptées et vécues pleinement. La douleur devient intense, la difficulté vient de la position idéale qu’il faut trouver pour gérer la douleur sachant que cette position évolue au fur et à mesure du travail. Je sens alors la différence entre une contraction gérée sans concentration et dans une position pas idéale et la contraction gérée avec concentration et une position qui me permet de la gérer au mieux. A 10h30, nous retournons voir la sage femme afin qu’elle m’examine. La douleur est maintenant très vive et plus basse encore dans le bassin. A sa et ma grande surprise elle m’apprend que tout est détendu et que mon col est ouvert à 8, elle me garde donc en salle d’accouchement pour la suite du travail.
Vient alors la question de la péridurale, qu’il faudrait bientôt poser si elle était souhaitée afin qu’elle agisse avant le travail de poussée. Un peu désemparée je ne sais quelle décision prendre. D’une part, j’ai déjà bien travaillé et appréhende un peu la suite à savoir si je vais pouvoir gérer la poussée sans regretter quelques minutes auparavant de n’avoir pas pris la péridurale, d’autre part, à ce moment là je vois l’intervention médicale, la réalisation d’une piqure comme une agression à un moment où je vis mon corps dans une profonde intimité. La sage femme nous laisse réfléchir une bonne heure sachant par ailleurs que le travail continue. Je prends finalement la décision de la pose de la péridurale en prenant conscience que mon objectif pour cet accouchement était d’aller le plus loin possible sans péridurale afin de pouvoir gérer « en autonomie » les contractions et l’ouverture du col mais que finalement j’avais moins préparé la poussée et l’appréhende donc avec plus d’appréhension. Ainsi, c’est déjà satisfaite du travail accompli que je prends cette décision, en me disant que pour un deuxième bébé je préparerai un peu mieux cette partie là et que j’aurai une marge de progression ! J’ai joué la prudence. La pose a été compliquée par une ancienne scoliose me mettant un petit coup au moral sans néanmoins rien regretter. Ainsi, la sage femme nous laisse un long moment pour récupérer d’une part et pour que le bébé descende petit à petit dans le bassin. Je suis alors allongée, le travail ralenti un peu, c’est un moment de récupération. Je sais que si j’avais du gérer cette descente sans péridurale j’aurais cherché d’autres positions et ne serais pas resté couchée mais aurais été plutôt dans des positions verticales. Tout serait allait alors beaucoup plus vite. Après que la sage femme m’ait conseillé de me coucher sur le côté droit je sens que le bébé descend. Malgré la péridurale la douleur est forte. J’ai choisi de ne jamais appuyer sur le bouton me permettant de la doser afin de toujours avoir des sensations. Finalement, la douleur ressentie dépassera celle vécue pendant les contractions. Il est possible que la péridurale ait eu un effet un peu moindre sur moi. Je sens le bébé descendre, comme un gros ballon qui m’écarte le bassin, il est bientôt temps de pousser. La sage femme me parle d’un entrainement et la douleur est finalement si forte que mon objectif est d’aller le plus vite possible. C’est alors que je pousse au maximum sans faire de pause, ne faisant que reprendre mon souffle, et en un quart d’heure notre petite Inès arrive. C’est une partie de l’accouchement qui m’a beaucoup impressionnée et dont la douleur et la force, malgré la péridurale, ont bien dépassé ce que je pouvais imaginer.
Je suis aujourd’hui heureuse de la manière dont s’est déroulé mon accouchement et me dis souvent que je ne pouvais espérer mieux. Je suis profondément heureuse des moments que j’ai vécus avec mon bébé avant qu’il n’arrive à travers les rituels quotidiens que j’avais mis en place, moments d’intimité, d’exercice, etc. Merci pour votre apport à travers vos cours, à travers vos livres, vos paroles rassurantes et justes et qui ont toujours eu un profond écho en moi. Merci à mon mari qui a toujours été là, a respecté mes choix et la manière dont je vivais cet événement, a d’abord été un observateur disponible puis a plus activement participé au fur et à mesure que l’accouchement avançait jusqu’au travail de poussée, où sa présence à mes côtés m’a permis de puiser plus loin l’énergie et de garder confiance. Encore merci.
Marie

Samuel le 24 mars 2015


Voici le récit de mon accouchement et de la naissance du petit Samuel le 24 mars dernier.
Pour info, j’ai fait du yoga prénatal de septembre à mars ainsi que de la sophrologie avec ma sage-femme. Mon conjoint avait également participé à une séance de Yoga avec les papas et une session de préparation à l’accouchement.
Depuis le début, je me demandais bien comment j’allais pouvoir gérer mon accouchement (souhaité si possible) sans péridurale, moi qui suis plutôt une cérébrale « en mode TGV » alimentée par un moteur à charbon émotionnel. Je me demandais quelle part de moi allait bien l’emporter.
Super travail d’équipe, je tenais à remercier Martine, Isaline, Catherine, Joëlle Estivals (sage-femme de la prépa à l’accouchement). Merci encore à mon époux et l’équipe de nuit de la maternité de la Tronche qui m’ont soutenue et encouragée pendant tout le travail.
Il faut savoir que le terme était prévu pour le 3 avril et que le samedi 21 mars nous avons visité une maison sur Voiron qui nous a tapé dans l’œil. A priori un coup de cœur pour tous les deux. Du coup, je décide de rester bien tranquille tout le dimanche sur le canapé. C’est décidé, nous iront revisiter la maison le lundi 23 soir. Sauf que le petit Samuel en avait décidé autrement. Lui aussi voulait nous donner son avis sur le futur nid familial.
Dans la nuit de samedi à dimanche, il est 2h du matin et je suis à priori réveillée par un début de travail. Je décide de prendre un bain, je mets de la musique. Les contractions sont très supportables et espacées de 8 min. Je fais les sons, c’est plutôt agréable comme sensation. Après cela je me fais toute la série des cours de sophrologie de Joëlle. Je note la fréquence de contractions qui est toujours la même depuis le début. Je me refais un deuxième bain histoire de confirmer que ce n’est pas un faux travail. Tout de même, on devait visiter cette maison le soir venu.
Cette fois le bain a refroidi, il est 7h du mat’, je préviens mon conjoint qui dormait bien que nous n’irons surement pas visiter la fameuse maison. Il me demande pourquoi, je lui dis que notre petit se prépare à venir au monde. Ok donc, il décide de ne pas partir travailler. On déjeune, puis je fais l’infini sur mon ballon devant l’émission des maternelles. Entre 7h et 9h les contractions se sont légèrement rapprochées toutes les 6 minutes.
A 10h on décide de partir à la maternité. Lorsque je m’agite un peu pour prendre mes affaires, je sens davantage les contractions. Il fait beau ce jour-là et moi qui avais pensé aller à la maternité à pied si c’était le cas (en temps normal cela prend 20 min et il y a un muret quasiment tout le long pour s’assoir en cas de besoin sur le trajet) mon côté terre à terre prend le dessus. Même si je sais que c’est bon de marcher, j’ai peur de perdre les eaux en chemin, et qu’à l’hôpital on me renvoie chez moi et devoir faire un retour à pied. Bref nous prenons la voiture.
Nous arrivons à la maternité à 11h, le col est dilaté à 3. Je suis placée sous monitoring, je bouge un peu dans la chambre mais le travail n’avance pas et finalement au bout de 2 heures on m’envoie me balader et manger un bout. De retour dans ma chambre, re-monitoring… je ne suis pas seule, je ne me sens pas à l’aise pour faire quoique ce soit, bref je reste allongée. Vers 16h, la sage-femme me propose de retourner me ballade ou de rentrer chez moi si je préfère vu qu’on n’habite pas très loin. Les contractions sont toujours espacées de 6 minutes. Petit coup au moral des troupes mais on décide finalement de rentrer à la maison où on sera mieux à notre aise.
A la maison, je m’installe sur le ballon. A 18h, l’intensité des contractions augmentent nettement, à partir de là je ne regarde plus la montre, c’est mon ami qui s’en chargera. C’est également à partir de ce moment-là que je vais solliciter son aide, et ce jusqu’au bout. Nous avons tenté 2 ou 3 positions mais finalement celle qui me soulagera le mieux et qui sera utilisée jusqu’à la fin quasiment : c’est moi assise sur le ballon et lui qui me soulèvera en me prenant sous les bras. J’ai la sensation que les contractions ne se rapprochent pas et d’un coup je prends conscience que la nuit tombe. Les contractions sont vraiment intenses, j’ai franchement mal. J’ai beau respirer et imaginer la bulle de bien-être (celle qui nous entoure à 1 m), j’ai l’impression que la respiration me fait du bien seulement de la tête au pied, mais que la douleur elle, se propage au-delà de mon corps dans cette fameuse bulle. Je regarde alors mon mari, un peu désespérée, et je lui dis décidément ça ne sera surement pas pour aujourd’hui. Sur ce, je perds les eaux. Ouf !! On va enfin retourner à la maternité et pouvoir commencer les choses sérieuses.
Prendre ces affaires, mettre une serviette de plage dans le pantalon car je n’arrête pas de perdre du liquide. Un sac poubelle sur le siège de la voiture et nous voilà parti. J’arrive dans le hall, le gardien qui me trouve accroupie suite à une contraction va me chercher un fauteuil. Cette fois je vais direct en salle d’accouchement, dilatation à « ?? » Je ne me rappelle plus 5 ou 6 je crois. Les sages-femmes me demandent si je souhaite la péridurale car l’anesthésiste est disponible. Je leur dit que mon projet à la base était d’essayer de faire sans, mais que là je me sens crevée et que si il me reste une heure de travail je m’en passerai bien mais que si cela devait encore durer 5 h alors, je crois que j’allais craquer et oui déjà 20h de travail !!! Mentalement ça fait long. Bref elles me disent que si tel était mon souhait, il n’y a pas d’urgence que l’anesthésiste est là toute la soirée, elles me demandent si je veux le ballon et vont me le chercher. Nous restons globalement tous seuls pendant cette phase mais les sages-femmes font des A-R fréquents et surtout m’encouragent à chaque passage. Je suis dans un espèce d’état second qui fait qu’à chaque fois que la douleur augmentait je me disais mais qu’elle idée stupide de se faire subir ça alors qu’il est possible de moins souffrir. Ensuite à chaque période de calme, je respirais, respirais, respirais pour m’apaiser et je ne pensais qu’à ça respirer (pas à me faire piquer).
Au bout d’un moment, je sens que le bébé descend et veut sortir. Les sages-femmes sont dans la pièce d’à côté en train d’accoucher une autre femme qui est un petit peu en avance sur moi. J’ai un peu peur d’être toute seule avec mon conjoint à ce moment-là mais elles arrivent bientôt. Je m’installe sur le côté, c’est le moment de la poussée !!! C’est très intense, un peu comme un train qui devait passer par une gare trop petite pour lui. Les sages-femmes me disent qu’il faut pousser plus fort pour l’aider à sortir, j’ai vraiment très mal. Je les supplie de m’aider, j’ai les larmes aux yeux. J’ai même mordu l’index de mon conjoint qui était à portée de mâchoire mais cela je n’en ai aucun souvenir. Finalement la tête passe, il reste encore les épaules, même partie de plaisir !! Ensuite c’est la délivrance. Il faut encore expulser le placenta, cela se fait « presque » tout seul. On me pose Samuel sur le ventre et nous demandons à savoir le sexe car nous ne savions pas. Surprise c’est un garçon, nous sommes très heureux !!!

Céline


Olivia le 10 avril 2015


Je tenais à vous écrire après cet incroyable moment que je viens de vivre pour la naissance de mon premier enfant (c'est une fille! Nous avions gardé la surprise :)).
Si la grossesse avait déjà commencé à m'apprendre que dans la vie on ne décide pas de tout (ce dont j'avais déjà conscience mais qui n'est pas toujours facile à accepter... :s), cette naissance me l'a bien confirmer...!
"Souffrant" d'une cholestase gravidique sur ma fin de grossesse (disfonctionnement du foie pouvant entraîner de graves souffrances foetales, diagnostiquée à 7 mois et demi), mon accouchement était programmé à 38 semaines... Je n'étais pas spécialement ravie de cet état de fait car j'avais rêvé d'un accouchement naturel (ou tout du moins le plus naturel possible car j'avoue que je n'étais pas sûre de ma capacité à accepter et tolérer la douleur encore inconnue de l'accouchement...). La perspective de me retrouver pendue à une perfusion d'ocytocine pendant toute la durée du travail ne m'enchantai guère...
La semaine précédant mon déclenchement j'ai donc fait tout ce qui était en mon pouvoir pour essayer d'accélérer les choses : acupuncture, la bastille par les escaliers 2 fois, du vélo, des pensées positives pour que mon bébé se prépare et même une pleine lune mais rien n'y fait, mon bébé n'est pas encore prêt semble t il, ou peut être est ce moi...
Jeudi matin (le 9 avril) je me rends donc à l'hôpital, quand j'en ressortirai nous serons une famille de 3, voilà ma seule certitude, je ne sais en revanche pas combien de temps mon bébé mettra pour venir nous rejoindre : 24? 48? Ou 72h?!
Après examen, mon col n'est pas franchement prêt à s'ouvrir, j'aurais donc un tampon propess pour les 24 premières heures, pour préparer mon col avant mise en place de la perfusion d'ocytocine destinée à son ouverture.
Cette journée de jeudi se passe sans encombre, entre monitorings, escaliers et promenade autour des bâtiments de l'hôpital (tout est toujours bon à prendre pour accélérer le processus), visite du papa le soir, et à 22h30 extinction des feux, mieux vaut se reposer avant que les choses sérieuses ne commencent!
A minuit 50 je me réveille, je commence vraiment à ressentir les contractions, je me mets sur le ballon et essaie de lire un livre pour me distraire l'esprit (je me suis arrêtée au milieu d'un chapitre ...!), je n'utilise pas encore la respiration de la vague car je me dis qu'il ne faut pas user mes cartouches trop vite (et si le travail n'avait même pas commencé...!).
Vers 1h30, j'appelle les sages femmes, j'ai tout de même mal, elles me font un monito pendant 1h, je suis toujours sur mon ballon, les contractions ne sont pas régulières (3 qui s'enchaînent puis un peu de répit puis ça repart) ; cette irrégularité me fait penser (à tort mais je ne le sais pas encore) qu'elles ne sont pas réellement efficaces... d'un autre côté je me rends bien compte que je n'arrive pas réellement à trouver une bonne position sur le ballon pour me soulager pendant les contractions et gère ma respiration un peu comme je peux... j'avoue que cela m'inquiète un peu car comment faire ensuite lorsque les choses sérieuses débuteront..? mais j'essaie de rester dans l'instant présent car c'est semble t il la clé pour se sortir de l'angoisse de la douleur à venir. Et puis nous trouverons sûrement une solution avec le papa lorsque ce sera le moment!
Le monito se passe, il est 2h30, je n'arrive toujours pas à me 'mettre à l'aise'! Les sages femmes me conseillent de marcher et de prendre une douche pour accélérer le processus ; je ressens qu'elles ne veulent pas m'osculter maintenant de peur de me décourager si des fois mon col n'avait pas commencé à s'ouvrir... je marche donc (5 min un peu pour faire bonne figure...) mais la douleur devient ingerable pendant les contractions, je rejoins ma chambre et rappelle les sages femmes, j'ai très envie de pousser et commence à me décourager : franchement si ça ce n'est rien en regard de ce qui doit arriver ensuite, je veux une césarienne sur le champ!!! (Je sais bien dans mon fort intérieur que ce genre de requêtes n'est pas possible... et moi qui souhaitait un accouchement naturel...!!!).
Face à mon insistance, j'ai droit à mon premier examen du col... là j'avoue que je ne gère plus grand chose... j'entends juste un 'elle est à dilatation complète' paniqué de la sage femme... il est 3h22, j'ai quand même la présence d'esprit d'appeler le papa, mon message est concis : viens tout de suite! J'entre en salle d'accouchement in extremis: 6 personnes sont autour de moi, elles me percent la poche des eaux et la poussée commence. En 6 fois, mon bébé nous rejoint, mais ne pleure pas (l'accouchement a été trop rapide - il est 3h33). Les sages femmes l'emmène tout de suite voir un pédiatre, j'ai à peine le temps de le voir. Plusieurs pensées me traversent : le papa n'est pas encore là!!!, est ce possible que j'ai déjà mis au monde mon enfant (tout est allé finalement si vite)?! Moi qui redoutait les longues heures en salle d'accouchement, se peut il que je n'ai même pas eu le temps de vraiment ressentir le travail et la descente de mon bébé?! Je suis un peu choquée, inquiète aussi car j'espère que cet accouchement express n'aura pas de conséquences sur la santé future de mon enfant, et à la fois tellement heureuse. Victor (le papa) arrivera en salle 5 minutes plus tard avec notre enfant dans les bras, il me laisse découvrir que nous sommes maintenant les heureux parents d'une petite fille: Olivia.
Depuis tout va bien, Olivia est plutôt sage (mais je préfère ne pas me prononcer trop vite sur son caractère :)), je n'arrête pas de la regarder et de me sentir heureuse qu'elle soit désormais dans notre vie.
Je tenais à vous remercier Martine car je suis persuadée des bienfaits des enseignements de vos cours, qui m'ont beaucoup aidé dans ma gestion de la douleur pour au final parvenir à mettre au monde mon enfant naturellement. Rester dans le moment présent est assurément ce qui m'a "sauvé" pendant cet accouchement. J'espère que pour une seconde grossesse, j'aurai l'occasion d'utiliser un peu plus les outils que vous nous transmettez (respiration de la vague, sons, ...) :).
Merci beaucoup pour votre aide précieuse,
Au plaisir de vous revoir,
Anne-France

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Gaston le 18 avril 2015


Il est 15h en ce 17 avril 2015. Je m'apprête à faire une petite sieste lorsque je sens quelque chose d'étrange... Je pense à la poche des eaux... Se peut-il qu'elle se soit fissurée? Je ne veux même pas y penser! Là, c'est l'heure de ma sieste alors je mets ça de côté et je sombre pour 2 bonnes heures de repos. Pour l'arrivée de ce deuxième bébé je veux être prête, ce qui implique d'être en forme! Vers 17h j'émerge. Clémentine joue avec sa grand-mère en bas. Je descends les rejoindre. Nous profitons de cette fin d'après-midi en jouant, en chantant des comptines, en rangeant un peu la maison jusqu'à l'arrivée du papa vers 19h. C'est vers cette heure-là que je me suis rendue à l'évidence: la poche des eaux devait bien s'être fissurée... J'étais désespérée! Le scénario de la naissance de Clémentine n'allait quand même pas se répéter...! J’avais quelques contractions mais pas vraiment plus intenses que celles qui m’accompagnaient depuis ces 3 dernières semaines et surtout, je n’avais pas tellement l’impression qu’elles étaient régulières ou rapprochées... En tous cas, cette fois je savais ce que j'avais à faire: RIEN! En l'absence de contractions intenses, j'ai poursuivi mes occupations de la soirée. Vers 20h j'ai quand même prévenu Nico que nous allions certainement devoir partir pour la clinique dans la nuit. Nous avons donc rassemblé les sacs afin d'être prêt le moment venu puis nous avons fait un tout petit tour sous la pluie avant de nous coucher. Je rêvais de cette balade mais mon corps était finalement trop fatigué pour que nous prolongions ce moment délicieux... J’avais le bassin lourd et je sentais que quelque chose se réveillait dans mon ventre... Les contractions étaient là. Pas tellement intenses mais lorsque j’étais allongée, elles se faisaient plus sentir. J'ai recherché la détente avec la respiration de la vague et j’ai pu m’assoupir quelques minutes par-ci, par-là. Vers 1h30 j’ai eu besoin de m’activer. Je me sentais mal allongée. J’ai hésité à réveiller Nico n’étant pas sûre que le travail avait réellement commencé. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je sentais qu’il ne fallait quand même pas traîner. J’ai donc réveillé Nico, nous avons rassemblé les affaires, chargé la voiture et à 2h nous sommes partis en direction de la clinique mutualiste. Sur le trajet, les contractions se sont légèrement intensifiées tout en restant vraiment gérables. Je fermais les yeux lorsque j’en sentais une arriver et je lançais la respiration de la vague tout en visualisant l’ouverture de mon col. C’était facile! Nous arrivions presque à la maternité lorsqu’une vague de déprime m’a soudainement
envahie. Rien à voir avec l’excitation que j’avais ressentie lors de l’arrivée de Clémentine il y a 2 ans... Et je me suis mise à cogiter, à me dire “et si je n’arrivais pas à aller au bout sans péridurale, et si, et si, et si...” N’importe quoi! J’ai chassé ces pensées inutiles de ma tête en me servant à nouveau de la respiration de la vague. Génial! Ca marche! Il était temps, nous arrivons à la clinique. Il est 2h30. Nous marchons jusqu’à l’entrée tranquillement. Je m’arrête une fois pour laisser passer une contraction. Nous montons au premier étage, par les escaliers et je m’applique à mobiliser mon bassin à chaque marche. Ca me fait du bien! Une sage-femme nous accueille, je lui explique que j’ai perdu les eaux et que j’ai des contractions qui me semblent à présent bien installées (régulières et sans aucun doute efficaces!). Elle nous explique que 2 autres personnes sont déjà en travail et qu’ils sont en train de leur poser leur péridurale. Je lui dis tout de suite qu’ils n’auront sans doute pas à en poser une troisième... On nous accompagne dans une salle d’examen et nous attendons là le retour de la sage-femme. Je reste debout et je mobilise doucement mon bassin. Je ne sais pas dire si mon bébé est bas, c’est vraiment quelque chose que je ne sens pas. En revanche, je sens un poids sur mon sacrum et lorsque j’arrête de faire danser mon bassin, j’ai l’impression que toutes mes articulations s’ankylosent. Je ressens des pressions, des tiraillements de partout. Alors je retourne au mouvement. C’est presque naturel de bouger comme ça. Ca me détend vraiment! Lorsqu’une contraction arrive, je continue à fermer les yeux, je m’appuie contre le mur ou contre Nico et je rappelle la vague de détente. Tout se passe très bien. La sage-femme revient et m’examine. Je lui dis que je me sens bien ouverte et que j’espère que je ne me trompe pas!... “Attendez, je vérifie parce que ça me semble bizarre... Non, c’est bien ça, vous êtes à 6!” Alors ça c’est une excellente nouvelle! Je lui dis quand même que je trouve ça étrange parce que j’ai l’impression que les contractions sont peu intenses et qu’elles ne durent que quelques secondes. Elle me répond qu’elles sont quand même d’une belle intensité et qu’elles durent bien 1mn30. Parfait! Alors tout va bien, je reprends confiance, l’excitation revient. La sage-femme nous propose d’aller nous installer dans notre chambre avant de retourner en salle de travail. Je lui explique que je préfèrerais aller dans la salle nature maintenant. En effet, le changement de salle à un stade avancé de l’accouchement m’avait fait sortir de ma bulle lors de la naissance
de Clémentine. J’aimerais vraiment pouvoir m’installer et ne plus bouger de l’endroit où je serai. Elle me conduit donc en salle nature. Il est 4h15. Une fois dans la salle, je fais le tour et je cherche l’Endroit où je me sentirai bien. J’installe les coussins, la lumière est tamisée, c’est très bien. Nico part quelques minutes avec la sage-femme pour poser nos affaires dans la chambre. C’est une fois seule que j’ai senti que les choses changeaient: jusqu’à maintenant, les contractions étaient tout à fait gérables et il me suffisait de fermer les yeux et de respirer tranquillement afin de laisser passer la contraction. Brusquement tout s’est emballé... Je ne tenais plus sur mes jambes et je ne savais plus comment me positionner. J’avais hâte que Nico revienne ! Finalement, à son retour, je m’étais écroulée sur un ballon, à genoux, la tête dans les bras. Je ne pouvais plus bouger. Je m’efforçais de relancer le souffle sitôt que je sentais que ma respiration se bloquait. Ca me soulageait mais je perdais facilement le fil. Nico me suggérait des outils que je saisissais volontiers : il se mettait à faire des sons, j’essayais de le suivre mais je n’arrivais qu’à émettre des râles... Je sentais que je n’étais pas loin de la panique et sitôt que je montais en pression, Nico me ramenait vers la détente et le lâcher prise avec des sons, des massages, son souffle... Je m’accrochais à tout ce qu’il me proposait jusqu’au moment où j’ai senti une pression très forte au niveau du sacrum. Mon bébé arrivait ! A partir de là, je ne me souviens plus que des sensations, je n’avais plus aucune image, j’étais complètement déconnectée de la réalité. Je me suis retrouvée sur un fauteuil en direction de la salle d’accouchement à pousser des cris libérateurs (les aigus sortaient tout seuls et me faisaient curieusement un bien fou !) et à m’excuser juste après (peut-être que la déconnection n’était pas totale malgré tout !...). Je suis arrivée sur la table d’accouchement mais je n’ai aucun souvenir de la façon dont je suis montée dessus ! Et là, je savais que je devais pousser. Je le sentais. Il y avait une telle pression dans mon bassin ! Mais à ce moment-là j’ai été saisie d’une peur intense. Un mélange de « et si je n’étais pas capable/ mais j’en peux plus !!/Mais je vais avoir vraiment trop mal ! ». Et puis tout s’est passé très vite dans un mélange de sensations à la fois douces et intenses. J’ai poussé mon bébé vers la sortie d’une façon un peu brouillonne et précipitée et en quelques secondes Gaston a pointé son nez. J’ai alors eu l’impression de me réveiller après avoir rêvé que je gravissais la montagne de ma vie et
j’ai découvert un tout petit bébé sur mon ventre apaisé, Mon tout petit. Quelle aventure ! Je suis tellement fière de nous ! Ce qui m’a vraiment aidée à aller jusqu’au bout, outre la rapidité de cet accouchement, c’est de me maintenir dans un certain lâcher prise grâce à la respiration de la vague, puis la respiration tout court. Le fait de rester debout le plus longtemps possible et surtout dans le mouvement m’a aidée à me détendre et j’ai vraiment ressenti un certain bien-être à pratiquer le mouvement de l’infini dans tous les sens, à tous les étages de mon corps. Enfin, le fait de « connaître » et de pouvoir visualiser les étapes de l’accouchement et la descente de mon bébé m’ont permis de relativiser mes peurs, de me raccrocher à mes sensations et ma confiance pour pouvoir pousser notre petit Gaston jusqu’à nous. Un grand Merci Martine ! Merci également à ysaline dont le cours pour les couples nous a beaucoup apporté.
Stéphanie

inconnu


le 1 mai 2015


J'ai suivi avec vous 4 cours de préparation à l'accouchement et je dois dire qu'ils ont changé ma vision de la grossesse et de l'accouchement et même sûrement pour aller plus loin, une certaine façon de voir la vie. Pour tout cela je vous remercie vivement.

Grâce à vous et à vos témoignages et enseignements, j'ai pu prendre du recul sur mes deux précédents accouchements et vivre celui-ci dans la joie et l'apaisement en sachant - et mon mari aussi!!- que je ne voulais pas de péridurale.

Mon fils est né le 1 mai, après 7h de travail qui sont passés, très très vite. Je ne m'étais pas mis de pression pour cet accouchement, pas d'attente en terme de durée de travail..., seulement l'envie de le vivre pleinement, de manière positive comme une vraie libération.

Voici mon témoignage

Raconter mon accouchement me trotte dans la tête depuis un bon moment mais pas facile d’aligner les mots dans le bons sens. Pour ma troisième grossesse au fond de moi je voulais accoucher sans péridurale. En effet lors de mes précédentes grossesse j’avais la volonté d’aller au maximum sans péridurale et à chaque fois lorsque la sage femme est venue pour me dire « voulez-vous que l’on vous pose la péridurale j’avais d’abord dit non puis pousser par mon mari, accepter. Ce qui fait que pour la première je n’ai rien sentie. On peut dire que cet accouchement était à 100% médicalisé, alors que celui du deuxième a été plus soft et j’ai plus senti les contractions. J’ai tout de même eu une période de flottement lorsque l’anesthésiste m’a posé la péridurale qui n’a marché que d’un côté puis m’a donné des nausées. Ensuite ça a été génial. Pour le 3ème, je voulais donc essayer sans péridurale pour vivre au plus profond mon accouchement. Je me suis préparée par les cours de yoga qui m’ont donnée pas mal d’outil. J’ai aussi préparé le papa, d’autant que c’était lui qui avait demandé la péridurale pour moi les deux autre fois, pensant que je ne m’étais pas préparée à un accouchement physiologique.

Donc le jeudi (une semaine avant le terme) j’avais pris rendez-vous chez l’acupuncteur pour me détendre et aider à l’accouchement. Les enfants étaient rentrés de vacances le mercredi et mes parents restaient un petit moment le temps que j’accouche. Tous les facteurs logistiques pour la garde des enfants étaient réunis. Le jeudi soir j’ai commencé à avoir de sérieuses douleurs en accompagnant ma fille au cours d’anglais, à tel point que de retour je suis allée prendre un bain et ai demandé à mon père d’aller la rechercher. Le reste de la soirée s’est passé sans soucis ni douleur. La nuit passe et je me réveille à 4h30 avec des contractions un peu douloureuses, je respire pour me détendre. Elles sont assez rapprochées et douloureuses, je les accompagne. Je décide d’aller me prendre un bon petit dèj avec du pain complet, on ne sait pas de quoi sera fait la journée et je vais avoir besoin d‘énergie. Je prends un spasfon et une douche puis me recouche, les contractions s’espacent, je me rendors et me réveille vers 6 h, les contractions sont encore présentent, régulières ou pas je ne saurais dire. Mon ainé se réveille à 7h, je le prends dans les bras – ça peut peut-être aidé. Je vais réveiller mes parents pour leur dire que c’est surement le jour J. Toute la maisonnée se réveille, et moi j’ai toujours de bonnes contractions – qui font bien mal, le moindre bruit m’énerve. Je me réfugie alors dans ma chambre dans le noir sur le ballon et quelques minutes plus tard, après deux-trois contractions- donne le départ à mon mari qui vient de finir de prendre sa douche. Les contractions sont très douloureuses et je respire, me détends.
Nous prenons la voiture, personne sur la route, pas de stress, pas d’angoisse, je suis zen, tout va bien se passer. Je n’arrive plus trop à marcher et prends un fauteuil pour aller jusqu’aux Urgences. Nous sommes accueillis par la même dame que celle qui nous avait accueillis pour mon fils, c’est Antoine qui la reconnait. Elle me dit « Il va falloir le pondre rapidement, si vous voulez une chambre simple ». Après les examens de base, la sage-femme m’ausculte, je suis ouverte à 6. Je pense « Cool ! » J’annonce également à la sage-femme que je ne souhaite pas accoucher avec péridurale. Elle me place alors dans la salle nature où il y a un bain mais les contractions sont tellement fortes que rien que l’idée de me déshabiller et de bouger ne m’enchante pas. Je serai très bien là. Je cherche ma position, enfin nous cherchons ma position avec la sage-femme. Elle s’en va chercher un fauteuil et me voilà les quatre fers en l’air sur la table à respirer fortement. Il faut que j’enlève mon jean et culotte ce qui me demande un effort surhumain, je me mets ensuite dans ma bulle et me concentre sur des sons graves et sur la musique de yoga que mon mari a mise, celle avec laquelle j’ai l’habitude de faire mes exercices, que j’ai eu lors de ma séance d’acupuncture et de préparation à l’accouchement chez la sage-femme. Cette musique me rassure. La sage-femme me demande si elle peut m’examiner, je suis ouverte complètement. J’ai envie de changer de position, elle me le suggère aussi. Je me retrouve de côté, une jambe en l’air, un foulard sur la tête car la lumière me gêne, je me bouche aussi de temps en temps les oreilles –surtout quand la sage-femme à la grosse voix arrive et fait des commentaires qui m’énervent, j’ai besoin d‘être en moi. Je pousse un grand cri, quelque chose de liquide passe entre mes jambes, c’est la poche des eaux qui vient de se rompre. Je fais des sons de plus en plus grave, au niveau du bas du ventre. La sage-femme m’accompagne dans la respiration avec sa voix chaude, elle me guide. Je n’en peux plus, la sage-femme me rassure, je suis à la phase de désespérance. Ouf ! cool, il ne me reste plus trop de temps avant de voir mon bébé. Je demande l’anesthésiste mais de me répondre qu’il n’est pas dispo tout de suite et que de toute façon j’y suis bientôt. Le bébé est en train de passer dans le bassin, je sens que ça pousse dans les fesses, une main bienveillante me masse le dos, me touche la jambe. La sage-femme fait une nouvelle vérification, le bébé n’est pas encore assez bas pour pousser. C’est douloureux, je suis animale, je respire dans le ventre, comme je peux, je chante des om bien grave. Ca y est j’y suis les sages-femmes se préparent pour l’expulsion. Olalala, ne me lâchez pas. Les contractions sont méga douloureuses.
Après trois contractions et de fortes poussées dans le bas du ventre, de gros cris de douleurs, voici mon bébé. Mais au fait, un garçon ou une fille, un garçon bien sûr je le sais au fond de moi, ce qui est confirmé quelques secondes après.
A L


Noa le 11 mai 2015


Notre Noa est arrivée lundi vers 18h30. Au final tout s'est passé encore mieux que ce dont j'avais pu rêver! Le tampon de prostaglandine a suffi et je n'ai pas eu besoin de davantage d'interventions extérieures. En quelques heures les contractions sont arrivées, rapidement très intenses et je suis passé de 3 cm à dilatation complète en 30 mn. La poussée a été un moment incroyable, d'une intensité foudroyante et magique. J'ai senti mon bébé progresser centimètre par centimètre et en quelques efforts colossaux, son papa l'a sortie de moi et mise sur mon ventre.
Le tout à pris moins de 4h, même s'il est évident que la durée n'a que peu d'importance.
Je te prépare un petit récit dès que je reviens sur terre mais sache que tu m'as été d'une aide incomparable. Je n'y serais jamais arrivée sans toi! La sage femme m'a tout de suite dit que j'étais une "martine texier tout craché"!

Voici le récit plus détaillé de la naissance de notre petite Noa.

J'ai eu la chance de connaître dès le départ l'état de grâce qu'est la grossesse et dont tu parles merveilleusement bien dans tes livres. Je ne m'attendais pas du tout à cela. Etant quelqu'un de très cérébral, je voyais un petit peu la grossesse comme une étape nécessaire pour avoir un enfant, avec ses petits bobos, ses angoisses, ses étapes à franchir... Quelle ne fut pas ma surprise de me découvrir incroyablement sereine, les sens en éveil, ressentant cet état d'ouverture et ce bouillonnement de vie ! J'ai été également bouleversée par la relation incroyable avec le bébé qui se tisse tout en douceur jour après jour. Autant d'états émotionnels qui m'ont profondément marquée et changée à vie !
Cela me semble important de le dire car j'imagine que nous sommes beaucoup à être dans mon cas : très actives, investies dans mille projets en même temps, à cogiter pour un oui ou pour un non, angoissées, stressées... La grossesse est une formidable expérience d'ancrage et de lien à la vie, pour peu qu'on se laisse la possibilité de le ressentir.

Pour en venir à la naissance de Noa, j'ai eu la chance d'avoir le temps de la préparer intensément avec tes enseignements. Je me suis rapidement mise à faire du yoga et de la méditation tous les jours. Cette préparation physique et mentale m'a été indispensable pour mener à bien mon envie de vivre un enfantement le plus naturel possible. Sans cette préparation, l'intensité m'aurait fait perdre complètement pied.
A partir du 7e mois de grossesse, j'ai eu de nombreuses contractions et j'ai été arrêtée. Etant persuadée au fond de moi que mon bébé était bien et qu'il ne risquait rien, l'angoisse du corps médical m'a tout de même un peu contaminée et j'ai tout de suite senti que je fermais toutes les portes à l'intérieur pour garder mon bébé au chaud. Au début du 9e mois, comme par magie, toutes les contractions ont disparu. J'ai commencé à me dire qu'il allait falloir faire un gros travail d'ouverture des portes. J'étais tellement bien enceinte ! J'étais en pleine forme, je faisais de longues balades et l'attente était vraiment délicieuse.
La date du terme approchant, une angoisse a commencé à s'installer : et si mon bébé ne venait pas ? Moi qui travaillais depuis des mois sur le lâcher prise, j'ai réalisé que j'étais loin du but ! Malgré tout ce que j'ai pu entreprendre (montée à la Bastille au pas de course, tonte de la pelouse accroupie avec des ciseaux, lavage et relavage des vitres, acupuncture, des milliards d'enchainements debout/accroupie...), rien ne bougeait et la date du terme est arrivée. Lors du contrôle à la maternité, on nous a annoncé que le bébé n'avait plus assez de liquide amniotique et qu'ils allaient devoir déclencher le travail. J'avais beau me répéter inlassablement ce que Martine nous enseigne : "chaque bébé emprunte le chemin qui lui est propre, ce n'est pas la femme qui accouche, c'est la nature qui met au monde le bébé, il faut cultiver l'ouverture et accepter ce qui arrive", j'étais inconsolable et je suis arrivée en pleurs le lendemain matin à la maternité. Je répétais inlassablement : " ce n'est pas ce que je voulais !"
Amélie, super sage femme, m'a mis le tampon de prostaglandines pour tenter de faire maturer le col et m'a dit qu'il resterait jusqu'au lendemain matin et que la perfusion d'ocytocine serait posée à ce moment là. A partir de 14h, j'ai commencé à ressentir des tiraillements de plus en plus intense dans le ventre et le dos ainsi qu'une incroyable pesanteur dans le périnée. Pourtant, au monitoring de 14h30, Amélie regarde le col et me dit que rien n'a bougé. Je retourne dans ma chambre, intimement persuadée que le travail se mettait en route. L'intensité, encore tout à fait gérable, monte rapidement d'un cran. Mon homme était rentré chez nous pour finir de préparer l'arrivée du bébé. Je l'appelle car je sens que je vais avoir besoin de lui très vite. Il revient vers 15h, comprend que le travail a démarré mais ne réalise pas tout de suite que les choses bougent très vite. Il prend le temps d'installer le tapis de yoga, de sortir les huiles essentielles, les balles de tennis et tout ce que nous avions prévu. Rien de tout cela ne nous servira !
De mon côté, je pars progressivement dans une sorte de torpeur. L'intensité monte encore et j'ai désormais du mal à marcher. Nous retournons en salle d'accouchement pour demander un ballon. Amélie nous conseille de nous mettre sous la douche pour me soulager. Il doit être 15h30 et je pense que nous avons bien passé 1h sous la douche, moi sur le ballon et Thomas à me passer de l'eau chaude sur le sacrum et sur le bas du ventre. Je suis littéralement décontenancée par ces vagues de douleur. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Elles arrivent de façon très rapprochée et ne me laissent que guère de répit. Malgré tout, j'entre progressivement dans le rythme, c'est comme une danse. Je me soule de respirations de la vague et suis stupéfaite de leur efficacité. J'essaye d'accueillir chaque contraction avec bonheur et sans résistance. Je sens que je gère mais je sens aussi qu'il va falloir encore lâcher pour que le travail avance vraiment. Au bout d'un moment, cela va trop loin pour moi. Je tente sans succès une sortie de la douche mais la douleur me cloue sur place. On appelle la sage-femme qui comprend que les choses bougent. Je n'ai pas le choix, il va falloir sortir de cette douche, m'habiller et parcourir la centaine de mètres qu'il y a entre ma chambre et les salles d'accouchement ! Ce sera au final en fauteuil car je ne peux plus marcher !
Arrivée dans la salle d'accouchement, je me hisse sur la table et me mets sur le côté dans une position improbable que je ne quitterai plus. Je suis accrochée au cou de Thomas et l'image du rocher me sauve ! Je m'accroche à lui comme à la vie. Il est mon lien au monde réel. La sage femme réussit à m'examiner. Ouverture à 3 cm. Je suis partagée entre le "déjà, c'est génial" et le "seulement 3 !". Elle me dit que c'est super, que le travail a bel et bien démarré. Merci mais j'avais remarqué !!!
Les contractions arrivent toujours en rafales. Je demande comment ça se passe pour la péridurale. Connaissant mon souhait d'accoucher sans, elle fait diversion en me disant qu'on peut peut-être attendre 1h. A ce moment, je sens qu'il faut que je prenne une décision : soit j'arrête de lutter, de vouloir contrôler la douleur et je m'abandonne à elle, soit je lutte et je ne pourrai pas tenir. Je n'ai aucune idée de comment j'ai fait mais je choisis la première option et j'ai l'impression de sauter dans le vide. Les contractions sont toujours très intenses mais moi je ne suis plus vraiment là. Je m'efforce seulement de rester accrochée à mon précieux rocher. A ce stade là, les sons viennent naturellement, pendant et entre les contractions. Je n'ai jamais été à l'aise avec eux pendant les séances de yoga mais là cela me porte. Très vite, je sens l'envie de pousser. Je le dis à la sage femme qui, m'ayant examinée il y a 20 mn, n'y croit que très moyennement. Voyant que je n'ai pas d'autre choix que de répondre à ce besoin impérieux, elle m'examine à nouveau et voit qu'effectivement, je suis à dilatation totale. Elle me dit "le bébé arrive !". Je le sais déjà car je sens précisément mon bébé descendre et progresser lentement. Branle-bas de combat autour de moi : je n'ai toujours pas de cathéter, il faut installer la table pour la poussée, elle appelle du renfort. De mon côté, je pousse tant bien que mal, plus pour me soulager que pour faire sortir mon bébé. Je pense " ma pauvre, si Martine te voyait pousser comme ça !". Je suis toujours sur le côté et je sens que je suis vraiment inefficace. La sage femme me propose de me mettre semi-assise. Cette position sera idéale pour moi. Je me sens tout à coup puissante. La douleur n'est plus là. Je sens seulement le soulagement de pousser et je sens précisément mon bébé. Je sais que tout va bien. Les contractions s'espacent et me laissent un peu de répit entre. Quel bonheur ce calme entre deux poussées ! En très peu de temps, la tête sort, je peux la toucher. Je n'en reviens toujours pas. Tout va si vite ! La sage femme propose à Thomas de sortir lui-même le bébé de mon ventre, il hésite une demie seconde et se décide. C'est donc lui qui pose notre fille sur mon ventre. C'est un moment incroyable, il n'y a pas de mots. Il est 18h22, notre Noa est là. Il me faut un peu de temps pour réaliser. J'ai besoin que la délivrance se fasse pour me sentir disponible pour mon bébé. C'est quand la sage femme aura fini de s'occuper de moi que je serais vraiment prête pour accueillir ma fille et vivre ce fameux premier regard. L'histoire d'amour a commencé !

Quelques remarques pour finir : tout le travail quotidien d'ouverture et d'assouplissement, d'ancrage, de méditation a joué un rôle crucial pour moi, tout comme le fait de connaître précisément la physiologie. Savoir ce qui se passe dans son corps permet de lutter contre la peur et sentir son bassin s'ouvrir donne de la confiance. Et l'instant présent, le lâcher prise, on s'en doute mais cela fait toute la différence ! Et il faut absolument lire le bouquin de Maïtie Trelaun sur la peur de la douleur !
Merci infiniment Martine pour ces enseignements, qui vont bien au-delà, pour ma part, de l'expérience de la naissance de ma fille.

Toutes mes affectueuses pensées
Emilie

Adèle le 30 mai 2015


J’ai la joie de partager avec toi et toutes les autres mamans le chemin
que nous avons emprunté mon bébé et moi pour sa mise au monde « terrestre ».
J’avais comme tu le sais gardé dans mon corps et mon esprit un souvenir
quoique qu’émouvant et beau mais assez douloureux de mes précédents
accouchements en raison de la prise en charge médicale.
Je souhaitais une naissance physiologique. Bien sûr nous n’avons pas
prise sur tout mais forte de mes expériences, du long travail personnel que le
yoga et des rencontres (les interventions du sommet de la naissance furent un
déclic important), j’osais enfin suivre mon intime conviction : je pourrai
pleinement vivre cette naissance.

Je me préparais donc à élargir mon bassin et inviter mon enfant à venir avant le terme du 2 juin. Même mes rêves étaient baignés par cette ouverture !
Vendredi 29 4h00 : avec le chant matinal des oiseaux je sens mes premières contractions de travail. Je suis excitée et heureuse mais en même temps inquiète de savoir si elles vont continuer. Pour mon premier enfant ce travail avait duré 5 jours;
Je vaque à mes occupations de la journée : les contractions continuent doucement.
19h00 : j’ai dû mal à être pleinement avec mes enfants : je fais des postures ; ils m’imitent. Ils sont très excités. Je leur dis bien que le bébé essaie de faire toc toc mais peut être qu’il prendra son temps.
Je suis heureuse sur ma terrasse fleurie. Je regarde mes enfants par cette belle fin de journée. Mon corps travaille et je ressens une profonde plénitude et sérénité.
21h00 : J’ose demander à mon mari d’amener les petits chez leur
mamie. Tant pis si c’est une fausse alerte. Les contractions mêmes
espacées de 15 minutes sont régulières. J’ai besoin de me retrouver seule. Je prends un bain au son d’un raga. J’accompagne chaque contraction par une ouverture. C’est inouïe comme cela me fait du bien d’accentuer ces contractions. Je chante des sons au rythme des pulsations de mon corps.
Un orage éclate : il accompagne ces pulsations et l’intensité qui augmente. Je suis habitée par une joie : dans un état d’attention globale (de tatraka ?).
3h00 : les contractions sont toutes les 4 minutes. Partagée entre le souhait de rester dans cet état chez moi pour continuer ce chemin et l’appréhension que cela vienne vite et que je risque de ne plus pouvoir me déplacer à ma maternité, je questionne mon mari. Ce dernier après des massages et une présence juste m’avait demandé s’il pouvait se reposer. A son réveil il ne sait comment répondre : sans doute car je ne lui laisse pas le choix ;
Nous arrivons à la maternité à 3h30. Une jeune sage femme nous accueille et me pose des questions. Je regarde mon mari qui prend toute la mesure de son rôle de protecteur : c’est lui qui répond.
Protocole du monitoring d’entrée : verdict : effacement du col et
dilatation à 3. On ne me renvoi donc pas à la maison !
Je continue le travail dans la salle nature. Je suis si heureuse de ce travail engagé, plus que jamais j’ai foi en les postures et en mes compétences de femme ! La sage femme revient et tout d’un coup tout bascule. Elle m’annonce qu’après consultation de mon dossier et de mes antécédents les préconisations des médecins sont formelles : en raison d’une possible intervention instrumentale voire de césarienne la péridurale est fortement conseillée sinon ce sera l’anesthésie générale.
Coup d’effroi : elle m’annonce cela comme une mesure de sécurité ;
pour mon bien. Mon mari tente de m’aider en lui expliquant que mon choix était de ne pas avoir de péridurale afin d’avoir un travail plus rapide et moins problématique. Elle ne le regarde pas et continue de me fixer dans l’attente d’une réponse. Je suis perdue : j’essaie de lui expliquer entre 2 contractions que je comprends sa démarche mais que je trouvais cela bien rude de me poser un tel choix en partant du postulat que de toute façon cela se passerait mal.
J’essaie d’être conciliante et aimable mais je dois avouer que cela
m’est difficile ;
Elle nous laisse pour réfléchir. A son départ mes contractions s’arrêtent : le mental est revenu. J’ai peur, je doute, je me dis que mieux vaut la péridurale que l’AG, j’entre sans mon rendre compte dans ce discours médical. Mon mari tente de me rappeler à ma personne, mais c’est dur.
D’autant plus que tout le travail s’est arrêté. Je suis las et
épuisée : il est 9h00 du matin.

Avec le jour vient une nouvelle sage femme. Et pour moi elle fut une nouvelle source d’énergie et je reprends grâce à elle courage et foi en moi-même.
Il se trouve qu’elle a suivi la formation à Evian, qu’elle fait de l’acuponcture et qu’elle est mère de 3 enfants ! (Maud qui
sera notre lumière).
Comme par hasard le travail reprend sur un rythme et une intensité
soutenue ;
Cependant mon corps est épuisé par ses longues heures de travail (même avec un arrêt de 2h00). J’accepte la pose d’une péridurale lorsque je rencontre l’anesthésiste. Un médecin qui non seulement parle mais écoute !
Après lui avoir exposé ce que je voulais, je lui fais confiance.
Le personnel est à sa juste place. Mon mari me soutient dans le rythme du travail.
Rythme lent puisque la dilatation est longue. Relance par l’ocytocine de synthèse à 14h00.
17h00 : J’accompagne mon bébé vers la sortie. Tout ce travail est fait avec lui. Sa force est phénoménale. Son rythme cardiaque est idéal. Il m’autorise de prendre mon temps ; notre temps. Et non celui de l’équipe ou d’une certaine norme. Je le sens passer par le grand bassin. Puis arrive la petite porte du détroit inférieur. Je sais que s’il bloque ce sera à cet endroit. Je commence à avoir peur, je suis pleinement dans la désespérance. J’ai beau le savoir je peine à revenir connecté à mon enfant. Maud et mon mari sont présents. Je me mets dans toutes les positions que
je ressens d’instinct. La péridurale est si faiblement dosée que je peux bouger dans tous les sens avec mes jambes. Je ressens l’intensité des contractions qui ne cesse d’augmenter ; je sens la fin du chemin proche.
Mais l’enfant est bloqué. On me parle de forceps. Je refuse.
L’obstétricien arrive. Elle est étonnée de mon obstination. Elle accepte alors de juste guider la tête de mon enfant par une ventouse. Je pousse. Je suis submergée par l’intensité. Mon corps est entièrement voué à cette poussée interminable ; La tête vient. Les épaules sont bloquées encore un effort.
J’entends l’équipe qui commence à paniquer. Je suis au delà et me
souci pas d’eux. Je sais que j’y arriverai.

Un cri retentit ; mon enfant est sur moi. Nous avons ensemble trouvé notre
harmonie dans le travail. Notre temps.
Mon mari est ébahi ; il cherche à voir le sexe de notre enfant. Ce dernier est
posé contre moi, nous refusons de bouger. 10 minutes plus tard je cède et avec
bien du mal car l’enfant est pudique il m’annonce que notre bébé
sera nommée Adèle il est 18h00.

Peu importe la durée d’un accouchement, j’ai une nouvelle fois
appris que tout était vu d’esprit. Le travail ne fut pas long mais lent.
Les contractions ne furent pas douloureuses mais intenses. IL fallait bien cela pour ouvrir mon bassin qui malgré sa physionomie étroite a pu peu à peu
s’ouvrir. Adèle m’a accompagnée. J’ai beaucoup appris de
moi-même : serais-ce elle qui m’a accouchée ???
Audrey


Jean le 31 mai 2015


Témoignage de l'accouchement de Claire, le 31 mai 2015.
En vert et en italique, des petits bouts de point de vue du papa...

Notre petit garçon est né dimanche 31 mai 2015; je dois dire que je ne m'y attendais pas : le terme était pour le mardi 2 juin, jour de pleine lune... j'étais alors persuadée d'accoucher au terme, d'autant plus que je continuais à me sentir bien dans mon corps; nous avions même prévu d'aller passer la journée au lac le dimanche... Du coup, lorsque les contractions ont commencées dans la nuit du samedi au dimanche, j'étais persuadée qu'elles allaient passer, et que j'allais passer une journée normale... Comme tu disais Martine, ça ne se passe jamais comme on l'a prévu!! Mais ça, sur le moment...

Du coup, vers 2h du matin, j'ai ressenti mes premières contractions. Cela faisait quelques jours peut être que j'avais quelques petites douleurs, comme des douleurs de règles, que j'avais interprété comme la maturation du col. Ressentir ma première contraction a été une sacrée expérience; on ne peut pas se tromper; j'étais toute étonnée, excitée aussi, et en même temps, j'avais l'impression de comprendre... l'image de la vague... Je suis restée au lit, tranquillement, ou du moins en essayant de rester tranquille, me disant qu'il fallait me reposer, que ça allait sûrement passer. Mais au bout d'un moment, je me suis levée pour aller me poser au salon, éviter de réveiller mon compagnon car je bougeais beaucoup. Les contractions ont dû se rapprocher, mais je n'ai pas mesuré; j'étais en état d'observation tranquille, quoique déjà surprise par la force de ces vagues. Pas moyen de rester allongée lorsqu’elles venaient. Je me suis dis « zut quand même, je me sens un peu l'arrache! »

J'ai décidé de regarder quelques témoignages d'accouchement sur le site du Lotus Rouge, histoire de me laisser inspirer par d'autres femmes, car, tellement je ne pensais pas avoir à gérer les vagues là maintenant, je me sens un peu dépourvue de créativité! Et là, entre 2 contractions qui me laissent lire, je me remet en tête la respiration de la vague, l'existence du ballon etc..

Vers 4h je pense, je vais chuchoter à mon compagnon que, juste pour le prévenir, j'ai des contractions, mais qu'il peut rester dormir... Il me rejoint peu de temps après au salon; pas possible de se rendormir vraiment après cette information!! Je me rappelle qu'il me dit que les contractions sont quand même proches, et je me revois rigoler avec lui en le regardant, à 6h du matin, en train de récurer la baignoire pour que je prenne un bain dans une baignoire reluisante (ça semblait important pour lui)!! Je crois que c'est après cet intermède agréable pour gérer les contractions que j'ai commencé à perdre la notion du temps; que je n'avais déjà pas trop avant!

Nous avions prévu d'accoucher à la maison. Pendant mon bain, il a préparé le salon comme nous avions pensé, et puis j'ai dû gérer les contractions avec la respiration de la vague, le ballon je pense.. Puis à un moment, il a appelé la sage femme; j'étais déjà très intériorisée..les contractions étaient fortes et rapprochées je crois...

J'étais dans ma bulle.

Claire m'a réveillé vers 4h. Moi non plus je n'étais pas bien sûr que notre bébé arrivé le jour même. J'avais lu beaucoup de témoignages d'accouchement avec des faux départs plusieurs jours ou semaines à l'avance. Mais je me suis lancé dans l'aventure en me disant (comme depuis le début de la grossesse) qu'on verrait bien où tout ça nous mènerait !

Quoi qu'il en soit, pour moi le plus important avant l'accouchement et durant toute cette aventure a été d'essayer de permettre à Claire de se sentir le mieux possible, de suivre le flot de ce qui se passait, de prendre soin de sa « bulle ». Je n'en faisais pourtant pas complètement parti ; étant à la fois acteur et spectateur, j'avais malgré tout un regard extérieur et intellectualisé sur ce à quoi je participais.

Lorsque la sage femme est arrivée, j'ai à peine ouvert les yeux. On a continué à gérer les vagues. Je ne me rappelle plus les détails, mais les contractions ont été gérées à deux, avec mon compagnon, ou avec la sage femme lorsqu'il a eu, rarement, besoin de s'absenter. Je ne sais plus si je faisais déjà des sons; mais j'ai beaucoup utilisé les AOMmmm... avec zéro retenue apparemment ! Je me souviens qu'il y a eu quelques ratés dans la gestion des contractions, où je me suis fait surprendre par une contraction; j'ai alors complètement subi la douleur; l'image de la puissance du rouleau dans l'océan qui te ramasse, te secoue, te noie, etc, me semble tout à fait correspondre à ce que j'ai ressenti alors. J'ai dû jurer des choses genre "putain j'ai pas géré - aarrghh...!!, jme suis pas préparée...".

Je n'ai vraiment compris et ressenti la puissance et l'efficacité de la respiration de la vague que ce jour là. Je l'accompagnais en tirant sur mes bras, accrochés à mon compagnon, accroupie, contre le ballon...je sais plus bien, on a eu plusieurs positions; il faut croire que j'avais retrouvé ma créativité! Et puis avec le son. Nous avions une très chouette connexion; je crois que je l'ai juste houspillé quelques fois quand il ne me prenait pas exactement comme il fallait..

Il parait que l'ouverture de mon col a été rapide ; que vers midi je crois, la sage femme a appelé sa collègue, car elle pensait que la naissance était proche, il ne restait qu'un petit bourrelet devant..

A un moment donné, je sais que j'ai eu comme une envie de pousser. C'est là que le travail a commencé à stagner je crois.

La deuxième sage femme est arrivée; je ne l'ai même pas vue; enfin, pas regardé, mais j'ai sentie qu'elle était là, et c'était ok.

J'ai appelé la sage femme vers 8h. Comme c'était la fête des mères et que Claire allait bien, elle a pris un temps avec ses enfants et n'est arrivée que vers 9h30. Cela faisait déjà plusieurs heures que Claire avait des contractions intenses, régulières et rapprochées, mais pas de stress, nous étions en confiance, déjà dans notre rythme d'accouchement à deux. La deuxième sage femme est arrivée en fin de matinée. Ça a été difficile pour moi d'accueillir cette nouvelle personne dans notre petit espace d'accouchement. Je ne la connaissais pas et je pensais qu'elle resterait en dehors de la pièce, juste là pour aider à des petites choses et « au cas où ». Mais j'ai vu que cela ne dérangeait pas Claire et encore une fois j'ai préféré accompagner le flot.

Durant l'accouchement, Claire a passé probablement plus de temps à s'excuser de la façon dont elle parlait ou agissait qu'à nous donner des ordres ou être vulgaire ! Pourtant peu importait pour les deux sages femmes et moi ce qu'elle pouvait dire ou faire, notre seul objectif était d'accompagner ce qui se passait en elle. Je dois dire quand même que la présence des sages femmes était très rassurante pour moi ; je me serais senti démuni sans elles. Et c'était quand même bon d'avoir quelqu'un d'autre pour me permettre d'aller aux toilettes ou manger un morceau !

La journée n'a pas été si fatigante que ça pour moi. Certes, je manquais de sommeil, mais je suis habitué aux nuits blanches dans les festivals de danse, et accompagner les contractions de Claire ressemblait un peu à une danse où il fallait que je trouve la bonne position, le bon mouvement, la bonne tension pour accompagner la vague qui la traversait.

Nous avons continué à gérer les contractions, avec cette envie de pousser... mais je crois que je ne savais pas comment faire.

Apparemment l'enfant est bien descendu, il est arrivé dans le vagin, tout le monde voyait poindre son crâne, j'ai même pu le toucher.. Mais je n'arrivais pas à pousser efficacement.

Je ne crois pas l'avoir vraiment senti descendre, je sais juste qu'à un moment on m'a proposé d'aller sous la douche et que le jet d'eau chaude sur le sacrum était juste trop douloureux !

A un moment, j'ai eu un petit coach de poussée sur les toilettes; histoire de mieux sentir où/comment il fallait pousser, de lâcher avec la peur des selles aussi...

Nous avons poussé pendant un long moment. La sage femme écoutait régulièrement le cœur du bébé pour vérifier que tout allait bien. Je ne poussais pas assez longtemps. Je commençais à fatiguer. Le bébé allait bien, mais j'avais de moins en moins de force pour gérer les contractions et pousser, et je ne savais plus comment me mettre... Je n'arrivais plus vraiment à me détendre non plus entre deux contractions. Les sages femmes m'ont proposé différentes postures. Je pense j'étais un peu sortie de ma bulle aussi, et j'avais un état d'esprit défaitiste; "j'y arrive pas"...

Nous avons pris des tas de positions différentes : moi assis sur le ballon avec Claire à genou face à moi, Claire sur le ballon et moi debout face à elle, debout l'un en face de l'autre... Malgré quelques essais, il était hors de question que je la tienne par derrière! Dans toutes les positions, ce qui semblait important pour Claire était d'être légèrement penchée vers l'avant lors des contractions et que je lui tire les bras ou les épaules vers l'avant et le haut. C'était comme si tirer dans un sens permettait de pousser dans l'autre ; la tension dans nos bras était intense !

La sage femme a écouté le cœur du bébé par intermittence. Pour moi, c'était rassurant d'avoir des nouvelles de la santé du bébé et en même temps la présence du monitoring me déconnectait un peu de l'instant. Même lorsqu'il n'était pas utilisé il restait allumé et il y avait une petite horloge avec l'heure qui défilait dessus. J'ai eu du mal à me déconnecter du temps à cause de ça.

Au bout d'un moment, le cœur du bébé a montré des signes de fatigue. Nous sommes partis d'urgence à l’hôpital. Il était vers 17h30. Là, j'ai reconnecté avec mon bébé, je me suis efforcée d’être présente à lui, de le rassurer.. Je ne savais pas du tout comment il allait; il fallait qu'il aille bien; j'étais avec lui. Pendant ce temps mon compagnon a géré le départ aux urgences. Comme nous ne pensions pas accoucher ce jour, bien sûr, aucun sac n'était prêt pour le départ! Donc on est parti avec le strict nécessaire, un bonnet pour le bébé, un pantalon pour moi et zou en voiture.

Les gens me demandent souvent après coup comment j'ai fais pour descendre les escaliers.. Je sais pas!! Ça s'est fait comme ça sans réfléchir; normal; il fallait arriver vite à l’hôpital, c'est tout. L'installation dans la voiture a été plus délicate; j'ai dû insulter 2-3 feux rouges, trouver le trajet interminable (on doit habiter à 3-4min du CHU!!), et me rendre compte que gérer des contractions dans la voiture, c'est vraiment pas commode! Après avoir enfin trouvé le bon étage/couloir, été poussée sur mon fauteuil roulant, j'ai littéralement jeté mes chaussures et mes vêtements par terre, on a branché le monito et vu que le bébé allait très bien... Instants de respiration..

« Comment avez vous fait pour aller à l’hôpital ? » Question dérisoire... Je crois que si ça avait été nécessaire j'aurai porté Claire dans mes bras en courant sur le kilomètre qui nous séparait de la maternité. Heureusement la voiture était garée juste en bas de l'immeuble !

Claire a passé plus de 4 heures dans la phase des contractions. Elle a fait du mieux qu'elle a pu et j'ai été admiratif devant le courage et la volonté qu'elle a mit dans les poussées. Mais avec le temps, la fatigue et le découragement sont venus ; elle ne trouvait pas comment faire et ni moi ni les sages femmes n'avons trouvé le moyen de l'aider. Peut-être aurions-nous du la « coacher » plus tôt, peut-être y avait-il un mot, un geste à faire ?... Quoi qu'il en soit au bout d'heures de travail acharné avec le bébé qui ne sortait pas, il était bon de passer dans un autre lieu et de changer de méthode. Petite frayeur tout de même au moment du transfert vers l'hôpital, mais soutenue par le désir que tout aille bien.

Là, toute une équipe s'est occupée de nous; je n'étais plus du tout dans ma bulle, mais quand même je n'avais pas vraiment retrouvé ma diplomatie. Le personnel du CHU a été super; comme j'avais prévu d'accoucher à la maison et que le bébé allait bien, ils ont décidé de continuer à me faire pousser sans intervention médicale. Je me souviens avoir écrabouillé la main d'un jeune homme à coté de moi. Mon compagnon était là, et les 4-5 personnes du CHU présentes vraiment là aussi. J'étais très coachée, c'était chou, je crois que j'avais besoin de ça. Mais j'étais épuisée et réclamais, apparemment pas très diplomatiquement, que l'on me fasse une ventouse. Je voulais que mon bébé sorte...

Au bout d'un moment, ils me l'ont posé cette "p..." de ventouse... Et là, j'ai dû crier, insulter, que ça faisait super mal, qu'on me "défonçait le vagin"... Je ne savais pas ce que c'était une ventouse... En plus, elle a lâchée la première fois; on a dû recommencer; je crois que la gynéco n'était pas non plus très douce... Puis à un moment, mon compagnon m'a raconté cela après, ils ont observé le rythme cardiaque du bébé qui chutait, et là, ils y sont allés franco de la ventouse, m'ont fait une épisio, et tout le monde c'est mis à "crier" des : "Allez y madame ! Poussez ! C'est bien ! Lâchez pas !... etc.". J'ai poussé comme une folle, hors contraction; fallait que le bébé sorte; maintenant. Je ne savais pas les détails, mais c'était clair : c'était MAINTENANT. Et le bébé est sorti... C'est mon compagnon qui l'a recueilli et me l'a mis sur le ventre...

Quelle surprise que cette petite chose gluante et bleue sur moi... Puis son regard.. Quelques larmes.. On a dû me féliciter, m'informer de l'épisio, s'excuser qu'on ait dû intervenir... Mais tout était parfait pour moi! Ils avaient géré comme il fallait, toute l'équipe. J'étais heureuse; le bébé était là, en bonne santé. Il s'est mis à téter, pendant qu'on me recousait... J'ai quand même dû insister pour qu'on ne m'injecte pas de morphine pour être recousue! J'allais souffrir me disait le médecin!! Après les douleurs que je venais de vivre, ça me semblait vraiment pas nécessaire!! D'ailleurs, pendant les ventouses, j'ai quand même pris le masque avec gaz (hilarant?) pour atténuer les douleurs... Ça, je crois que c'était bienvenu en fait..

Nous n'étions pas préparé à ce qu'était une prise en charge à l'hôpital, à ce que la ventouse allait faire au crâne de notre bébé, à la pratique d'une épisiotomie en urgence, sans même nous demander ni nous informer. J'ai vu ce que Claire ne voyait pas. Je ne lui ai rien dit, sinon que tout allait bien, qu'il fallait qu'elle pousse, qu'elle allait y arriver, qu'elle allait faire sortir notre bébé. J'étais malgré tout très impressionné, un peu choqué par ce qui se passait entre ses jambes ; les manipulations sans ambages des gynécos, le crâne du bébé déformé par la ventouse. Confiance, confiance, tout va bien se passer, tout se passe pour le mieux...

Et finalement tout va bien.

Nous sommes rentrés tous les trois le soir même, tout allait bien, accompagnés d'une amie qui nous a aidé à gravir les escaliers de chez nous... pour notre première nuit en famille..

J'avais encore une sacrée énergie. Étonnant le dopage hormonal...! Ce n'est que les jours suivant que j'ai senti combien cela avait été physiquement engageant; je n'avais plus de force dans les bras, les jambes; l'entrejambe douloureuse...

Avec mon compagnon, nous avons pris le temps pour nommer notre enfant; on ne l'a déclaré en mairie que 2-3 jours après le naissance, bien que son prénom nous soit venu peu de temps après l'avoir rencontré... Il se prénomme Jean.

Je dois préciser que la séance de préparation à l'accouchement sur l'allaitement m'a bien servie en attendant la visite de la sage femme le lendemain!

J'ai repensé à la vision positive de la naissance que tu véhicules Martine... dans ces moments là, je crois qu'on est pas du prête à revivre ça! Maintenant, il en est déjà autrement... Même si je sais qu'il y a sûrement un petit travail à faire pour qu'une prochaine fois, peut erre, mon périnée puisse s'ouvrir... naturellement... que je puisse lâcher...

En tout cas, cette belle aventure continue, avec la découverte, chaque jour, de notre enfant, de la vie à trois...
Claire et le papa


Noémie le 23 juin 2015


J'ai enfin trouvé le temps de partager avec toi et les autres femmes ce beau moment de la naissance de Noémie. C'est une joie de partager ce que j'ai pu vivre car les témoignages des autres femmes m'avaient beaucoup apporté pendant ma préparation. C'est très riche d'entendre qu'ont vécu d'autres femmes et les petits "outils" qu'elles ont pu utiliser. Un grand merci à toi Martine pour tout ces petits conseils, ces techniques, cet état d'esprit par lequel tu nous guides pour se sentir prête à vivre pleinement cette mise au monde d'un petit être.

Ce qu'il faut savoir c'est que mes 2 précédents accouchements avaient été vécus de façon cérébrale avec beaucoup de désespoir au cours de longues heures (et mêmes jours) précédents l'accouchement. Cette fois je voulais partir sur une autre base, voir l'accouchement différemment et grâce à ta préparation, je suis arrivée très confiante en cette fin de grossesse, j'étais arrivée à avoir confiance en moi et mon bébé ce qui m'a donné l’énergie d'y croire le jour de la naissance.

Depuis 2 jours je sentais des petites préparations dans mon corps, le terme n’étais plus bien loin, j’étais donc rassurée de savoir que cela se préparait. Le lundi j'ai commencé à avoir quelques contractions espacées, non régulières et plus ou moins intense. J'en ai donc profité pour faire quelques exercices sur le ballon, d’élargissement du bassin, ce qui ne m'a pas empêché d'aller choisir le parquet (car nous sommes en plein travaux), de m'occuper de mes filles, je ne voulais pas penser "qu'à ça" car je sais d’expérience que ça pourrait être très long et ne veux pas m'épuiser ou me lasser : "et si c’était que pour dans 3 jours ?"

Jusqu'à environ 22h, les contractions sont toujours irrégulières mais peut-être un peu plus rapproché, je décide d'aller me coucher car on ne sait jamais, il faut que je me repose tant que je le peux encore. Je n'y crois pas du tout pour cette nuit. Le repos aura été de courte durée, impossible de m'endormir. L'intensité augmente d'un coup et se rapproche mais j'ai refusé tout le long de regarder la montre, ça m'avait beaucoup trop stressé lors des autres accouchements. Je me suis dit "je le sentirai bien quand il faudra partir". J'essaie quelques positions, je commence la respiration de la vague mais je n'arrive pas à la tenir très longtemps car l'intensité monte. Vers 1h du matin je prends une douche assise dans le bac de douche laissant couler l'eau sur mon ventre, c'est vraiment agréable (mais là je rêve d'une baignoire !), je respire profondément à chaque contraction et souffle très doucement. Je me sens bien à ce moment là, je laisse venir les contractions, je les vois arriver puis elles passent, je les vis une par une. Et je me serine dans la tête : "c'est la nature qui met au monde mon bébé" et je vis les choses vraiment différemment. En sortant de la douche je dis à mon mari qu'il faut partir à la maternité, même si c'est du faux travail. Arrivée à la maternité à 2h15, les contractions se sont franchement intensifiées, dès que j'essaie de lutter, j'ai vraiment mal, et au moment où je me reprend en lâchant prise, l'intensité diminue et la contraction passe. Cette fois j'utilise la technique du son "o" qui ne me quittera plus jusqu'au bout. Nous faisons les sons tous les 2 : ça m'a beaucoup aidé que mon mari les fasse avec moi. Là c'est un soulagement comme si je pouvais extérioriser ce qui se passe en moi.
La sage-femme m'examine et immense déception : dilatation à 2 "Madame, vous habitez loin ? Vous pouvez rentrer chez vous". Et voilà que ça recommence comme les autres fois. Pourtant je commençais à y croire. Le mental revient j'ai beaucoup plus mal, je désespère. Comment à ce rythme là et à cette intensité là je ne peux pas être plus dilatée ??? Maintenant j'ai les yeux fixés au monitoring. Heureusement que la sage-femme, avant de m'examiner, a eu la présence d'esprit de me demander si je souhaitais la péridurale : j'ai dit que j'aimerais éviter mais avec mon expérience, je ne voulais pas être déçue si je la prenais tout de même. Mais après cette annonce, je refuse donc de rentrer chez moi, c'est impensable car je ne peux plus bouger de ma position, je suis sur le côté et puis à ce moment là je me dit "il va falloir combien de temps pour être dilatée à 3 ou 4 pour pouvoir avoir la péridural car je ne tiendrai pas des heures dans cet état". Et le mental prend le dessus, j'ai du mal à revenir dans ma bulle. Le monitoring se passe et au bout de 45 min, je sens que j'ai une envie de pousser et à la fois je perds les eaux. On appelle la sage-femme, je suis vraiment angoissée par ce qu'elle va m'annoncer. Là, grande surprise : dilatation expresse : je suis à 7, elle veut m'emmener en salle d'accouchement car elle pense que ça va être très rapide. Je suis heureuse à ce moment là comme si j'avais gagné un marathon mais je reste un peu méfiante car à mon dernier accouchement la dilatation s'était bloquée à 7/8 pendant 2 heures. Mais je reprends confiance en moi. La sage-femme me dit : "bon là il faudrait se décider très vite pour la péridurale" puis enchaîne, "en fait ça tombe bien vous ne la vouliez pas, allez on y va, car ça ne va pas tarder". Elle aura vraiment bien fait de ne pas me laisser le choix car dans le doute peut-être aurai-je choisi de la prendre. Je continue toujours et encore les sons. Et moi qui pensais prendre le temps dans la baignoire, faire des massages, écouter de la musique de relaxation... parfois l’imprévu nous rattrape. Je passe en salle d'accouchement et de sentir cette envie de pousser me rassure. Je sens que ce n'est pas moi qui accouche, la nature accouche pour moi, je n'ai pas besoin de pousser, la poussée se fait toute seule accompagnée des sons. Je sens exactement où se trouve le bébé et il arrive très vite. Il est 4h, Noémie est posée sur moi. Je suis très émue, même euphorique de la voir. Je suis si heureuse que ce fut été si rapide, et sans péridurale. On est si bien tous les 3, c'est un moment magique.

Isabelle B


Jules le 25 juin 2015


Notre petit Jules est arrivé le 25 Juin 2015.
Je tenais à vous remercier pour les cours de Yoga qui m'ont énormément apporté: en préparation pour surmonter ma peur de l'accouchement et pendant le travail le jour J!
En effet, le travail a commencé le matin du 25/06. Cela tombait bien, sylvain (mon chéri était en vacances) et Martin (l'aîné était en vacances chez mes parents; la date du terme approchant...). Nous décidons de faire une petite balade en ville, direction le vieux campeur! Nous rentrons déjeuné tranquillement puis en début d'aprem; j'essaie de faire une sieste... Dans l'après midi les contractions se rapprochent et s'intensifient. Les postures sur ballon et la position debout m'aident à gérer ces contractions...ainsi que les exercices de respiration.
Vers 19h, on décide de manger un morceau car on sent qu'il va bientôt falloir aller â la maternité. Et là, très régulièrement (je ne me souviens pas le nombre de minutes) , je suis obligée de me lever, de respirer, de faire le mouvement de l'infini avec mon bassin pour faire passer la contraction. Sylvain commence à regarder sa montre et me dire qu'il ne va pas trop falloir tarder quand même! Alors je décide de prendre une petite douche bien chaude avant d'y aller! Le temps de prendre les dernières affaires: bouteille d'eau , fruits secs... Et on décide d'y aller!
En sortant de chez nous, j'ai le bonheur de croiser Réjane ( acupunctrice et amie qui m'a suivi pendant toute ma grossesse. Elle est aussi une ancienne sage femme.). C'est un signe! J'ai quand même un peu la trouille d'y aller. Réjane me rassure, me dit que tout va bien se passer et d'expliquer dés mon arrivée l'histoire de mon 1er accouchement et que je veux absolument pas revivre ça...
Arrivée à la mat'(20:30), il y a pas mal de monde ce soir là. On me demande si je peux patienter mais là, je sens bien que les choses se précisent et la sage femme voit bien que je gère très bien les contractions mais que le travail est bien amorcé! Â l'examen, le col est déjà dilaté à 6! Je suis assez fière d'avoir bien géré le travail pour le moment.
Ensuite tout s'enchaîne: on nous emmène en salle d'accouchement, je souhaitais une péridural déambulatoire donc l'anesthésiste arrive. Malheureusement, je n'aurais plus l'occasion de me relever avec la péridurale car le personnel est débordé et ils ne veulent pas que je me lève seule...
Vers 22:15, la sage femme revient, le col est dilaté à 9. La péridurale ne fait plus effet, elle rajoute du produit et appelle l'obstétricien.
Il commence à me faire pousser, puis me dit que je ne suis pas assez efficace, que le bébé doit sortir ( je comprends que sinon il utilisera du matériel...) alors je rassemble toutes les forces et là c'est bon, il a bien progressé. Ouf! Encore une ou deux poussée et voilà à 22:54, Jules est né!!!!
Il va bien et me voilà soulagée!!!
L'accouchement s'est bien passé!!!

Depuis notre sortie, Jules se porte bien malgré les fortes chaleurs...

Merci à Martine et Isaline pour vos cours qui m'ont été d'une grande aide....

Bonne continuation à vous,

Claire C

inconnu_1


Juliane le 9 juillet 2015


Je trouve enfin le temps pour mettre par mail le récit de mon accouchement. Ma petite Juliane est arrivée le 9 juillet (terme théorique 15 juillet).
Le mercredi 8 juillet je me réveille et après un passage au toilette, je vois du sang, panique à bord on part à la clinique, tout va bien, j’ai perdu le bouchon muqueux, le col est toujours fermé, court et mou. On passe la matinée à faire des courses, j’ai des contractions un peu douloureuses mais je ne prête pas attention, j’ai eu tout au long du 9ime mois des contractions et souvent elles étaient douloureuses donc je ne m’inquiète pas.
Le soir au diner, je n’ai pas beaucoup d’appétit et j’ai toujours mes contractions, je pars me coucher pour me reposer, je n’en parle pas à mon mari, pourquoi l’inquiéter surtout si c’est du faux travail. De 22h30 à minuit trente, j’ai des contractions toutes les 20min/30min gérables et j’arrive à m’endormir entre les contractions, de toute façon je me suis dis tant que je peux dormir autant dormir et garder mes forces et surtout ça veut dire que ce n’est pas encore le vrai travail!! De minuit trente à 2h30 du matin, les contractions sont toutes les 8 min puis 5min et là elles sont bien douloureuses, je reste allongée et je gère avec le souffle. Au début je faisais la respiration de la vague puis rapidement j’ai commencé à concentrer mon expiration sur l’utérus et sur la contraction, je me relâchais complètement entre deux contractions pour récupérer, respiration profonde et abdominale et je relâchais tous mes muscles (je pensais même à relâcher les muscles de ma mâchoire!!). Je visualisais mon col qui s’ouvrait comme une fleur. A 2h30 les contractions sont tellement douloureuses que je commence à émettre des sons les fameux O et Ammm que nous avons fait ensemble, et ça m’aidait beaucoup, pourtant pendant les exercices de yoga je n’étais pas fan des exercices de son mais pendant le travail ça m’a beaucoup aidé.
A 2h30 je décide de réveiller mon mari qui dormait dans une chambre à coté, il se lève d’un coup et comprend que c’est peut être le jour J (oui je n’étais toujours pas sûre moi même), il me prépare une bouillotte chaude et je continue à émettre mes sons à chaque contractions et à me relaxer entre chaque contractions. A 3h30 du matin, les contractions sont toutes les 5min depuis un moment, je decide de prendre un bain en me disant si ça ne s’arrête pas ça veut dire que c’est le jour J!! Le bain chaud est agréable mais les contractions sont toutes les 4min et toujours très douloureuses, je regarde ma montre il est 4h du matin, je sais qu’à la clinique les sages femmes changent à 7h et je me suis dit ça serait bien d’arriver pour 7h, pour pas avoir un changement d'équipe en plein milieu du travail mais je réalise qu’on doit partir parce que nous avons 40min de voiture avant d’arriver à la clinique, en plus nous habitons à la montagne (1000m) donc il y a les virages à gérer!!! 4h30 du matin on part, arrivée à 5h15 au parking de la clinique, mon mari a très bien géré la route et à chaque contraction j’appuyais fort sur son épaule, il ralentissait et moi je continuais mes cris (ou dois je dire mes hurlements??).
On arrive au parking, le veilleur de nuit me voit arriver, je m’arrête toutes les minutes pour crier il s’inquiète, appelle l’ascenseur et prévient les sages femmes à l’étage, mais je refuse de prendre l’ascenseur, ça va être l’escalier, je veux continuer à faire avancer le travail, arrivée en haut je vois la sage femme arriver avec une chaise roulante je souris et je lui dis que je veux marcher. En me voyant m’arrêter toute les minutes en criant, la sage femme (une jeune) s’inquiète et me demande si c’est mon premier enfant je dis oui et elle a l’air soulagé! elle me met un monito pour écouter coeur de bébé et m’examine rapidement et là elle me regarde d’un regard blanc et me dit, vous êtes à 9,5 de dilatation on part de suite en salle d’accouchement!! Victoire!! je voulais à tout prix gérer les contractions à la maison pour arriver au moins dilater à 5 à la maternité. Je demande la salle physio, et je confirme que je ne veux pas de péridural, la salle est chouette avec un grand canapé et plein de choses pour s’étirer, la sage femme me dit que je ne peux pas utiliser la baignoire vu que l’accouchement est imminent mais je ne la voulais pas, je voulais rester début et m’enraciner à chaque contraction, la poche des eaux se rompt je me mets à 4 pattes sur le canapé adossée à un ballon et je commence naturellement à pousser, la sage femme un peu paniquée me demande si j’acceptais d’accoucher plutôt sur le coté, j’ai compris que c’est plutôt le gényco qui allait pas tarder à venir qui prefere cela, je lui ai dit que j’étais prête à essayer mais que si ça ne va pas on revient à 4 pattes, elle était soulagée et m’a dit qu’elle me dira quand se mettre sur le coté, après 5 poussées à 4 pattes tout s’accélère le genyco arrive je bascule sur le coté, j’attrape mon pied et 3 poussée après ma petite est là!! Il est 6h19 du matin, 1h après notre arrivée à la clinique :) et pas eu besoin de changer d’équipe ;)
je peux vous dire que le souffle du yoga m’a énormément aidé à la faire sortir!! Ma puce a poussé deux cris puis elle a rien dit, elle regardait partout et elle était très calme, l’équipe médical était très étonné par son calme. Et d’ailleurs tout au long du travail son rythme cardiaque était stable. J’ai eu une déchirure superficielle de deux points et un accouchement sans aucune aide médical! Mon mari a pu voir notre petite sortir de mon corps et a été emerveillé, il en a longuement parlé après.
La delivrance s’est faire rapidement sans injection d’ocytocine ni rien (pourtant à la clinique ils le font systématiquement sauf pour les accouchements physio). Le genyco est venu me félicitait et j’oublierai jamais sa phrase “Madame je tenais à vous dire que je ne suis pas personnellement pour les accouchements physiologiques mais là vous m’avez impressionné, bravo”, la sage femme m’a demandé comment j’ai préparé mon accouchement et j’ai parlé de tes cours Martine, elle m’a dit qu’elle s’en doutait!
Durant tout le travail, et pendant les contractions, je parlais à ma fille pour l’encourager à descendre, pour lui dire que j’étais là pour elle, et pour qu’elle n’est pas peur, je me répétais aussi à moi les mots confiance et patience! A aucun moment je n’ai demandé la péridural et à aucun moment j’ai senti que je n’y arriverais pas, j’avais une confiance énorme en mon corps, en dame Nature.
Pour finir j’aimerais dire aux filles que mon accouchement n’était rapide que grâce à tout ce que j’ai mis en place depuis des mois. Ma mère a eu un accouchement long, avec péridural et dans ma famille nous sommes connu pour des accouchements longs, je ne suis pas non plus endurante (en temps normal) face à une quelconque douleur donc si pour moi ça été rapide, c’est surtout grâce :
  • cours de yoga à la maison tous les jours où je reproduisais ce que tu nous apprenais Martine
  • la meditation et la visualisation
  • le sport (je faisais quotidiennement du sport) surtout des squats
  • l’alimentation, j’ai diminué tous les produits animaliers et acidifiant et j’ai augmenté les fruits et légumes
  • un lâcher prise et une confiance dans mon corps et la vie, pourtant je suis quelqu’un de très cérébral
  • un mari qui m’a toujours soutenu et qui le jour J a su garder pied sur terre et être discret mais toujours présent

Enfin je voulais aussi dire qu’avant mon accouchement j’avais beaucoup de crainte quand au lieu où j’allais accoucher, je n’avais pas osé l’accouchement à domicile et la clinique que nous avons choisi n’était pas connu pour être dans le physio (clinique belledonne) et pourtant j’ai eu le plus beau des accouchements, ce n’est pas le lieu qui détermine mais bien vous, c’est votre accouchement, c’est votre corps, soyez confiante!
merci Martine pour tout, ton cours de yoga (et surtout tout ce dont tu nous enseignes) a été une lumière qui m’a permis d’épouser et d'accepter la douleur de l’accouchement, c’est sans aucun doute la plus belle des douleurs

Noha

inconnu_2



Sohan le 1er août 2015


Voici un mail pour partager mon expérience avec les futurs Mamans et te raconter mon accouchement, la naissance de Sohan, le 1er Août dernier par une jolie nuit de lune bleue à 3h51 du matin. Il faisait 4,090kgs pour 52 cm!
Au départ je voulais un accouchement physiologique, sans péridurale...

J'ai commencé à avoir des contractions dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet, c'était comme des douleurs de règles, de plus en plus fréquentes, toutes les 5 minutes environ, mais la douleur était supportable, et j'arrivais à gérer, notamment avec le souffle et en faisant des sons. Je n'ai pas réussi à m'endormir, j'ai donc été m'allonger dans le canapé (aussi pour ne pas réveiller Thomas avec mes Om!), la matinée s'est poursuivie sur le même rythme, des contractions régulières toutes les 5 minutes environ, plus ou moins intenses, comme des douleurs fortes de règles. Je faisais quelques exercices de yoga pour assouplir le bassin comme tous les jours, je me suis dit qu'avec le poids prévu pour mon bébé, ce serait toujours ça de fait, pour lui faciliter la descente, surtout s'il arrivait ce jour là. Je me suis demandée si je devais aller à la maternité, mais j'ai pensé à ce que tu disais, et qu'on sentait la différence entre la phase de prétravail et la phase de travail, qu'il fallait se faire confiance. Je me suis donc fait confiance, j'ai été marché une heure tranquillement le long de l'Isère. J'ai évité au maximum de regarder ma montre (pas facile).
Puis les contractions ont cessé progressivement dans l'après-midi. Thomas est rentré le soir à 20h30, et c'était le début de ses vacances de 2 semaines. 30 minutes après, à 21h00, les contractions ont repris avec une intensité et une fréquence assez fortes et violentes (on dirait que Sohan a attendu que son Papa soit à la maison et en congés!). J'ai essayé de nouveau les sons, mais cela m'apaisait moins. J'avais envie de pousser fort lors des contractions, qui se rapprochaient et s’intensifiaient de plus en plus. Il n'y avait que la position accroupie qui m'apaisait et me faisait me sentir bien, et parfois à 4 pattes. Je me suis dis : "ça y est, ça, c'est le vrai travail!". Je ne tenais plus à la maison, on a donc décidé d'aller à la maternité, heureusement Thomas s'est occupé des affaires, moi je passais mon temps à faire des "Om", me lever entre les contractions et m'accroupir lorsqu'elles arrivaient. Je n'arrivais plus vraiment à réfléchir ni à penser. Dans la voiture, impossible de rester assise, j'étais à moitié à 4 pattes/accroupie, les fesses vers le pare-brise! Arrivée à la maternité vers 11h, la sage femme m'a dit que j'étais dilatée à 4cm et qu'elle était étonnée pour une primipare (qui en général arrive à dilatation 1 ou 2). On est resté un moment dans la salle d'examen, Thomas me faisait des points d'acupression (méthode Bonapace), et je faisais la respiration de la vague pendant les contractions, en me disant "la nature travaille et sait ce qu'elle fait", "ton corps sait ce qu'il fait", "ait confiance". Puis les points de pression ne m'aidaient plus et avaient tendance à me contracter encore plus, alors j'ai continué seule à faire la respiration de la vague. Je pensais aussi à ce que tu disais et depuis le début du travail, je me plongeais dans les sensations que je ressentais, en imaginant ce petit bébé qui allait vers la sortie avec chaque contractions, je me laissais envahir complètement par les contractions, j’essayais de surfer avec. Puis j'ai eu de plus en plus de mal à tolérer les contractions, la sage femme est venue, et sa voix douce et apaisante qui me disaient "c'est bien, respirez, soufflez doucement, pensez à un endroit où vous êtes bien" m'a fait beaucoup de bien, je l'ai mémorisée et repassée en boucle dans ma tête, ce qui m'a permis de passer encore quelques contractions. Puis j'ai été mise dans la salle nature, dans la baignoire, ce qui a permis une bonne détente entre les contractions, mais pas de changement pendant les contractions. Puis j'ai commencé à avoir un peu trop chaud, et je n'arrivais plus à détendre mon corps, les contractions devaient de plus en plus intenses et violentes, j'avais l'impression de ne plus avoir de temps de détente entre, j'ai vomi 3 fois de suite et j'étais vraiment épuisée, j'ai donc demandé la péridurale, j'étais désespérée, la sage-femme est venue m'examiner et m'a dit que j'étais dilatée à 7, que la péridurale pouvait mettre 1h à faire effet. Je me disais que je n'y arriverais jamais, que je ne tiendrais jamais 1 heure et que mon corps allait lâcher avant! J'ai donc eu droit à la péridurale, la douleur a cessé rapidement, je ne sentais plus les contractions, mais rapidement la sage femme et la gynéco sont venus dans la chambre, le rythme de Sohan avait baissé à la suite de la péridurale et d'une grosse contraction qui ne passait pas. Son rythme ne remontait pas, elles ont parlé de césarienne si ça se poursuivait ainsi. Là tout de suite, j'ai énormément culpabilisé d'avoir demandé la péridurale, et de l'avoir mis en danger, j'avais les larmes aux yeux et ommençait à paniquer. J'ai eu droit à du spray pour diminuer la contraction, qui m'a ensuite fait partir en hypotension, j'ai donc eu droit à un autre médicament pour remonter ma tension (je me sentais partir, Thomas m'a aidé à garder les yeux ouverts). Puis la gynéco m'a dit que j'étais dilatée à 8, elle a percé la poche des eaux et a massé le crâne de Sohan pour le stimuler. Moi je me suis dis "accepte ce qui arrive, on va y arriver tout les deux, allez Sohan, reprends ton rythme, ça va aller, on va le faire ensemble cette naissance, on va y arriver sans césarienne". Son rythme a récupéré, puis tout le monde est parti. Je n'ai eu qu'une dose de péridurale pourtant! Je ne sentais plus les contractions mais assez vite j'ai été à dilatation complète et j'ai ressenti une très grande envie de pousser, je sentais sa tête et sa pression dans mon bassin, alors je n'ai pas pu faire autrement que de pousser. La sage-femme a à peine eu le temps de s'installer. Il est sorti assez rapidement, avec de beaux cris, j'ai eu la chance de l'avoir tout de suite en peau à peau pendant plus de 2 heures et on a attendu que le cordon cesse de battre avant de le couper (comme je l'avais demandé). Je n'ai pas eu d'épisiotomie, juste deux petites déchirures superficielles avec 2 points (ce qui a étonné les sages femmes vu son poids et mon petit gabarit). La sage femme m'a dit que j'étais faite pour accoucher et que j'avais dû avoir une superbe préparation à la naissance (alors merci Martine et aux autres professeurs!)
Après tout ça, et avec réflexion, je crois que lorsque j'ai vomi et que j'ai demandé la péridurale, ça signait probablement une accélération de l'accouchement et la fin qui approchait, et je me suis dis que je ce moment de désespoir intense, était celui dont tu nous parlais qui arrive avant la fin du travail. Thomas était un peu dépassé, et les sages-femmes avaient beaucoup de travail (donc étaient peu présentes), et je n'ai pas réussi seule à passer ce cap, pourtant je pense qu'il ne manquait pas grand chose. Enfin tout a bien fini, et on est ravi avec Sohan. Je suis très contente d'avoir appris qu'il y a un projet de maison de naissance à Grenoble, je pense que le soutien d'une sage-femme qui nous aide et nous accompagne pendant l'accouchement est très précieux.

Voilà pour mon expérience, merci encore pour tout, et beaucoup de belles choses pour toutes les Mamans. Et peut être à bientôt.
Devi

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Maé le 19 septembre 2015


Bonjour Martine, et toutes les futures maman du cours de yoga.
Je vais vous raconter le magnifique accouchement de notre petite Mae. Pour le contexte, j'ai déjà un petit garçon de 3 ans 1/2, l'accouchement pour lui avait été long car j'avais perdu les eaux, ils avaient dû au bout de 18h me déclencher par ocytocines et ensuite la poussée avait été compliquée car je ne sentais rien...Je n'avais pas aimé la sensation de ne plus sentir mes jambes, de ne pas pouvoir me lever... Je n'avais pas envie de revivre la même chose, je voulais un accouchement sans péridurale pour pouvoir sentir, gérer les choses et vraiment accompagner mon bébé. Nous avons décidé de faire appel à une sage femme libérale qui fait des accouchements en plateau technique, elle m'a suivie tout au long de ma grossesse et pendant l'accouchement de chez moi à la maternité.
Le vendredi 18 je me sens différente, le bébé est vraiment descendu, je marche bizarrement et ça me pèse dans le bassin (le lâcher-prise du cours de yoga de jeudi a peut être fonctionné...).Mon compagnon m'avait offert a 18h un massage du corps de 1heure pour femme enceinte, au bout de 20 minute de massage, je ressens une contraction, j'essaye de ne rien faire paraître même je sens mon ventre se durcir et mon visage devenir rouge écarlate, je respire et laisse passer. Puis une autre 20 minute après, les contractions s'installent toutes les 20 minutes, je sens que ce ne sont pas les mêmes que d'habitude. Je rentre chez moi, dans la soirée on se pose la question est-ce qu'on fait garder le grand ou pas, mais on décide d'aller tous dormir, on verra bien pendant la nuit. La nuit se passe les contractions ne sont pas très régulières entre 10 et 20 minutes, j'arrive à dormir entre les contractions. Le matin on se lève j'ai l'impression que rien n'a changé toujours toutes les 20 minutes mais mon conjoint décide d'amener notre fils chez ses grands parents car il faut 1h30 pour faire l'aller retour. Quand il part vers 10h, j'ai l'impression que le temps entre les contractions se rapproche, toutes les 10-15 minutes, je fais le mouvement de la vague debout entre les contractions, je fais quelques exercices de yoga pour étirer le bassin et lorsque la contraction arrive je reste debout pour souffler et faire juste des petits mmhhh..Je prends une douche pour voir si ça passe, mais rien ne change, je sors et ça s'accélère toute les 5 minutes environs. J'envois un message à mon conjoint pour lui dire de ne pas tarder. Je gère les contractions en restant debout, toujours avec le mouvement de la vague entre chaque contraction, la douleur est intense je suis obligée de faire des sons plus fort, je fais surtout le OOOO... Mon compagnon arrive, je lui dis qu'il faut appeler la sage femme, il l'appelle pour lui dire que j'ai des contractions assez rapprochées toutes les 5 à 3 minutes. J'essaye une autre position allongée mais alors là, c'est horrible!! Je me sens bien que debout car j'ai l'impression de mieux gérer mon souffle. La sage-femme arrive, elle m'examine directement, je suis dilatée à 4 cm, on décide de partir directement à la maternité de Voiron pour que le voyage ne soit pas trop dur. Je me mets à l'arrière de la voiture, j'essaye de rester debout les mains sur le dossier du siège mais a chaque virage c'est horrible, le trajet a été difficile car je ne pouvais pas gérer correctement. Arrivée là-bas je m'arrête toute les minutes pour faire des OOO lors des contractions, ma sage-femme les fait avec moi et me dirige pour que le OOOO reste bien grave et long, elle me masse au niveau du sacrum en même temps. Je suis dans ma bulle et me concentre que sur les OOO, la douleur est très intense. On va en salle d'accouchement vers 13h30 et on fait un monitoring pendant 30 minutes. Les contractions sont tellement fortes que j'ai froid, j'ai des frissons partout et mes jambes ont du mal à me tenir, mon conjoint me masse le sacrum, je fais toujours des OOO... Après le monitoring, la sage femme m'examine je suis à 7 cm, elle me change de position pour faire descendre le bébé dans le bassin et soulager mes jambes. Je me mets a genoux sur le lit avec un coussin entre les fesses et les pieds, les bras appuyés sur le ballon devant moi pour faire des mouvements avec le bassin. Mais lorsque la contraction arrive, je crie" je suis pas bien", je me relève alors et me remets à la verticale à genoux les mains appuyées sur les cuisses, c'est beaucoup mieux comme ça. Je remets mes mains sur le ballon entre les contractions pour pouvoir lever mes fesses et bouger le bassin. La sage femme part faire des papiers elle me dit "si tu sens que la poche des eaux lâche, ne retiens rien laisse aller, n'aies pas peur!". les contractions sont très difficiles à gérer, j'ai l'impression de ne plus y arriver, je ne pense pas à la péridurale mais j'en peux plus, j'essaye de rester concentrée mais la douleur est si forte que mes OOO finissent par AAhhhh au moment du pic d'intensité. A 14h20 la poche se perce, je ne retiens rien et ressens même un soulagement. La prochaine contraction n'est plus du tout pareille ça pousse; alors je dit à mon conjoint "ça pousse appelle la sage-femme", il cherche le bouton ne le trouve pas alors il sort en disant "ça pousse vite". La sage femme arrive, elle enlève le linge salle pour nettoyer mais là je lui dis "elle arrive"! Elle a juste le temps de mettre un gant, la petite Mae glisse hors de moi en 1 minute. j'ai l'impression de ne pas avoir eu mal pendant la descente du bébé dans le bassin, même si mon conjoint m'a dit que j'avais poussé un cri très fort comme si j'étais très énervée, mais je ne m'en souviens même pas. J'ai l'impression de ne pas avoir poussé une seule seconde, la contraction a fait le travail toute seule. A 14h27 Mae est née, elle était toute calme et n'a pas pleuré avant de longues heures, elle était toute sereine.
Je pense vraiment que les exercices d'étirement du yoga que je faisais presque tous les jours durant le dernier mois ont vraiment aidé mon bassin à se préparer. J'ai pris aussi de l'homéopathie durant le dernier mois et pendant le début de l'accouchement pour favoriser un travail efficace et rapide.
Je ne pouvais pas espérer un meilleur accouchement, c'est aller vite, je suis arrivée à m'enivrer, a accepter et a ne pas me bloquer lors des contractions (enfin sur la majorité). J'ai eu quelques pensées sur le fait que je n'allais pas y arriver mais très rapide car je revenais toujours au moment présent.

Je te remercie pour tous ces exercices et ces conseils précieux, le yoga m'a surtout appris à connaitre mon corps et de ne pas avoir peur.
célia

Naître en Yoga 2013/14

Benjamin le 16 août 2013


Benjamin est né le vendredi 16 aout à 17h30. Le terme était le 22 aout. Les contractions régulières, toutes les 5-10mn ont commencé le vendredi à 3h, mais depuis mercredi déjà je sentais que les contractions (j’en ai eu depuis le 5eme mois de grossesse) s’étaient modifiées, elles étaient dans le dos cette fois, pas super douloureuses mais un peu inconfortables comme des douleurs de règles, et pas régulières. Je pensais que le bébé arriverait pour le 15 aout, qu’il choisirait un jour férié comme anniversaire
 J mais non ! En allant au lit jeudi soir j’avais d’ailleurs dit à Benoit que si le lendemain ça ne s’était pas accéléré j’appellerais les sages-femmes à Belledonne car je commençais à être un peu inquiète.
Bref à 2h30 je me lève car la position allongée n’était plus supportable. Je commence à regarder le délai entre 2 contractions, ça variait de 5 à 10 mn. Je reste au salon et commence à chercher des positions qui me soulagent, mais j’ai du mal à trouver. Et puis en fait je suis surtout fatiguée et j’aimerais dormir alors je m’allonge sur le canapé, je comprends vite que ça ne le fera pas …Benoit se lève mais je lui dit d’aller se recoucher et de prendre des forces pour le lendemain
 ! entre 3h et 5-6h je gère mes contractions toute seule avec le ballon notamment et un ou deux bains qui me font beaucoup de bien. Ensuite Benoit se lève et on commence à songer à la suite, à cette journée ou nous allons devenir parents et voir la tête de notre petit bout et le tenir dans nos bras ! Mélange de peur et d’excitation. On essaie de rassembler nos esprits et de finir de préparer nos affaires pour partir. Bizarrement on ralenti le rythme fortement, enfin surtout moi. Je n’arrive plus à faire grand-chose car les contractions sont parfois très rapprochées donc je mets beaucoup de temps à me préparer. Je prends un léger petit déjeuner histoire de voir si je le tiens. Nous partons vers 7h45, on fait une pause à ma boulangerie préférée car je me rends bien compte que mon estomac a encore faim ! et je sais qu’à la clinique ils ne me donneront rien, donc je fais mes provisions pour la dure journée de labeur qui m’attend…
Nous arrivons à la clinique Belledonne vers 8h (je ne voulais pas arriver avant pour éviter le changement d’équipe). Une sage-femme nous accueille (celle qui nous suivra jusqu’à l’accouchement)
  et je lui dis que je suis à terme et que les contractions sont régulières depuis un bon moment. Je suis un peu refroidie car elle ne semble pas super aimable au premier abord…pas un sourire, un peu froide et « robotisée ». Là je me dis aie aie aie, ça va être compliqué … heureusement que je me suis préparée à fond. J’ai beaucoup lu les récits sur le site de Martine et sur internet, etc. J’ai besoin d’avoir fait le tour de la question! Bref elle nous installe en salle de pré travail, m’examine (me fait mal...rrr à croire que les femmes sont moins douces que les hommes, mon gynéco ne m’a jamais fait mal…) et me dit que mon col est ouvert de 4 cm. YES ! là je me dis que j’ai bien fait d’attendre car ça va durer encore un peu. A raison de 1 cm par heure, j’en ai pour jusque 14-15h … Elle me demande comment j’envisage les choses. Donc là je me souviens qu’il n’y a qu’une salle avec un monito wifi donc un seul accouchement à la fois avec péridurale déambulatoire possible. Donc je lui dit de suite que je souhaite retarder le plus possible la pause de la péridurale pour rester active mais que je ne suis pas du tout anti-péridurale, et que dans tous les cas je souhaite essayer en première intention une péridurale déambulatoire. Elle me dit ok pas de souci. Elle me branche le monito pendant ¾ d’heure. Tout va bien, on peut voir le rythme et l’intensité des contractions. Je ne comprends pas tout mais je vois bien que le rythme du cœur du bébé est extra régulier et qu’il ne souffre pas et je comprends vite ce que veut dire le chiffre qui bouge quand il y a une contraction : plus il grimpe plus ça fait mal …
La SF m’apporte un ballon, et je commence à chercher ce qui me convient, les mouvements de l’infini c’est top, et puis franchement ça m’occupe
 ! et je me dis que j’accélère les choses (enfin j’espère …). Je mange quand j’ai faim, car j’ai faim ! malgré la douleur. La douleur d’ailleurs reste gérable pour le moment. J’oscille entre le ballon avec des huits de chiffre, je marche, etc. La SF vient nous proposer une douche…je suis perplexe mais je lui dit ok pourquoi pas. Et bien j’ai été inspirée !! Je ne peux pas l’expliquer mais c’est le pied, ça attenue drôlement la douleur et/ou la force des contractions, je suis assise dans la douche sur le ballon avec l’eau qui coule pendant…bien ½ heure ¾ d’heure… j’ai dû vider le ballon d’eau chaude lol un peu honteuse du gâchis d’eau mais ça fait tellement de bien !
La SF vient nous chercher, elle me remet le monito pour ¾ d’heure, et on recommence le ballon et les positions qui vont bien, notamment accroupie les mains accrochées au lit. Benoit me masse un peu le dos aussi. La SF n’est pas très causante… Alors je me lance, je lui demande comment faire pour la péridurale, je me demande si je ne devrais pas la demander maintenant. Elle me dit que si tout va bien je peux continuer ainsi, elle me dit de me faire confiance… bon ok je vais essayer ca
 ! Le monito est toujours bien donc on débranche et on retourne à la douche pour mon plus grand plaisir ! il semble que les salles d’accouchement soient toutes pleines, mais les salles de pré-travail sont calmes, et ça se précisera le soir lors de l’expulsion, je suis la seule, toutes les autres salles sont vides. Donc re-douche avec le ballon, etc pendant 1h environ.
Puis retour en salle de pré-travail. Le gynéco passe me voir, ce n’est pas celui qui m’a suivie car il est en vacances, mais c’est son associé, il a l’air confiant lui aussi et me dit que de toutes façons on peut poser la péridurale même lorsque le col est dilaté à 9. Bon wait and see.. La SF revient m’examine, col dilate à 6. Petite déception car il doit être 11h-midi environ. Je me dis encore 4 heures au moins
 L. Elle me re-branche le monito. On rediscute de la péridurale car je commence à m’inquiéter …et je sens que les contractions s’intensifient, j’ai peur d’arriver trop fatiguée pour la poussée. Elle me dit de ne pas m’inquiéter et que si j’arrive jusqu’à la poussée sans péridurale, j’aurai fait le plus dur et que je trouverai forcement les ressources nécessaires le moment venu ! bon si elle le dit … je lui fais confiance. Je suis donc branchée, Benoit part manger et revient ¾ d’heure plus tard. Je commence à douiller sérieusement … à chaque fois que le monito dépasse les 100 je sais que je vais douiller…je commence à danser sur place quand j’ai de grosses contractions, et à remercier le ciel quand ça ne dépasse pas 100 J. Je suis souvent accroupie avec les mains accrochées aux cotés du lit. La SF revient et re-propose la douche, c’est reparti ! mais cette fois la douche ne fais pas grand-chose, j’ai vraiment mal et ça ne me calme pas tellement. Retour en salle de pré-travail, il doit être 14h environ, la SF me dit que le col est à 8cm…là je suis encore déçue …et je commence à me plaindre car j’ai très mal et je ne gère plus. Cette fois je veux qu’il arrive vite ! elle me dit qu’on va passer en salle d’accouchement.
On arrive en salle d’accouchement vers 15h30. Benoit ne peut plus rien pour moi…j’ai très mal, mais je marche car c’est la seule chose qui me calme un peu et m’occupe l’esprit. On prend possession des lieux. C’est très chouette, grand, avec une fenêtre sur l’extérieur, il fait beau c’est agréable. Vers 16h ou 16h30 le gyneco vient m’examiner, je suis toujours à 8, et le bébé s’est retourné il a son dos dans mon dos, il me dit que c’est pour cela que le travail n’avance plus et que j’ai si mal. Il perce la poche des eaux (j’avais perdu le bouchon muqueux dans la matinée), pas douloureux du tout, même agréable de sentir cette eau chaude couler
 J . Il me dit que nous pouvons encore poser la péridurale si je le souhaite. Je ne sais pas quoi faire et ne suis plus vraiment apte à réfléchir … il me dit donc qu’il revient dans une demi-heure et qu’il sera encore temps si je le souhaite. Pendant ce temps je me mets à 4 pattes pour que le bébé se remette dans le bon sens et la SF me propose du gaz hilarant pour atténuer mes souffrances. Elle a été bien inspirée car les contractions se sont encore intensifiées avec la poche des eaux qui est percée. Elle m’explique que je dois prendre le masque de gaz lorsque je sens la contraction arriver, et relâcher quand elle est au pic. J’essaie quelques fois et voyant que ça ne me soulage qu’à peine, je reste un peu « branchée » sur le masque car je n’en peux plus…et là je ne sais pas bien combien de temps cela a duré. Benoit était là, seul avec moi et ne savait pas trop quoi faire, s’il devait ou non m’enlever le masque. Je commençais à délirer sévère…mais au moins je n’avais plus mal ! il me l’a enlevé une fois puis je l’ai repris. La SF est venue me mettre mon bracelet d’identification, je délirais complet, je rigolais, mais ça ne l’a pas inquiétée. Au final, je n’ai donc pas demandé la péridurale. Vers 17h le gyneco, la SF et la puéricultrice sont en place pour la poussée. Je pousse pendant 2 contractions. Le gyneco et la SF m’expliquent comment faire mais je ne suis pas très efficace. En fait, visiblement ils ne s’en sont pas rendus compte mais je n’étais pas encore totalement avec eux…je n’étais plus dans mes délires mais j’étais juste un peu absente.. pas terrible à ce moment précis ! c’est difficile à expliquer car j’entendais très bien ce qu’ils me disaient et je leur répondait très bien mais je n’étais pas à 200% comme j’aurais dû l’être. Apres avoir poussé pendant 2 contractions, je commence donc à reprendre « vraiment » mes esprits et je leur demande ou on est si le bébé s’est retourné, combien de fois j’ai poussé etc… c’est dire à quel point j’étais « absente ». Bref à partir de ce moment-là je m’y mets à fond ! Le gyneco me demande plusieurs fois si je sens le bébé descendre, mais je ne le sens pas vraiment : ?, est-ce la douleur qui m’anesthésie ?? car pourtant il descend. Je ne cesse de leur dire que j’ai mal, que je n’y arriverai pas, et je le pense vraiment. J’ai la sensation que je suis inefficace. Ce qui se révèlera vrai vu le nombre de vaisseaux sanguins qui ont craqués sur mon visage…J’avais beaucoup de traces après l’accouchement, estompées en quelques jours. Je regarde la pendule qui avance et le bébé qui n’est toujours pas là. Je suis inquiète car je ne sens pas de progrès (même s’il y en a dixit le gynéco) et je sais bien qu’il ne faut pas que ça dure trop longtemps, et qu’en plus sans péridurale, il n’y a pas beaucoup de « solutions d’aide ». J’ai peur pour le bébé. Le gynéco décide d’utiliser la ventouse, j’ai un peu peur mais je suis aussi soulagée car je pense vraiment que je n’y arrive plus…Là je ne me souviens pas combien de fois j’ai poussé mais pas beaucoup, et voilà le bébé qui arrive. J’ai arrêté de pousser pour que le médecin dégage les épaules, puis il a sorti le corps du bébé, j’ai eu la sensation qu’il était interminable, très grand, mais non c’était dans ma tête, il est juste dans la norme, 51 cm. Je tends mes bras et le prends sous les épaules pour le glisser sur moi. J’en suis bouche bée, ce petit être tant attendu qui est là à présent, il est 17h38. Benoit était en train de prendre des photos mais le médecin le rappelle à l’ordre pour couper le cordon J. On est un peu débordés dans ces cas-là, on ne sait pas quoi faire et on ne veut pas gêner. Le cordon est coupé. Bébé est sur moi. Je ne vois que le haut de son crâne, mais je sais qu’il est trop mignon. Sa peau est foncée il faut le temps que la circulation s’active, mais il est tout propre, tout beau, le plus beau bébé du monde, bien sûr ! On est tous les 2 un peu sans voix…on l’admire, il ne crie pas, mais nous ne sommes pas inquiets. Le gynéco s’occupe du placenta et du reste. Je n’ai pas eu de déchirure ni épisiotomie, autant dire que pour un premier accouchement c’est plutôt royal… ! Il faut lui donner un nom à ce bébé ! Nous hésitions encore entre 2 prénoms mais nous avions une préférence pour Benjamin, on regarde sa petite bouille et on décide que oui Benjamin ça lui ira bien J. La puéricultrice le prend pour l’essuyer un peu et le peser, 3.240kg. Il pousse son premier petit cri, tout timide…c’est émouvant. Le gynéco nous prend en photo tous les 3, et tout le monde s’éclipse…  nous voilà seuls tous les 3. On est un peu gauches et on n’ose pas trop manipuler ce petit être. C’est rigolo il fouine et cherche le sein. Il a sa première tétée. Il ne dit rien. Nous non plus, on commence à réaliser… que d’émotions ! Nous restons ainsi probablement une heure. Puis la puéricultrice vient s’occuper de Benjamin et l’habiller. Le gyneco et la sage-femme reviennent voir si tout va bien. La sage-femme me demande ce que j’ai pensé de l’accouchement sans péridurale, si je ne regrette pas. Je lui dis que non, que je me suis laissée porter… Elle me dit en avoir discuté avec le gynéco et qu’ils pensaient que ce n’était pas forcément une bonne idée d’avoir une péridurale juste avant la poussée, ils pensaient que j’aurais été probablement déçue si je l’avais prise, car j’avais tout senti jusque-là et tout géré et j’aurais probablement perdu un peu la maitrise de mon accouchement avec la péridurale, c’est pour cela qu’ils ne m’ont pas trop poussée à la demander. Et au final ils ont bien fait ! même si la douleur était intense, on oublie vite, et la récompense est telle ! La sage-femme n’était pas spécialement chaleureuse, mais pas désagréable non plus, elle faisait juste son job et tout s’est très bien passé. Bon enfin quand elle m’a dit que j’aurais fait le plus dur si j’arrivais à la poussée sans péridurale, c’est pas vrai ! le plus dur pour moi a été l’expulsion, mais je ne regrette rien J

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Élise le 8 septembre 2013


J’ai eu de grosses envies de pleurer pour pas grand chose vendredi soir et j’ai lâché prise devant les enfants samedi matin. Je les ai rassurés en leur disant que «
 Bubulle » - comme ma fille puis nous tous l’appelions durant la grossesse – allait surement pointer son nez très bientôt et je leur rappelais que l’on pouvait maintenant compter sur les doigts de la main son arrivée. Le temps étant mitigé, nous avons décidé d’aller nous balader tant qu’il faisait beau en partant à pied de la maison, les enfants en vélo et draisienne. Nous nous sommes arrêtés dans plusieurs parcs pour les enfants et pendant qu’ils jouaient, je me suis machinalement mise à faire quelques exercices de yoga dans l’herbe (notamment ceux où en position allongée sur le côté on fait des cercles et huit et puis, en position assise, le papillon et l’écartement des ischions, plutôt l’ischion gauche d’ailleurs ; la position du héro m’étant un peu inconfortable en fin de grossesse, je la pratiquais peu et à la maison uniquement).
Samedi après-midi, après une petite sieste en vue de la soirée qui nous attendait (les 30 ans d’un copain, dernier rendez-vous important sur mon agenda après la rentrée de ma fille et la rentrée yoga
 !), Alice et Olivier dormant encore, nous nous sommes mis à poursuivre tout le petit bricolage qu’il nous restait en vue de la venue de « Bubulle » (montage du lit notamment). Olivier se réveilla rapidement mais nous aida à bricoler. Mon compagnon Pascal trouva l’occasion de nettoyer les vitres avec un chiffon humide qui lui avait servi pour autre chose. De mon côté, j’ai plutôt eu envie de faire la poussière ce que je ne fais jamais ! J’ai donc passé environ trois heures en position accroupie pour bricoler, ranger, nettoyer… et taquiner mon Pascal et mon Olivier, Alice dormant toujours … A ce moment, pas de douleurs de règles classiquement ressenties avant le début des contractions, mais comme un début de sciatique dans les fesses et les cuisses (je n’ai pourtant pas eu de sciatique derrière !).
Certaines petites choses m’ont aidé à me retrouver dans un réel état de bien-être
 : le souvenir des immenses peupliers du parc de la nounou qui, la veille au soir, balayaient le ciel de leur cime ; les cloches de l’église du village qui résonnaient cet après-midi pour un probable mariage ; le calme de mon fils qui bricolait avec nous ou s’en retournait jouer aux voitures à sa guise, rigolo comme tout avec l’attitude sérieuse qu’il prenait en bricolant, vêtu d’un simple slip et de ses « Crocs »; le temps de plus en plus maussade qui nous « autorisait » ce « voyage » à l’intérieur de chez nous... nous, dès qu’on le peut dehors…
Depuis le début de la grossesse, j’étais bien en position accroupie, ce qui était été d’ailleurs pour moi une position de tous les jours adaptée à la taille de mes enfants.
Instinctivement, nous nous activions ainsi dans les derniers préparatifs, attendant qu’Alice se réveille pour sortir.
La soirée en compagnie d’une douzaine d’amis fut très sympathique. L’orage nous a cependant fait annuler le barbecue prévu au marais de Montfort et la soirée passée à l’intérieur a surement était moins fatigante. On s’est cependant couché à 1h du matin ce soir-là
 ! En rigolant, je disais à mes amis que j’ouvrirais les portes à « Bubulle » demain et que j’étais contente de pouvoir passer la soirée avec eux ! Je me suis cependant attachée à rester présente à mon bébé toute la soirée, mais c’était plutôt facile puisqu’avec les copines, on parlait « bébé » ; alors qu’il y a quelques années, on parlait systématiquement « montagne » !
A environ 4h du matin, je fus réveillée par des contractions non douloureuses mais toutes les 15 minutes environ qui me firent rapidement m’installer sur le côté droit (côté sur lequel j’étais bien pendant la grossesse
 ; côté du dos de « Bubulle »). A chaque contraction, je levais la jambe gauche pour faire des cercles, des huit, écarter mon ischion gauche et entre deux, j’essayais de dormir, comprenant bien que notre « Bubulle » toquait à la porte. J’avais faim mais j’ai du tenir au lit jusqu’à environ 6h30 sur ce rythme pour tenter de me reposer un maximum (les naissances d’Alice et d’Olivier ayant eu lieu environ 20h après ces mêmes premières contractions non douloureuses, je voulais être en forme jusqu’au bout !).
J’ai eu ensuite besoin de me lever pour gérer certaines contractions, maintenant un peu plus rapprochées. Tout le monde dormait à points fermés dans la maison, j’essayais donc d’être discrète. En fait, j’ai repris le rangement de la veille, préparatif de la chambre du bébé, mis en évidence les affaires nécessaires pour Cécile, la sage-femme, pour moi (ballon, coussins, taies de traversin pendues à des «
 spits » plantés au plafond pour m’étirer…), préparé un petit sac « maternité » en cas de transfert, enfin un grand dans lequel je n’ai pas mis grand-chose dedans… Les positions debout ou accroupie me suffisaient. Je ne ressentais pas encore du tout la nécessité d’être plus accompagnée par mon compagnon ou Cécile. J’étais bien à déambuler doucement dans la maison, à écouter sommeiller les miens, à surprendre les premiers chants d’oiseaux, et le chant de la pluie qui tombait à verse. J’ai même visualisé mon bébé « Bubulle » descendre à la manière de cette averse…
Vers 7h30 je pense, j’ai eu envie de tenter de me reposer de nouveau un peu. Mais ça ne suffisait vraiment plus de seulement lever la jambe sur le côté, il fallait que je sois en position verticale.
Les contractions étant tout à fait gérables en position debout et accroupie, je suis allée prendre une douche vers 8h, ce qui a du réveiller mes loustics. Ma fille est sortie de leur chambre en se précipitant vers la nôtre et en criant
 : il est où « Bubulle » ? Je lui expliquais qu’il serait probablement là dans la journée mais qu’il n’était pas encore sorti de mon ventre et qu’il allait falloir réveiller papa (qui dormait comme un loir !). Olivier m’affirma que « Bubulle » allait arriver mais « demain » et me réclama « un câlin » ce qui veut dire chez lui « un câlin à côté de moi allongé dans mon lit Maman ». Nous voilà donc dans leur chambre, Alice dans son lit et moi avec Olivier dans le sien, allongée. Nouvelle tentative de repos sur le côté. Difficile. A chaque contraction, je levais la jambe gauche en faisant des cercles et des huit et je disais à mon fils « serres moi fort fort fort !» pour ne pas vocaliser. Je commençais en effet à ressentir le besoin de « faire la baleine » (ça faisait quelques semaines qu’ils m’appelaient tous « la baleine » et que je m’amusais à l’imiter, c’était au moins clair pour eux !).
J’entendis sonner 9h
 ! Ouf, je réussis à les motiver pour aller réveiller leur père…
Dès que je me suis levée, j’ai eu l’impression d’un coup d’accélérateur des contractions
 ! Elles arrivaient deux par deux (deux très rapprochées, temps de repos, deux à nouveau très rapprochées…)! Et « Bubulle » avançait dans mes reins ! Cependant, je voulais que Pascal juge par lui-même et je lui ai laissé le temps de se réveiller… plutôt doucement… comme un dimanche… Je n’avais pas du tout envie de calculer, de nous presser. Je l’ai donc laissé faire pendant le petit déjeuner. J’avais faim, il me fallait des forces, j’ai déjeuné debout en gérant plus ou moins bien les contractions.
Pascal me fit la remarque que mes contractions étaient quand même rapprochées. Nous décidâmes de mettre un SMS à Cécile vers 9h30. Pascal lui indiqua que la naissance serait à prévoir pour le début d’après-midi. Cécile nous répondit tout de suite qu’elle se tenait prête et attendait de nos nouvelles
 !
Je cherchais maintenant «
  LA » position la mieux adaptée pour moi.
Le lit était trop haut (pas le temps d’escalader
 à chaque contraction !), la position couchée sur le ballon pas trop mal mais le fait d’avoir à se relever entre les contractions prenaient trop de temps et ne me laisser pas réellement le temps d’aller respirer à la fenêtre avant la suivante (j’avais très chaud je me suis même demandée si je n’avais pas de la fièvre, mais non !), les étirements nécessaires de temps à autre, la position debout dans le couloir en poussant de toutes mes forces sur les deux murs pendant la contraction puis en m’écartant l’ischion gauche passait rudement bien (surtout que mes loustics ayant terminé leur petit déjeuner, faisait l’avion avec les taies de traversin accrochées au plafond qui me permettaient de m’étirer, s’amusaient à me chiper le ballon…). J’avais également le besoin de vocaliser mais encore relativement doucement. Mon fils me demanda si je pleurais un moment où j’étais allongée sur le ballon la tête dans les bras. Je lui ai répondu que j’essayais de faire la baleine. Il m’a répondu en rigolant que je lui cassais les oreilles, juste avant de me proposer « Maman, regarde-moi ! Je vais te soigner et te masser avec une petite balle. » . Et voilà Alice et Olivier me massant le dos, peut-être 2 minutes, avant de se lancer les balles dans le salon…
Pascal a ensuite appelé la nounou pour savoir si elle était disponible pour nous garder les deux grands ce milieu de journée. Le temps de les préparer, de faire la balade à pied pour les emmener, Pascal a du s’absenter de 10h à 10h30 environ. Il n’était plus là pour me masser le coccyx pendant la descente de «
 Bubulle » dans mes reins alors, je poussais les murs du couloir, je m’écartais l’ischion gauche et je me massais comme je pouvais le bas du dos. J’avoue que je n’ai pas trop réussi à mettre en place la respiration de la vague au départ tellement ça allait vite. Le fait de vocaliser m’a aidé à la mettre en place sur la fin aidant à la descente du bébé. Etant seule, je me suis vraiment lâchée à faire de belles vocalises que j’essayais de faire les plus graves possibles ce qui me soulageait vraiment bien parlant en même temps à mon bébé et lui demandant de descendre. J’ouvrais grand la bouche en visualisant l’ouverture du col. Autant vous dire qu’à cette heure là un dimanche pluvieux, certains voisins m’ont entendu faire la baleine… Peu m’importait. La plupart était prévenu.
Pascal est rentré. Je lui ai dit que ça allait vite et que je sentais bien descendre le bébé. A genoux sur un coussin, je m’appuyais de nouveau sur le ballon car je commençais à avoir les cuisses «
 flagada » à force de déambuler de la position debout à accroupie dans le couloir. Mais même dans cette position, il m’était difficile de détendre mes cuisses.
J’eu alors envie de pousser
 ! « Déjà ! » me suis-je dis. J’ai alors pensé « contraction-détente du périnée » et je m’exécutais. A la première ou deuxième envie de pousser, la poche des eaux s’est rompue et j’ai alors très bien senti « Bubulle » continuer sa progression (telle une averse !). Pascal a tout de suite appelé Cécile et installé un petit matelas et des serviettes par terre en lieu et place du coussin trempé pour l’accueil de notre « Bubulle ».
La tête de «
 Bubulle » sortit à la deuxième ou troisième poussée. Cécile arriva vers 10h45 pour le voir (chance ! elle était en rendez-vous dans l’immeuble d’à côté et est venu à pied en 5 minutes!). Je m’inquiétais de ne pas voir sortir mon bébé. Je l’encourageais. Cécile me rassura en me disant d’attendre la poussée suivante. Elle dégagea par précaution le cordon enroulé en large écharpe autour de la tête de « Bubulle ». C’est alors que Pascal et Cécile le vire s’éveiller. Je le pris dans mes bras à la poussée suivante et le posa délicatement sur le matelas. Il était en effet bien éveillé, déjà à la recherche des premiers regards… Il était 10h55. Après l’avoir séché, je le repris dans mes bras pour le faire téter. C’est une fille ! Comme le souhaitait Alice et Olivier !
Le placenta sortit ½ heure après (quand Cécile me proposa de me lever pour voir s’il était décollé). Mon périnée était intact.
Pascal alla cherchait Alice et Olivier vers 12h30. Ils coupèrent le cordon avec leur père. Tout allant bien, Cécile resta avec nous jusque 13h. L’après-midi, on fit tous les cinq une très longue sieste… pendant que l’orage tonnait et la pluie tombait.
Je sortis ma petite Elise dès le lendemain pour aller chercher mes enfants chez la nounou. La montée de lait se fit rapidement. Le bout de cordon est tombé en 3 jours. Elle nous fait de beaux sourires et cherche son frère et sa sœur dès qu’elle les entend
 ! Ils la couvrent de bisous, l’entourent de leur bras en disant « on la protège Maman ! ».
Pendant la grossesse, j’allais nager presque tous les jours au moins
  ½ heure les deux derniers mois, me réservant également d’autres moments de détente entre deux activités plus fatigantes (sieste, yoga, marche, lecture, activités calmes avec les enfants, massages, câlins avec le papa…). Un bon moyen de se ressourcer et de s’intérioriser, de garder confiance aussi ! Ce qu’on devrait réapprendre à savoir faire aussi en dehors de ces attentes sacrées…
Martine, un grand merci
 !
Maud

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Méline le 23 septembre


Après une fausse alerte le jeudi 19/09, suivie de plusieurs soirées pendant lesquelles j'ai ressenti des contractions régulières mais peu douloureuses, c'est le lundi 23 septembre que notre petite Méline a choisi de naître.
Une naissance qui s'est déroulée à l'inverse de tout ce que j'avais imaginé !
D'abord parce que, après les 3 jours d'impatience qui ont suivis la fausse alerte, j'avais décrété le dimanche 22 que je ne voulais pas accoucher ce soir là. En effet, une dispute avait éclaté entre Mickaël (mon compagnon) et moi, qui avait jeté un grand froid entre nous deux.
Nous nous sommes couchés vers 23h et... je perdais les eaux à 23h45 ! peu de temps après je ressentais des contractions régulières et nettement plus douloureuses que les jours précédents.
Je suis allée voir Mickaël, qui dormait si profondément que je n'arrivais pas à le réveiller. Au bout de 10 min, il s'est enfin réveillé. Il se lève d'un bond et me dit : "C'est parti ! je savais que ce serait pour ce soir. je ne dormais pas de toute façon." !?!
Le temps de préparer nos affaires et de déposer mon fils chez des amis, nous arrivons à la maternité vers 1h.
A l'issue du 1er examen, on m'annonce que le col est postérieur, mi-long, ouvert à 3cm. Pendant le monitoring, les contractions s'intensifient. Je pratique la respiration de la vague, que j'accompagne de vocalises ("mmm"). Vers 3h, le col est court, antérieur, toujours ouvert à 3cm.
On me propose alors d'aller en salle d'accouchement si je souhaite la péridurale tout de suite, ou de rester en salle de pré-travail, avec ballon, douche... (la salle avec la baignoire est prise, mais je n'étais pas tentée par l'idée du bain).
Voyant que je gère encore bien la douleur, je choisis de poursuivre en salle de pré-travail, avec le ballon. Je me fixe alors un objectif un peu saugrenu : tenir jusqu'à 4h (soit une douzaine de contractions) avant de demander la péridurale.
Je pratique, assise sur le ballon, la respiration de la vague, toujours avec des vocalises. Le passage de la position couchée (pour le monitoring) à la position assise me donne l'impression que les contractions sont moins douloureuses. Au fur et à mesure l'intensité des contractions augmente, et les sons qui étaient au départ des murmures graves ("mmm") se transforment en sons voisés ("aaaa" ou "oooo"). Mickaël m'aide à rester en mouvement sur le ballon, et me masse parfois le bas du dos, parfois le haut du dos.
Vers 3h45, après 12 contractions, sentant que la douleur commence à me dépasser nous appelons la sage femme pour demander la péridurale. Le col est alors ouvert à 4-5cm.
Nous nous dirigeons vers la salle d'accouchement. Il est 4h. Le passage en position couchée rend les douleurs nettement plus vives. Après 20 longues minutes de "préparation" pour la pose de la péridurale, l'anesthésiste est enfin appelé. Il arrive après 10 bonnes minutes, et me dit avec un grand sourire "Bonjour, je suis Mr XXX, l'interne anesthésiste" en me tendant la main, alors que je suis en pleine contraction et que je peine à maîtriser ma respiration !?
Pendant cette attente, je reste concentrée sur ma respiration, que j'accompagne toujours de vocalises de plus en plus fortes, et je m'efforce de ne pas laisser les pensées négatives m'envahir.
Encore quelques minutes et je ressens une première envie de pousser. Plus de doute à la contraction suivante : ma fille arrive!
C'est un peu la panique pour le sage femme stagiaire, qui va rapidement chercher sa responsable. Elle confirme ce que j'avais compris: plus besoin de péridurale. On voit déjà la tête du bébé. Quatre ou cinq contractions suffisent et Méline est là, avec nous. Quelle joie!
  Il est 4h56. Il s'est écoulé à peine 1h depuis notre arrivée dans la salle d'accouchement.
Finalement, je ne souhaitais pas accoucher cette nuit là,
Je pensais que, comme pour la naissance de mon fils, le travail serait beaucoup plus long,
Et je n'envisageais pas d'accoucher sans péridurale.
Aujourd'hui je suis heureuse d'avoir vécu cette naissance ainsi.
Ressentir le passage du bébé est un moment inoubliable.
Méline est en pleine forme, et je me remets très rapidement.
Merci Martine pour ta préparation, qui m'a permis non seulement de gérer la douleur des contractions en pratiquant la respiration de la vague + vocalises, mais également de trouver l'état d'ouverture qui a rendu la fin du travail si efficace. La séance sur le "lacher prise" effectuée un jeudi matin, 10 jours avant la naissance, m'avait bouleversée, et je suis certaine qu'elle m'a beaucoup aidée.
Claire
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Gaëtan le 28 septembre


Gaëtan est né à la maison, dans la piscine... Un accouchement intense, car les contractions étaient bien dans le dos. Les sages femmes (arrivées à 10h30) étaient patientes, superbes. Et Guillaume m'a accompagné proche, soutenant, quelle chance...
J'ai eu mon moment d'épuisement "je n'y arriverai pas", au moment de l'expulsion.... Et il est sorti, d'abord la tête, qui est du coup restée sous l'eau, bouche ouverte, le temps que d'autres contractions et les efforts de la maman fassent sortir épaules, et tout!!
Quel bonheur quand on m'a posé Gaëtan dans les bras, dans la piscine!!
Cette naissance a été pour moi une expérience de lâcher prise : accepter que pour le troisième, après une grossesse radieuse, l'accouchement fut intense, comme une montagne à gravir. Mais une belle montagne, avec des coéquipiers qui me touchent par leur présence, leur soutien. Une grande intensité...
Est-ce cette intensité, ces contractions vécues en chantant (nous l'avions pratiqué en yoga et je l'ai beaucoup fait durant les contractions), et à la fin en m'accrochant littéralement à Guillaume, Cécile, Annabelle qui me massaient tour à tour les reins,...? Cette impression d'être devant une montagne et de me sentir une enfant (je le leur ai dit), fragile...? Et puis justement "d'y arriver", puisant on ne sait où... Ou la naissance tout simplement. Tout de suite après, une fois Gaëtan né, un grand bonheur, il était sur moi, Guillaume et moi étions "transportés". Gaëtan s'est mis à téter tout de suite, instinctif...
Et depuis dimanche, je suis toujours heureuse...A la maison, en cocon... Guillaume qui au départ ne voulait pas accoucher à la maison, et qui a ensuite accepté m'a dit : " en fait, quel luxe l'accouchement à la maison! Je te remercie de m'avoir fait connaître cela".
J'ai donc vécu un mélange de "vécu physique intense" (avec des douleurs mieux vécues lorsqu'acceptées)
 et de grande expérience  de bonheur...
J'ai adoré les cours de yoga avec toi, je me suis sentie en phase avec ce que tu nous enseignais. Et me retrouver toutes ensemble, femmes enceintes dans cette bulle du jeudi était pour moi très très porteur. Mon vécu si fort et agréable de la grossesse a beaucoup été encouragé, nourri de tes cours, Martine et je t'en remercie.
tanya


Suzanne le 29 septembre


Le terme était le 30 et j'étais sereine car les 2 fois d'avant j'ai accouché un peu en retard mais sans avoir à être provoquée. Le vendredi lors de ma séance de yoga, j'ai ouvert les portes (je ne l'avais jamais fait à ce point) : de haut en bas, de bas en haut, latéralement, avec la lumière et l'énergie, pendant une grosse heure. J'ai ouvert les portes vendredi à 18h et samedi matin sont apparues les premières contractions pas douloureuses. Le temps de laisser les enfants à ma mère, de faire le tour de Grenoble à pieds (et de découvrir au passage un super bon resto rue St Laurent à midi), de voir une amie, il était 19h et le travail a vraiment commencé.
Nous sommes partis à la maternité assez tôt (20h30?), j'étais ultra sereine et sûre de pouvoir compter sur mes propres forces. Du coup l'hopital m'a semblé hospitalier ! c'est un comble, pour la naissance de Johan, l'arrivée à l'hopital avait bloqué l'ouverture du col pendant 2 ou 3h. Attendre n'était pas un problème mais une opportunité, déambuler également, être examinée aussi. C'est fou comme cette sérénité est communicative, la sage-femme et Clément sont rentrés dans ma danse. Par rapport aux fois précédentes j'ai osé demander (parce que je connaissais mieux mes peurs et mes désirs) : que le monitoring soit silencieux, que les examens soient le moins fréquents possibles, que le cordon soit coupé le plus tard possible, que la robe d'hopital ne gêne pas mon bébé. La sage femme qui m'a examinée à l'arrivée a pu me suivre jusqu'au bout et elle a anticipé à chaque fois, c'était vraiment top.
Enfin bref, en arrivant j'ai demandé la salle nature qui était libre, ce qui a évité le changement de lieu, la sage-femme a aménagé la pièce pour la rendre accueillante, on a mis de la musique, et au bout du temps réglementaire de monito j'ai pris un bon bain de 2h, super !
J'ai géré les contractions avec les sons du début jusqu'à la fin, c'est une vraie découverte puisque je l'avais expérimenté seulement 2 ou 3 fois en cours de yoga. Des AOM, d'intensité variable, en inspirant par le nez, en faisant descendre la vibration dans l'utérus. J'étais debout pendant les contractions, en dansant et en me balançant (plus la contraction était forte et plus j'ai dansé). Une fois le son découvert je n'ai plus pu faire autre chose ! J'ai été grandement aidée par la musique et le silence du monito. Entre les contractions j'étais moins dans un état second que pour la naissance de Johan (où je somnolais), plutôt très présente et capable d'avoir une conversation. Pendant l'accouchement j'ai revu les images du film "naissance en-chantée" que tu nous as passé cet été, j'étais en communion avec cette femme.
J'ai pratiqué la respiration abdominale entre les contractions bien sûr, parfois debout et parfois sur le ballon, avec différentes danses de l'infini. Ce qui m'a beaucoup aidée : avoir travaillé l'ancrage et le recentrage les derniers temps en yoga (sac de riz sur la tête, activation du hara) et la connexion terre-ciel. Car du coup je n'ai pas ressenti la fatigue des jambes (à force d'être debout) ni la fatigue tout court, ni de découragement. Une ou deux fois j'ai fait des recharges d'énergie en respirant au-dessus de ma tête, et ça a bien fonctionné. Je n'ai pas eu conscience de pratiquer la respiration pranique mais cela s'est fait naturellement, de telle sorte que je n'ai à aucun moment eu peur des contractions à venir, je n'ai pas eu à me dire "vivre l'instant présent" car cela s'est fait tout seul. La dernière heure les contractions étaient plus intenses, je dansais et chantais plus fort, Clément a partagé ce moment en dansant avec moi et en me soutenant, c'était génial. J'ai eu du mal à partager avec lui l'expérience du yoga tout au long de la grossesse, mais alors là le jour de l'accouchement ça a été une révélation, il a été extrêmement présent, un vrai "rocher dansant", sans peurs lui aussi !!
Je ne te parle pas dilatation ni horaires car je n'ai pas tout suivi (en tout cas : seulement 2 examens, la sage-femme était présente en me faisant une grande confiance et réciproquement, une belle rencontre), j'ai accouché à 5h du matin ce qui fait certainement long pour un 3è enfant selon les standards. Mais comme je l'ai bien vécu, et comme on ne maîtrise pas les 50% du bébé, j'ai complètement accepté et apprécié le voyage... En fait j'étais prête à accoucher vers 3h du matin (dilatée à 9, la sage-femme m'a dit que mon bébé bougeait bcp - ce que je sentais, il cherchait toutes les directions pour orienter sa tête dans le bassin, elle m'a dit que c'était très rare), mais la poche des eaux a résisté longtemps. Ma mère m'a dit après que ça devait être familial, elle a aussi eu une résistance importante pour ses 5 accouchements. La sage-femme a attendu le + possible, mais j'avais très envie d'accoucher avec elle, elle a rompu la poche vers 4h30 et la petite Suzanne est née 3 contractions plus tard.
Là pour le coup j'ai eu peur - la désespérance en accéléré : peur de l'intensification, du fait que c'est moins naturel de rompre la poche des eaux... première contraction effectivement bouleversante, à la seconde j'ai senti une énorme pression sur le sacrum, le bébé était en train de descendre, et immédiatement après 3è contraction avec envie de pousser... La tête, facile. Puis quelque chose de plus gros : Suzanne le poing en avant avec ses épaules ! comme une petite révolutionnaire. Je n'ai pas réussi à complètement lâcher prise, un peu quand même en essayant de me détendre. J'ai encore plein de choses à apprendre (mais ça sera pour une autre vie côté grossesses).
La petite Suzanne était en pleine forme à la naissance, elle a têté 2h contre moi. J'étais aussi en pleine forme, sans points et avec des sensations du périnée retrouvées dès la salle d'accouchement. Quel bonheur cette naissance ! l'état de grâce se prolonge !
Merci Martine pour cette formidable préparation à la naissance et surtout pour la découverte du yoga.
Bises
Nathalie


Maya le
1 octobre
Aujourd'hui nous sommes jeudi....j'ai donc une petite pensée particulière pour toi car il y quelques temps encore j'attendais chaque semaine ce rendez-vous hebdomadaire avec impatience!
Déjà 1 mois et demi que ma petite Maya est née et je n'avais pas trouvé le temps jusque là pour t'annoncer sa naissance. Il faut dire que depuis notre vie est un tourbillon. Les nuits sont courtes et les journées intenses (surtout avec 1 premier enfant devant!).
En attendant de faire un "compte rendu" détaillé de mon accouhement (ce que je n'ai pas encore eu le temps de faire ....) voici un petit résumé....
L'accouchement a été très rapide et très violent....En à peine 3 heures Maya était là.
Les contractions sont devenues intenses et régulières vers 18h30. A 19h30, nous sommes partis à la maternité à pieds. Arrivés là-bas, je voulais avoir accès à la salle nature, pour prendre un bain, déambuler....
Mais le temps du monitoring (qui m'a cloué sur un lit ce que je regrette beaucoup), j'étais complètement dilatée et j'ai eu envie de pousser. Pendant toute la durée de ces contractions je me suis servie de la respiration de la vague et également des vibrations sonores en Om qui m'ont énormément aidées à ne pas "décrocher".
La poussée et surtout l'explusion ont été difficiles (mauvaise position de la tête du bébé). Après un moment de désespoir, Maya est finalement arrivée à 21h30....
Une petite brunette toute chevelue et joufflue ce qui change de ma 1ère fille!!!
Pendant toute la durée du travail et de l'expulsion tes conseils m'ont énormément aidés.
Je me suis raccrochée au souffle et aux vibrations qui m'aidaient à me recentrer....
Tout comme pour mon 1er accouchement tes cours , tes conseils et ton accompagnement m'ont été très précieux et je t'en remercie!
A bientôt j'espère (peut être pour une future grossesse qui sait???)
Amicalement
Marie


Alissia le 2 novembre


Les premières contractions ont commencé en milieu d'après-midi, en rentrant d'un pique-nique improvisé ce vendredi 1er novembre. Habituée depuis une semaine à des périodes de contractions quotidiennes, je ne pensais pas que les choses allaient tourner différemment cette fois-ci, et me suis donc installée comme d'habitude pour ma séance quotidienne de Yoga. Alors que nous espérions avoir encore quelques jours pour nous reposer avant l'arrivée de notre fille, j'ai ressenti très fortement lors de cette séance, et pour la première fois, l'envie d'ôter le voile que j'avais mis quelques semaines plus tôt (lors d'un cours de yoga) dans mon grand bassin, et de visualiser le passage de mon bébé dans le tunnel de la naissance. Je n'avais alors plus de contractions, mais j'ai aussi très fortement ressenti la nécessité d'expliquer à ma fille ce qui allait se passer pour elle et pour moi lors de l'accouchement.
Les contractions sont revenues lors du dîner, vers 20h30. Je suis allée m'allonger pour voir si elles s'atténuaient. Olivier me demandait régulièrement si c'était pour ce soir, mais je ne savais que lui répondre. Voyant que les contractions ne diminuaient pas, je suis allée m'installer sur le ballon pour faire des 8 et visualiser l'arrière de mon bassin afin d'inviter mon bébé à descendre. Je ne savais toujours pas si ces contractions marquaient le début d'un vrai travail ou pas, car je ne sentais pas d'appui sur mon col. J'étais partagée entre faire ce qu'il fallait pour rendre ces contractions efficaces et limiter le travail de l'accouchement dans le temps, ou aller me coucher pour me reposer et faire cesser les contractions. La fatigue arrivant (il était bien 23h), j'ai pris l'option de me coucher, mais la position m'est vite apparue insupportable puisque chaque contraction remontait mon bébé vers mes côtes. Je me suis alors progressivement rendue à l'évidence que c'était peut-être bien pour ce soir. Les contractions étaient de plus en plus fortes, mais je sentais encore mon bébé très haut et aucune pression sur le col, ce qui me laissait penser que le travail n'était pas efficace. Je n'avais pas envie de regarder la fréquence des contractions, persuadée qu'il faudrait du temps avant qu'elles soient rapprochées, et que ce serait la douleur, et non la fréquence, qui me ferait partir à la maternité. Je ne me suis donc pas rendue compte à quel point elles étaient déjà très rapprochées, et Olivier, qui lui le voyait, se demandait ce que j'attendais pour partir. Il était minuit. Nous avons terminé nos préparatifs pour la maternité, et chacune des actions que j'avais envie de faire me confirmait que nous étions sur le départ (jeter la poubelle, arroser les plantes...). Commençant à avoir des contractions douloureuses mais dont je ne sentais toujours pas l'efficacité, j'ai demandé à Olivier de m'aider à faire descendre le bébé. Nous avons essayé d'appliquer ce que nous avait montré la sage-femme en haptonomie, mais nous n'arrivions pas à trouver une position au sol qui me convienne. Je crois que j'étais déjà trop avancée dans le travail. C'est finalement sur le ballon que j'étais le mieux, pouvant ainsi me pencher vers l'avant et pousser la commode à chaque contraction. Olivier est alors venu poser ses mains sur mon sacrum en exerçant une légère pression, comme nous l'avait montré la sage-femme, et cette action m'a fait perdre la poche des eaux dans la minute qui a suivi. C'était le signe que j'attendais pour partir à la maternité ! Il était 1h du matin. Plus de doute, j'allais accoucher dans la nuit, mais je restais persuadée que le bébé était encore très haut et que le col était très peu ouvert. Quelle n'a pas été ma surprise quand la sage-femme de la maternité m'a dit que j'étais déjà à 6 de dilatation ! Il était 1h30 du matin. Elle m'a félicité pour le travail déjà fait à la maison et nous a conduit en salle d'accouchement. Persuadée que le travail serait encore long, j'ai tenté naïvement un :"la salle nature n'est pas libre ?" J'ai vite compris pourquoi je ne ferais pas un détour dans cette salle. A peine 30 minutes après avoir été installée sur la table d'accouchement, j'entendais la sage-femme dire : "vous êtes à 9, votre bébé sera bientôt là". J'ai très vite sentie l'envie de pousser. Une envie incontrôlable qui me traversait à chaque contraction. La sage-femme m'a guidée dans ma respiration pour canaliser ma poussée dans le bassin. Alors que les premiers cheveux de ma puce apparaissaient, c'est cette phase qui m'a paru la plus dure et la plus longue. Il m'a fallu plusieurs poussées pour arriver à la sortir, et c'est je crois le seul moment où j'ai ressenti de la peur: la peur qu'elle reste coincée et que je n'arrive pas au bout du processus. Sa présence dans mon bassin me faisait mal et je voyais revenir chaque contraction avec l'appréhension de la douleur. J'ai puisé ma force dans la présence d'Olivier, à qui je cramponnais la main, et dans le regard très puissant de la sage-femme. Ses mots m'encourageaient, me félicitaient, et m'aidaient à aller plus loin, à ne pas abandonner, à aller chercher ma puissance au plus profond de moi-même.
Alissia est née à 3h du matin, à peine 1h30 après notre arrivée à la maternité et 6h30 après le début des contractions. Ca a été un moment magique qui m'émeut encore en l'écrivant. Quelle chance que le travail se soit fait aussi rapidement ! Je suis très heureuse d'avoir réussi à accoucher sans péridurale. Bien que sereine, j'ai toujours douté de ma capacité à aller au bout de ce projet et cette réussite change la perception que j'ai de moi-même. Je me suis découverte une force insoupçonnée. Je suis aussi très heureuse d'avoir accompagné ma fille jusqu'au bout de ce processus de mise au monde qui a été éprouvant pour l'une comme pour l'autre. Avec Olivier, qui a été un pilier indispensable tout au long de cet accouchement, nous nous émerveillons chaque jour devant ce petit ange qui est entré dans notre vie.
Merci Martine pour ton accompagnement si précieux.
Avec toute ma reconnaissance.
Isabelle


Nael le 27 novembre


Un petit mail pour t'annoncer la naissance de Nael mercredi 27 novembre (il ne voulait pas que j'aille au yoga une dernière fois le 28 ;) )
Tout d'abord, il faut savoir que j'ai suivi tes cours plus pour aborder ma grossesse avec sérénité que pour "vivre une naissance naturelle", c'est au fur et à mesure de tes cours que je me suis dit que j'allais tenter... Avant ça je n'avais jamais songé à accoucher sans péridurale..
J'ai donc perdu les eaux à 7h30, à 8H30 les premières contractions arrivent, en effet on ne peut pas les louper... Je mets en place rapidement une respiration calme, trop en mouvement pour commencer la respiration de la vague tranquillement...
On arrive à la maternité à 9h, les contractions sont déjà bien là. On me place sous monito, je suis coincée sur le lit, je n'arrive pas à trouver une position qui me convienne... Je suis alors dilatée à 3.
Rapidement les contractions se rapprochent et sont intenses, je suis toujours bloquée, une heure après j'ai toujours le monito... Tant qu'elles me laissent un répit entre deux, j'arrive à supporter. Mais trés vite je perds le contact avec moi meme, je n'arrive plus à me détendre entre deux contractions. Je perds le contact avec bébé et suis completement dans les vapes.
J'appelle la sage femme, je suis dilatée à 6 bons cm, ça va vite, je décide de demander la péri pour me soulager un peu...
La péri est posée à 11h30 mais ne fonctionne pas avant midi. Je mets en place des "vocalises", ça ne soulage pas mais j'arrive à mieux me concentrer...
Puis la péri fait effet je suis dilatée à 7 et une heure après je suis à dilatation complete.
Je retrouve une sérénité et réalise enfin où je suis, je retrouve le contact avec bébé, je me détends, je profite du moment...
Mais bébé ne veut pas descendre, on se laisse deux heures...
A 15h la sage femme me fait pousser pour voir, bébé descend mais son rythme cardiaque descend subitement...
De deux personnes dans la salle on passe à 6 ou 7, mais je suis calme, la sage femme ne me lache pas du regard, je me concentre sur elle d'autant que les contractions sont à nouveaux là, mais cette fois aidée de la péri je gère, je respire bien, je suis concentrée.
Elle me dit qu'il faut que bébé sorte au plus vite, que je vais pousser fort mais que le médecin va m'aider...
Et en 3 poussées bébé est là, en pleine forme, sur mon ventre.
C'est magique, je vois mon homme tout ému, il n'y a plus que nous trois au monde... C'est un des plus beaux moments de ma vie...
Ce n'est qu'après que je comprends qu'on a utilisé les forceps et fait une épisio.
Je m'en fiche, Nael est enfin là, sur mon ventre. Il est 15h30 : je suis maman.
J'ai adoré mon accouchement et n'ai pas regretté de prendre la péri.
Moi qui avais une peur bleue de la douleur, grace à tes cours je suis arrivée sereine, prête à vivre ce qui allait arriver, sans essayer de tout maitriser (ce qui relève du miracle chez moi ;) )...
Je souhaite un bel accouchement à toutes les filles
Audrey

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Capucine  le 7 décembre


Voici le récit de la naissance de Capucine. Je n’avais pas trop notion des heures, mais j’ai pu en retrouver quelques-unes grâce à Damien et mon dossier.
C’est très très détaillé et avec ma petite Capucine blottie contre moi, j’ai tout noté dans la nuit qui a suivi l’accouchement car je ne voulais rien oublier de cette journée magique, et je sais que les endorphines nous jouent parfois des tours
 ! Je t’ai mis aussi mes sensations dans les jours qui ont précédé sa naissance.
Jeudi 5 décembre :
Malgré une météo maussade, je passe une superbe journée en sachant que je n’aurais peut-être plus l’occasion de renouveler ce programme d’ici la fin de la grossesse. Je commence la journée par une séance de balnéo dans la piscine d’amis kinés (j’y allais 2 à 3 fois par semaine depuis le dernier trimestre de la grossesse, principalement pour travailler la respiration, l’ouverture des articulations du bassin, et le travail musculaire abdominal). Lors de cette séance je travaille particulièrement mon bassin. Face à Belledonne, je travaille chaque articulation tout en regardant cette chaine de montagne que j’aime beaucoup et en étant dans une grande confiance en la nature. Depuis quelques jours déjà, j’ai l’impression d’être en totale harmonie avec la nature qui m’entoure.
  J’invite bébé qui est encore haut à venir s’installer dans le nid douillet que je lui ai préparé.
Puis je file à ma séance de yoga, au cours de laquelle je me sens dans un grand lâcher prise.
Je termine cette journée par un massage femme enceinte chez lilao à Saint Ismier. J’ai la sensation que le massage dure des heures voire des jours entiers. Toujours dans ce grand lâcher prise.
Et pour finir, on fait une bonne séance d’hapto avec Damien avant de se coucher en invitant le bébé à venir plus à l’intérieur.
Vendredi 6 décembre
Bébé est toujours haut. Ça ne m’inquiète pas plus que ça mais j’aimerais bien qu’il descende pour pouvoir manger un repas jusqu’à la fin
 !
Comme chaque matin, je m’installe pour ma séance de yoga. Il était rare pendant la grossesse que je me prépare à l’avance une séance «
 type », préférant laisser venir les exercices à moi, en me disant que c’était sûrement ce qui était juste pour moi à ce moment-là.
Ce qui me vient à cet instant, c’est l’ouverture. Je m’installe face au soleil, et après m’être ouverte à l’infini, je me recharge en énergie auprès du soleil. Je ne sais pas combien de temps ça dure, mais ça me paraît encore très très long. Depuis une semaine déjà, je me rechargeais chaque jour auprès de lui, et je m’étais dit «
 tiens tiens, si tu as besoin de ça, c’est que ton corps se prépare à vivre la naissance, et il prend des forces ». Je continue ma séance assise par terre adossée contre le ballon, les jambes largement ouvertes, toujours face au soleil. J’invite la lumière du soleil à venir au niveau de mon périnée, de mon col, jusque dans mon bassin, et même jusqu’au bébé (l’idée de remplacer la lampe torche par le soleil direct me vient pour la première fois à ce moment-là). Je sens la chaleur du soleil sur mon périnée, et qui irradie jusque dans mes tissus. Et j’ôte plusieurs fois le voile énergétique, vraiment j’y mets du cœur. J’invite encore une fois le bébé à descendre dans mon bassin irradié par la lumière du soleil.
Puis je m’installe en relaxation. Des pensées me viennent spontanément pour 2 de mes grands-parents déjà décédés, la date anniversaire de leurs décès venant de passer, et pour une autre personne qui me tenait à cœur, partie début novembre, et pour qui j’avais retenu mes larmes. Les larmes coulent spontanément. Je rassure bébé. Puis je poursuis la relaxation toujours axée sur le lâcher prise avec des séries de contractions détente, et surtout au niveau du périnée que j’essaie de détendre au maximum.
La séance de yoga terminée, je trouve la maison d’un coup très sale. Je souris car ma mère m’avait dit quelques jours avant que pour ses 3 accouchements, le signe avant-coureur c’était qu’elle trouvait la maison sale et qu’elle se lançait dans un grand ménage
 !
Ça ne m'arrange pas car Carole, ma copine sage-femme qui doit m’accoucher est en formation à Paris jusqu’à demain soir ! C’était prévu depuis longtemps et j’avais eu le temps de me préparer au fait que ce ne serait pas elle si j’accouchais le 6 ou le 7/12. Et de toute façon j’avais pris le planning des équipes de salle d’accouchement et je sais que ce soir et demain en journée, il y a d’autres copines en salle. Mais c’est plus fort que moi et je me lance dans le grand grand ménage de la maison. Tout y passe
 !!!
Pendant ce grand ménage, je déplie le châssis de la poussette du bébé et me cogne le ventre… Bébé bouge bien, mais je suis un peu inquiète alors le soir venu je dis à Damien qu’on va descendre chercher un monitoring au cabinet, et que de toute façon comme ça on l’aura pour le week-end si jamais je me mets en route.
En partant du cabinet je lui dis que je me sens bizarre, que mon ambiance intérieure n’est pas comme d’habitude, mais je me dis que c’est lié au fait que je me sois cogné le ventre. Et peu après je ressens une contraction qui n’est pas comme d’habitude, plus intense, largement supportable, mais plus intense que toutes celles que j’ai pu ressentir jusque-là. Elle me prend jusque dans les reins. Puis une deuxième, puis une troisième… Je dis à Damien, que je ne s’en suis pas sûre, mais je le sens pour ce week-end.
Nous nous faisons un petit resto et rentrons à la maison, et je prends un bain. Les contractions semblent s’espacer (je ne regarde pas l’heure). L’intensité ne croît pas en tout cas. C’est largement gérable. Je décide de me coucher, pour me reposer, et je suis dans une très grande joie à l’idée que ça puisse être pour cette nuit
 ! Finalement la nuit n’est pas très reposante, j’arrive à m’assoupir entre deux contractions mais chaque fois qu’une contraction revient, la douleur supportable me réveille et je pratique la respiration de la vague pour les accompagner. Elles me paraissent encore peu rapprochées (je dirais tous les ¼ heures environ mais je ne regarde pas l’heure donc je n’ai pas trop notion du temps). Je sens bien que ça va être pour ce week end mais je ne réveille pas Damien, il va avoir besoin de force et d’énergie pour m’accompagner sur le chemin de cette naissance naturelle que j’espère tant. Je me lève plusieurs fois dans la nuit car j’ai très soif et à chaque fois je vais regarder le ciel étoilé. Il y a un beau croissant de lune. C’est vraiment très beau.
A 7h
 je décide de me lever voyant que ça ne se calme toujours pas. Je réveille Damien, prend une douche bien chaude et un bon petit déjeuner. Puis je m’installe pour une séance de yoga et j’attends le lever du soleil sur Belledonne. C’est magique. Le lever du soleil est splendide. Je repense à cette phrase du film du premier cri qui dit que « l’accouchement c’est comme un lever de soleil, on ne peut ni le retarder, ni l’accélérer. ». Et je pense à toutes ces femmes qui vont donner naissance à leur bébé aujourd’hui. A nouveau je me recharge auprès du soleil. Puis nous partons de la maison pour nous promener. Nous avons la chance d’habiter en altitude et d’avoir un sentier qui part du jardin.  Il y a encore de la neige. Il fait grand beau. Je regarde cette nature qui nous entoure. Tout est beau. Je me dis que depuis le lever du soleil ce matin, la nature nous offre un beau spectacle, et que ce serait magnifique si j’accouchais aujourd’hui. Nous rentrons à la maison. Les contractions sont toutes les 5 minutes d’après Damien.
Puis je me lance dans la fabrication de cookies m’étant jurée de rapporter des cookies à Carole et aux sages-femmes de salle d’accouchement ce jour-là
 ! Et puis ça m’occupe une bonne heure en position debout.
Ensuite je m’installe à nouveau pour une petite séance de yoga que j’axe sur le bassin, la mobilisation des sacro iliaques. Héros, as de pique, papillon. J’essaie d’ouvrir un maximum les articulations du bassin.
Je préviens Carole ma copine sage-femme qui est à Paris en formation ! Elle me dit que son train arrive à Grenoble
 à 22h40 !!! Je lui dis qu’il ne faut pas qu’elle oublie que je suis une primipare et que quand bien même si j’accouche avant, et bien je ne suis pas inquiète même si ce n'est pas elle qui m'accouchera. En plus jusqu’à 19h c’est Seb et Muriel qui sont de garde et j’ai grande confiance en eux que je connais bien, et avec qui j’ai eu la chance de travailler. J’ai confiance ++++, mais pas tant dans l’accompagnement, même si je serai très heureuse que ce soit Carole qui soit là, mais dans mes capacités à donner la vie. Je me suis bien préparée à vivre cet évènement. J’ai confiance depuis le premier jour de cette grossesse, et je me rappelle qu’au stage d’été, j’avais même cette sensation de confiance infinie en mes capacités à donner la vie.
Carole me demande quand même de m’auto-examiner, ce que je fais. Mais mon col est encore très postérieur, et je n’arrive pas à atteindre son orifice. Je sens qu’il a encore de la longueur, mais impossible de sentir sa dilatation. Il est trop loin. Je lui dis donc qu’elle a largement le temps de rentrer, car ce ne sont pas contractions-là qui vont me faire accoucher
 !!!
On mange. Les contractions sont toujours identiques au niveau intensité et je ne sens pas qu’elles se rapprochent plus que ça. Puis je décide d’essayer de faire une sieste. Et là, surprise, elles s’espacent. Ah non !!!! Je dis à Damien qu’on va retourner se promener dehors. Nous rentrons vers 16h.
 Et à 17h les contractions s'intensifient tout d'un coup. La nature encore nous offre un coucher de soleil extraordinaire que nous contemplons longuement. Qu’est-ce qu’elle est généreuse aujourd’hui. Ce ne sont plus les mêmes contractions, c’est net, elles sont beaucoup plus intenses et sont beaucoup plus rapprochées. La respiration de la vague laisse place aux murmures. Je fais des séries de murmures avec des mmm, et aussi des oaoaoa quasi chuchotés (cela me rappelle maintenant les sons de Magali Dieux dans son film « Naissance Enchantée »). C’est super efficace. J’alterne entre le ballon et des étirements en position accroupie en invitant bébé à descendre dans mon bassin. Et puis je me dis que ça fait quand même bientôt 24h que je contracte (dont au moins 12h toutes les 5 minutes !) et que ce serait peut-être bien de faire le point. J'essaie à nouveau de m'examiner. Le col est encore bien postérieur, je ne peux toujours pas atteindre son orifice car il est trop loin, mais ça n’a pas l’air d’avoir bougé plus que ça, je sens la tête tout juste appliquée. Elle est encore haute.  Je me dis que ça va largement attendre le retour de Carole. Vers 18h15, les contractions s’intensifient à nouveau. Je prends une douche et nous décidons d'aller au cabinet pour se rapprocher de la clinique. J’appelle ma collègue Helena, et lui demande si elle peut venir me faire un monito (je n’ai toujours pas utilisé le monito que j’avais cherché la veille au cabinet), m’examiner et me suivre jusqu’à ce que Carole arrive en gare de Grenoble. Dans la voiture à nouveau,  l’intensité augmente. Je continue les murmures.  J’arrive au cabinet en ne pensant vraiment pas être dilatée, vu mon dernier auto-examen. Et là ma collègue m'annonce que le col est effacé à 2 doigts justes donc 2cm environ. La tête est encore haute, mais la poche des eaux bombe.  Il est 19h15. Dis donc, c’est super. Ces nouvelles contractions ont l’air d’être efficaces ! A l'aise que Carole a le temps d'arriver (je la rappelle pour le lui dire). Les contractions sont plus intenses mais j’arrive à me recharger pleinement entre 2. On rigole même avec ma collègue qui me raconte ses vacances sous les tropiques dont elle revient à peine ! J'accueille chaque contraction avec grande joie. Je suis contente de les ressentir même si ça fait mal. Ça me rapproche de notre bébé. Vers 20h nouveau palier dans l'intensification. J'ai de plus en plus de mal à gérer l'intensité de chaque CU. Les sons, murmures, chants viennent de plus en plus, et sont plus audibles. J'arrive par contre toujours à bien me reposer entre. Je ne me sens par contre pas du tout fatiguée alors que je contracte depuis plus de 24h maintenant (Merci le soleil !). Je me sens bien toujours très confiante. Je suis toujours sous monito accroupie sur les genoux de Damien qui me masse le sacrum. A 20h15 voyant que l'intensité continue d'augmenter, je dis à ma collègue que je vais aller à la maternité car j'ai peur de ne pas supporter le trajet en voiture si ça devient encore plus fort et lui demande de me réexaminer (je sens le soulagement sur son visage, car elle venait de me demander si j’avais un kit d’accouchement au cabinet et je lui avais indiqué où elle pouvait le trouver, mais mon projet n’était pas du tout d’accoucher ici, le kit était là mais plus dans le cadre de ma pratique professionnelle, car ça peut arriver ! En tout cas Héléna n’avait pas forcément envie de m’accoucher au cabinet, et moi non plus !). Le col est dilaté à 3 bons cm. Nous partons à 20h40. Je suis contente et à la fois pendant le trajet les contractions s'intensifient encore. Pas une contraction ne se ressemble, ça monte crescendo, la contraction suivante étant à chaque fois plus intense que la précédente.  L’image de la péridurale apparaît mais je la refoule immédiatement. Mais une chose est sûre, je ne tiendrai pas comme ça encore longtemps. J'ai du mal à me relâcher pendant la contraction, je me rassure en me disant que c’est sûrement lié à la position dans la voiture qui n'est pas très adéquate. Arrivée devant la clinique je ressens une contraction violente au cours de laquelle le bébé vient en appui sur le périnée profond. C'est la première fois que je le ressens aussi bas. J'arrive tant bien que mal au 1er étage. Amélie, une sage-femme que je ne connais absolument pas me prend en charge. Je suis très confiante. Elles sont au courant de ma venue. Carole les a déjà prévenues.  Elle examine et me dit que je suis à 7cm, que bébé est encore haut, mais que la poche des eaux bombe tellement qu’elle suffit à elle seule à dilater le col. Elle me dit qu’elle trouve que je gère très bien l’intensité des contractions (alors que de mon côté je commence à me sentir un peu à cours d’idée, les murmures n’étant plus très efficaces…). Il est 21h20. Waouh ! 7 cm ! Je suis très heureuse ! Mais alors, quelle intensité, qu’elles sont fortes ces forces de la nature ! Le monito demi assis, je m'accroche au cou de Damien en arrière à chaque contraction pour m’étirer. J'ai besoin d'un appui. C'est vraiment mon rocher sur lequel mon corps telle une vague peut s'échouer. La sage-femme lui montre des points d’acupression qu’il me fait pendant la contraction. Cela me fait du bien. J’ai l’impression que ça diminue la sensation d’intensité. Elle m’installe sous monito le temps d’aller préparer la salle nature et je lui demande qu’elle me fasse couler un bain. J'ai vraiment besoin d'aller dans l'eau. C'est le seul élément qui me semble pourrait m'apaiser à ce moment-là. Damien est impressionnant. Il me parle de quelques-uns de nos voyages, surtout ceux aux plages et lagons turquoises, et m’invite à m’imaginer sur ces plages dont on a foulé le sable. Il me recentre sans cesse sur l’instant présent même si je n’ai pas la sensation de m’en éloigner. Je suis submergée par ces sensations si intenses à l'intérieur de moi mais j'essaie de laisser faire même si j'avoue que mon corps essaie de résister. Je pense beaucoup à mon bébé. Ce lien, sa présence, c'est vraiment ce qui me permet de ne pas sombrer. Je sais que lui aussi est en train de vivre quelque chose de très fort ! Je m'accroche à l'idée que chaque contraction me rapproche de lui. Je l'invite à descendre toujours  plus dans mon bassin. Au bout de 10min de monito je le sens beaucoup plus bas. J'ai mal aux sacro-iliaques et ça pousse sur le périnée. Je demande à Damien de regarder s'il ne voit pas sa tête ! Mais non ! A chaque contraction, je lui dis d’aller voir entre mes cuisses pour vérifier qu’il n’y ait pas la tête, mais non ! Pas de tête en vue ! Pourtant qu’est-ce que ça pousse. 5 min après vers 21h30 Amélie revient, je lui dis que ça pousse très fort en bas, mais elle n’est pas du tout inquiète (sa sérénité m’impressionne), ne m’examine même pas, et m’aide à me lever pour  aller en salle nature. Je file direct dans la baignoire. Difficile de trouver une position. L'intensité est partout, ventre, reins, rien n´est épargné. Finalement je m'installe en demi assise dans la baignoire, c’est comme ça que je me sens le mieux, et je m'accroche au cou de Damien qui est derrière moi puis a son torse. Entre deux contractions il me demande de moins tirer sur son tee-shirt car il a peur que je le lui déchire tellement je tire dessus à chaque contraction pour m'étirer. Je lui dis que je n’en ai rien à faire si son tee-shirt se déchire ! Je lui en rachèterai un !!!
Mais Amélie a l’air d’avoir pitié de lui et me propose un trapèze pour me suspendre. Je suis vraiment bien installée à présent, j’attrape le trapèze pour y mettre toute ma force et mon énergie, je suis en position quasi assise dans la baignoire, le bébé est beaucoup plus bas, mais la sage-femme me dit que c’est davantage la poche des eaux qui bombe+++ qui me gêne, que la tête du bébé qui n’a pas encore franchi le détroit supérieur. Elle m’invite à venir sentir cette poche des eaux, ce que je fais, et me dit qu’elle aussi a accouché sans péridurale pour son deuxième bébé et que ça lui avait fait du bien de crier. Je prends ça comme une invitation. Puis elle me dit de faire des «
 OHM », ce que nous pratiquons à 3, Damien, elle et moi à chaque contraction. J’arrive à faire le « OHM » au début et à la fin de la contraction, mais lors de l’intensité maximale, seul le « A » crié me soulage. Les contractions s’enchaînent. J’ai moins d’une minute de répit entre deux contractions. A chaque contraction, une poussée réflexe s'installe. Des sons qui viennent de la gorge sortent de mon corps. Entre les contractions, j'ai l'étrange sensation d'être presque au-dessus de mon corps et d'observer la scène. Comme si mon corps était immense. Je pense au bébé et surtout au répit que j'aurai après la contraction. Damien me répète sans cesse de bien me détendre entre deux contractions. J’arrive à me détendre dans cette sensation d’immensité. La poussée réflexe me fait du bien. Elle est animale. Amélie m'examine, je suis à dilatation complète. La poche des eaux est toujours intacte. Il doit être environ 21h45.
Je ne me sens pas désespérée. C'est dur, violent, douloureux, je me sens submergée par ces forces de la nature mais pas du tout désespérée. Je n'ai étrangement pas d'angoisses pour la suite. Je veux juste que ça se termine. Je répète sans cesse que j’ai envie d’avoir mon bébé.
 J'essaie toujours de me détendre entre les contractions, car pendant je ne peux que laisser la nature agir en moi, je ne maîtrise plus rien. Que c'est dur de laisser faire ! Et à la fois je sais que c'est le seul chemin possible.
Je veux que cette poche se rompe.
 Je l'appelle à se rompre à chaque contraction. Mais rien. Pourtant je l’ai senti de mes doigts, qu’est-ce qu’elle bombe ! Comment peut-elle résister à ces forces si puissantes ? Je demande alors à Amélie de la rompre artificiellement car je sais qu'après ça ira vite. Il faut que ça se termine pour moi. Elle rompt et là c'est la délivrance. Je retrouve mon corps physique. La tête du bébé s’engage d’un coup dans le détroit supérieur et descend jusqu'au détroit inférieur. Cette descente ne dure qu’une poignée de secondes. Quelle intensité dans mon bassin ! Je sens la tête de mon bébé. Elle me gêne. Je commence alors à pousser volontairement en inspiration bloquée, car c'est vraiment ce qui me vient à cet instant. Je revis. Plus aucun cri, son ou murmure ne sort de ma bouche. Je suis dans mon corps, les yeux fermés, je sens cette énergie en moi qui me fait pousser mon bébé. C'est presque agréable. Je dois me reprendre à 2 fois pour la partie finale, là où l'étirement du périnée est maximal. Il me faut juste un temps pour accepter cette sensation d'étirement, de brulure intense. Je repense alors à tous ces témoignages que j'ai lus sur cette phase. Je me répète que non c'est solide ça ne va pas se déchirer même si ça brule. A ce moment-là, Amélie me conseille de pousser en expiration freinée en faisant le serpent « ksss ». Je le fais pratiquer à mes patientes et je vois tout de suite là où elle veut m’emmener, dans la détente de mon périnée. Je suis toujours à son écoute et elle est à la mienne. Nos regards n'ont qu'à se croiser pour qu'elle comprenne ce que je vis et elle me guide de façon extraordinaire. Elle est formidable. Je sens la tête qui étire mon périnée, mais grâce au « ksss » j’arrive à doser l’avancée de cette tête sur mes muscles.  Et passé ce cap, j'attrape notre bébé et le sens glisser hors de moi. C'est une sensation extrêmement agréable. Magique. Inoubliable. Il n’y a pas de mot je crois. Elle vaut toutes les douleurs du monde ! Mais déjà les douleurs sont oubliées. C'est une magnifique petite fille que la nature nous a donné ce 7 décembre 2013.
Notre petite Capucine est née à 22h10 dans une intensité extrême et douce à la fois. Quel cadeau
 ! Quelle sensation d’Amour Infini !
Aucune déchirure du périnée, juste quelques points superficiels au niveau du vagin.
La descente dans le bassin s'est faite en moins de 30 secondes. Je reste persuadée que le fait d'avoir travaillé mon bassin tous les jours en yoga ou piscine à partir de 34SA y a grandement contribué.
Pour moi le vrai travail a commencé à 17h, avant c'était des CU d'entraînement mais pour m'être examinée à 2 reprises, je voyais bien qu'elles n'étaient pas efficaces au niveau de la dilatation et de la descente. Elles m'ont par contre permises de m'intérioriser et de me préparer tranquillement à la suite. Elles n'ont pas servi à rien, loin de la !!! Elles étaient nécessaires pour la suite. Une fois efficace sur la dilatation, le travail a quand même été rapide pour un premier, passer de 3cm tête haute à 10cm tête engagée au détroit inférieur, en 2h de temps, c’est plutôt peu fréquent…Au final j’ai eu 28h de contractions mais je n’ai pas du tout trouvé le temps long.
Damien a été extraordinaire. Il m'a toujours recentré sur la sensation, a fait des o et ohm avec moi sur la fin, m'a replongé dans la vague dès que je m'en éloignais. Il était un vrai rocher sur lequel j'ai pu m'appuyer. Ça ne devait pas être facile pour lui de me voir comme ça et il n'a pas eu peur de la suite des événements. Il était confiant et il avait confiance en moi. Il m'a aidé à rester en lien avec notre bébé me rappelant sans cesse que l’on se rapprochait de lui grâce à moi. Les stages de yoga lui ont vraiment permis de vivre sereinement cette naissance malgré l'intensité extrême qui y était associée. Et pour moi qui me sentais "perdue" de le voir si serein et si confiant m'a aidé à ne pas sombrer et surtout à garder confiance en moi.
Merci Martine pour ces 2 années et demie passées à tes côtés, que je clôture de la plus merveilleuse des façons avec un voyage retour diaphragme-périnée extraordinaire. J’ai presque l’impression d’avoir été enceinte depuis juillet 2011 lors du premier stage d’été. La formation m’a vraiment permis de vivre cette grossesse et cette naissance en toute conscience et en toute confiance. Et de se faire porter par tes cours à Grenoble étaient vraiment un rayon de soleil pour moi chaque semaine, même si j’avais une pratique quotidienne de yoga chez moi. J’ai été à l’écoute de chacune des sensations et j’ai vraiment pu vivre cette naissance de l’intérieur. J’en ressors transformée. Notre couple aussi. Notre amour est encore plus fort.
Oui c'était douloureux. Oui c'était intense. Mais c'était tellement magique. Ce 7 décembre 2013 la nature a vraiment été généreuse, dehors dans ses paysages et dedans dans mon corps bouillonnant.
 Je lui en serai éternellement reconnaissante.
Malgré la douleur intense, cette journée du 7 décembre, fait partie de ces quelques jours que l’on aimerait revivre sans cesse dans sa vie. Ce n’est plus qu’un souvenir mais je donnerai tout pour ne revivre qu’un instant de cette journée magique. Damien m’a déjà dit de ne pas m’inquiéter car je pourrai le revivre lors d’une prochaine grossesse, mais nous allons d’abord nous occuper de notre petite Capucine, qui nous comble de Joie. Et rester avec elle dans la magie de l’instant présent
 ! Elle est très calme, et quand il lui arrive de pleurer, je viens la mettre tout contre moi, lui fais quelques murmures et cela l’apaise presque instantanément !
Je vous souhaite à toutes de pouvoir vivre une naissance en conscience. Croyez-moi, c'est vraiment MAGIQUE !!!
Pauline

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Antoine le 4 janvier 2014


Merci pour tes voeux!
C'est en fanfare que l'année 2014 a commencé pour nous:
notre petit Antoine a pointé le bout de son petit nez ce samedi 4 janvier (16 jours avant le terme prévu).
Cet accouchement a été très different du 1er: j'ai perdu les eaux peu avant 4h du matin, et comme j'avais déjà des contractions tres regulieres et que j'avais en tete la naissance de Jeanne où tout a ete tres vite, on s'est rendus à la maternité sans trop tarder...
Mais une fois sur place, cela s'est calmé pendant plusieurs heures, nous laissant le temps de nous reposer un peu (nous etions dans la salle nature, au calme).
Quand les contractions sont devenues plus intenses, j'ai essayé la baignoire, ce qui m'a bien détendue.
Pendant tout ce temps, avec la respiration de la vague, j'arrivais tres bien à gérer les contractions, bien concentrée sur mon souffle.
La sage-femme qui nous accompagnait était vraiment incroyable de gentillesse, completement à l'écoute...
Vers midi, quand elle m'a examinée et que je n'étais qu'à 3, j'avoue que j'etais un peu déprimée (je commencais à fatiguer, j'avais plusieurs nuits blanches dans les pattes... Vraiment pas une forme physique optimale, et je l'ai bien senti!!!...)
Puis tout s'est accéléré : d'un seul coup les contractions sont devenues tres douloureuses, tres rapprochées.. heuruesement qu'Olivier était là pour me guider de sa voix et m'encourager à chaque contraction, sans lui je crois que je n'aurais pas réussi à rester si concentrée... Et j'ai eu subitement besoin de pousser, il a fallu que j'attende 2 contractions supplémentaires que le col finisse de se dilater, cela m'a paru une éternité...
 Encore une fois, heureusement que la sage femme était là pour me dire de visualiser mon bébé qui était en train de descendre et qu'on avait fait tout ce travail de visualisation auparavant car j'ai réussi à rester tres connectée à lui et concentrée à l'intérieur...
Puis ces quelques minutes interminables ont pris fin, c'était la poussée: 2 fois pour la tete et une pour les épaules et Antoine est sorti, je l'ai accueilli dans mes bras, posé sur ma poitrine, c'était magique...
Et depuis, tout va bien: il est magnifique bien entendu, et nous sommes tres fiers de lui!
Je t'envoie tous mes voeux pour cette nouvelle année et te remercie encore pour cette préparation si belle que tu nous offres: c'est un don si utile et précieux!
Bonne continuation et à bientôt,
Delphine


Justine le 19 janvier 2014


Notre petite Justine est née le 19 janvier pour notre plus grand bonheur. En plus, elle est gentille avec sa maman, puisque depuis le retour de la maternité elle fait ses nuits (23h - 6h30), donc cela aide à bien se remettre en forme !
(Quelques détails : Il s'agit de notre premier enfant - mon terme était défini au 3/02). Je détaille un peu les quelques jours qui ont précédé, cela me permet aussi d'avoir un souvenir de cette dernière semaine de grossesse.
Mercredi 15/01
J'ai fait une bonne séance d'ostéo (Mon ostéo m'avait vu au 3ème, 5ème et 7ème mois, et m'avait conseillé de revenir au 9ème mois pour me "préparer"). Elle me dit que l'on voit bien les effets bénéfiques du yoga, puisque mon bassin est bien ouvert et a l'air prêt pour accueillir le bébé. A ma grande surprise, elle me dit aussi que mon coccyx est parfait et qu'elle ne se fait aucun souci pour moi (une de mes appréhensions pour le jour J, me l'étant fracturé auparavant, on m'avait annoncé que jj'aurais probablement un accouchement difficile - je suis donc contente que ce doute soit levé). On parle accouchement sans péridurale, et elle me confirme que pour elle, vu ma "configuration", il n'y a pas de souci, mais que si l'accouchement dure (elle fixe une limite autour de 6 heures environ, mais selon elle c'est un peu au cas par cas), il peut parfois être intéressant de la prendre pour éviter d'accumuler de la fatigue, et de se remettre difficilement.
Elle pense que je peux encore tenir quelques jours.
Le soir j'ai une bonne série de contractions pendant 3h environ, je décide de faire le test du bain : en effet, cela se calme assez vite et je passe une nuit tranquille.
Jeudi 16/01
Je me rends au cours de yoga ;) qui comme d'habitude a le pouvoir de me relâcher physiquement et mentalement. A noter, c'est soir de pleine lune, et toutes les grands-mères, arrières grand-mères me prédisent un accouchement imminent...
Pourtant j'ai la même série de contractions que la veille, et à nouveau un bain me permet de me relaxer et calmer mes contractions.
Vendredi 17/01
Je me sens en forme. Pourtant je décide d'annuler mes cours de soutien du lendemain car je ne me sens pas de faire le trajet jusque chez mes parents où je les donne (cela ne me prend pourtant que 30 min en train). Toutefois, ce soir-là pas de série de contractions.
Samedi 18/01
Je me lève ce matin là et je vois que le kyste que j'ai à l'oeil depuis la semaine dernière, pourtant soigné par la dermato est réapparu et me fais mal. Comme on est samedi, pas de possibilité d'avoir un rendez-vous chez une dermato. La seule solution est de me rendre à la clinique mutualiste pour voir le médecin de garde. J'y vais à pieds tranquillement (c'est à 1 km) et le médecin me donne de quoi de me soigner. Mon père m'appelle à ce moment-là et nous plaisantons sur le fait que je suis à la mutualiste mais pas pour accoucher. En sortant, je croise une amie de mes cours de préparation qui s'y rend pour accoucher. Intérieurement je suis un peu "jalouse", car moi aussi j'aimerais bien que cela se termine. Je rentre chez moi, et là à nouveau un signe, le journal de 13h passe un reportage sur une maternité parisienne et sur les accouchements.
Je plaisante lors du repas du soir avec mon conjoint sur ces deux faits mais sur le fait que je sois toujours sur mes deux pieds.
Pourtant vers 21h je perds les eaux. Comme je n'ai aucune contraction, nous décidons d'attendre et nous nous mettons devant un film tranquillement. Quand le film se termine, je n'ai toujours pas de contractions, mais je perds beaucoup de liquide. Je propose alors à mon conjoint que nous nous rendions à la maternité.
En effet, habitant en centre-ville nous n'avons pas de voiture et nous avions prévu de pouvoir nous y rendre à pieds si cela était possible. Je me dis que cela déclenchera peut être les contractions, mais que de toute façon cela ne pourra me faire que du bien, de respirer un peu d'air frais avant la fin de cette aventure.
Une fois arrivés à la clinique, la sage-femme nous confirme que j'ai bien perdu les eaux, mais qu'il faut attendre les contractions. Comme la clinique est calme ce soir-là, on prépare notre chambre et nous pouvons nous y installer tranquillement en attendant. Nous dormons quelques heures, et vers 2h les contractions commencent enfin à être toutes les 5 minutes. J'attends 4H, qu'elles commencent à être plus fortes pour réveiller mon conjoint qui dort à côté et nous retournons sonner au bloc. Là on m'annonce que mon col est dilaté à 3 cm et que le travail a commencé. La sage-femme me demande si je veux la salle nature comme elle est disponible. Je profite donc de la baignoire pour me détendre.
Pourtant vers 6h, tout s'accélère brusquement: j'ai plusieurs contractions à la suite, des temps de repos complétement irréguliers. Plus ennuyeux (pour moi) je me mets à avoir des vomissements à chaque contraction et je n'arrive pas à me concentrer malgré l'aide de mon conjoint. Vers 8h, lors du changement de sage-femme, je pense être arrivée au bout (je suis très fatiguée des vomissements et j'ai la sensation constante que je vais m'évanouir). Pourtant on m'annonce que je ne suis dilatée qu'à 4 cm... Je réalise qu'il va me falloir encore beaucoup de patience, mais je ne me sens plus dans l'état de continuer aussi longtemps, n'arrivant pas à gérer les contractions du fait de leur irrégularité au niveau intensité et apparition. Je demande donc la péridurale, me rappelant ce que m'avait dit mon ostéopathe.
En effet, je suis incapable de marcher pour passer de la salle nature à la salle d'accouchement et heureusement que mon conjoint et l'étudiante sage-femme me soutiennent. Par chance, l'anesthésiste est disponible rapidement et malgré quelques difficultés (je continue toujours à vomir), il me fait la péridurale à 9h.
La douleur se stoppe net et je m'endors alors une heure, fatiguée par ces dernières heures. A mon réveil, je me sens en très bonne forme, l'étudiante me dit qu'ils ne m'ont mis qu'une dose pour l'instant. Cela me suffit, puisqu'à aucun moment je n'ai besoin d'appuyer pour augmenter le débit de l'anesthésiant.
Dilatée complétement à 11H30, le bébé ne veut pourtant pas descendre. A 13h30, la sage femme (Marie-Catherine - et là je me souviens d'un témoignage que tu nous avais lu, où on en avait parlé) arrive et annonce qu'il faut maintenant essayer de pousser même si le bébé n'est pas descendu. C'était un peu la course car pleins de futures mamans étaient arrivées, et j'étais le 4ème accouchement en une heure apparemment.
J'ai beau essayé le bébé a l'air de descendre très très doucement. J'entends alors Marie-Catherine murmurait à son étudiante d'aller chercher le médecin pour savoir s'il faut couper (synonyme d'épisio) ou faire carrément une césarienne. En voyant le médecin arrivée, je suis soulagée quand elle dit qu'on va essayer encore une dernière fois. J'essaye alors de toutes mes forces car je ne veux pas envisager une des solutions évoquées et je me dis qu'il n'y a pas de raison pour que je n'y arrive pas. Le bébé commence alors à descendre. J'essaye de rester concentrée mais j'avoue que les dernières poussées sont assez comiques : la sage-femme recommande aux pères de regarder leurs femmes, pour ne pas être choqué par ce qu'ils pourraient voir de l'autre côté du drap. Mon conjoint étant assez grand, elle monte la table au maximum (ce qui en fait ne suffit pas, et mon conjoint n'était pas le moins du monde choqué...). Le médecin étant plutôt petite, elle est obligée d'être en équilibre sur une chaise pour pouvoir m'appuyer sur le ventre, sauf que dans l'action le drap tombe, elle manque de tomber aussi, et Justine choisit ce moment là pour arriver enfin ! Nous sommes soulagés (moi encore plus d'avoir échappé à l'épisio!) et nous accueillons avec bonheur notre petite Justine à 14H06, bien éveillée pour ses premiers instants de vie.
Pour conclure je ne regrette pas d'avoir essayé sans puis d'avoir pris la péridurale. Je pense en effet que je n'aurais pas pu tenir plus longtemps. A mon avis, les 2h de nausées et ce sentiment de se voir "partir" avec ma tension qui faisait du "yoyo" étaient une façon pour mon corps de dire stop. Le fait d'avoir pu dormir au milieu m'a permis de me remettre en forme pour la fin. Et je garde au final un bon souvenir de cette nuit-là.
Des arguments pour suivre des cours de yoga maternité :
  • A savoir que depuis Octobre on m'annonçait un accouchement prématuré (mon col était ouvert à 1 depuis novembre). D'après mon ostéo, le yoga m'a permis de tenir jusqu'au terme quasiment.
  • un bon complément de préparation "physique" aux cours de préparation classiques que j'avais trouvés plus axés théorie.
  • un moment de relaxation hebdomadaire à partager avec son futur bébé
  • le concept de débuter avec la lecture des témoignages de la semaine est très intéressant, et m'a permis de relativiser à l'avance l'accouchement (comme il s'agissait de ma première grossesse je ne savais pas trop à quoi à m'attendre)
Bon courage aux futures mamans !
Amicalement,
Marie


Ashlyn le 12 février 2014


Tôt dans ma grossesse, j’ai fixé sur la date du 12 février, sans savoir pourquoi
 : plus tard je me suis rendue compte que c’était exactement la même avance sur la date prévue (le 23) que pour mon fils ainé. Pour cette 2ème grossesse, nous n’avons pas pris les cours de préparation avec une sage-femme : je me suis concentrée sur le yoga pour m’aider pour l’accouchement. Néanmoins, Je voulais aussi trouver quelque chose pour re-préparer un peu mon mari pour « le jour J », donc je nous ai inscrits pour un cours de yoga de maternité pour couples avec Mireille Laurent. Elle nous a proposé le 11 février, et j’ai accepté en croisant les doigts pour tenir jusqu’à cette date.
Nous sommes arrivés au cours avec les bagages de maternité dans le coffre de la voiture. Après le cours, nous sommes retournés chez nous pour libérer ma belle mère qui gardait notre fils Erwann, et nous nous sommes couchés un peu tard, vers minuit. Mon mari n’avait pas le temps de s’entrainer ni d’oublier le cours de yoga
 : à 2 heures du matin, j’ai perdu les eaux. La pauvre belle mère était obligée de retourner pour garder Erwann et nous sommes descendus à la Clinique des Eaux Claires.
Je sentais le début des légères contractions, et la sage-femme m’a dit que le col était ouvert à « deux doigts
 ». Le dépistage du 8ème mois a révélé le streptocoque B, donc j’ai reçu des antibiotiques intraveineux toutes les 4 heures pendant l’accouchement. Après la première dose, nous étions installés dans une salle d’accouchement, et nous avons commencé à mettre en place toutes les techniques que nous avions appris juste quelques heures plus tôt, pour gérer les contractions qui devenaient petit à petit plus intenses. J’ai changé beaucoup de positions – début, assise sur le ballon, sur le lit – je ne supportais aucune position très longtemps. Je pensais bouger beaucoup plus, mais en fait une partie de mon corps me disait que c’était encore la nuit, j’avais peu dormi, et j’étais fatiguée. Mes jambes semblaient trop faibles pour supporter beaucoup de contractions débout, et quelque fois les mouvements du ballon m’ont donnée la nausée. Donc j’ai passé pas mal de temps sur le lit, sur le dos ou sur le coté – j’ai failli dormir entre les contractions, pendant que mon mari se reposait sur un matelas. J’ai utilisé la respiration de la vague, et j’ai essayé d’encourager l’ouverture du col avec la visualisation.
4 heures plus tard, c’était l’heure pour un changement de personnel, et une deuxième dose des antibiotiques. J’ai demandé un bilan sur mon progrès : j’avais l’impression d’avoir bien travaillé et bien avancé. Imaginez mon chagrin quand la sage-femme m’a dit
 : ‘ouvert à deux doigts ! » Quand j’ai protesté, elle a ajouté « mais j’ai les mains plus grandes que ma collègue… »
Les contractions arrivaient
  toutes les 3-4 minutes et se focalisaient sur le bas du dos. J’ai commencé à utiliser le chant pour gérer la douleur - « hmmm », puis ‘ahhh’, augmentant le volume avec l’intensité des contractions. Pour la plupart du temps j’étais assise contre mon mari, et nous avons chanté ou respiré ensemble. J’étais très exigente : si on chantait, il devait chanter la même note que moi ; si j’étais débout quand une contraction arrivait, il était obligé de me tenir en massant le bas de mon dos.
4 heures plus tard, j’étais épuisée, et prête à demander une péridurale. Mais la sage-femme semblait surprise car j’étais à 8-9 cm
 ; au même moment, j’ai commencé à avoir une forte envie de pousser, et tout à coup c’était « l’action » - elle a préparé le lit en toute urgence. Je n’ai poussé que pour 3 contractions, en hurlant comme une banchée, et ma fille est sortie, avec plein de cheveux et couverte de vernix – bizarre pour un bébé né presque à terme. La sage-femme l’a mise sur ma poitrine, et nous étions collées l’une contre l’autre.
J’étais très contente d’avoir réussi l’accouchement naturel que je n’ai pas pu avoir pour mon fils ainé. Les techniques de yoga nous ont aidés beaucoup, et je vous remercie pour tous vos enseignements et
  votre support.
Rebecca


Rose le 24 avril 2014


Ma petite Rose est née le 24 avril et je tenais à te remercier et à envoyer le témoignage de mon accouchement. C’est si précieux pour les femmes qui se préparent
 !
J’ai perdu les eaux le mercredi soir 23 avril vers 21h, en ayant eu à peine quelques contractions dans la matinée, et c’était les premières de toute ma grossesse. Comme j’avais rêvé que mon bébé naîtrait le 24 avril (pour une naissance annoncée le 13 mai), toutes les affaires étaient prêtes. Nous sommes allés à la maternité vers 23h, je n’avais que quelques contractions irrégulières et pas très intenses. Comme je voulais éviter que l’accouchement soit déclenché artificiellement, j’avais jusqu’à 9h du matin pour que les contractions s’installent. J’ai donc passé deux heures à marcher, de 2h à 4h du matin, autour de l’hôpital. J’ai aussi pris de l’homéopathie à intervalles réguliers. Je suis allée dormir en salle de pré-travail pour être d’attaque pour la journée du lendemain.
A 9h, le travail avait bien commencé, j’avais des contractions d’environ 1 minute toutes les 5 minutes. Je suis passée dans la salle d’accouchement et me suis installée dans la baignoire. L’eau n’était pas assez chaude, ce qui est bien dommage, mais j’ai fait tout le travail de dilatation dedans malgré tout.
Là, dans la baignoire, les contractions ont commencé à devenir plus intenses, installées de manière régulière. J’avais retenu que tu nous avais dit de garder «
 le matos » vu en cours de yoga pour quand nos outils à nous ne fonctionneraient plus. C’est là que j’ai commencé à m’aider de la respiration de la vague. A chaque contraction, j’imaginais cette vague qui montait et descendait dans mon corps, j’avais la tête à moitié immergée dans l’eau et Julien veillait, en choisissant la musique adaptée à ce que je vivais. J’avais cette phrase en tête que tu dis souvent aux cours « Là où la pensée va, l’énergie va ». Cette petite phrase m’a beaucoup aidée ! Les murmures aussi m’ont aidée. C’était un peu comme une transe et encore maintenant, quand je me souviens de ce moment, j’ai le souvenir d’une sorte de méditation, assez intense bien sûr ! C’est vrai que de rester branchée sur la contraction qui est là, pas sur celle d’avant ni sur la suivante, ça change tout.
A 11h du matin, j’étais dilatée à 5 ou 6, et à 13h, j’étais à dilatation complète.
Je suis sortie de la baignoire et je me suis préparée à la descente de mon bébé dans le bassin. La sage-femme m’a demandé dans quelle position je voulais mettre mon bébé au monde car ça ne devrait plus tarder.
Mes contractions étaient devenues très intenses, assez rapprochées, et parfois très longues. J’étais à genoux sur la table d’accouchement, penchée en avant pendant les pauses et me suspendant par les bras quand la contraction arrivait. Les sons m’ont beaucoup aidée, même si cela a dû être impressionnant pour les gens qui étaient à l’extérieur de la salle
 ! Julien était auprès de moi, me coachant, m’encourageant à rester avec lui, à ne pas me laisser envahir. Il me disait « tu es magnifique, tu donnes tout ce que tu as », Il m’a dit après avoir passé plus de 10 heures sans aller aux toilettes… ! L’équipe médicale aussi me soutenait à fond. De mon côté, je commençais à avoir cette peur de ne pas y arriver mais j’ai continué à donner tout ce que j’avais.
Au bout de 2 h de contractions de ce type, très intenses et souvent assez longues, le bébé n’était toujours pas descendu. Le monitoring indiquait qu’elle allait bien, mais elle ne descendait vraiment pas.
Ils m’ont ensuite fait pousser pendant 30 minutes en dehors du réflexe expulsif pour voir si cela la ferait descendre. Mais non, elle ne descendait toujours pas. Alors, vu qu’on avait fait tout le possible, ils m’ont dit qu’il fallait envisager d’utiliser des forceps, les ventouses, voire une césarienne. Ils m’ont donc conseillé de me mettre sous péridurale, de manière à être prête si jamais la césarienne s’avérait nécessaire.
On m’a injecté l’ocytocine de synthèse pour augmenter encore les contractions et quelque temps après, ils ont posé la péridurale. Le temps avant que la péridurale ne soit posée et n’agisse, ce temps a été assez difficile car je perdais pied, je paniquais, je n’arrivais plus à vivre les contractions l’une après l’autre. En fait, j’avais peur que les contractions engendrées artificiellement ne deviennent très fortes avant que l’anesthésiste n’arrive (elle était introuvable). J’étais à bout de forces. La pose de la péridurale m’a paru durer des heures. Heureusement, Julien m’aidait beaucoup à vivre les contractions, je crois d’ailleurs que je lui ai bousillé les doigts à ce moment-là.
Puis la péridurale a fait effet et ils m’ont refait pousser pendant 1/2h pour voir si avec tout ça, elle descendait. Mais rien. Les forceps et les ventouses n’auraient servi à rien car elle était bien trop haute. Elle ne s’était pas du tout engagée.
Du coup, ils m’ont dit qu’il allait falloir aller vers une césarienne.
Et là, c’est étonnant car le week-end précédent, j’avais discuté avec une ancienne sage-femme qui m’avait dit que lorsqu’elle préparait les femmes à la naissance, elle leur conseillait toujours d’envisager leur scénario «
 catastrophe » pour voir de quoi elle aurait besoin si jamais ce scénario-là se produisait. Car elle dit que nos enfants sont souvent là pour nous faire avancer, nous tester, ils ne veulent pas que nous soyons parfaits, mais au moins que nous soyons en évolution. Si, avant l’accouchement, on se bloque sur un scénario idéal, il y a des chances que si la vie nous amène vers une autre expérience, nous ayons du mal à la vivre en ouverture. Du coup, cette discussion m’avait bien fait réfléchir, je m’étais alors rendue compte que l’ouverture dont vous parlez dans le yoga, c’est l’ouverture du corps bien sûr, celle du cœur mais aussi l’ouverture de l’esprit, accepter tout ce que l’accouchement peut nous faire vivre. Savoir de quoi on aura besoin si l’accouchement se passe  différemment de ce qu’on avait comme projet de naissance à la base, cela permet d’être 100% présent le jour J.
Du coup, au moment d’envisager la césarienne, ça a été OK pour moi. Je n’étais pas déçue, ce sont plutôt les sages-femmes qui étaient toutes dépitées
 !
La césarienne s’est très bien passée, le chirurgien était très délicat, il m’a même demandé de pousser pour que j’ai la sensation de la mettre au monde, et j’ai pu la voir sortir du ventre et l’avoir sur moi tout de suite. La rencontre a été merveilleuse et restera toute ma vie un souvenir d’une émotion immense.
Rose est née en très bonne forme, elle a passé 2h en peau à peau avec son papa, c’est un vrai trésor et nous sommes, bien sûr, très fiers et heureux.
Merci infiniment à toi Martine, et à Isaline, pour cet enseignement de vie que vous nous donnez. Cela m’aide aussi pour l’allaitement. Au début, quand ça faisait mal, je me disais «
 une têtée après l’autre, comme les contractions », et là maintenant quand certains jours sont difficiles du manque de sommeil je me dis « une journée après l’autre, comme les contractions ». Julien garde lui aussi un souvenir magnifique de l’accouchement, il dit qu’il a réalisé à quel point les femmes avaient en elle de puissance, et il le raconte à qui veut l’entendre !
Mathilde


Timotée le 3 mai 2014


Finalement, je n'ai pas accouché à Bora-Bora sans péridyrale mais aux Marquises (salle d'accouchement classique), avec une péri sur la fin ; bien m'en a pris d'ailleurs, tu verras pourquoi.
Les 1ères contractions ont commencé vendredi midi alors que nous faisions des courses. Là, pas de doute, c'étaient les bonnes, qui donnent envie de se plier en deux. Mais bon, ça allait, nous allons comme prévu
 déjeuner chez des copains. Je reste l'après-midi avec la copine, à faire de la peinture avec son ainé d'un an et demi. Les contractions sont rythmées toutes les heures.
En fin d'après-midi, retour à la maison, ça s'accélère, contraxtions toutes les demi heures. J'appelle ma grand-mère pour lui dire que le repas du lendemain midi est a priori annulé.
On hésite entre se coucher tôt
 ou faire une dernière soirée "plateau repas devant film, 2ème option choisie.
Vers
 22h30, contr    ctions tous les 1/4 h, je prends une douche, Bastien se couche, je m'installe dans le bureau avec tapis de yoga et ballon. Et c'est parti pour des mouvements de l'infini, assouplissements du bassin, respirations.
A minuit, contractions toutes les 5mn environ, on part à la maternité.
A l'arrivée, col dilaté à 5, je suis fière de moi et confiante dans la suite. On nous installe directement en salle de travail ; ce ne sera pas la salle nature car peu fonctionnelle pour les soignants. Comme je me sens bien, je n'insiste pas.
Le travail se poursuis, contractions de
  plus en plus fortes, petit tour dans le couloir, nausées, ballon, repos sur la table de travail.
A 8h, le col ne se dilate plus depuis pas mal de temps, je suis fatiguée. La SF me dit que le seul moyen d'accélérer les choses est de percer la poche mais ils ne le pratiquent que sous péri. Je résiste. Et à 9h, col à 8-9 depuis un bon moment, je sens que je m'épuise, les cuisses qui tétanisent. Je demande la péridurale.
Le temps qu'elle fasse effet, je retrouve de l'énergie. Comme c'est moi qui ai la pompe, je ne rajoute que deux fois de l'anesthésiant.
Puis c'est le moment de pousser. 20 puis 25mn, sans effet : chaque fois que je pousse, il descend
puis remonte.
Les obstétriviens sont appelés. Je me vois partie pour une césarienne d'urgence. Ce seront finalement les forceps. Et Timoté nait à 13h25, le cordon autour du cou : grosse frayeur mais il va bien, bien qu'épuisé.
Encore merci pour tout tes conseils qui m'ont permis de bien gérer
  la douleur pendant longtemps.
Stefany.


Lucas le 20 mai 2014


J'ai la joie de vous annoncer la naissance de Lucas mardi 20 mai dernier, jour du terme. Je suivais essentiellement les séances avec Isaline le lundi matin (je vous remercie d'ailleurs d'avance de lui transférer ce message, n'ayant pas son mail), et suis venue sur 2 séances du jeudi matin avec vous en fin de grossesse.
Il est un peu tard pour prévenir, mais le temps nous échappe depuis ce 20 mai.
Je tiens à vous remercier très chaleureusement pour votre préparation à l'accouchement.
Je n'avais jamais pratiqué le yoga avant, c'est mon ami qui m'a encouragée à préparer notre voyage vers une vie à 3 via le yoga.
Et je ne peux que constater les bienfaits de ces séances.
Lucas est arrivé au bout de 5h30 de travail, sans intervention médicale ni péridurale. J'osais à peine en rêver.
J'estime avoir eu beaucoup de chance pour un premier accouchement : un travail si rapide et efficace!
Mais j'ai aussi le sentiment d'avoir bien vécu cette expérience grâce à l'état d'esprit vers lequel vous m'avez guidée.
2 mots m'auront accompagné pendant toute l'attente et le travail : accueillir l'arrivée du bébé et faire confiance en son corps et son bébé.
Petit récit du voyage :
Les 2 semaines qui ont précédé, je me suis comme préparée à une épreuve sportive sans en connaitre ni l'échéance ni le contenu : assouplissement du bassin, décontraction du périnée,
  concentration sur ma respiration, marche régulière. J'étais en joie, bientot impatiente d'amorcer ce voyage tant attendu et vivre cette rencontre inoubliable.  3 jours avant le terme, des signes avant coureurs m'ont signalé une arrivée proche : des contractions diffuses, non douloureuses mais inconfortables, un état de fatigue général. Mais rien ne se précisait, jusqu'à la veille du terme où les contractions se sont rapprochées et intensifiées.
3 soirs que nous nous préparions à un éventuel départ pour la maternité. Et ce soir là, au delà des signaux physiques, nous voilà en fête avec mon conjoint. Musique, on monte le son, on commence à danser, je danse avec mon bébé, avec son papa, et fais une pause au moment des contractions, sur le ballon ou suspendue à mon ami. Un bon petit repas mijoté, puis la grande question. Que va t il se passer ce soir? Encore une fausse alerte? On se trouve un film sur Arte + 7?
C'est une contraction plus violente que les précédentes qui me donne le signal de départ : elle me laisse tremblante de tout mon corps.
Minuit : Arrivés à la maternité, 1er signe positif : col ouvert à 3-4. «
 Vous restez avec nous, et on vous propose la salle nature>>. Nous voilà encore plus en fête : enfin le grand voyage va commencer. Promenade dans la rue, essai de divers ustensiles pour soulager la douleur, le tout rythmé par des contractions espacées de 5 minutes environ. Ce qui m'aura le plus aidé pour accepter les contractions : d'abord, mon homme, si présent et confiant, puis respirer, inspirer au niveau abdominal, me concentrer sur mon ventre qui se gonfle, et me suspendre aux épaules de mon ami, ou à un ballon. Je reconnais ne pas avoir utilisé d'autres supports du yoga (la respiration de la vague m'était plutôt étrangère à un moment où j'avais besoin de m'accrocher à des sensations réelles).
3h30 : 2ème passage de la sage femme : col ouvert à 6-7.
  « Et on vous propose la piscine ». Mais quelle chance! Nous sommes comblés. Tout avance bien, et je vais avoir droit au soulagement d'un bain chaud.
Une fois le robinet tourné, tout s'accélère : rupture de la poche des eaux, vomissements. Retour sur la table pour le monitoring. Dommage, pas de piscine pour tout de suite. Et ce sera le point de non retour, ou plutôt la dernière ligne droite avant la grande rencontre.
4h30 : col ouvert à 10. Ma mémoire n'a pas fixé de souvenirs bien précis à partir de là. Une douleur bien plus intense au moment des contractions, bien que plus espacées, les bras totalement engourdis, la sensation de partir entre chaque contraction, et de m'accrocher chaque fois plus fort à mon ami, de souffler chaque fois plus bruyamment à l'arrivée d'une nouvelle contraction.
J'ai le souvenir vague d'un passage dans mon bassin. J'ai pu dire plusieurs fois
 : "il descend". Et là, la panique, je ne vais pas y arriver, jamais il ne franchira ce mur qui le sépare de l'air libre. C'est trop douloureux, et surtout j'ai si peur.
C'est la sage femme, bienveillante et encourageante depuis notre arrivée, qui me brieffe sur la poussée. J'ai le sentiment qu'elle m'a appris à pousser avant même d'en ressentir le réflexe. "Attendez 5 minutes, je reviens". Le temps de m'évader un peu dans les bras de Morphée. Et là, l'envie irrépressible de pousser me prend, projecteurs, ça s'agite autour de moi, l'équipe médicale s'étoffe : tout est prêt pour accueillir l'enfant. Dans un état semi conscient, mais avec un vague appel à la réalité au moment des contactions de poussée : y a pas le choix, faut y aller, et les fameux cris fauves que je croyais légendaires... Erreur. Je n'y échappe pas, il y a bien un fauve en moi aussi.
5h28: c'est un petit garçon qui m'est
  délicatement posé dans bras. La tempête s'est soudainement éteinte, et laisse place à une paix angélique.
Merci de nous préparer à un bel évènement plutôt qu'à une épreuve, de nous donner confiance. L'accouchement aura été pour nous un voyage magnifique, pleinement partagé dans notre couple.
Bien à vous
Séverine


Anton le 9 juin 2014


Voici mon compte rendu du Lundi Pentecôte 9 juin 2014 ...
La semaine avant la date prévue par l’échographe (14/06/2015), j'ai fait 2 séances d’acupuncture avec sage-femme Marie France Grouber (fameuse Piouche), pour accélérer le travail car j'étais vraiment fatiguée de cette fin de grossesse. Et donc le week-end de Pentecôte j'étais vraiment prête pour l'accouchement. D'autant plus, que mon conjoint, qui est souvent dans la semaine en déplacement, était à la maison et cela faisait encore une raison pour que le bébé sort maintenant. Vendredi rien, Samedi rien, Dimanche rien mais dernier délais la nuit au Lundi...
A 3h15 je saute du lit comme une puce, complètement mouillée et une fois sortie de mon rêve profond je réalise que la poche du liquide amniotique a été
 rompue... et alors que faire maintenant ? Je ne m'attendais pas à cette configuration... où sont les contractions ???En tout cas, pour l'instant je laisse dormir ma famille (Benoît, mon conjoint et Helena, ma fille de 3 ans) et je m'occupe de moi. Qui sait, peut-être je vais devoir aller rapidement à la clinique ? Je prends donc une bonne douche, un petit maquillage, histoire de me sentir belle ce jour exceptionnel, allez, pour faire passer le temps je me lisse encore des cheveux et puis à 4:00 je décide d'appeler la salle d'accouchement pour savoir ce que je dois faire, car je ne sens toujours rien.Une sage-femme me conseille de me coucher mais si jamais le liquide amniotique continue de couler il faut venir à la clinique pour vérifier si le bébé n'est pas en danger. Donc je me couche à nouveau, mais dès suite je sens mouiller encore un drap ... ok il faut aller vérifier ce bébé. J'essaie d'appeler le taxi mais personne réponds au téléphone à 4 h du mat donc on décide avec mon conjoint de ne pas réveiller notre fille, qui a eu un gros rhume en plus, mais d'aller rapidement à la clinique pour me déposer et puis rentrer à la maison jusqu'au compte rendu de la situation.A 5 heures du matin, toujours sans contractions, à part 2 dans la voiture, Benoit a tellement roulé vite dans les virages et sur l'autoroute, j'arrive à la salle d’accouchement pour un examen du col et du bébé. Au bout de 20 minutes de sonde..."Tout va bien pour votre bébé et vous êtes ouvert à un doit !!! Bon, Madame, on va vous mettre dans une chambre et vous allez vous coucher en attendant le travail... et rendez-vous à 8:00 pour un contrôle". J'étais vraiment déçue, pourquoi on m'a fait venir ici si tout va bien et surtout cette ouverture seulement à 1 doit ? J'aurai tellement préférais de rester à la maison, me balader dans le jardin et respirer l'air frais au lieu de la clim de la clinique ... mais bon, il a fallu vérifier le bébé... j'optimise :). Je téléphone Benoît en lui disant d'aller se coucher tranquille et venir après avoir déposé notre fille à la crèche à 8:00.

Je me suis couchée en essayant de m'endormir et là les petites contractions commencent à venir. Je les gère avec la respiration de la vague sur tout le corps ainsi qu’au-delà et puis la concentration sur l’utérus avec l'envoi de la détente. J’envoie beaucoup de lumière pour éclairer le chemin de sortie à mon bébé. Et là vraiment, même si les contractions sont TRÈS GÉRABLES je sens le col s'ouvrir à chaque fois.
A 7h du matin, l’intensité augmente mais c'est toujours bien gérable et je décide d'aller à la salle pour vérifier l'ouverture du col ... je range encore un peu ma chambre en mettant en place tous ce que j'ai amené à la clinique dans ma valise et à 7:20 je me pointe devant la fameuse porte blanche en marchant un peu difficilement et me tenant sur les coins des murs.Une très gentil sagefemme, étudiante arrive pour m'examiner et avec un gros sourire et un peu de précipitation m'annonce que je suis ouverte à 8 dois et il faut passer dans une autre salle pour accoucher...Je demande la salle nature et je précise que je ne veux surtout pas la péridurale mais on me dit que c'est déjà un peu tard et que c'est la fin donc il faut maintenant ACCOUCHER
 !Je téléphone rapidement Benoit pour qu'il dépose Helena à la crèche avant l'ouverture et qu'il arrive dès qu'il peut.Dans la salle d'accouchement je demande un ballon et quelque chose pour m’étirer... l'équipe est super ! Et sachant que mon acupunctrice devrait être là ce lundi matin je demande pour qu'elle vienne m'accompagner.Je gère les contractions sans difficulté, d'abords début et suspendu ensuite sur le ballon, toujours étirée grâce à l'écharpe suspendu du plafond. Je demande de me masser le sacrum avec l'huile d'arnica que j'ai amené... cela me soulage énormément. Piouche m'a fait encore quelques points d'accu dans le dos, sur la tête et le visage pour faire descendre le bébé. Je fais des sons "Om" et je parle au bébé pour le guider. Les sages-femmes, adorables, se mettent aussi à lui parler :).

On attend Papa..., qui heureusement n'est pas dans les bouchons et peut rouler à 200/l’heure sur l'autoroute, pour percer
 la deuxième poche d'eau, et dès qu'il est rentré à 8 heure les choses s’accélèrent encore plus.
On me demande de me mettre dans une position pour la poussé finale... et là j'ai un doute et un moment de détresse... comment faire ? Je ne sais pas, j'essaie sur le ballon, ça ne me convient pas, "chat et chien" non plus... finalement je me rappelle d'une posture du guide d'accouchement (à télécharger pour toutes*) sur le lit avec les bras en arrière et l'étirement vers le partenaire et Piouche me prends la tête sous son bras et me guide avec sa parole. Je crie comme une sauvage car l'intensité est moins gérable que tout à l'heure, mais la sage-femme me ferme la bouche en me disant qu'il faut que je pousse par la voix basse si non l'énergie est perdue... Alors je prends sur moi et j'essaie, pas facile, mais heureusement à nouveau j'ai complètement confiance je vois le bout du travail et je donne tout pour faire sortir le bébé. Je sente sa tête se retourner et regarder mon sacrum, ensuite le périnée s’étendre et je sens sa tête sortir... 8:22 Alléluia, ce Lundi de Pentecôte, mon fils est descendu avec les Saints Esprits ! Papa, tout fier, coupe le cordon et on attend les premiers cris. Puis j’expulse le placenta et c'est fini. J'ai eu une petite déchirure qu'on a ficelée avec 4 points et une bombe antidouleur et moi je me contentais déjà de mon bout chou sain et bien éveillé posé sur ma poitrine. 3 kg et 50 cm de bonheur.

En résumé un accouchement de rêve, livraison express en 2 heures (si on compte à partir de début des contractions) et une grosse joie pour les parents et notre fille.

La récupération est vraiment facile, l'allaitement bien mis en place, 5 jours dans l'hôtel 4 étoiles à l’abri de la canicule et un service super professionnel, disponible et agréable... "zyc nie umierac".
Allez, je vous embrasse, et j'essayerai passer pour faire un compte rendu à vive voix et maintenant je file donner à boire à mon fils Anton.
Merci encore une fois pour votre sagesse et le travail que vous faites.
Inga K

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Pierrot le 20 juin 2014


Extraits de son album
Jeudi 19 juin 2014 – J-6
Mon petit Pitchou, je n’ai jamais été autant enceinte de ma vie
 ! Il est 21h. J’ai pas mal de contractions depuis ce soir. Comme d’hab, ça va, ça vient. Mais je commence à sentir des tiraillements dans le bas de mon ventre. Ce matin, dernière séance de yoga. J’étais la prochaine sur la liste. Et toi avec ! Je suis confiante et espère une naissance sans péridurale. Je suis un peu plus fatiguée le soir depuis le début de la semaine. Sinon RAS. A demain peut-être ?
Dimanche 22 juin 2014 – J+2
 !
C’était donc bien un «
 à demain » de circonstance.  Bienvenue dans la vie mon petit Pierrot.
Après avoir terminé de t’écrire, j’échange quelques SMS avec ta grand-mère maternelle, qui me propose de venir dormir à la maison pour s’occuper de Tima au cas où. Il est 22h. Ton papa me demande s’il doit s’organiser pour se faire remplacer au travail le lendemain. Je lui réponds que je ne sais pas trop. Je veux surtout rester dans ma bulle et lui demande de ne pas me mettre la pression. J’essaie de dormir dans ta chambre et de voir si les contractions deviennent régulières et si elles s’intensifient. Mais je suis trop excitée pour dormir. J’espère que les contractions vont continuer. Comment ne pas avoir envie de sauter par-dessus les murs du labyrinthe qui nous emmènera vers ta naissance
 ? Je me relève pour parler avec Papa. Il est épuisé par sa journée de travail, par l’incertitude de la date de ta venue qui rend l’organisation de son travail complexe et stressante. Je lui donne le feu vert pour qu’il prévienne ses collègues car je sens que c’est pour ce soir. Ta grand-mère arrive à 23h. Je dis à Papa de dormir un peu. J’essaie quelques exercices de yoga. Je commence par l’ouverture au monde dans le mouvement, un peu de ballon mais cela intensifie les sensations et ce n’est pas agréable. Je ne sais pas si je dois encourager la nature ou la laisser faire. Je prends une douche. Les contractions s’intensifient, il faut partir. Je réveille Papa qui prend une douche à son tour. En l’attendant, je me concentre sur la respiration de la vague à chaque contraction, en restant debout et en m’appuyant sur un meuble. 23h50. Je monte embrasser Tima. Je lui écris un petit mot qu’elle trouvera au petit déj. Minuit, nous partons. Je cherche un CD pour murmurer pendant les contractions. De La Mancha, une voix grave. Murmure toutes les 5 minutes. Entre chaque contraction, je profite du retour au calme et Papa me trouve en forme ! 00h25, nous trouvons une place devant la clinique. Nous montons et sommes accueillis par Juliane, la SF que nous avions rencontrée avec Papa pour discuter de notre projet de naissance. Elle nous installe dans la salle de monitoring, prend le projet de naissance que j’avais rédigé. Il faut avant tout écouter ton cœur et suivre mes contractions sur une machine pendant trente minutes. OK, je ne saurai donc pas tout de suite où j’en suis. Je tiens bon en musique avec mon lecteur MP3. Bénabar et Florent Pagny, toujours des voix graves. Chut, faut pas le dire à Papa pour Florent ! Mais bon, la compil a 10 ans… ! Marine, une autre SF prend le relais car Juliane est déjà avec une autre maman. A chaque contraction, je suis accrochée au cou de Papa, qui spontanément s’est mis à murmurer avec moi. Un chef ton Papa, toujours zen et présent. Entre chaque contraction, je récupère sans problème mais je ne sais dans quelle position me mettre. Aucune ne semble confortable. Je reste debout et tourne en rond, avec les fils du monito qui me bloquent. 1h00, le monito est terminé. Marine me demande si elle peut m’ausculter. J’attends ce moment depuis trente minutes mais cela me rappelle à la réalité, j’ai de plus en plus mal. Elle m’annonce une ouverture à 8. Ouf, je tiens le bon bout, on ne rentre pas à la maison !! Marine regarde le monito et me dit « ah oui, elle devait être sympa la dernière contraction ». Pour moi cela sous-entend que j’ai dû avoir bien mal et je commence à perdre pied dans cette douleur devenue presque insoutenable. Tout cela me rappelle trop bien la naissance de ta sœur qui s’est passée exactement de la même façon. C’est à ce moment-là que j’avais demandé une péridurale. Je me tourne vers Papa pour trouver du réconfort  et dis à haute voix « non il ne faut pas que je perde le fil ». Une nouvelle contraction. Entre deux contractions, je demander à Marine des détails sur ce que montre le monito et pourquoi elle n’a pas ausculté mon col dès mon arrivée. Parce que quand on ne veut pas de péri, savoir où en est le travail ne change rien. Mais pour moi cela change tout ! C’est une victoire un col ouvert à 8, le centre du labyrinthe à portée de main. Malgré mes efforts pour rester dans ma bulle, j’ai besoin de cette réalité pour pouvoir passer les étapes.
Je demande si je peux utiliser la baignoire. La salle nature est libre. Mais au moment de quitter la pièce de monito, la douleur se déplace (et toi avec) dans mon coccis. Je commence à avoir envie de pousser. Je préviens Marine de mes sensations. Dans le couloir, je perds du liquide et dis d’une toute petite voix embêtée «
 je crois que j’ai fait pipi ». Marine appelle en criant plusieurs fois Juliane pour qu’elle nous rejoigne au plus vite. Nous allons finalement en salle d’accouchement. J’ai toujours la musique, dans une seule oreille, afin de pouvoir suivre les indications des SF de l’autre. Papa me soutient pour marcher. Une SF me dit que je peux prendre la position de mon choix mais que je dois monter sur la table d’accouchement si je sens l’envie de pousser. La douleur est telle que je décide de monter de suite sur la table. Je me mets naturellement à quatre pattes. Je me surprends moi-même de cette position que j’avais toujours imaginée incongrue et inconfortable.  Je préviens que je vais pousser. J’entends de l’agitation et des froissements mais ne vois rien à part le drap de la table et le fil de mon MP3 qui pendouille d’une de mes oreilles. Il me semble que Papa m’enlève ma robe et le MP3. Plus de musique. Je suis seule face à mes hurlements. Lâcher prise total ?! Je pousse une fois et la poche des eaux se rond. Juliane m’encourage en me disant que c’est super, que tout se passe très bien et très vite, elle me caresse le dos énergiquement. Je perds pied dans ma douleur et enfouis ma tête dans le matelas relevé de la table. Je pousse encore sans réussir à reprendre mon souffle. J’ai l’impression de pousser à l’infini. Il me semble te sentir presque sortir. C’est le cas car Juliane m’encourage à reprendre mon souffle et à pousser là où j’ai mal. Je ne pousse pas du tout où je voudrais, ni comme je le souhaiterais en partant du thorax. J’ai plutôt l’impression de pousser pour aller aux toilettes, très glamour ! Je broie la main de Papa dans ma main gauche et celle gantée de Juliane dans l’autre, en poussant une 3ème fois de toutes mes forces. Je te hurle « il faut que tu sortes bébé, c’est trop dur ». Et tu es là, entre mes jambes, criant et gigotant. Je n’en crois pas mes yeux. Nous sommes partis de la maison il y a une heure et vingt minutes. Je reste à quatre pattes car je n’ose pas m’allonger. Je te caresse la tête. Papa coupe ton cordon sous mes yeux, je m’allonge et tu es enfin dans mes bras. Je suis trop allongée pour vraiment voir ta tête, mais tu es tout contre moi. Neuf mois d’attente, de ne pas savoir si cette fois-ci ce petit bébé allait réussir à aller jusqu’au bout du voyage avec moi. Puis en trois heures trente, tout est terminé et tout commence enfin. Merci mon petit Pierrot d’être arrivé.
Marie-Laure K

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Naître en Yoga 2013

Titouan le 5 janvier 2013


Je vais essayer de vous raconter avec mes mots et mes souvenirs ce que j'ai vécu pendant la naissance de mon bébé Titouan.
Ce samedi 5 janvier fut un jour comme les jours précédents plutôt du mal à dormir, mais sereine dans l'attente de mon petit bout. Ce soir là comme les autres soirs j'ai eu des insomnies dont une vers minuit. Je me suis levée pour me faire un petit dej, il était 23h55 et puis j'ai eu envie d'aller aux toilettes et là j'ai vu un peu de sang, j'ai appellé mon chéri qui était aussi réveillé et lui ai dit je crois que ce sera pour ce soir. Puis de suite j'ai commencé à avoir des contractions ou je ne sais quoi de très fort qui ressemblait aussi à une forte envie d'aller à la selle.
Je me suis recouchée et à interval très rapproché, je n'ai pas regardé de montre, j'avais des contractions puis une détente.Ces contractions étaient désagréables car je les sentais vraiment dans mon bassin très bas. Puis j'ai essayé différentes positions dans le lit mais rien n'y faisait et j'étais complètement droguée. En fait j'ai demandé à Dom de m'apporter le ballon car allongée les respirations de la vague et de l'abdomen ne suffisaient pas. Je me suis mise au bord du lit sur mon ballon. Pendant ce temps Dom préparait les affaires car je lui ai dit que le travail avait commencé fort et que je pensais bien que l'heure d'aller à la clinique ne devrait pas trop tarder. Dom a tout préparé tranquillement et à chaque contraction, c'est à dire toutes les minutes ou 2 peut être, je l'appelais pour qu'il me soutienne dans ma douleur. je faisais des 8 sur le ballon je dansais un peu, on pourrait dire, en respirant un peu comme une vague mais j'étais bien loin de la respiration de la vague en cours de yoga ! Ces contractions me semblaient très très courtes avec un pic terrible de douleur mais je savais que derrière il y avait une extraordinaire détente qui durait bien plus longtemps et me soulageait énormément. J'étais complètement droguée, je n'arrivais pas à ouvrir les yeux, j'étais dans un autre monde, en moi dans mon être tout entier. Quand la contraction était passée, je laissais aller mon corps en arrière, dom avait pris soin de me mettre des coussins pour poser ma tête et là c'était l'extase. Je vous jure, il y avait un tout petit moment juste avant que la contraction ne reprenne où j'étais au nirvana, une espèce de détente de l'au-delà. A vivre, vraiment à vivre.
Bon tout cela a donc duré 4h. Nous sommes arrivés à la clinique ou j'ai poussé devant es urgences mon dernier cri de douleur et on est venu me chercher. En fait ce que je ressentais, c'était comme une énorme envie de pousser et tout mon bassin s'ouvrait, c'est ça qui faisait très mal depuis minuit.
Puis sur une chaise roulante, on m'a emmené en courant à la salle d'accouchement visiblement c'était pour maintenant... on m'a dit le col est effacé, incroyable je n'en revenais pas, si vite. on m'a demandé si je voulais la péridural j'ai dit non bien sûr, il va sortir! et en fait il a mis 2heures à sortir. j'ai poussé pendant ces 2 longues heures qui m'ont vraiment été difficiles, mais c'était comme un exercice. A chaque contraction je disais aux 3 sages femmes et à Dom Allez on y va et elles me soutenaient Allez Delphine encore plus fort encore plus longtemps poussez... J'étais toujours aussi droguée. Puis j'ai senti sa tête, incroyable puis ses 2 épaules puis hop il est sorti, petit cris et mon chouchou de 4kg60 sur mon ventre. j'en pleure encore aujourd'hui en écrivant ces mots c'est tellement incroyable, il est là maintenant près de moi tellement gentil, il est doux serein ne pleure pas, fait toute sa nuit et tête à merveille.
Mais je crois que j'ai été courageuse et surtout aussi parce que c'était rapide finalement.
Delphine

Lila le 11 janvier 2013


Je viens vous annoncer la naissance de ma fille Lila, elle est née le 11 janvier (le jour de ma fête!) à 22h49, elle pesait 3,07kg et mesurait 49,5cm.
Mon dernier cours de yoga avec vous à la rentrée des vacances de Noël, le jeudi 10 janvier (2 jours avant mon terme), m'a préparée à cette incroyable journée du lendemain. Déjà le jeudi soir des contractions de plus en plus présentes sont arrivées mais sans douleur. Dans la nuit, deux trois contractions sont venues me réveiller et 7h du matin ces dernières étaient régulières et douloureuses toutes les 10 minutes mais pas toutes les 5 minutes, alors pas de panique, j'ai mis en route la respiration de la vague allongée dans mon lit alors que tout le monde dormait dans mon appartement (conjoint, frère jumeau qui avait débarqué la veille avec sa copine). Au bout d'une heure je suis allée prendre une douche et me préparer au cas où il fallait partir à la maternité. A 9h je décide tout de même de réveiller mon conjoint en lui soumettant l'idée que je pouvais accoucher aujourd'hui vues les contractions régulières et qu'une visite à la maternité d'ici la fin de matinée serait préférable pour en savoir plus. Vers 10h, un petit déjeuner s'organise, pour ma part je n'ai pas trop mangé et je continuais ma respiration de la vague à chaque contraction sous le regard de mes invités un peu inquiets mais excités à l'idée que j'accouche aujourd'hui.
Nous débarquons alors à la maternité (CHU) vers 12h, ma prise en charge fut rapide et je me suis retrouvée allongée sur un lit pour un monitoring qui devait durer 30-40 minutes et au final j'y suis restée presque 1h sans savoir si j'avais commencé le travail et où en était mon col!
Enfin le monitoring terminé, un passage au toilette a accéléré les choses, perte de sang, diagnostic de l'étudiant sage femme, puis de sa chef, les conclusions étaient claires : poche des eaux pas encore rompues et col à 6. C'était alors parti, direction la salle d'accouchement!
J'ai été installée dans la super salle avec baignoire( il était environ 14h30).
Ils n'ont pas voulu percer la poche des eaux et j'ai continué alors mon travail de la respiration de la vague dans la baignoire. Les contractions devenant de plus en plus intenses je me suis mise à faire les exercices vibratoires. A ma grande surprise mon conjoint m'a accompagné dans les sons ce qui m'a apaisé. Vers 18h-19h mon col avait disparu mais le bébé n'était pas descendu, ne s'était donc pas encore engagé et la poche des eaux toujours intacte! (moi qui avait peur que ma poche se perce sans que je m'en rende pas, pour le coup elle était bien solide!). Avec la fatigue, les douleurs devenaient de plus en plus inconfortables et la position du bébé qui se présentait sur le dos m'a déclenchée des contractions dans le bas du dos et des douleurs constantes. Je n'arrivais plus à vivre l'instant présent je me suis mise à me projeter au moment de la rupture des eaux si le bébé resté sur le dos, de la poussée et c'est alors que la peur et le stress se sont installés dans ma tête conditionnant ainsi tout mon corps dans une espèce d'instabilité émotionnelle. A 20h, j'ai craqué pour la péridurale, j'ai demandé une demi dose, juste pour calmer mon mal de dos. 21h30-22h, on a du percer la poche des eaux, le bébé s'est correctement positionné et mon anesthésie avait pratiquement disparue avec en prime la disparition de ma douleur en bas du dos. Au moment de la poussée, j'ai donc pu avoir toutes les sensations que j'avais pu imaginer, sentir mon bébé au niveau du grand et puis du petit bassin. Après toutes ses émotions et ce long travail, je n'ai pas réussi à avoir des poussées très efficaces, mais on a fini par y arriver, sans l'aide du médecin, comme des grandes! Elle est arrivée avec une main en avant et des grands yeux ouverts!
Lila se porte à merveille, et ne pleure pratiquement pas. Elle est vraiment facile et j'ai l'impression qu'elle se laisse déjà porter par la vie tranquillement.
Je ne sais pas si elle avait vraiment choisi ce jour là pour arriver sur notre terre vu qu'elle était encore bien haute, est-ce peut être moi qui ait déclenché les contractions, le travail du col avec les exercices de la veille pendant le cours et cette envie profonde qu'elle naisse?! En tout cas, une chose est sure, c'est que les exercices réalisés la veille avant de m'endormir et le lendemain matin sur la dilatation du col et sa maturation ont bien fonctionné, pour le prochain accouchement je sais qu'il faudra que je travaille plus les exercices de poussées avec le diaphragme et que j'accompagne plus mon bébé vers la sortie!

Malgré cette petite péridurale, je suis très contente d'avoir pu vivre cet accouchement le plus naturellement possible et je pense que j'envisagerai peut être un accouchement un peu moins sous les projecteurs des médecins pour le prochain! Pourquoi pas à domicile sans tout ces monitoring sur le ventre!

Je vous remercie en tout cas pour vos cours de yoga qui m'ont été bénéfiques dans la préparation à l'arrivée de mon bébé et un grand merci à vous aussi pour l'attention, l'écoute et les conseils que vous nous apportez à chaque séance.

Pauline


Charlie le 24 janvier 2013


Voilà maintenant bien longtemps que je ne t'ai pas contactée...Il faut dire que mon chemin vers l'accouchement a été semé d'une multitude de péripéties et que l'après-naissance a été un peu compliqué aussi.
Alors voilà, je reviens vers toi pour te faire le récit de mon accouchement.
J'ai pris mon dernier cours de yoga mi-décembre 2012. Je devais ensuite être examinée par une sage-femme à la Mutualiste, ce qui m'a fait raté un cours...Et là, surprise, elle m'annonce que le bébé est en siège et que j'ai le col dilaté. Elle me déconseille tout trajet ou effort et me prescrit un suivi à domicile par une sage-femme (monitoring) deux fois par semaine...ce qui explique mon absence aux cours suivants.
J'ai essayé plusieurs exercices pour que le bébé se retourne: acupuncture, stimulation des petits orteils en brulant un moksa...mais rien n'y a fait, bébé ne voulait pas se retourner...
Malheureusement, comme lors de mon premier accouchement j'avais eu une césarienne en urgence, l'obstétricienne m'a donc programmée une deuxième césarienne...J'avoue que j'étais vraiment déçue...(et dans ces conditions, je ne voulais pas retourner aux cours de yoga et travailler sur le chemin de la naissance par le canal utérin, car cela n'avait plus de sens pour moi...)
J'ai donc fait une préparation avec ma sage-femme qui m'a très bien accompagnée à accepter la césarienne pour mon bien, celui du bébé, dans la bonne humeur et l'écoute...
J'attendais calmement le jour J (pour le 17 février) quand le 24 janvier, j'ai perdu les eaux...J'étais un peu paniquée car je ne m'attendais pas à ça...je n'ai pas ressenti les contractions dans un premier temps et un coup de fil à la sage-femme m'a confirmé que la césarienne allait être pratiquée le soir ou le lendemain...
Heureusement, mes affaires étaient presque prêtes et mon compagnon était là! (et les enfants à la crèche et à l'école!)
Les contractions n'ont pas tardé à se faire sentir, elles étaient assez supportables...
Arrivés à la Mutualiste vers 14h45, on nous annonce qu'il y a beaucoup de monde à la maternité et plus de chambre, que des mamans dorment dans les salles d'accouchement, mais compte tenu de la présentation de mon bébé, ils ne me renvoient pas au CHU...
Après examen, je suis déjà dilatée à 4 et les contractions se font douloureuses!!!
L'interne en obstétrique me dit que l'obstétricienne de garde me propose si je le souhaite d'essayer l'accouchement par voie basse...En effet, plusieurs éléments le permettrait: le fait que le bébé ait plus de trois semaines d'avance, la taille de la tête et l’examen du bassin (qu'il faut pratiquer en urgence pour voir si tout est ok). J'hésite car personne ne m'a parlé de cette possibilité avant, des risques etc...mais je pars vers la radio. Les contractions sont de plus en plus douloureuses et rapprochées...Le service de radio est en grève!! mais ils me prennent quand même très rapidement.Tous les éléments sont réunis pour permettre un accouchement par voie basse...Je n'en reviens pas et j'ai peur...car finalement, je n'y suis pas du tout préparée...Je me suis conditionnée dans une césarienne qui devait avoir lieu le 1er février, j'ai mis de côté les exercices de yoga, de respiration, de visualisation etc...
Mais je décide d'y aller........................................accouchement voie basse par le siège après une césarienne il y a deux ans..............................................
Je suis obligée d'avoir la péridurale car si l'accouchement se passe mal, je pars vers le bloc et je dois avoir de l'anesthésiant dans le sang. On pose donc la péri dilatée à 8...
je dois dire que ça a un peu soulagé les contractions mais que j'ai tout senti!!! L'exercice de la vague m'a bien aidée quand même.
Ma jambe gauche s'est engourdie, ça m'a beaucoup gênée...
Le travail a avancé très vite.
Mon compagnon était près de moi, c'était magique même si extrêmement douloureux!!! C'est l'obstétricienne qui a pratiqué l'accouchement mais quand ça a été le moment de pousser, je me sentais vraiment paniquée car je ne savais pas comment faire...Et puis, ça a commencé: j'ai fait ce que j'ai pu, je regardais ce petit pied qui sortait de moi c'était fou!!!!!!ça n'a pas vraiment été efficace...et puis, j'ai compris le truc, je l'ai senti, j'ai réussi à me concentrer sur les pics de contractions où il faut tout donner et pousser de toutes ses forces..Wouahhh quelle douleur mais j'ai senti les fesses passer...puis long moment de solitude et de panique intense, l'effort est tellement intense, les sensations tellement fortes et inconnues...et la tête doit encore passer...Heureusement, une des sages-femmes m'a remise dans la réalité car j'avais vraiment perdu pied... et c'est passé!!!! On a réussi!!! J'avais tellement peur que ça ne passe pas et de retourner au bloc...

Charlie est né à 19h35!!!! Quel moment inoubliable!

Quel bonheur de pouvoir accueillir son bébé à même la peau avec le papa à ses côtés! de se lever ensuite et de s'en occuper immédiatement (car après ma césarienne en 2010, je ne pouvais pas me lever tout de suite).
Voilà, je voulais partager mon expérience (un peu spéciale et pleine de retournements!) avec vous!! avec toutes ces femmes qui se disent "ça se passera comme ça", pour moi, rien ne s'est passé comme prévu et j'en suis ravie!! J'ai maintenant vécu la césarienne et l'accouchement par voie basse...
Malheureusement, Charlie a attrapé une bronchiolite à 10 jours, ce qui nous a valu un séjour de 15 jours en pédiatrie au CHU au mois de février...On a eu du mal à se remettre de tout ces événements. Le bonheur de la naissance a été si intense et la suite si compliquée...
Maintenant, tout va bien, Charlie se porte très bien, il a trois mois, il est très mignon et fait des vocalises!!
Je souhaite bon courage et plein de bonheur à toutes les futures mamans qui suivent tes cours!!
Anne-Hélène

Lhasa le 14 février 2013


Les contractions ont commencé à se manifester le mardi 12 février, vers 22h30, alors que je venais tout juste de me coucher. Je n’avais jamais vraiment senti une contraction auparavant pendant ma grossesse, et j’ai perçu leur intensité comme étant moyenne d’emblée. J’étais toute excitée à l’idée que ce soit le début de l’aventure. Erreur de débutant ?... J’ai voulu tout de suite garder une certaine verticalité, d’autant plus que je les sentais plus si je restais complètement allongée, alors je surélevé mon dos à l’aide des oreillers et je me suis reposée au lit semi-assise. Je n’arrivais pas à dormir, dès que je commençais à le faire, une contraction me réveillait. Elles arrivaient toutes les 8 à 11 minutes, et n’étaient pas régulières.
Enfin, vers 2 heures du matin, j’ai décidé de m’assoir sur mon ballon dans la cuisine et enchainer les mouvements de l’infini en pensant que j’allais aider à accélérer le travail. J’ai essayé de dormir entre les contractions en posant mon front sur un oreiller placé sur la table de la cuisine. Difficile, malgré mon sommeil... Vers 7 h 30, les contractions arrivaient toujours toutes les 8 à 11 minutes et n’étaient pas régulières ! J’ai pris une douche (malheureusement, il n’y a pas de baignoire à la maison), le petit déjeuner, et Marc et moi sommes partis nous promener le long de la rivière. Oh la la ! Le froid était si intense qu’on gelait ! Malgré cela j’arrivais à faire des mouvements de l’infini debout quand les contractions étaient au rendez-vous, mais notre promenade nous raidissait, alors au bout d’environ 40 minutes on est rentré au chaud ! Nous avons continué à la maison : avec le ballon, le tapis et des coussins, nous avons pratiqué des exercices de relaxation, de respiration, d’ouverture de bassin, de visualisation d’ouverture du col, des mouvements de l’infini... jusqu’au déjeuner, moment de charger les batteries en mangeant un petit peu.
En début d’après-midi, après une courte balade avec ma mère (il faisait encore plus froid !), les contractions arrivaient toutes les 7 à 10 minutes et étaient toujours irrégulières. Alors que Marc est parti travailler, j’ai continué les exercices en mettant l’accent sur la détente et la respiration, ainsi que l’ouverture du col. En début de soirée, j’ai appuyé mon ventre contre mon ballon placé devant des grandes enceintes et commençais les sons au rythme des sons graves de didgeridoo. Les sons faisaient vibrer le ballon et tout mon corps, et quand Marc est arrivé vers 18 h, il m’a accompagné aussi. Au bout de quelques heures, les contractions toujours irrégulières, arrivaient toutes les 5 à 8 minutes, et comme je commençais à être fatiguée, on est partis à la clinique.
Arrivés à la clinique vers 21 h 30, moi toujours concentrée sur les sons du didgeridoo qui passaient en boucle avec mes écouteurs et sur la respiration de la vague, on a été accueillis par une sage femme qui a voulu vérifier que le travail avait bien commencé en faisant un monitoring en position horizontale pendant une quarantaine des minutes. Elle nous a dit qu’on ne pouvait pas faire autrement, et je lui ai expliqué que j’avais tout mis par écrit dans notre projet de naissance et qu’elle pouvait parler à Marc si besoin. C’était assez douloureux, je voulais à tout prix refaire les exercices ou pratiquer d’autres postures. Elle est partie avec notre projet de naissance, et à son retour, elle m’a aidé à m’assoir sur un ballon pour finir le monitoring, car je ne pouvais plus rester couchée. Mais elle a insisté pour parler du projet avec moi (la délivrance doit être dirigée et non pas naturelle, d’où vous avez sorti les termes techniques, pourquoi je y ai inclut beaucoup de remarques qui leur semblaient évidentes, qu’écoutais-je et pourquoi, pourquoi ne pas leur avoir donné notre projet avant...). Ca m’a beaucoup déconcentré. J’ai vaguement répondu que j’avais juste exprimé des « souhaits » et ma confiance dans l’équipe, et que pour le reste il fallait parler à Marc. Au moment du toucher, je lui ai dit que je ne voulais pas connaître la dilatation, je voulais juste savoir si tout était en bon voie. Elle
m’a dit que tout n’était pas aussi avancé que ça, mais que le travail avait bel et bien commencé, et que je pouvais passer en salle de travail (plus tard ma mère m’a dit qu’elle avait appris que j’étais à 5 cm).
En salle nature, je suis entrée directement dans la baignoire, l’eau chaude et les lumières douces m’ont tout de suite permis de ne pas sentir les contractions avec autant d’intensité et de me relaxer complètement. J’étais dans ma petite bulle et me sentais très bien... je me suis reposé vraiment pour la première fois en 24 heures ! Et au moment des contractions, je pratiquais la respiration de la vague et visualisais l’ouverture de mon col avec le soleil et la lumière, ensemble avec « mon rocher », Marc a été toujours à mes côtés, ce qui me rassurait. Malheureusement, j’ai du sortir du bain à deux ou trois reprises pour me coucher sur un lit, afin que la sage femme pratique un toucher au même temps qu’une contraction avait lieu. Même si cela ne durait que quelques petites minutes, c’était énorme pour moi, car cela me déconcentrait, me faisait faire un effort, et me fatiguait. Vers la fin, j’ai voulu me mettre à quatre pattes dans le bain, mais c’était difficile de tenir la position, car cela faisait mal aux genoux.
Peu après, j’ai senti la fameuse « envie irrésistible de pousser » (et je comprends maintenant le mot « irrésistible » !), et la sage femme m’a dit de souffler comme nous avons appris en cours de yoga (et aussi en piscine prénatale). Mais au bout de trois ou quatre souffles, elle m’a fermement demandé de sortir du bain, car je ne voulais pas sortir du tout ! Je pensais que je n’allais pas pouvoir tenir une fois dehors ! Alors, j’ai commencé à penser aux femmes de ma lignée, à toutes les mamans du cours de yoga, et à toutes les mères. J’ai visualisé l’énergie de l’Univers qui descendait vers moi et mon bébé. Je n’ai plus pu me retenir de pousser. La sage femme m’a dit que le bébé avait son dos contre mon sacrum et son visage contre mon périnée, et qu’il fallait que je me mette vers l’avant sur un ballon. Mais elle n’arrivait pas à entendre les battements du cœur du bébé, alors il fallait absolument que je me couche à nouveau (en attendant, je poussais à chaque contraction, car c’était impossible autrement). Je me suis couchée malgré moi. Ensuite je lui ai dit qu’il fallait que je me mette en position verticale parce que je n’étais pas bien, mais elle m’a répondu que couchée j’étais bien. J’ai insisté, je me suis mise en position accroupie au bord du lit et j’ai supplié à une autre sage femme qui venait d’arriver de me passer la suspension.
La sage femme m’a demandé de pousser. J’ai commencé à pousser avec les yeux fermés pour essayer de me recentrer sur mon corps et l’avancée du bébé, tel que nous l’avions fait la semaine précédente en cours de yoga : grande inspiration et expiration, et puis inspiration, petit expiration, poussée qui se sent sur le diaphragme inférieur, détente des muscles... le tout à mon rythme, car j’étais un peu agitée et essoufflée. Mais quand j’ai expiré un peu d’aire pour mieux pousser, la sage femme m’a dit qu’il fallait absolument que je ne relâche pas de l’air, que j’étais en train de pousser avec mon visage, et elle m’a crié pour que je la regarde dans les yeux, ce qui me déconcentrait par rapport à mon ressenti. Donc à la poussée suivante, j’ai tout recommencé, mais cette fois-ci en deux ou trois temps pour pousser un maximum de temps, et j’ai bloqué mon diaphragme en inspirant entre les poussés. Toutefois, elle m’a encore dit la même chose. Je n’étais pas bien installée dans la position que j’avais adoptée, alors elle m’a proposé de continuer à m’étirer à l’aide de la suspension, mais cette fois en prenant appui sur mes genoux. Deux contractions plus tard, elle m’a demandé de ne plus pousser, et après j’ai vu mon bébé entre mes deux genoux en train de me regarder intensément avec les yeux bien ouverts. J’ai enfin pu la regarder et lui dire : « ¡Hola Lhasa, bienvenida al mundo! ». Il était 2 h 04 du matin du jeudi 14 février.
Analin

Luna le 3 mars 2013


J’ai senti mon corps commencer à travailler depuis que je suis rentrée au Brésil. À 36 semaines j’ai eu les premieres contractions douloureuses, c’était très tôt mais le voyage plus tout le déménagement en étaient la cause.
À ce moment le yoga m’a beaucoup aidée, au moins au lit j’ai essayé de pratiquer une bonne respiration et de me concentrer sur ma fille dans mon ventre.
Après tout ça j’ai pensé que la petite Luna aller venir avant les 40 semaines, mais elle n’avait pas envie.
Le premier contact avec les sages-femmes brésiliennes s’est fait à 37 semaines, puis elles sont venues me voir chez moi toutes les semaines.
J’ai passé tout le mois de février à attendre ma fille, mais mon ventre était plus confortable pour elle.
Le samedi 2 mars (l’anniversaire de mon père qui est déjà mort), 40 semaines et 4 jours, j’ai commencé à sentir une forte envie de rester ouverte, j’ai pris mon ballon et j’ai fait beaucoup de mouvements du l’infini, des respirations de la vague et j’ai imaginé beaucoup de lumière qui descend de mon ventre vers mon canal de l’accouchement, je me suis sentie bien connectée avec ma fille. J’étais heureuse et tranquille. J’ai appelé l’une des sages-femmes et elle m’a dit pour compter le temps entre 2 contractions, je lui ai dit que les contractions n’étaient pas douloureuses, c’était juste un entraînement, c’était simplement une grande envie de rester ouverte et à ce moment le ballon était très agréable, je savais que ce n’était pas le moment mais il était proche.
Le dimanche, le 3 mars, 40 semaines e 5 jours, moi, mon fils et mon mari dormions dans ma chambre, moi sur un matelas par terre, et les deux dans mon lit. Vers 6 heures du matin j’étais en train de rêver que mon travail avait commencé et à ce moment je me suis réveillée et à ma surprise j’étais en travail, ce n’était pas juste un rêve. En silence j’ai commencé à compter le temps entre les contractions, j’ai profité aussi pour pratiquer une bonne respiration et me concentrer dans mon corps. Une heure après j’ai vérifié que mes contractions étaient toutes les 10 minutes, j’ai donc décidé de me lever pour prendre un bon petit déjeuner, au même moment mon mari s’est réveillé aussi et je lui ai donné des nouvelles.
J’ai pris une douche pour être sûre que les contractions n’allaient pas s’arrêter. Je suis sortie de la douche et j’ai appelé la sage-femme, elles (sont deux) habitent à peu près à 30 minutes de chez moi (dans une autre ville). Je suis descendue pour ne pas réveiller mon fils et pour manger. J’ai senti les contractions augmenter d’intensité mais je n’avais pas envie de compter, j’étais sûre que le travail avait commencé et que tout était très bien.
J’avais envie de monter dans ma chambre mais mon fils dormait là-bas, donc je suis restée au salon.
Mon mari s’est occupé de la maison. Moi, j’étais en moi-même, concentrée et connectée avec ma fille, j’ai marché dans le salon et à chaque contraction je m’arrêtais en appui sur le dossier du canapé, toujours avec la respiration de la vague, l’intensité continuait à augmenter mais les contractions n’étaient pas douloureuses, c’était juste ma fille qui à chaque moment se rapprochait de mes bras pour la câliner.
J’ai décidé de prendre une autre douche, quand je suis montée par les escaliers, mon fils était réveillé, j’ai lui ai dit que sa petite sœur allait bientôt arriver, il a haussé les épaules en disant « peu importe », j’ai rigolé, mon mari s’est s’occupé de lui et je suis allée à la douche. A partir de ce moment je ne me rappelle pas beaucoup. Je sais que je suis sortie de la douche et ai demandé à mon mari d’appeler les sages-femmes parce que le travail était en train d’avancer très vite, il m’a répondu qu’elles étaient en train d’arriver, après il m’a dit qu’il était vers 8 heures du matin.
Je suis restée accroupie à côté de mon lit à vocaliser à chaque contraction. Entre les contractions j’avais sommeil, j’étais tranquille et dans un autre état, ma chambre était avec les fenêtres fermées, un peu noir, parfait pour me laisser guider juste par mon corps et ma fille.
Les sages-femmes sont arrivées et ont demandé gentiment de faire un touché vaginal, j’ai accepté, j’étais à 9 de dilation.
Je suis revenue à la position accroupie et elles ont proposé le tabouret d’accouchement, j’ai accepté.
Après quelques contractions j’ai senti ma fille descendre, j’ai dit aux sages-femmes que l’heure était proche, une des sages-femmes a mis un oreiller en bas du tabouret parce que j’avais envie de prendre moi-même ma fille, l’autre sage-femme était en train de me masser le bas du dos (quelle merveille).
La première contraction d’expulsion est arrivée... C’était à ce moment là que j’ai senti la vraie douleur, ma vocalisation est devenue un grand cri et entre les contractions j’ai commencé à dire « viens ma petite, je suis là ». J’ai laissé faire, mon corps était ouvert. Après 3 douloureuses contractions la tête est sortie. J’ai mis ma main sur sa tête, elle était chaude, c’était ma fille, quelle émotion !!! J’ai écouté les sons qu’elle faisait avec sa bouche, j’ai senti sa tête tourner pour que les épaules puissent sortir, je disais « viens ma petite, viens ma petite ». Encore une contraction et elle était là, dans mes bras, toute chaude couverte avec mon sang, ma fille, ma petite, finalement dans mes bras.
La sage-femme a appelé mon mari et mon fils, on était tous heureux, on a attendu que le cordon s’arrête de pulser et ils l’ont coupé (mon fils et mon mari).
Après cet accouchement merveilleux la délivrance du placenta était moins heureuse.
J’ai perdu un peu de sang parce que mon utérus n’a pas bien contracté. Les sages-femmes brésiliennes disent que les problèmes avec le placenta est lié à des problèmes qu’on a avec notre mère, on doit les résoudre pour pouvoir expulser le placenta. J’ai essayé de chercher quelque chose mais je n’ai rien trouvé, j’ai même essayé d’appeler ma mère et le placenta ne sortait toujours pas. Tout d’ un coup jei me suis rappelée que ma grand-mère était décédée au début de ma grossesse quand j’étais en France et voilà, j’ai commencé à pleurer et le placenta est sorti. J’ai perdu encore un peu de sang mais mes sages-femmes étaient bien préparées pour ça. Luna est née le 03/03/13 une jolie date et en France le jour des grand-mères, coïncidence ou non, elle a bien choisi le jour de sa naissance.
Silvia A

Django le 6 mars 2013


Mardi 5 mars, réveil tranquille, petit dej, visite au chantier, salle couture. Quelques contractions qui m’obligent à m’arrêter de coudre mais ce n’est pas la première fois. Un petit tour rapide à la yourte pour voir à quelle heure on part faire des courses avec mes parents. Je mange rapidos et grimpe dans la voiture. C’est papilou qui conduit. La route nous secoue un peu alors arrivés à Aubenas, pendant l’attente des oranges ( on récupère des grosses caisses d’oranges épluchées pour 5 euros et on se fait plein de jus !), je m’allonge sur la banquette arrière. Petite sieste. Rien à signaler. On fait des courses avec Mamilou au super marché. Je trouve une baignoire pliable et du champagne… pour l’évènement qui devrait arriver un de ces jours. J’achète des jonquilles, un air de printemps. Papilou nous rejoint, on file à la biocoop où par hasard, on croise Marine, Lulu et Nino. Je remplis un chariot à craquer ne sachant quand seront faites les prochaines courses. Nous sommes entrés dans un temps imprévisible…
Retour à la maison après une dernière halte à Garden center ou j’achète des jolis pots de fleurs. Sur le retour, j’ai beaucoup de contractions, surtout sur notre petite route. Hate d’arriver à la maison pour m’allonger un peu.
J’arrive, Michel est sous la douche, un petit bisou et toilettes. Premier signe…. Je perds le bouchon muqueux. Il est 18h. Je relis dans un bouquin qu’en effet, c’est signe que l’évènement approche. En général, l’accouchement suit dans les 3 jours. On s’allonge un peu. Michel et moi, nous pensons que ca approche mais tout de même pas pour maintenant. Comme si nous souhaitions encore quelques jours avant le grand saut… Pour le diner, je vais chez Marine et Jul’s qui nous ont invités pour une raclette (ils reviennent de vacances au ski en haute Maurienne), sans Michel car il fait 3 jours de jeun. On se régale mais je ne mange pas trop, comme un pressentiment qu’il est bon de ne pas abuser ce soir là. Toujours de bonnes contractions, ca ne se calme pas, elles sont régulières. Après le repas, on chante, c’est mardi soir, soirée chorale. Je regarde un peu l’heure, j’ai des contractions toutes les 15-20 minutes. Je chante avec les mains sur mon ventre, heureuse de te porter au creux de moi. Vers 10h30, retour at home en emportant un vieux drap et une grande alèze… au cas où… J’hésite alors à appeler la sage-femme pour lui dire ce qu’il se passe. Je rejoins Michel dans le lit et lui annonce un peu la couleur. Maybe it’s happening…. Je suis encore incertaine, pensant que ca peut être une fausse alerte et que les choses vont se calmer. Je me rappelle des paroles d’Hélène me disant que le jour j, on ne se pose plus la question de savoir si c’est le moment où non. Plus de doutes. Je m’allonge donc, et essaie de dormir un peu. Michel ne se sent pas bien, très faible après ces deux jours de jeun. Je lui apporte un jus d’orange qu’il boit couché par terre. Je ne suis pas rassurée, si notre petit bonhomme se pointe, je vais avoir besoin de lui, en forme. On se recouche. Vers minuit et demi, je me lève, je ne dors plus, les contractions sont trop régulières et je sens bien que ca ne va pas se calmer, mais je n’arrive pas à me dire que c’est le moment. Je bouge, je m’assois sur le ballon, respire. A nouveau, je regarde l’heure. Contractions toutes les 5 minutes. Je prends mon téléphone et appelle la sage-femme. C’est Bernadette qui est de garde et qui répond. Je lui décris un peu mon état. Il est un peu plus de 2h. Elle va venir, j’espère ne pas la faire monter pour rien. Mais je sens que j’ai besoin de quelqu’un qui sait. Si nous allions à la maternité, ce serait l’heure de partir. Michel se lève, il m’a entendu téléphoner. Alors, lentement, notre petite maison s’éveille au milieu de la nuit. Michel va mieux, il se fait un muesli et reprend des forces. Mes contractions sont beaucoup dans le dos. Je te sens bouger de temps en temps. Je reste couchée sur la tapis et voit Michel qui organise un peu la maison, dérouler le deuxième tapis, faire du thé, ranger un peu la cuisine… Je suis rassurée de le voir debout !
Un peu avant 4 heures, Bernadette arrive. On ne la connait pas vraiment. On s’est croisé au cabinet une fois. C’est le temps de la rencontre. On boit une tasse de thé sur les tapis puis elle observe mon col, ouvert à deux doigts… Moi qui avais déjà l’impression que ca faisait bien mal… Il y a encore un sacré bout de chemin à faire. Et tu es bel et bien en route ! C’est le moment que tu as choisi !
Bernadette nous dit que l’on va se reposer un temps, que je vais essayer de dormir un peu entre les contractions, devenues plus douloureuses, dans les reins. Michel va l’installer chez Marine et Julien et revient. Je m’allonge, je respire, bouge le bassin. Je m’endors un peu. Déjà le corps commence à me dicter son rythme. Un peu plus tard, je remplis deux bouillottes que je me cale de chaque coté des fesses pour essayer d’apaiser la douleur.
6 h, lors d’une contraction, je sens une grande pression et soudain, comme un ballon qui éclate et du liquide chaud qui inonde le matelas. J’ai perdu les eaux. Je me lève, Michel installe les draps sur le tapis, ce sera le lieu des prochaines heures, de ta progressive descente vers la vie terrestre. Bruits de la pluie sur le velux. Je cherche des positions où m’installer, être à genoux s’impose. Très souvent j’ai besoin d’aller aux toilettes, le liquide amniotique coule abondamment. Je sens mon corps qui m’emporte, c’est lui qui impose. Deux fois, je vomis la raclette… Toute mon énergie est destinée à la naissance, ta naissance. Michel est près de moi ou assis à coté. Je me masse le bas du dos, je me lève un peu. A 7h30, je lui demande d’aller chercher Bernadette, sentant que j’ai besoin d’aide pour continuer. Le jour s’est levé, la luminosité est faible, toujours la pluie, il fait gris ; j’aime cette douce atmosphère et entre les contractions, je respire. Je sors des toilettes, une fois de plus, et Bernadette est là, elle voit tout de suite que les choses ont bien avancé. Je retourne à ma position assise à genoux, les jambes un peu écartées. Bernadette demande de l’huile d’olive et se met à me masser fermement le bas du dos. Un vrai soulagement, elle pose ses mains et a des pressions qui m’aident vraiment à traverser la contraction. Puis Michel s’installe devant moi pour me soutenir. Ses mains sur ma nuque, ma tête ou mes épaules. Je me repose complètement sur lui à chaque contraction, Bernadette qui me masse derrière. Et entre les contractions, respiration, je me redresse, ouvre parfois les yeux et croise le regard de Michel qui est là. Bernadette arrête ses massages entre chaque contraction mais dès que ca remonte, elle est là, si juste dans son toucher. Voilà notre équipe qui va traverser les quelques heures à venir pour t’accueillir au bout. Nous parlons très peu. Je ne maitrise plus rien, je suis complètement emportée par l’intensité, la douleur, l’accalmie. A un moment, Bernadette me propose de regarder le col pour vérifier son impression. Je m’allonge quelques minutes entre deux contractions. Dilatation complète. On écoute ton coeur. Tout va bien. Vite, retour à la position à genoux pour me pencher en avant à chaque contraction avec mon rocher devant mon cataplasme derrière. Ma position évolue, je passe à 4 pattes, fait des mouvements avec mon bassin pour apaiser la douleur, puis suis à demi à genoux, toujours appuyée sur Michel. J’ai si mal. Toute la douleur est dans le dos, comme si il ne se passait plus rien dans le ventre. En majorité, mes yeux sont fermés. L’envie de pousser s’est installée et s’impose à chaque contraction, ma voix accompagne chaque poussée, chaque respiration. Je suis complètement emportée par ce qui se passe, mon corps absolu maestro des ces heures hors du temps. Bernadette me couvre le dos entre chaque contraction et se recule. Mais toujours, elle est là. Puis elle me suggère d’essayer de me mettre plus à genoux, sans poser les fesses, pour me relever du sol. Je ne peux pas alors je me lève. Debout, littéralement suspendue à Michel qui fait l’arbre pour me soutenir, je pousse, je rale, je respire, je croise son regard. Il me dit que tu approche, que tu as des cheveux. Mon Dieu… c’est toi, Et ca brule, j’ai un feu entre les jambes, toute mon énergie descend pour pousser. Bernadette me racontera que pendant une contraction, elle voit ta tête apparaitre puis remonter avec chacune de mes respirations, que c’est très beau.
Encore une pause. Respirations. Ca revient, j’ai tellement envie de te faire sortir, je pousse tout ce que je peux, c’est si intense, puis ta tête arrive, je la touche, tu arrives, tu arrives, je suis complètement accrochée, pendue à la nuque de Michel, c’est si intense ; ta tête, ca y est, ta tête est sortie, puis je tiens seule sur mes jambes, les mains en appui sur les cuisses, Michel s’agenouille pour t’attraper, j’entends Bernadette lui dire qu’elle est avec lui, je veux voir, je pousse, je me penche un peu, je pousse, et soudain, tu jaillis, une explosion de vie, les grandes mains de Michel pour t’attraper au vol, toi, petit être glissant, tout rouge et blanc de ce beurre qui recouvre encore ta peau. Six mars, 11h15, tu es né…
Je m’allonge, ils te posent sur mon ventre, tu es là, tu es là. Tu pleures contre ma peau quelques instants puis tu t’apaises. Bienvenu parmi nous petit Django. On te nomme. Petit homme qui respire pour la première fois. Le temps s’arrête. Tu es blotti contre mon coeur. Ton papa coupe le cordon qui t’a nourri tous ces mois à l’intérieur. Tu es si calme dans ces premiers instants. Premier regard avec tes petits yeux si noirs, première tétée, tu cherches. On t’aide. Je suis mère animale qui nourrit son petit.
L’expulsion du placenta suit. Bernadette, elle aimer trifouiller le placenta encore chaud de la naissance, elle nous explique, nous montre cette poche dans laquelle tu as grandi, ce qui t’a nourri. Je touche cette membrane solide, nervurée.
Très vite, ta peau absorbe ce beurre qui te recouvrait, et ton crâne, si allongé à la sortie, prend une forme plus arrondie. Tu es si doux, si beau, si calme.
Bienvenu mon amour
Merci aux deux êtres qui nous ont accompagnés pour cette naissance,
Merci à l’énergie de vie si puissante qui nous emporte lors de la mise au monde,
Merci à toi qui a choisi de naitre parmi nous
Ta maman Marjolaine


Armand le 6 mars 2013


Dans la nuit du 5 au 6 mars, je me suis réveillée vers 2h00 du matin. J'avais des contractions. Fait habituel pour moi, mais, outre que ces contractions étaient plus sensibles qu'usuellement, je me sentais dans un état d'alerte, à mi-chemin entre excitation et crainte. L'enthousiasme l'emportait. Je sentais que c'était "ça".
Toujours dans mon lit, j'ai commencé, sans réveiller Samuel, par faire une petite séance de relaxation guidée grâce à mon casque, suivi d'un travail respiratoire où je relevais la fréquence de ces contractions, toujours sensibles. Elles étaient irrégulières, mais je ne pouvais ni me rendormir, ni penser à autre chose que la possibilité d'accoucher ce jour-là ! Par respect du protocole que l'on m'avait donné à la maternité, je pris deux spasfon, absolument sans y croire, et je me levais, enthousiaste, pour me lancer dans un rangement, quasi frénétique et irrépressible, de la chambre du petit et vérifier-compléter les valises pour un potentiel départ à la maternité. De 3h00 à 5h30 du matin, je n'ai volontairement pas fait attention aux contractions, et ai continué à bouger. Le bébé était très actif lui aussi. À 5h30, j'ai fait une collation, j'avais très très faim, puis tentais de dormir une petite heure, mais rien à faire, les contractions se rapprochaient, à environ une toutes les dix minutes, et mon bassin commençait à me faire souffrir en fin de contraction. Je pratiquais alors la respiration basse, plus la respiration de la vague pendant les contractions. Le tout, allongée sur le côté. À 6h30 notre réveil a sonné, et j'ai expliqué à Samuel qu'il n'allait pas travailler aujourd'hui. Nous avons pris un temps doux tous les deux, peau contre peau, pour nous rassurer/nous préparer à ce qui allait très certainement arriver. Une fois cela savouré, à croire que ce fût comme un sésame, tout est allé assez vite.

(Remarque pour la suite, c'est mon compagnon qui a tenu la montre. Toutes les indications horaires qui suivent, je les tiens de lui. Moi, je n'en voulais pas !)

À 7h30 nous étions à la maternité (à 500m de chez nous), car j'avais saigné en allant faire pipi. Julie, la sage-femme qui nous a accueilli, a lancé le monitoring, et procédé à un examen - mon col était maintenant antérieur. Les contractions étaient déjà fortes, avec des sensations dans le bassin, en position allongée sur le dos, difficilement supportables, mais toujours irrégulières. Je n'avais qu'une envie, me lever, bouger, danser, marcher, en tout cas autoriser le mouvement à ce bassin maintenu relativement immobile depuis 6 semaines.
Vers 8h00, Julie nous a conseillé de nous promener dans la maternité. Je ne me le fis pas redire. Nous avons arpenté les couloirs du RDC, et très vite les contractions se sont rapprochées à 5 min, et ne m'ont plus permis de rester debout. Je m'asseyais dès qu'une montait, le dos légèrement en arrière, concentrée sur le bébé et la respiration pour laisser ce bassin très douloureux s'ouvrir, et encourager le bébé à descendre. Je visualisais mon bébé glissant dans l'utérus à travers mon bassin à chaque expiration de la vague. À partir de 8h30 environ, à chaque fin des contractions, je me retrouvais comme droguée, complètement "out", avec une envie très forte de me répandre par terre et de dormir. Cette impression durait une petite minute peut-être, puis je me relevais, faisais à nouveau quelques pas, et à nouveau devais m'asseoir. Ces grands élans de mollesse post-contraction, presque des vertiges, nous ont reconduits en salle d'accouchement, pour mieux nous installer, il était autour de 9h00. Mon col déjà à 5 cm.
Nouveau monitoring qui a livré le profil de mes contractions. Nous n'avons pas compris alors ce que cela voulait dire, mais Julie nous a expliqué que compte-tenu de mes contractions, nous ne pourrions débrancher le monitoring de tout le travail. À ce stade déjà, ce que Martine, et toute la littérature à ce sujet, décrit comme la baisse d'intensité de la contraction, était pour moi de loin la phase la plus douloureuse, et la plus longue. En fait, je ne sentais pas du tout les contractions dans le ventre - et donc je ne sentais qu'à peine leur arrivée, leur montée en intensité. C'est Samuel qui me les signalait grâce au monitoring. En revanche, c'est lors de la seconde phase, de disparition de la contraction, là où s'effectue la poussée dans le bassin, que la douleur était intense. Or, mes contractions montaient en 30s en gros, classique, et descendaient en 3 min… Cela s'appelle des contractions hypertoniques. J'avais donc peu de répit entre deux contractions, et pour reprendre des forces, Julie m'a conseillé dans un premier temps de m'allonger sur le côté, les jambes repliées, ma position préférée pour dormir en fait, ce qui fait que lors des courts temps morts, je me reposais totalement sur la table. Pour passer chaque contraction, je me suis très vite mise à vocaliser. Encouragée et accompagnée par mon compagnon, et par la sage-femme quant elle était là. Cela n'avait rien d'harmonieux, ni de doux, mais me permettait de passer chaque cap sans me projeter plus loin que la seconde suivante et sur le son qui sortait de ce qui était bien ma gorge ! La sage-femme a montré aussi à Samuel comment me masser le sacrum… ce qu'il a fait pendant presque 2h00 de rang, car cela me soulageait beaucoup.
Quand l'obstétricienne d'astreinte est venue nous voir, elle a brièvement regardé le monitoring, et m'a dit tout de suite de bien m'écouter, de ne pas chercher une performance, que mes contractions étaient déjà très fortes. Là aussi, je n'ai pas compris sur le coup ce que cela pouvait signifier, mais je me le suis rappelée plus tard.
Au bout d'un certain temps, je changeais de position pour me placer à genoux sur la table, les genoux largement écartés, les bras et le haut buste posés sur un ballon, le visage face au dossier de la table pour que Samuel puisse continuer à me masser. Les contractions s'intensifièrent encore, et je commençais à n'avoir plus de répit entre deux, ce qui était très clair sur le monitoring me dit plus tard mon compagnon. Je vocalisais toujours, mais cela ressemblait de plus en plus à des éructations, des plaintes… Bref, je perdais pieds. Au fond de moi, je ne comprenais pas que l'accouchement de ce petit loup en pleine vie soit plus douloureux que celui de notre premier garçon, petit enfant sans vie qui nous a quitté à mi-grossesse. Les contractions ne me permettaient plus d'expulser cette colère; qui m'est retombée dessus d'un coup. J'aurais voulu crier, envoyer valdinguer table et monitoring, sortir dehors toute nue et me retrouver dans un champ, seule et tranquille pour que tout se passe au mieux. Mais c'était impossible bien sur. Je me rappelle avoir demandé à la sage-femme et à Samuel si j'allais bien accoucher d'un petit bébé en vie cette fois-ci. On m'a promis que oui.
Je me suis un peu reprise, et quelques contractions plus tard, je changeais à nouveau de position, je repris un peu confiance, mais arriva une vague de 3 contractions très longues. C'est alors que j'ai évoqué la péridurale. Il était vers 11h, l'examen indiqua une dilatation à 7 cm, et Julie m'encouragea à tenir un quart d'heure de plus avant de refaire le point. Samuel m'a dit plus tard que les regards qu'ils s'échangèrent entre eux lui firent comprendre qu'elle pensait que j'étais toute proche de la fin du travail… Mais au milieu de la contraction suivante, j'ai compris que j'étais épuisée, je perdais à nouveau pieds, je me rappelais l'obstétricienne, et je demandais explicitement la péridurale.
Heureusement, car ensuite…
Lors des contractions qui ont suivi cette décision et la (courte) attente de l'anesthésiste, le bébé a fait un premier ralentissement. Je ne l'ai pas compris et ai dis à la sage-femme, "tiens votre machine prend mon coeur maintenant". Après quelques minutes il a repris un rythme normal, et il y avait alors d'un seul coup quand j'ouvris les yeux, beaucoup plus de monde autour de moi : anesthésiste, deux sage-femmes et l'obstétricienne. Je refermais les yeux. En gros, ils y croyaient à nouveau, et on installa rapidement la péridurale. J'étais alors comme une poupée de bois sur ma table. Mais une poupée concentrée sur son bébé et sa respiration, les yeux farouchement clos. Et là, deuxième pic de colère, la péridurale ne me soulageait pas vraiment. Je respirais moins bien, et (lié ou pas ?) le bébé fit un deuxième ralentissement cardiaque, beaucoup plus long cette fois, presque 10 minutes. Changement d'ambiance dans la pièce. En très peu de temps, et alors que je perdais les pédales une nouvelle fois, je fus examinée (8cm), sondée, la poche des eaux percée, etc… jusqu'à un moment suspendu de grand calme, où l'on m'a demandé d'ouvrir les yeux : j'avais devant moi deux sage-femmes, inconnus jusqu'alors, Samuel à ma gauche. Les trois, fixant le monitoring et moi alternativement, me demandant de pousser, de pousser mon bébé, pour qu'il sorte avant de souffrir trop. Mais je ne comprenais rien, n'arrivais pas à pousser correctement. J'ai eu 3 essais. Examen : col à presque 9 cm, et le bébé pas plus descendu. On m'annonça le départ au bloc pour une césarienne d'urgence, pour le bébé. Je lâchais un grand "Oooh ! Nonnn", mais déjà on me transférait.
J'ai alors réalisé que ça y était, mon bébé allait nous rejoindre, j'étais à nouveau complètement alerte et éveillée, les yeux grands ouverts, à bien écouter tout ce qu'on m'expliquait en même temps qu'une autre partie de moi était complètement dévouée au dialogue avec mon petit, lui expliquant en parallèle ce qui allait se passer pour lui.
Tout a été extrêmement rapide, je pense que pas plus de dix minutes plus tard on me demandait de pousser à nouveau pour faciliter la sortie du bébé par mon ventre, et hop ! je l'entendais crier de sa petite voix et commençais à lui parler, depuis l'autre côté du drap. Encore quelques secondes et je pouvais l'embrasser - ce qui le calma aussitôt - oh bonheur ! Avant qu'il ne rejoigne, dans les bras du pédiatre, son papa, transformé en couveuse humaine…

J'ai retrouvé père et fils 1h00 après la naissance du bébé, et passa tout le reste de la journée avec Armand posé sur mon ventre, et qui tétait déjà, ou suçait son pouce. Avec son presque mois d'avance, Armand pesait à la naissance 3 kg, on me l'avait bien prédit qu'il serait gros !
Élodie

Marie le 1er avril 2013


un "petit" mail pour vous remercier de tous vos conseils durant vos cours et du bien-être que ceux-ci nous apporte. Comme je vous l'avais dit sur mon message téléphonique, j'ai accouché un peu plus tôt que prévu (le 1er avril à la place du 22) d'une petite fille qui s'appelle Marie. Ce fut un beau poisson d'avril, je pense qu'elle nous sera une sacrée farceuse
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. Du coup, je n'ai pas pu suivre les derniers cours.

Lors d'un de vos cours, vous nous aviez lu le récit de l'accouchement d'une de vos élèves. J'ai trouvé cela très intéressant et ai pu prendre des conseils au travers cette expérience. Voici donc un résumé de mon accouchement.

Marie est ma deuxième fille. L'accouchement n'était pas du tout un stress pour moi, ayant déjà vécu cette expérience et que la première fois, celui-ci s'était relativement bien passée (accouchement sans instrument mais je n'ai pas pu aller jusqu'au bout sans péridurale (posée à 8) car le coeur d'Agathe, ma première fille, chutait brutalement par moment et le corps soignant envisageait éventuellement une césarienne si Alice ne venait pas rapidement.

Pour Marie (comme pour Agathe), j'avais des contractions durant la grossesse depuis le 6e mois, mais elles n'étaient pas douloureuses dc rien d'inquiétant. Mon col était ouvert depuis le 7e mois à 2 (comme pour Agathe) mais il était postérieur et ferme, ce qui ne présageait pas forcément un accouchement plus tôt. Le dimanche 31 mars, j'ai commencé à avoir des contractions plus douloureuses le matin, mais ce n'était pas les mêmes que pour Agathe. Elles me faisaient mal dans le bas du dos et je mettais cela sur la faute d'un samedi assez actif et où j'étais restée une bonne partie de la journée debout. Malgré un repos le dimanche, les contractions ne se calmaient pas, la douleur était tout à fait tolérable et les contractions n'étaient pas régulières. La nuit du dimanche au lundi, les contractions étaient tjs là et douloureuses, je me disais de plus en plus, que c'était surement le travail malgré l'irrégularité des contractions et le fait qu'elles ne ressemblaient pas à celles de mon premier accouchement.
Nous avions prévu une chasse aux oeufs le lundi matin pour ma fille et des amis, étant donné que les douleurs étaient encore gérables mais qd même de plus en plus forte, j'ai voulu faire la chasse aux oeufs de Pâques. Mon mari, lui serait parti dès le matin, il avait chargé mes sacs et se tenait prêts à décoller! C'est vrai que nous avions Agathe à déposer avant d'aller à la maternité (La Mutualiste) et que nous avions un peu de route à faire étant donné que nous habitons dans vallée du Grésivaudan (à env 25km de Grenoble).
Mais le fait d'être occupée avec les enfants, le temps passe plus vite et on ne se concentre moins sur sa douleur. Bon, il fallait qd même gérer les contractions au milieu de la recherche des oeufs et pour cela je pensais bien à diriger l'énergie vers le bas et réaliser la respiration de la vague. Je restais debout avec un pied en avant et appuyer mes mains sur un mur. Je ne pouvais pas rester assise durant les contractions étant donné que j'avais besoin de libérer l'arrière du bas du dos.
Nous avons manger tous ensemble (avec les contractions), j'ai qd même précisé à mes amis qu'on ne s'éterniserait pas à table et qu'on partirait à la maternité juste après manger.
Nous avons déposé Agathe chez sa nounou et sommes arrivés à la Mutualiste 1h après soit vers 15h.
J'ai été accueilli par un homme sage-femme, moi qui suis un peu pudique, je me suis dit : oh non encore! Pour Agathe, j'avais aussi eu un homme sage femme, qui avait d'ailleurs été très bien.
Le col était ouvert à 5, le travail était en route. Le monitoring pour le coeur du bébé était bon, tout allait bien. Il m'a proposé la salle nature étant donné que toutes les autres salles d'accouchement étaient prises, là je me suis dit, super, c'est ce que je voulais pour accompagner mon bébé le plus loin possible dans le ressenti de la naissance. Je n'avais pas d'idée prédéfinie avant l'accouchement, je souhaitais si possible accoucher sans péridurale, mais connaissant la douleur, je n'étais pas non plus contre la demander si je n'arrivais plus à gérer.
Il m'a proposé le bain, je n'ai pas voulu le faire tt de suite car je voulais le prendre plus tard qd les douloureux seraient plus fortes. J'ai donc fait quelques positions, mais la mieux étaient tjs debout avec un pied vers l'avant et les mains appuyées contre le mur. L'ambiance était bon enfant avec mon mari, nous rigolions du fait que la famille pensait que c'était un poisson d'avril, on leur ferait une belle surprise! Au bout de 45 min, j'ai demandé le bain, les contractions étaient ttes les 8 min et étaient plus fortes. J'accompagnais inconsciemment les contractions avec un son; J'ai par la suite, repensais à votre cours sur les sons et je trouvais d'ailleurs que l'accompagnement de l'énergie vers le bas était plus facile avec la voix en plus. Il m'est venu le son "A".
Le bain m'a fait bcq de bien, par contre la position assise dans la baignoire m'était toujours insupportable, j'ai donc utilisé le trapèze pour me suspendre dans la baignoire. J'ai du rester env 40 min dans la baignoire, je ne sais plus trop, nous perdons la notion du temps dans ces moments là mais mon mari était là pour chronométrer l'espacement entre mes contractions et la durée. Elles étaient toutes les 3 min et duraient env 1m30. La douleur devenait insupportable, j'ai dc décidé d'appeler le sage femme pour la péridurale si ce n'était pas dilaté complément. La dilation était complète. Il m'a demandé si je voulais accoucher dans la baignoire, étant donné l'inconfort avec mes contractions, je préférais sortir. Il m'a demandé quelle position je voulais prendre, je ne savais pas du tt comment me mettre pour être le plus à l'aise pour gérer ces contractions dans les reins, la seule chose que je lui ai dis, c'est je ne supportais pas être sur le dos. Il était trop tard pour me transférer dans une salle d'accouchement, il m'a proposé de me suspendre au trapèze pour expulsion et a adapté le lit pour que je puisse accoucher dessus.
Il commençait à préparer le nécessaire pour me poser une perfusion, mais une nouvelle contraction arrivait, il était temps de pousser, pas le temps de poser quoi que ce soit. Il m'a fait m'installer pour être accroupie sur le lit toujours en me suspendant au trapèze et là, la poche des os a percée tte seule. J'ai eu le temps de lui dire que je ne voulais pas d'épisio si possible. J'en avais eu une pour Agathe et la récupération avait été difficile.

L'expulsion s'est faite en deux poussées où j'ai hurlé tellement la douleur était horrible. On ne se contrôle pas dans ces moments, je pense que j'ai dû atteindre pas mal de décibels
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Le passage s'est fait sans épisio et sans déchirure. J'avais aussi préparé mon périnée avec de l'huile spéciale.

J'ai trouvé que les contractions, à côté de l'expulsion, étaient du gâteau. Mais de sentir cette mise au monde est formidable!
Nous n'avions pas demandé le sexe, c'est une petite fille que l'on m'a présenté. Une petite Marie, une merveille de 2kg410 qui a pleuré tt de suite à sa sortie. Elle est née à 17h12 (soit unpeu plus de 2h après notre arrivée).
On nous a laissé ts les 3 après la délivrance, pdt environ 2h, la mise au sein s'est faite tte seule. Ils n'ont pas coupé le cordon tt de suite, je crois qu'ils l'ont laissé 1/2h.
Que du bonheur cette naissance!!!

J'ai eu une équipe super et très à l'écoute. Pour l'accouchement, j'avais le sage femme et une puéricultrice pour mon bébé, ce qui me changeait du monde dans la salle pour mon 1er accouchement.
le sage femme m'a avoué par la suite, qu'il avait vu que je gérais bien la situation, ce pourquoi il nous a laissé gérer le travail seul. En effet, il n'est venu qu'une fois pour me faire couler le bain en 1h30 et pour l'accouchement, il a été très ouvert. Je suis ravie d'être tombée sur cet homme sage femme qui a été très à l'écoute.

Pour conclure, je dirai que cet accouchement a été formidable et j'en garderai toute ma vie un excellent souvenir de ce moment et cet équipe médicale.
Je suis ravie de tout ce chemin parcouru et Marie se porte aujourd’hui à merveille!

Merci à vous pour vos cours et conseils pour mes deux accouchements!
Je vous joins une photo de Marie.

amicalement
Séverine

Nael le 12 avril 2013


ça y est notre petit Nael est arrivé vendredi 12 à 7h30 et tout s'est très bien passé!
J'ai ressenti les premières contractions le jeudi à 2h du matin, elles étaient tout de suite bien régulières. Nous avons attendu 3h au lit en essayant de dormir et de gérer les contractions grâce à la respiration de la vague. J'ai repensé à mon premier accouchement qui avait été un vrai marathon et là je me suis dit qu'il fallait que je dorme un maximum pour m'économiser et ne pas faire la même erreur!
Au bout de 3h, les contractions étaient de plus en plus fortes, douloureuses et régulières, nous sommes donc partis pour la maternité dans l'idée de prendre un bain là bas (plutôt qu'à la maison pour ne pas réveiller l'ainé).
Arrivée à la maternité je n'étais dilatée qu'à 3, elle m'a fait un monitoring allongée sur le dos, pas libre de mes mouvements car branchée, je n'arrivais pas à gérer la douleur (ces positions étaient insupportables) j ai donc demandé la salle nature pour prendre un bain (ouf, elle était libre!) et là je me suis senti revivre, enfin libre de mes mouvements dans un bon bain bien chaud.
La douleur des contractions s'était bien accentuée, nous avons donc fait les fameux sons avec mon mari en pensant à la descente du bébé.
Et là en 1h 30 de bain mon col s'est dilatée entièrement. J'ai senti comme si la tête était descendue d'un coup mais bien sur je n'y croyais pas (pour moi j'étais encore loin du compte!)
Nous avons appelé la sage femme qui m a fait sortir pour m'examiner, elle m'a dit que ça avait été super efficace et que d'ici 30 minutes il serait là! Un miracle, je n'y croyais pas!
Elle m'a transférée en salle d accouchement et après 20 min de poussée (effort pour moi surhumain!) il est sorti.
Ni déchirure, ni épisio, vive le massage du périnée!

Voilà un accouchement très rapide (5h30 du début à la fin) complètement différent de mon premier accouchement en presque 30h! je n'en reviens toujours pas!
Merci pour tous vos précieux conseils et bonne continuation!
Nathalie C


Julie le 13 avril 2013


Chères vous toutes,

C’est donc à mon tour de vous décrire les heures merveilleuses et uniques de mon accouchement.

Nous étions le 11 avril 2013, demain serait le terme de ma grossesse… et pourtant rien. J’ai peu de contractions. quelques contractions une semaine avant… un grand ras le bol de mon côté les dix derniers jours ou la fatigue était grande, les petits soucis de santé pointaient (hyper tension, masque de grossesse, retention d’eau,…). G et moi avons alors décidé de me mettre en mouvement avec la fameuse promenade… Nous sommes allés faire une marche d’une heure à la Bastille. Cela nous fit un bien fou. Surtout je pense que cela installait la première phase de travail, à tout le moins dans nos esprits.

Le lendemain, le 12 avril, je devais appeler l’hopital à 8h30 afin de prévoir le rendez-vous de terme. Mais voilà qu’en raccrochant et en voulant me redresser dans le lit, ma poche des eaux s’est fissurée…. Nous avons donc acceleré. J’ai rappelé les urgences qui m’ont confirmé qu’étant à terme et ayant fissuré la poche des eaux, ils me garderaient… Nous sommes partis avec la valise et le ballon…

Nous voici aux urgences de la maternité de la Tronche. C ‘est confirmé la poche des eaux est fissurée… mais toujours pas de contractions. Julie est bien placée mais encore haute et mon col est toujours fermé. Je vais etre provoquée, On me propose un tampon imbibé d’hormones dont j’ai oublié le nom… je dois le garder 24h et il a vocation à déclencher les contractions et l’ouverture du col. Il est 11h00 du matin… je suis sous monitoring…. Je suis bien, sereine et dans un etat second assez agréable.

Dand l ‘apres midi, nous devons attendre…. Rien …. Nous faisons des exercices pour ouvrir le col… donc des sons sur le lit et des mouvements de l’infini debouts tous les deux et moi sur le ballon. G me pousse à les faire… mais une grande lassitude s’empart de moi… Nous faisons à nouveau des exercices le soir. Je ne dois pas manger car on ne sait quand l’accouchement aura lieu… je ne dors pas également… je fatigue…. Les contractions se font de plus en plus fortes… mais sont tout à fait gérables… jusqu’à ce qu’à deux heures du matin, ma poche des eaux se rompt totalement… Je suis placée sous monitoring le reste de la nuit et les contractions continuent d’augmenter en intensité… mon col est toujours fermé. A 8h00 du matin on vient m’annoncer que je passe directement en salle d’accouchement. Je fais trop d’hypertension et il y a du meconyum dans le liquide amniotique… l’accouchement doit donc avoir lieu rapidement désormais. L’équipe à reçu mon projet de naissance et foit tout pour le respecter même si je sais qu’ils songent à la cesarienne.

Je reçois une perfusion contre le streptocoque B et de la cytosine… deuxième produit pour déclencher. Très vite les contractions de travail se mettent en place. Pour les gérer je reste dans la verticalité et je pratique les exercices sur le ballon… et la respiration de la vague… G m’a aidée à faire ces pratiques car je n’étais plus en état de me concentrer. Il me tient par le regard et pratique avec moi les respirations. L’examen révèle que je suis dilatée à 3, bon signe.

Vers 11H00, les contractions deviennent insoutenables, G et la sage femme font tout pour que je tienne sans peridurale… mais je suis fatiguée cela fait 24 h maintenant que je suis là. On essaie le gaz hilarant… impossible j’ai le sentiment d’étouffer dans le masque, cela ne me fait rien si ce n’est un mal de tête. Julie ne descend pas…. L’examen, gynecologique pour vérifier que Julie est descendue est terriblement douloureux. Au bout d’une heure je craque et demande la péridurale… je suis dilatée à 7 et Julie est descendue. … En moins d’une heure je suis passée de 3 à 9. J’ai d’autres contractions tout aussi intenses mais elles sont gérables. La sage femme me conseille de ne pas utiliser de dose de péridurale pour ces contractions car ce sont celles qui permettent « l’expulsion ». Il m’est demandé de me reposer avant l’expulsion…

A 15 heures le col était totalement dilaté et Julie était descendue… Ce furent 20 minutes magiques….. car je n’avais pas mal, du moins cela était très supportable, je plannais et j’ai pu vivre l’expulsion encore mieux que je l’espérais. Julie est venue en 20 minutes et quelques poussées (3 ou 5 si mes souvenirs sont bons). Lorsque nous avons vu ses cheveux à la première ou deuxième contraction, j’ai demandé à avoir un miroir… et la sage femme nous a fait la toucher… ce premier contact fut très emouvant…

Puis la tête de Julie est sortie. je me souviens de son visage et de notre première rencontre…. Puis elle est sortie entièrement très rapidement. G et moi avons acceuilli Julie et l’avons posée sur mon ventre. Elle mesure 52 cm et pèse 3,340 kg.


Wilhem le 20 avril 2013


Je vous écris tardivement pour raconter une journée bien attendue et joyeuse mais qui s'est pas passée vraiment comme prévue.

Wilhem est né le 22 Avril à 22h30 après une longue journée de travail.

Vers minuit le 21 je croyais sentir des contractions assez régulières mais après plusieurs épisodes d'entraînement auparavant je me suis dit que c'était sûrement comme les autres fois et je me suis endormie. J'étais réveillée plusieurs fois pendant cette nuit avec des contractions de plus en plus douloureuses. À moitié endormie je les ai comptées toutes les dix minutes.

C'ést à 7h que j'étais réveillée par une contraction qui m'a paralysée et je me suis mise à quatre pattes et étais obligée de faire la respiration de la vague pour gérer la douleur. Je me suis dit, 'ok, là, je pense que c'est pour aujourd'hui.'

Mon mari et ma fille dormaient toujours alors je suis descendue en bas et j'ai préparé une tasse du thé. Les contractions ont continué régulièrement mais je ne regardais pas l'heure donc je ne savais pas quel temps il y avait entre chaque.

Quand mon mari s'est réveillé, il a vu tout de suite que j'avais des contractions inhabituelles. Avec conviction il à dit 'Katy je crois que c'est parti.' 'Je lui ai dit qu'il fallait surtout pas s'exciter et qu'on devait faire comme d'habitude le plus longtemps possible. Alors on s'est occupé de notre fille et Anselme l'a amenée chez sa nounou. Le temps de revenir à la maison j'ai eu trois grosses contractions et je lui ai demandé combien de temps il a pris pour faire l'aller retour. Il m'a répondu, '15 minutes'.

Je ne voulais pas aller trop tôt à l'hopital mais avec une césarienne pour mon premier enfant je savais que je devais être prudente aussi.

Vers 9h, avec des contractions toutes les cinq minutes depuis plus d'une heure on a décidé d'aller tranquillement à l'hôpital. J'avais peur qu'on me dise que c'était rien à l'hôpital et que je devais rentrer à la maison. J'etais contente d'apprendre que j'etais dilatée de 3/4cm. Si j'etais déjà à 3/4 je me suis dit que j'aurai pas de problème d'aller jusq'au bout sans péri. Je trouvais les contractions très gerables. Je les sentais de plus en plus fortes et j'étais obligée chaque fois de pratiquer la respiration de la vague. C'était ludique je trouvais comme exercice. Ils ont voulu poser le monitoring pour observer le travail. Après tellement d'histoire où pour la plupart des femmes c'était un moment insupportable, j'etais surprise que j'etais bien pendant ce moment. Sur le lit, à moitié assise et il y avait quelque chose au dessus de ma tête pour m'accrocher. Pour chaque contraction je me suis concentrée sur les respirations tout en me tirant sur les barres au dessus de moi. Ça créait une contre force et j'imaginais la vague passer en dessous de mon utérus pour échapper à la douleur et qui allait bien plus loin que ma tête. Entre les contractons j'ai essayé d'expliquer à Anselme ce que je faisais et il a dit, ' c'est comme quand tu pétris ta pâte à pain' et je trouvais ça pas mal comme métaphore.
Les sages femmes également qui passaient de temps en temps pour regarder le monitoring étaient surprises par mon zen. Je suis passée à dilatation 4/5. J'était bien en travail, contente de sentir des sensations qui allaient amener mon bébé au monde. Malheureusement à partir de la, ça c'est passé moins bien...

Après le monitoring, pendant peut-être une heure de plus je me suis sentie un peu abandonnée par l'équipe et on m'a laissée dans une salle, porte ouverte, où il y avait une autre femme de l'autre côté du rideau. J'étais un peu déconcentrée.

Finalement on m'a emmenée dans une salle d'accouchement et je me rappelle que je ne me suis pas sentie bien dans cette pièce. Aussi il n'y avait pas les barres pour m'accrocher comme je faisais juste avant. Quand on m'a vérifié le col ça n'avait pas bougé en une heure. J'étais à 5. Je comprenais pas trop alors que ça avait si bien commencé. On m'a dit qu'ils reviendraient dans une heure mais que si le col restait comme ça il faudrait faire quelque chose. Je me suis sentie menacée, j'étais déconcentrée et j'avais peur de ne plus être en contrôle.

Après une heure j’étais toujours à 5. On ma proposé de rompre la poche des eaux pour accélérer le travail. J’étais d'accord. J'avais pas de choix à vrai dire. C'est une étudiante qui l'a fait et elle m'a fait mal. Elle avait du mal à bien le faire. Plus tard on a découvert qu’il y avait une membrane qui n'était pas bien rompue! Une heure après j’était toujours à 5!

L'obstétricienne de garde est venue me voir. J'avais deux choix. Césarienne ou péridural avec ocytocine pour provoquer des contractions. Désespérée et triste, l'accouchement dont je rêvais n'était plus possible. Il fallait que je m'adapte, vite. Tellement je voulais un accouchement par voie basse et j'ai choisi la péri et des drogues on me disant surement c'est mieux qu'une autre césarienne.

10 minutes plus tard j’étais coincée dans le lit, peri, ocytocine et monitoring en place. Anselme me disait que j'avais des contractions 'de malade'. Je les sentais à peine...

Chaque heure le col dilatait d'un centimètre. C'était très laborieux pour moi. Ça faisait presque 12 heures que j'étais à l'hôpital. C'était pas fini... Le rythme cardiaque du bébé commençait à ralentir avec chaque contraction.
Ils ont gratté sur le tête du bébé pour faire un test du sang. L'obstétricien a remarqué que le tête n'était pas bien fléchie et du coup n'appuyait pas comme il faut sur le col, même s'il était très bas. Le test était négatif, il allait bien, on avait un peu plus de temps. L'obstétricienne sentait que le col était très souple et l’a ouvert de 7 à 9 avec ses doigts ! Elle hésitait toujours avec la césarienne mais tout un coup, elle m'a demandé d'essayer de pousser avec la prochaine contraction. Elle a essayé de pousser la tête pour la mettre comme il faut. Elle n'a pas réussi mais a décidé que ça passerait quand même.

Totalement épuisée, sur le dos, jambes dans les jambières, on m'a demandé de pousser vraiment. Je ne croyais pas mes oreilles et je pensais que c'était une blague cruelle avant qu'ils m'amène au bloc pour le césarienne. En fait elle était très sérieuse mais je n'arrivais pas à pousser dans cette position, en plus je sentais à peine mes contractions.

Un moment probablement le plus surréel de ma vie. Entourée d'une équipe médicale, Anselme heureusement à coté de moi. Tout le monde me criait de pousser. L'obstétricienne a sorti ses instruments on disant qu'il ne sortirait pas tout seul. Elle a essayé avec les forceps et enfin la tête est sortie. J'ai eu peur de penser qu'il était qu'à moitié sorti et qu' il resterait coincé comme ça. Je délirais je crois. Toute un coup il était sur mon vente et j'étais choquée mais soulagée. C'était fini, Wilhem était là. Je le tenais dans mes bras et lui faisais des bisous.

Malgré tout ça, loin de l'accouchement idéal, j'étais joyeuse et très heureuse d'avoir mon petit bonhomme tout mignon dans mes bras.

Suite à mes deux accouchements j'ai appris qu'on ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut. Mais c'est marrant je ne changerais pas comment mes deux petits anges sont venus au monde. J'ai la chance d'avoir des enfants beaux et en bonne santé. Une troisième fois je ne me ferai pas mes films avant, sur comment ça devrait se passer.

En tout cas la préparation que j'ai fait chez vous était une chouette expérience que j'utilise toujours même non enceinte. Ma sage-femme m'a dit que Wilhem s'était présenté en 'bregma' (la plus grosse partie de la tête en premier) et que si je n’avais pas fait du yoga il n'aurait probablement pas passé.

Merci Martine et bon courage à toutes mes sœurs yogis enceintes, profitez de cette véritable "attente sacrée" et je vous souhaite à toutes un accouchement comme vous le souhaitez.
Katy

Mila le 7 mai 2013


J'ai donc accouché le 7 mai 2013 à 2h50 d'une petite fille nommée Mila.
Le terme était prévu le 3 mai, donc nous sommes allés faire une visite de contrôle ce jour là. RAS, tout va bien, liquide amniotique ok et bébé aussi.
On y retourne le dimanche matin pour contrôler à nouveau, et pdt le monito la sage femme nous dit que le pouls du bébé fait des descentes à 90, et que ça lui pose question. Elle voit ça avec un médecin, qui vient nous annonce, sans se présenter ni nous dire bonjour, qu'il va falloir provoquer l'accouchement. Dure nouvelle pour moi, qui ne voulait pas être provoquée. Heureusement, la sage femme est plus humaine et nous explique comment ça va se passer, pourquoi, etc. Je rentre donc à la maison effondrée, dans le stress total...
Le lundi, j'avais donc pour consigne de venir à la clinique vers 9h avec la valise et surtout à JEUN. Ce que je n'ai pas fait (sur le conseil d'une amie),et heureusement, car la journée a été longue... 1er monito à 10h30 jusqu'à midi, puis on va manger (ouh, pas bien! Oui mais j'ai faim!!), puis pose du cathéter et d'un tampon de prostaglandine pour provoquer l'ouverture du col, et 2ème monito dans la foulée, jusqu'à 15h. Et là j'ai droit à un goûter (si j'étais venue à jeun ça serait la première fois que je mangerais depuis la veille...) Puis on est libres... de rester dans la clinique...oui mais moi tourner en rond dans une cave alors qu'il fait beau dehors et que je suis hyper stressée, non merci... donc on va dans le parc qui est à 5 min, et on revient pour le repas du soir (merveille de cuisine!).
Je stresse, je stresse, et je finis pas craquer dans les bras de mon copain vers 21h. Et comme par hasard, à 23h je ressens les premières contractions. Je vais voir le sages femmes, monito, elles me disent qu'elles ne sont pas encore assez régulières et fortes, donc il faudra que je revienne si ça s'amplifie. À minuit, je retourne les voir car c'est devenu nettement plus fort, ça fait mal! Et là rien qu'à ma tête elles voient que c'est parti...donc re-monito, et on l'a à peine fini que je demande à aller dans la baignoire car c'est vraiment de plus en plus douloureux. Coup de chance, personne n'accouche en même temps que moi dans la salle nature, donc j'ai la baignoire et le reste pour moi toute seule. Dès qu'elle est remplie, je m'y mets, et j'essaie de trouver une position qui me fasse moins mal, car je ressens les contractions fort dans les reins. Eh bien une baignoire d'accouchement c'est pas encore au top pour les accessoires, on ne peux pas s'y suspendre, heureusement que j'ai un copain costaud et qui me soutient (moralement et physiquement!)
Donc je me suspends à ses bras pendant les contractions qui font mal, mal, mal.
Entre chaque contraction, calme plat, je ne sens plus aucune douleur, juste la chaleur de l'eau. Et heureusement, car vraiment je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie...c'est l'intensité d'une chute sur le genou, mais qui dure 2 minutes au lieu de 5 secondes...
1 ou 2h passent, je suis concentrée sur la contraction quand elle est l, j'ai essayé au début de faire les sons qu'on avait appris, mais au bout d'un moment je n'ai plus de voix pour rester dans les graves, du coup je crie... et ça aide bien! Je ne me souviens plus exactement de tout, j'étais un peu dans un état second, concentrée. Je me souviens juste nettement du bébé qui descend d'un coup dans le petit bassin, et la poche des eaux qui lâche juste après (oui même dans la baignoire on sent le liquide qui coule!). Puis les contractions deviennent nettement plus rapprochées et très douloureuses. Les sages femmes sont très discrètes, elles viennent de temps en temps voir où ça en est, juste en me demandant, pas de toucher, pas de monito. A un moment quand même,elles me disent que si ça commence à pousser, il faudra les appeler, et quelques instants plus tard ça commence. Elles essaient donc de me faire sortir de la baignoire, ce qui prend 5 bonnes minutes : il faut l'enjamber, et j'ai des contractions très rapprochées...Puis il faut aller jusqu'à la table qui est 3 mètres plus loin. Là je mets 10 minutes, 2 pas, une contraction, 3 pas, une contraction... Je me mets accroupie sur la table, face au dossier et accrochée aux bras de mon copain. C'est la seule position dans laquelle je n'ai pas mal au dos. Du coup pour les sages femmes c'est moyen, mais elles me laissent faire et s'adaptent, me tiennent le monito sur le ventre de temps en temps. Là ça commence à pousser, un peu d'abord, puis très fort la 2ème fois. C'est terrible comme effort, tout descend, et ça brûle dans le vagin. Je ne sais plus très bien comment et quand pousser, heureusement la sage femme m'aide beaucoup. Au bout de quelques poussée, elle me dit qu'il faut que je pousse plus car pour le bébé il ne faut pas que ça dure trop longtemps. En fait le bébé avait le cordon autour du cou mais elle ne nous l'a pas dit pour ne pas nous affoler. Et les dernières poussées sont terribles, j'ai l'impression de pousser contre un mur, que ça ne veut pas passer. Le médecin m'avait dit que j'avais les épines sciatiques un peu trop rapprochées, et je le sens! Finalement la tête sort, libération!! Là je crois que c'est fini, que le reste va passer tranquille, mais en fait les épaules ça fait mal aussi! Bon finalement sur une dernière poussée les épaules passent, le bébé sort dans les mains de la sage femme, dans un grand bruit de flaque, et là, tout s'arrête, plus aucune douleur, le calme, le bonheur! Là je sais plus trop, mais je crois qu'elle me l'a mise tout de suite sur moi après avoir enlevé le plus gros du sang etc... Quand elle l'a nettoyée mon copain a vu que c'était une fille, il me l'annonce, et paf, elle est sur mon ventre... Ca fait bizarre, je suis un peu déconnectée, heureuse mais tellement fatiguée, et presque en état de choc. J'ai les jambes qui tremblent, je n'arrive plus à les maîtriser. Ma fille est sur moi, au chaud, elle a les mains un peu bleues mais sinon elle va très bien. Elle ne pleure pas, la sage femme la masse un peu dans le dos mais elle fera seulement des « ra ra ». Une naissance paisible finalement! Après qu'elle ai mis en route sa respiration, la sage femme la guide jusqu'à mon sein, et me montre comment l'aider à téter. Elle y arrive presque tout de suite, déjà une goulue! Puis il faut sortir le placenta, une contraction arrive, la sage femme me dit de ne pas pousser, que ça va sortir tout sel, ce qui se passe, pas de pression sur le ventre ni de piqure, ça se fait tout seul. Une fois qu'il est sorti, elle nous demande si on veut le voir, on accepte, et elle nous montre les points qui avaient commencé à calcifier, ce qui causait les descentes de pouls du bébé. C'est bien, ça nous permet de comprendre et d'accepter ce déclenchement. Puis La sage femme nous laisse tranquilles, elle range, nettoie tout, pèse la petite, et puis nous laisse 1h tous les 3, et nous apporte un grand bol de thé et un croissant, une grande idée! Puis 2h après la naissance, on habille la petite, et on part tous les 3 dans la chambre, moi sur une chaise roulante et elle dans mes bras. On dormira ensuite ensemble pendant la journée suivante (comme nous l'a conseillé la sage femme), et l'allaitement n'aura pas de mystères pour Mila!
Tout s'est donc bien passé, rapidement, j'en garde un souvenir intense de la douleur, notre corps est quand même plein de ressources pour arriver à gérer ça!
Finalement, un accouchement sans péridurale ça fait mal, je ne referais pas ça tout de suite, mais ça vaut le coup quand on voit le temps que ça a duré et comment Mila boit au sein!
Je voudrais juste te demander d'insister dans tes cours sur les suites de couches, car j'ai une petite descente de la vessie, et c'est très difficile de se faire diagnostiquer, et pire encore de se faire soigner... On nous demande souvent après l'accouchement si on a une sensation de « pesanteur, » mais quand on n'a jamais ressenti cette sensation de périnée tout mou, on a l'impression que c'est normal que ça pèse. Il faut donc bien se reposer pendant le mois qui suit, et si j'avais su, j'aurais lu avant le livre de B. De Gasquet que j'ai feuilleté l'autre jour, « Périnée arrêtons le massacre », où elle parle bien de ces suites de couches et de ce qu'on peut faire pour que ça se passe bien. La prochaine grossesse, je l'achèterai!
Et attention aussi au muguet, j'en ai eu un pendant 2 mois avec des douleurs intenses dan les seins et des sages femmes qui avaient du mal à le diagnostiquer...Un remède très efficace: 1 càc de bicarbonate de soude dilué dans un petit verre d'eau (10cl) et appliquer sur le mamelon avant et après la tétée et dans la bouche du bébé (voire lui faire boire si il en a sur les fesses). Ça a été plus efficace que les crèmes et antibiotiques....
Voilà, j'espère que ce récit n'était pas trop long, j'ai essayé de le retranscrire tel que je l'ai vécu.
En tout cas, tes cours m'ont été très bénéfiques, pour le bien être pendant la grossesse, et pour être un peu sûre de moi en arrivant à la maternité, sur ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. Merci!
Anne J

Dounia le 9 mai 2013


Voilà un mois que j'ai accouché et je tenais à te remercier pour la preparation et transmettre mon temoignage pour les futures mamans, car c'est un des derniers que tu as lu qui m'a aidé à tenir pendant le travail chez moi avant de rejoindre la maternité.

Comme mon premier est né par cesarienne à cause d'un cordon autour du cou) et sachant qu'on me mettrait sous peridurale dès mon arrivée à la maternité par sécurité en cas de nouvelle cesarienne en urgence, j'avais prevu de tenir au maximum chez moi pour favoriser l'ouverture du col et tout mettre en place pour un accouchement "normal".

Dans la nuit du 8 au 9 mai, j'ai eu quelques insomnies et j'ai commencé à penser à la musique que j'aimerais ecouter pendant le travail. Je n'y avais pas trop pensé avant et je me suis souvenue d'une chanteuse de Tuva (Sainkho Namtchylak, Mongolie) que j'aimais beaucoup. Comme tous mes CD etaient en cartons pour le demenagement actuel, j'ai tout retrouvé sur youtube, j'ai ré-écouté et me suis promis de faire des enregistrements mp3 le lendemain matin au cas où. Je me suis recouchée et endormie tranquillement vers 3h du matin.

A 6h j'ai été réveillée par des contractions que j'ai pressentie de travail car plus douloureuses et regulieres. C'etait tous les quart d'heure-20mn environ. Je suis restée couchée pour me reposer tant que j'ai pu, puis je me suis levée entre 7 et 8h je ne sais plus exactement, pour m'activer et penser à autre chose. J'ai sorti et vérifié ma valise pour la maternité, j'ai complété de ce qui manquait et j'ai commencé à enregistrer ma musique que j'ai donc ecoutée toute la matinée en marchant d'une pièce à l'autre, ce qui m'a aidé à oublier les contractions de plus en plus intenses et rapprochées, toutes les 10mn vers 10h du matin. J'ai pris du spasfon toutes les 4h à partir de 6h du matin pour etre sure que c'etait bien les contractions d'accouchement.

A chaque contraction, j'ai fait comme expliqué dans le témoignage que j'avais retenu : mains sur le mur, pieds bien ancrés dans le sol, une jambes en avant, et j'ai pas réservé le son pour la fin, j'ai directement pratiqué le "Mmmmmm" à chaque fois! Ca marchait beaucoup mieux avec et encore plus si mon compagnon le faisait mais à 10h il est parti travaillé malgré le jour férié...
Je me suis activée à trouver quelqu'un pour aller à la maternité, mais toutes mes amies etaient déjà en vadrouille en montagne, mon beau-père a donc du s'y coller! Mais on se connait bien et on s'entend au mieux, et en plus il est medecin, donc j'etais sereine.
Je lui ai dit à midi que c'etait pour aujourd'hui, que j'allais tester la douche chaude encore chez moi, mais les contractions etaient toutes les 5mn, je l'attendais donc pour aller à la maternité. La douche n'a effectivement rien changé et à midi et demi il est arrivé en voiture alors que je faisais mon Mmmmmm dans la rue heureusement deserte, les deux mains sur le mur du batiment! Je l'ai prévenu que j'en ferai dans la voiture au moins deux avant d'atteindre la maternité à 10mn de chez moi!!! Il m'a repondu que ca lui rappellerait avec plaisir les temples tibétains ;-)

Idem en arrivant à la clinique Belledonne, j'ai prevenu la sage femmes pour les Mmmmm, j'etais deja à 3cm d'ouverture. Ca m'a bien fait plaisir car pour mon premier ca a été le point de blocage, donc il fallait que je dépasse ca et c'etait bien parti! Le temps des controles de routine et d'installation dans la salle d'accouchement n°3 avec la table ergonomique allemande, j'était déjà à 5cm lors de la pose de la peridurale que j'avais demandé douce. Victoire, j'avais dépassé les 3cm de blocage! En avant pour la suite, avec le plein d'energie!! J'ai perdu les eaux juste apres la peri, du coup, je sentais encore les contractions que j'accompagnais toujours du Mmmmmm, car meme si je ne souffrais plus, ca pouvait rythmer le travail pour le bébé, creer un contact aussi... Le monitoring m'aidait aussi à anticiper les contractions, et mon compagnon qui avait pu se libérer de son travail, surveillait aussi leur arrivée. J'ai du insister pour retourner sur le ballon, mais du coup, moins d'une heure plus tard j'étais à dilatation complète! Il devait etre 14/15h.

La descente dans le bassin pouvait commencer j'etais bien prete grace à tes cours et je visualisais bien la suite. Je sentais le bébé malgré la péri, mais après la 2e dose, la sage femme a insisté pour que je reste un peu allongée sur le coté car le bébé ne progressait pas aussi vite que prevu. Je voulais tester la position accroupie sur la super table, mais en fait, la sage femme ne la connaissait pas bien! Visiblement, personne ne l'avait vraiment pratiquée et cette salle etait plutot évitée!! Comme le bébé n'avancait pas trop, j'ai pas voulu faire de zèle et je suis restée tranquille meme si j'avais beaucoup envie de marcher...
La sage femme nous a demandé si on voulait écouter la radio, mais j'avais besoin de silence, avec ma musique enregistrée pour rien, mais bien dans ma tete! Et puis je voulais etre concentrée sur la descente du bébé pour sentir au mieux sa progression

L'obstétricienne qui était de service était par chance celle qui m'a suivi les 2 derniers mois et qui ne voyait pas d'inconvénient à un accouchement naturel apres une 1e cesarienne. Elle pensait cependant qu'un cordon empechait de nouveau la descente du bébé. Elle le sentait remonter à chaque contraction et moi aussi... Du coup, au bout de 2h, elle m'a proposé de lancer les poussées quand meme pour ne pas epuiser le bébé et voir ce qui se passait. Cela a confirmé un cordon car la tete apparaissait et repartait... J'ai poussé en bloquant la respiration car j'avais pas trop expérimenté autre chose, le cours était trop loin et j'etais vraiment trop concentrée sur les mouvements du bébé et pas sur ma respiration... Il fallait qu'il descende et qu'il sorte!!
Après 4 tentatives, l'obstétricienne a proposé d'aider le bébé avec une ventouse sur la tete pour qu'il ne remonte pas dans le bassin et ca a marché du 1er coup, la tete est sortie avec un cordon bien serré autour du cou. Elle l'a libéré en coupant et le bébé est sorti completement ensuite à la poussée d'après. Nous avions tous participé à échapper à la cesarienne, c'etait l'essentiel ;-)

Dounia était là en bonne santé avec ses 3kg et 48cm et nous heureux d'un accouchement naturel avec une peri à minima, ses avantages et ses inconvenients. J'ai pu cette fois supporter et accompagner la douleur grace à tes cours et à ton livre (le 2e), grace aussi à la prepa avec la sage femme et au fait de tomber sur mon obstétricienne, le contexte a été favorable à la confiance, à la détente et au lâcher-prise qui ne m'a pas quittée. Quand j'ai eu des doutes, j'ai poser les questions et on m'a rassurée, on éviterait la cesarienne: du moment que le bébé était engagé, on allait y arriver!

Pas non plus d'épisiotomie, grace toujours à la détente et aux massages à l'huile d'amande douce, juste quelques petites dechirures superficielles sue les coté et donc des points qui m'ont un peu embetée pendant 15j. Les fausses inspirations m'ont aidé dès l'accouchement à masser l'uterus, à remonter les organes surtout le soir. Les exercices de Bernadette de Gasquet (retrouver la forme après bébé) sont vraiment bien. Une séance d'ostéo la semaine dernière a permis d'assouplir les lombaires devenues très rigides, il ne me reste qu'à reprendre le yoga ;-)

Encore merci et à bientôt, en tout cas si une 3e grossesse se profile un jour, je reviendrai!
Magali

Clémentine le 9 mai 2013


Dans la nuit du 8 mai 2013, alors que nous attendons notre bébé dans 13 jours, je suis réveillée par une sensation étrange... Est-ce possible que la poche des eaux se soit rompue ?... Je n’ose pas bouger, Nico dort à côté de moi… Il est 2h. Pas de contractions. Je me rendors, on verra bien…
A 3h je me réveille à nouveau. Vraiment il se passe un truc là !... Je me lève et … « Oh la la ! Chéri, je crois que c’est le grand jour ! ». Mince, je m’étais juré de ne pas le réveiller tant que les choses ne seraient pas vraiment installées mais la surprise et l’excitation étaient trop fortes ! Nous nous affairons pour tout nettoyer puis malgré notre envie de courir partout et de nous activer nous décidons d’essayer de redormir…
Peine perdue, nous sommes trop excités, tant pis, ce sera une longue journée… (Si on avait su à quel point… !). On se lève, je m’occupe de finir de préparer les valises pour la maternité pendant que Nico termine de bricoler la table à langer et de ranger tout ce qui traîne. Je pousse même jusqu’à rédiger un ultime compte-rendu !... Puis nous décidons de partir faire une balade. Il est 7h50, le soleil se lève, il fait bon. Une journée idéale. On profite du calme, de la nature, d’être ensemble. On a bien conscience de vivre un instant unique et précieux. Les contractions sont là, régulières mais encore bien espacées et surtout peu intenses. C’est trop facile… ! Je me demande si le travail se déclenchera vraiment avant que je parte pour la maternité… J’ai un peu peur d’arriver là-bas avec un travail à peine commencé… Je m’efforce donc de me concentrer sur ces contractions et de les accueillir en les associant à des images (ouverture du col, descente du bébé etc…). On ne sait jamais… !
Retour à la maison vers 9h. Nico part chercher le petit déjeuner et nous nous installons sur la terrasse. Petite pause sucrée ressourçante !
Les contractions se portent sur le dos, toujours peu rapprochées mais un peu plus intenses. Je fais quelques étirements pour me soulager, je m’active un peu sur le ballon dans un mouvement de l’infini. Je pense : ouverture du bassin, du col, assouplissement du périnée…
L’heure de partir à la maternité se profilant et les contractions n’étant toujours pas vraiment rapprochées, nous décidons de repartir faire un tour. Et puis il fait tellement beau dehors ! J’ai l’impression que le fait de marcher accentue un peu ces contractions. Je dois m’arrêter parfois pour m’étirer le dos. Je sens un poids de plus en plus lourd sur mon bassin et j’ai vraiment l’impression de marcher comme un cow-boy… !
De retour à la maison, on prend le temps de manger aux alentours de 12h30. Il va être temps si on ne veut pas se faire gronder d’arriver si tard… ! Nous partons ! Je me sens à la fois excitée, heureuse mais aussi un peu inquiète par rapport à la façon dont les choses vont se dérouler… Durant le trajet en voiture, j’ai l’impression que les contractions se sont arrêtées… ! Je ne suis pas très sereine.
Arrivés à la maternité, nous sommes accueillis par un étudiant sage-femme qui m’installe pour un premier examen. Il est 14h. Le bébé va bien ! Les contractions sont effectivement bien espacées, mon col est toujours postérieur mais il s’est bien raccourci et surtout, il est ouvert à un peu plus de 2 ! Je suis rassurée, ça bouge !
On nous installe dans une chambre. L’étudiant me défait le lit. Quelle drôle d’idée ?... ! Nous décidons de repartir en vadrouille. Je suis obsédée par le fait d’être en mouvement et dans la verticalité. J’ai trop peur de faire une pause, m’allonger et risquer de ralentir le travail… Alors on marche…
Vers 20h, un nouveau sage-femme, vient se présenter. Alors qu’on était sur le point de faire une petite sieste histoire de récupérer un peu d’énergie, il nous conseille de marcher pour activer le travail. Encore !... Nous aurions mieux fait de nous reposer ce matin et peut-être même un peu cet après-midi… Tant pis, c’est fait ! Nous revoilà partis dans les couloirs à marcher. Cette fois les contractions s’intensifient vraiment et se rapprochent. J’ai besoin de m’étirer de plus en plus et d’être contenue dans le bas du dos. Heureusement que Nico est là ! Nous alternons des moments de déplacement et des moments dans la chambre où Nico me stimule des points d’acupression indiqués par Géraldine, notre sage-femme, me masse et m’aide à m’étirer.
Nouveau monitoring vers 22h30, col ouvert à 4, bébé est en pleine forme. Je demande à pouvoir me lever de cette table d’examen sur laquelle j’ai plus de mal à gérer les contractions. Je dois me concentrer de plus en plus tant elles irradient dans mon dos. L’instant de détente qui suit chacune d’elles est une bénédiction !
Le sage-femme nous renvoie dans notre chambre en nous prêtant un ballon. Il nous propose la salle nature. Je ne sais pas pourquoi mais me dis que j’irai plus tard, je me réserve cet ultime endroit pour le moment où j’aurais plus de mal à gérer le travail seule. Nous repartons donc dans la chambre. Là j’essaie de me créer une bulle. J’alterne des mouvements sur le ballon et des points d’acupression. Je commence à perdre pied face à l’intensité de ces contractions. Je finis par ne plus pouvoir supporter autre chose que d’être sur le ballon, Nico dans mon dos, ses mains chaudes sur le haut de mon bassin. Je suis concentrée sur le souffle, je me laisse submerger par la vague et je m’accroche à la détente tout en continuant à projeter mon attention sur l’ouverture de mon col. J’ai parfois l’impression de pousser mon bébé contre cette porte… Je suis dans le mouvement de l’infini. A un moment, je m’envole complètement, je crois même que j’en oublie les contractions… ! Je rêve, est-ce que je me suis endormie ?... Après une contraction je murmure « j’étais en Inde »… ! Cet instant de déconnexion ne dure pas… J’ai quitté ma bulle et l’intensité me submerge. A présent, les contractions me brisent le dos et le bas du ventre et je ne parviens plus à gérer à la fois ces 2 types de douleurs : si je soulage mon dos, le bas de mon ventre se tord, si je porte mon attention sur le ventre, c’est le dos qui hurle ! Je suis incapable de bouger, de prendre une quelconque décision… ! L’intensité de la contraction suivante me fait me précipiter aux toilettes où je rends tout mon dîner… Nico me propose d’aller à la salle nature. Oui, il est grand temps ! Là-bas je pourrai peut-être demander la baignoire !...
Nous arrivons dans cette salle après un court trajet à pied rendu compliqué par 3 contractions intenses qui me font me pendre au cou de Nico. Tiens, ça marche plutôt bien ! Je pourrais continuer à gérer debout! Une fois dans la salle, je ne sais plus vraiment de quoi j’ai envie, j’ai perdu le fil et je ne sais plus qu’écouter l’intensité de ces contractions. Je commence à me dire que je n’y arriverai jamais… Le mental décroche, ça y est… Enfin, il s’accroche à la douleur plutôt… J’essaie de m’étirer en utilisant le ballon et le treuil pendant que Nico me masse le dos. Sur une contraction ça marche mais à la suivante je sens que ça ne suffit plus. Je tente de me remettre debout mais non, l’intensité est trop forte dans mon dos et dans le bas de mon ventre… Pourtant, je réussis à profiter de l’extase des moments entre les contactions. Je me détends, j’active l’énergie de la vague… Puis une nouvelle contraction arrive et me fait perdre à nouveau le fil… Cette fois c’est sûr, je n’en peux plus ! Je suis trop fatiguée pour réussir à ne pas me faire envahir par ce mental qui voudrait bien me faire croire que je n’y arriverai pas… ! Un mot commence à s’écrire dans ma tête : « péridurale »… Je le repousse, je n’en veux pas ! Mais il est là et chaque contraction le rend plus lumineux et attirant…
On finit par appeler le sage-femme. Il m’examine, je suis à 6 et tout va toujours très bien. Il est 1h45. Selon lui, le travail peut durer encore 1h ou 2 comme 4h, voire plus… Il me demande ce que je veux faire. J’hésite… Tout est une question de confiance mais là, je crois qu’elle s’est perdue… Et puis je me sens épuisée. Et si je n’avais plus de force pour pousser ?... Une nouvelle contraction me fait trancher : j’opte pour la facilité… Vraiment déçue même si c’est sans doute une bonne décision étant donné mon état de fatigue…
Le temps de marcher jusqu’à la nouvelle salle d’accouchement en gérant les 3 nouvelles contractions pendue au cou de Nico, de m’installer sur la table, de me faire poser la fameuse péridurale (« vous dosez très légèrement, d’accord ?... »), d’attendre qu’elle fasse un peu effet, il s’écoule une heure. Il est environ 3h lorsque Sébastien fait un nouvel examen et m’apprend que mon col est dilaté à 9. Là je me dis « quel dommage… ! Si j’avais su… ! ». Enfin, c’est fait, n’y pensons plus. Il reste encore du chemin jusqu’à l’arrivée de mon bébé. Je suis allongée sur le dos, les jambes posées dans des cales… Pas idéal comme position… Je me dis qu’il faut absolument que je bouge, j’ai besoin d’être active et je me lance dans des mouvements de l’infini avec mon bassin. On ne sait jamais… Ca pourrait aider mon bébé à s’engager… J’ai envie d’être là pour lui jusqu’au bout alors je danse sur la table, tout doucement. Je sens toujours les contractions et je m’efforce toujours de les utiliser, de visualiser la descente pour aider mon bébé à sortir. Puis je m’assoupis quelques instants, je me détends tout en dansant… Sébastien m’apprend que le bébé se présente dos contre mon dos et que cette position favorise les fortes douleurs que je ressens. Il me fait me mettre sur le côté pour aider le bébé à faire une rotation lors de sa descente. Je reste comme ça un petit moment. Les contractions me saisissent à nouveau dans le dos mais cette fois, c’est difficile de trouver une position pour me soulager… J’essaie de résister à la tentation d’appuyer sur la pompe pour m’injecter encore une dose de produit. Je me remets dans l’énergie de la vague, j’essaie de me concentrer mais je crois que mon seuil de douleur s’est cruellement abaissé…Dans cette position je n’ai pas vraiment d’autre option…
Le bébé s’est engagé dans le bassin. Il n’est pas encore tout à fait descendu mais Sébastien me propose de pousser. Déjà ?! J’ai comme un vertige ! Et Nico aussi ! Sébastien me fait me remettre sur le dos, presque assise et me demande d’attraper mes genoux pour faire un essai. Je me laisse guider et je pousse. C’est efficace, le bébé descend ! Encore une poussée et on me propose de toucher sa tête !... Incroyable !... Encore une poussée et j’attrape notre petite fille pour la poser contre moi… Un instant magique où le temps s’arrête…
A 5h47, le 9 mais 2013, notre petite Clémentine nous a enfin rejoints. Cet accouchement était aux antipodes de ce que nous avions imaginé mais nous avons vécu chaque instant de façon vraiment intense.
Merci Martine pour tout ce que tu nous as apporté durant cette « attente sacrée ». Grâce à tes enseignements, nous avons pu vivre la naissance de Clémentine en nous sentant vraiment impliqués et acteurs. Plus qu’une préparation à l’accouchement, nous avons le sentiment de nous être aussi préparés à devenir parents…
Stéphanie

Cosma 12 juin 2013


Cette naissance a eu lieu en juin, il faisait chaud et le jour du terme, un jeudi, je suis venue à ta séance de yoga, préparée à accoucher dans la journée ou dans le week end au plus tard. Mais finalement, rien ne se passait, quelques contractions par jour, le ventre lourd, l’enfant bas. J’étais dans l’ensemble sereine même si je m’inquiétais un peu d’éventuelles complications liées à un déclenchement. Tous les deux jours, à la maternité, j’étais examinée, tout allait bien, le bébé baignait encore dans une piscine de liquide amniotique, recouvert de vernix. Les sages-femmes me faisaient un peu d’acuponcture à chaque visite, mais rien n’y faisait… 6 jours plus tard, le mercredi, je vais au petit matin à la maternité sûr qu’ils me demanderaient de revenir le jeudi pour un déclenchement. Mais arrivée sur place, la sage-femme de la consultation me dit que l’on n’attendra pas un jour de plus et que je dois me préparer pour aller en salle d’accouchement. J’avoue avoir été un peu prise au dépourvu, sûr qu’on me laisserait encore 24 heures. Je grapille quelques heures en demandant à rentrer chez moi, organiser la garde de notre ainé, préparer mes affaires et revenir plus tard avec le papa.
Je rentre alors chez moi, à pied, tranquillement, je passe par le plus de parcs possibles, dans l’herbe, j’enlève mes chaussures pour marcher pieds nus, sentir la terre. Je voudrais être en forêt, mais je me contente de ces contacts furtifs avec la vie. Je me sens bien, émoustillée, émue, prête à accueillir cet enfant. En rentrant, Aziz, le papa, a déjà emmené Noam, l’ainé, chez une amie et m’attend. Il s’agite un peu, prépare des affaires, mais je veux un moment calme avec lui. Nous faisons l’amour une dernière fois avec ce gros ventre, avec mes formes maternelles et voluptueuses, presque ce corps d’emprunt. Je mange malgré les contre-indications de la maternité mais j’ai faim et je ne sais combien de temps peut durer un accouchement, d’autant plus lorsqu’il est déclenché. Puis nous partons, je refais le chemin inverse, les parcs toujours les parcs. Nous attendons devant la salle d’accouchement, Aziz va faire l’inscription pendant que je marche dans les couloirs, planante, comme sur un nuage. La salle d’accouchement s’ouvre enfin et une sage-femme souriante nous accueille : « Bonjour, je m’appelle Marie-Catherine, votre sage-femme pour cette naissance ! » Nous avons alors beaucoup rigolé parce que quelques semaines auparavant, nous avions déterré avec mes sœurs une vieille histoire familiale où Marie-Catherine était justement le nom de la maitresse de mon père. Cette anecdote nous a beaucoup détendu, on a fait plusieurs blagues, avons échangé quelques SMS rigolos avec mes sœurs. Je me sentais bien, entourée, femme et une fois encore prête…
Examens, monitoring, mise du tampon pour le déclenchement, j’ai quelques contractions, j’écoute de la musique, danse un peu, Aziz me prend en photo, me filme. La sage-femme me dit d’aller maintenant dans ma chambre, mais je ne veux pas y aller. Je vais devoir la partager avec une autre femme, je préfère rester dans l’intimité de la salle d’accouchement. Je demande à aller dans la salle nature. La sage-femme me dit que c’est trop tôt, il y a en a encore surement pour plusieurs heures, on négocie, on insiste et elle finit par accepter. Mais je devrais éventuellement laisser la place si un cas plus urgent arrive.
La salle nature est assez peu nature, on dirait une salle de gym, mais elle est lumineuse, je m’y sens bien. J’ai faim, très faim, on négocie dur pour avoir un plateau repas qu’on me demande de ne pas terminer, je n’écoute rien, je dévore. Je peste contre le cathéter que l’on m’a mis sur la main, il me fait mal. Mais rien n’y fait, je dois le garder, je finis par me faire une raison. J’ai envie de somnoler, les contractions sont de plus en plus fréquentes mais ne m’empêchent pas de vouloir dormir. Je dis à Aziz qu’il peut aller faire un tour, rentrer à la maison faire un peu de boulot qu’il a sur le feu. Je suis contente d’être un peu seule. Je m’allonge sur les tapis, au soleil.
Puis, je commence à avoir besoin de bouger, les contractions deviennent intenses, j’essaye d’être à l’écoute des temps de repos, de la cadence contraction/détente. Je fixe mon œil sur le monito pour m’aider à sentir le rythme. C’est comme une musique. Je rappelle Aziz, j’ai besoin qu’il revienne. Je fais des infinis sur le ballon, je marche, je m’étire, je respire, la vague, l’abdomen. Mon corps est lourd, je ne tiens plus en place, mon col est à 9, je voudrais mettre mon corps dans la piscine mais la sage-femme me conseille d’attendre encore, d’en profiter plus tard quand j’en aurais plus besoin. Je commence les respirations praniques, dont le principe m’avait tant plu même si c’était quelque chose d’encore flou et abstrait. Je m’y entrainais souvent avant de dormir ces dernières semaines. Et là, la respiration de la vague, humer comme un parfum, humer l’énergie et non l’air, ça me vient presque naturellement, je sens mon corps plus léger, vibrant, moins charnel. Les contractions sont de plus en plus fortes, le monito aide à me donner le rythme, contraction/détente, contraction/détente.
Il est temps de remplir « la piscine » (une grande baignoire), dans laquelle je vais rester longtemps je crois. Le gros du travail commence et je pars… attentive au travail de mon corps, à ce bébé qui va naitre, à la violence des contractions. Assise, accroupie, en avant, je change souvent de positions et je me laisse ébranlée par chaque contraction et essaye de m’apaiser à chaque détente. Le rythme s’accélère, il faut que je tienne le coup. Aziz me brumise le visage à chaque détente, j’ai très chaud. Je suis nue et énorme. La sage-femme passe de temps à autre, je crois même qu’elle commence à rester un peu plus longtemps chaque fois mais je ne sais plus bien ce qu’il se passe autour de moi. Aziz me demande de revenir, de le regarder, j’ai du mal. Je ne l’écoute pas mais sa voix me fait du bien. Je le sens avec moi, attentif, ému peut être un peu effrayé par ce qu’il se passe. Et à chaque contraction, je pars avec la respiration de la vague, cherchant cette énergie que tu appelais, prana, c’est comme un shoot. Incroyable. Chaque instant de détente est revivifiant, je respire dans l’abdomen, je me connecte à l’enfant.
La sage-femme m’ausculte plusieurs fois, je la repousse parfois violement, je ne veux plus que l’on me touche mais elle est douce et bienveillante. Elle me regarde travailler, elle essaye de suivre mon rythme, de plus en plus dense. Ça y est, mon col est dilaté, elle retire le tampon, il faut que je sorte de la baignoire pour aller sur le lit. Je ne sais pas comment ce sera possible, les contractions sont de plus en plus rapprochées et je ne veux faire aucun effort pendant les temps de détente, si courts.
Je ne sais comment mais je suis sur la table, Aziz et la sage-femme me demandent de m’allonger mais je ne peux pas, je ne veux pas, je veux être assise. « Reposez-vous, ça va être encore long ! » mais je ne peux pas, les vagues déferlent les unes après les autres. Il arrive, je le sens, je ne peux pas m’allonger, je suis là avec lui.
Puis la sage-femme dit qu’il est temps de percer la poche des eaux, elle part chercher ses instruments et quand à son retour, elle passe la porte, la poche « explose » d’elle-même, répandant le liquide chaud entre mes jambes. On rigole, la scène est comique, son regard amusée sur le pas de la porte ses instruments, maintenant inutiles, dans les mains.
Vite, il faut aller en salle d’accouchement. Encore un déplacement, je ne m’en sens pas capable. Aziz et la sage-femme s’affolent, vont chercher un fauteuil, essaient de me soulever, je ne peux pas les aider. Je sens que mes entrailles s’ouvrent, les contractions sont très violentes. La respiration pranique toujours, me transporte et me dilue. Ils me portent sur la chaise, comme un vieux meuble lourd, je ne peux m’y assoir, je suis presque debout, je sens mon bébé venir, je sens que tout s’ouvre. Dans le couloir qui mène à la salle d’accouchement, notre drôle de convoi croise un couple, encore frais, qui me regarde un peu affolé !
Je commence à m’inquiéter de faire des selles sur moi, je ne dis que ça, je crie, je mets la main derrière, mais la sage-femme me ramène vite à la raison en prenant ma main et en la mettant sur la tête de mon bébé qui vient. Je sens les cheveux… il faut maintenant me passer de la chaise à la table et là nous avons frôlé la catastrophe, je ne saurais dire ce qu’il s’est passé mais nous avons tous les 3 faillis tomber.
A peine sur la table, en une poussée, notre garçon a jailli dans un magnifique mouvement spiralé, accueilli par les mains d’Aziz, sécurisé derrière par la sage-femme. En un instant, il était contre moi et là, épuisée, il fallait encore expulser le placenta. Je n’ai plus d’énergie pour pousser, mais le voilà qui arrive facilement… c’est fini, c’était merveilleux. Même la sage-femme, à la fin de son service n’arrivait pas à nous quitter, nous disant que de tel accouchement lui redonnait espoir en son métier, elle était toute émue et nous, on lui souriait béatement.
Je suis restée ensuite trois jours dans une sorte de sidération émotionnelle, sans pouvoir dormir. Dès que je fermais les yeux, je revoyais tous les instants de cette journée magique, surréaliste (je n’ai pas les bons adjectifs !) qui a vu naitre notre garçon, que l’on a appelé Cosma, en hommage à ma grossesse et à cet accouchement cosmique.
Merci infiniment pour ton accompagnement !

Malik le 29 juin 2013


Vers 17h, j'appelle Cécile pour lui dire que je pense que c'est pour ce soir, que je lui donnerai des nouvelles d'ici 20h de toutes façons, mais qu'elle s'organise.
Je reste bien au chaud près du poêle, à quatre pattes la tête sur le gros ballon, et Siloé me masse le dos. Renaud descend les choses dont nous aurons besoin, il installe tout. Il va aussi se doucher et se mettre dans une tenue confortable.
Nous avons aussi prévenu nos voisins. Ils sont là, et les filles peuvent y aller quand elles veulent. Mathilde a toujours dit qu'elle ne voulait pas être à la maison pour la naissance, mais Siloé n'est pas si claire... Lorsqu'on lui pose la question seule, elle dit qu'elle voudrait être là, mais lorsqu'elle entend sa sœur dire qu'elle ne sera pas là, elle a envie d'aller avec elle... Nous la laissons libre de son choix, et le fait qu'elle soit chez nos voisins lui laisse aussi loisir de changer d'avis en cours de route.
Je sens que le travail approche, j'ai de plus en plus besoin de faire des sons pour m'aider lors des contractions, et les positions que je choisis sont aussi très importantes dans mon ressenti de la douleur.
Nous décidons de n'emmener les filles chez Laura qu' après le repas du soir, et Renaud s'attelle donc à leur préparer quelque chose. Vers 19h30, ils passent à table dans la cuisine, mais cette fois je n'ai aucune envie de me joindre à eux, et j'ai besoin de m'éloigner de leurs discussions. Je reste dans le salon près du poêle, au chaud, avec mon ballon sur lequel je peux bouger comme je veux, souvent à quatre pattes sur le matelas par terre.
Siloé part en disant que si ce n'est pas ce soir, la prochaine fois, elle restera !....
Mais là, elle a envie d'aller chez la copine avec sa sœur.
Juste après leur départ, je demande à Renaud de rappeler Cécile. Au téléphone, j'entends que Cécile lui demande s'il pense que le travail a commencé, ce à quoi il répond qu'il ne pense pas encore, mais que ça avance. Je suis en pleine contraction, je ne me mêle pas de leur conversation, mais je me souviens avoir pensé : « Moi je pense que oui !! »
Nous passons 1h30 ainsi, Renaud me masse, je fais des sons, nous bougeons ensemble avec le ballon, je ne vois pas le temps passer, je suis dans un autre espace-temps.
Vers 21h30, je demande à Renaud de dire à Cécile de venir, je veux qu'elle soit là. J'ai besoin de savoir comment les choses avancent. Je trouve les contractions très fortes, je commence un peu à craquer. Je me dis qu'il est temps d'ajouter un petit moyen pour gérer la douleur à ceux déjà en place alors je décide d'aller prendre une douche. Pour cela, Renaud m'aide à monter à l'étage, et à me déshabiller. Il est là avec moi, ultra présent, il me masse, il est à l'écoute.
Je trouve que la douche ne m'aide pas tellement, les contractions sont presque pires car je peux moins me positionner comme j'en ai besoin car il y a moins d'espace. Je me souviens avoir pensé « quelle arnaque !L'eau est bien moins efficace sur la douleur que ce que ce que l'on dit »....
Environ 15min après, j'entends la porte d'entrée s'ouvrir. Et nous voyons notre petite Siloé pointer son nez en haut de l'escalier. Je me reconnecte d'un seul coup à la réalité, les douleurs sont de pire en pire. Mais hors de question pour moi que Siloé ne soit pas accompagnée par un adulte si elle est présente, et moi j'ai besoin de Renaud pour moi !
Ma priorité devient tout de suite claire : trouver quelqu'un pour Siloé !
Bien sur, nous avions préparé à l'avance cette situation en demandant autour de nous, mais il va falloir trouver qui peut venir maintenant. Renaud passe deux ou trois coup de fil, il est 22h. Sabrina, qui habite dans le village et qui est sage-femme elle aussi, vient tout de suite.
Ces événements m'ont fait sortir de mon travail, et on dirait qu'il y a moins de contractions. Je sors de la douche, je me rhabille partiellement, et je descends avec Renaud les escaliers entre deux contractions.
En bas, je me remets à quatre pattes sur mon ballon, et tout de suite après, Cécile arrive. Gisèle est là aussi avec elle. La première contraction avec elles dans la pièce me semble plus puissante que toutes les autres auparavant, et je sens d'un seul coup quelque chose descendre dans mon vagin. Panique à bord !! « Ça pousse !! quelque chose sort !! » Je me dis que ça ne peut pas être le bébé, car c'est vraiment trop facile...
Effectivement, la poche des eaux sort, et elle éclate une fois dehors ! Je me retrouve toute mouillée de liquide.
La contraction suivante est vraiment forte, je sens que je ne vais pas tenir. Je crie, je râle, je recherche toutes les positions pour me soulager.... C'est trop dur. Je demande à Cécile de m'examiner, pour savoir. J'ai besoin de savoir ou est ce qu'on en est. Je craque.
Là dessus, une contraction arrive rapidement, et à nouveau je ne trouve pas de position qui me soulage. Alors Gisèle me prend les bras et je me suspends à elle. Mon dos est tout étiré, je suis à genoux. J'entends que Renaud est à côté de moi, qu'il me masse le sacrum. Je vois qu'il est très calme, alors que je sens que je perds pieds. Ça me fait vraiment du bien de sentir Renaud si calme, et que Gisèle m'étire ainsi. Cécile n'a pas l'air de vouloir m'examiner, elle me parle doucement, mais je ne me souviens pas de ce qu'elle me dit.
La contraction suivante arrive et je sens quelque chose de très puissant. J'ai l'impression que l'étirement me donne de la force. Et je sens que mon bébé arrive, il pousse, il descend. Tout se passe tout seul. Mon corps fait cela. Je ne peux pas vraiment dire que je pousse, plutôt que ça pousse et que je ne peux pas faire autrement que d'accompagner mon bébé. Je sens que sa tête sort. La pression est moins grande d'un seul coup. Je pousse légèrement, et je le sens glisser hors de moi. Renaud me dit : « Regardes, attrapes le ! » et il me le tend entre mes jambes.
Je le prends, je le sers contre moi. Mon bébé !!
Je n'en reviens pas qu'il soit là, que ce soit allé aussi vite. Je le regarde, je lui fais des bisous. Et je n’arrête pas de dire que je n'en reviens pas. Renaud est là aussi, son visage tout proche de nous. Je vais voir entre les jambes de notre bébé, et je vois son petit zizi. Un garçon.... On a su faire un garçon.... Renaud me regarde en souriant, il est béat, et tellement ému.... Il me dit « Je l'ai su avant toi, quand je l'ai attrapé à la naissance j'ai mis la main dessus !! ».
Malik est là, avec nous, chez nous. Il est arrivé entouré uniquement de personnes qui nous sont chères, qui ont toute notre confiance. La sérénité de la pièce est incroyable. Tout me semble parfaitement juste. L'émotion est immense. La force de cet instant est très puissante. Personne ne nous a dit ce que nous devions faire, nous avons juste écouté nos besoins tout le long de ce beau chemin de la naissance. L'impression de n'avoir jamais assisté à une naissance auparavant, seulement à des accouchements...

Siloé n'en perd pas une miette. Elle vient aussi le voir, elle a l'air très sérieuse, et elle n'ose pas trop le toucher. Mais nous l'invitons à venir, à lui mettre son bonnet, à lui faire un bisou. Elle approche doucement. Elle est très attentive. Elle semble surtout ne vouloir rien rater !

Puis Cécile me propose de me mettre allongée sur le dos, redressée contre un gros coussin. J'accepte avec plaisir, je sens bien que je n'ai pas de forces !! Nous nous installons tous les trois, coocooning. Il reste encore la délivrance, et Cécile m'a déjà dit qu'ensuite elle regardera mon périnée. Mais plus tard, pas d'urgence...

Plus tard dans la soirée, Sandrine et Max passent plus ou moins par hasard.... Et, entourée de mes 4 amies sages-femmes, de mon Amour de mari, de ma Siloé qui s'est endormie à côté de nous, et avec Malik dans mes bras, je recois le cadeau merveilleux d'une chanson de bienvenue pour ce nouveau petit être, pour mon bébé qui vient de naître. Le champagne dans les coupes de toutes ces personnes qui me sont si proches, les derniers morceaux de gâteau de la fête de l'école, le feu dans le poêle, les lumières tamisées des lampes à sel, Malik en train de faire ses premières tétées nu contre moi juste couvert de sa peau de mouton : je garde en mémoire tous ces petits détails de ces instants uniques....

Nous dormons tous les 4 au coin du feu, sur le matelas nettoyé et remis au sec par Cécile, Gisèle et Renaud avant qu'elles ne rentrent chez elles. Malik toujours nu enroulé dans sa peau de mouton, prêt du poêle, entre nous deux.

Quelques heures (et quelques tétées!) plus tard, Mathilde nous rejoint. Elle vient toquer à la porte et entrouvre le rideau : le soleil de la belle journée qui commence entre avec elle, et dans le même mouvement, son impatience de venir découvrir ce qu'il s’est passé cette nuit ! Son émotion,son excitation et son bonheur nous réveillent tout à fait, et elle se précipite vers son petit frère tant attendu pour le découvrir et l'entourer (enfin en direct!) de tout son amour.

La journée du 30 juin est magnifique, nos parents arrivent dés que la nouvelle leur est annoncée et nous partageons le repas de midi dehors dans le jardin, Malik toujours entouré de sa peau de mouton (mais habillé!).

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Alix le 29 juin 2013


Voici, comme promis, le récit de la naissance d’Alix qui est arrivé le 29 juin. J’espère que cela pourra aider les futures mamans de votre cours d’entendre un témoignage de plus.
Ce petit bonhomme a donc pointé le bout de son nez un mois avant le terme ! La veille de l’accouchement, dans ton cours, à la fin des exercices, en conscience, je n’avais pas tout à fait « lassé » le voile qui devait recouvrir le détroit supérieur du bassin ! Hum !
J’ai perdu la poche des eaux chez moi, en sortant d’un bain à 18h. J’avais eu mal au ventre comme des douleurs de règles, toute la journée, mais sans imaginer que cela pouvait être les contractions du pré-travail (même si j’avais entendu des témoignages similaires).
Etant donné que j’étais à un mois du terme, ma sage femme libérale m’a conseillée de partir à la maternité après le dîner, en fin de soirée.
Sans contractions douloureuses, nous sommes donc partis à la maternité à ½ h de route (clinique mut). J’étais un peu déçue de ne pas avoir mal en arrivant là-bas ! de ne pas avoir pu gérer les premières contractions dans notre cocon et j’appréhendais les nombreuses heures de travail à la maternité.
Heureusement, j’ai été accueillie par une sage femme formidable, qui s’appelle Claire. Elle m’a examinée (col bien mou ouvert à 2). Le rythme cardiaque du bébé étant ok, elle nous a installé dans une chambre sans appareillage médical.
Nous avons essayé de dormir, mais au bout d’une heure les vraies contractions sont apparues.
Entre 23h et 2h30 nous avons géré ces contractions debout (mes mains contre le mur, Ludovic me tenant le ventre, se balançant ensemble quand la contraction montait) ou accroupie, le haut du corps soutenu par le ballon.
J’étais dans un état de somnolence assez étonnant malgré la douleur.
A 2h30 nous avons demandé la salle nature car je voulais pouvoir utiliser la grande baignoire.
Elle était libre, ce fut merveilleux.
Claire nous a installé là-bas. En voyant nous balancer pdt une contraction alors que l’eau coulait dans le bain elle m’a demandé qui m’avait préparé à l’accouchement. Quand j’ai évoqué tes cours elle m’a dit ne pas être surprise en nous voyant et m’a demandé de te transmettre son bonjour, ce que je fais par l’intermédiaire de cette lettre !
Puis, elle nous a dit qu’elle nous laissait tranquille et n’interviendrait que si nous l’appelions. Qu’on pouvait faire ce qu’on voulait :
On a pas hésité à sauter dans l’eau Ludovic et moi ! L’eau chaude m’a fait bp de bien.

Samuel le 11 juillet 2013


L'heureux événement était prévu pour le 25 juillet.
La nuit du 10 au 11, je suis réveillée 2-3 fois par des contractions légèrement douloureuses mais sans plus.
Dans la matinée du 11, je commence avoir des contractions environ tous les 1/4 d'heures mais sans grosse douleur. Cela ne m'empêche pas de faire ce que j'ai à faire.
A 11h, j'ai rendez-vous avec le banquier. J'espère que les contractions ne vont pas s'intensifier parce que j'aurais du mal à faire bonne figure. Mais pendant les 2h qu'a duré l'entretien, pas une seule contraction. Du coup, je me dis que le travail n'a pas encore vraiment commencé si mon banquier est capable de me distraire et je rentre tranquillement chez moi.
Vers 16h, je décide de faire une sieste mais impossible de dormir parce que les contractions reprennent toutes les 15 minutes. Elles me font l'effet de règles douloureuses, sans plus.
Vers 18h, elles continuent au même rythme et se font plus intenses. Je commence à devoir interrompre ce que je fais pour souffler pendant les contractions. Je commence donc à prendre les choses au sérieux et à me dire que c'est peut-être le jour. Comme, pour mon premier enfant, l'accouchement s'était passé très rapidement, je savais qu'il ne fallait pas trop que je traîne pour aller à la maternité, mais je ne voulais pas non plus y aller à la première alerte et risquer de m'y trouver trop tôt. Du coup, j'appelle Pauline qui me conseille de descendre quand même (j'habite à St-Hilaire du Touvet), quitte à faire une petite promenade le long de l'Isère avant d'aller à la maternité.
Nous commençons donc à nous préparer, je prends une douche, on prévoit le pic-nic et on monte dans la voiture vers 19h. Le temps de descendre et d'arriver au CHU, les contractions sont devenues vraiment douloureuses et ont lieu toutes les 5 minutes. Nous nous garons dans la rue et nous abandonnons l'idée d'une promenade en amoureux le long de l'Isère. Mais nous décidons quand même d'aller à pied aux urgences. Je veux marcher et rester debout le plus longtemps possible.
Le temps d'arriver au premier étage, je suis à moins de 5 minutes entre les contractions.
Il est 20h. La sage-femme m'examine, je suis à 7cm (ouf, je ne suis pas descendue pour rien!). Nous passons donc en salle d'accouchement. Ayant le désir d'accoucher sans péridurale, je demande de pouvoir aller dans la salle nature. Pauline m'avait parlé d'un tabouret d'accouchement et d'un tas de trucs pour accoucher verticalement, j'avais envie d'essayer. Arrivée en salle nature, pas de tabouret, elles ne savent pas où il est... pas non plus de lianes pour se pendre au plafond (ou alors je ne les ai pas vues, je dois dire que la douleur était devenue très intense). Du coup, c'était un peu difficile parce que, comme je ne voulais pas me coucher, je n'avais pas vraiment de bonne position pour me détendre entre les contractions. Finalement, je m'accroche à mon mari et je fais des sons pendant les contractions. C'est drôle, c'est quelque chose que je n'avais pas du tout fait pour le premier, mais là, ça m'est venu naturellement, et ça m'a aidé à ne pas focaliser sur la douleur. Et voilà, après j'ai juste le temps d'aller aux toilettes (toujours en marchant même si je m'arrêtais tout le temps pour laisser passer les contractions), de revenir et la sage-femme me dit qu'il faut accélérer (encore!) parce que le bébé a des ralentissements trop importants. Elle doit rompre la poche pour qu'il naisse. Je me suis donc installée sur la table, tant bien que mal. Elle a rompu la poche et là, il y a eu quelques secondes de vertige et d'angoisse, la douleur est devenue encore plus intense et j'ai perdu pied. Heureusement, ça n'a pas duré parce que je n'avais pas que ça à faire, il fallait pousser. Par chance, Pauline m'avait fait un récapitulatif des techniques de poussées la veille, les choses étaient donc bien fraîches dans ma mémoire. J'ai poussé des fois en soufflant, des fois en bloquant et en quatre ou cinq expirations mon bébé est arrivé... à 20h46! Un joli petit Samuel de 51cm et 3kg060.

Voilà, j'étais moins zen que pour mon premier. Bizarrement, j'avais plus d'appréhensions, je me sentais moins en confiance, moins préparée. Je l'ai ressenti effectivement pendant l'accouchement, je devais faire plus d'efforts pour me concentrer sur la vague. Du coup, les sons m'ont bien aidée, ça donne une consistance au souffle et je savais que quand j'arrêterais de souffler la contraction serait passée. C'est sûrement peu de choses par rapport à ce qu'une pratique plus assidue du yoga peut apporter lors d'un accouchement mais cela m'a permis de vivre mes accouchements comme je l'entendais, càd sans péridurale, entièrement présente à mon bébé en train de naître. C'est déjà magnifique!
Un grand merci à toi donc pour cet accompagnement passionnant.
Bonne continuation.

Laurence

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Naître en Yoga 2012/13

Luna le 31 octobre 2012


Trois semaines sont déjà passées depuis la naissance de Luna, le 31 octobre à 18h30.
Ce jour là, quelques contractions sans douleur le matin mais rien de bien différent des autres jours mais vers 12h, elles sont devenues plus présentes... Après le repas vers 13h, mon compagnon Nico et moi décidons d'aller faire une marche digestive sous la pluie, les contractions deviennent douloureuses et sont de plus en plus rapprochées, 10 min max entre chaque.
A 15h retour à la maison, le travail s'est accéléré, les contractions sont de plus en plus douloureuses et rapprochées de 4-5 min. J'ai bien la sensation d'une contraction qui monte progressivement pour arriver à un pic et qui redescend tranquillement, à ce moment là, les contractions durent entre 30 s et 1 min et j'ai l'impression qu'elles s’enchaînent parfois sans repos... J'essaie de prendre toutes les positions que je connais mais seule la position à genou me convient à peu près, Nico reste près de moi et m'aide à passer chaque contraction. J'essaie de mettre en place la respiration de la vague mais c’était plus facile tranquillement allongée sur un tapis pendant les cours de yoga! Je trouve les contractions très douloureuses déjà et je passe par une phase de découragement, je dis à Nico que je n'y arriverai jamais...
A 16h30 nous décidons de partir à la maternité, je passe 1h dans la voiture à gérer des contractions qui me paraissent de plus en plus douloureuses, plus rapprochées 2-3 min et plus longues 1 min. Je pensais que le travail dans la voiture serait horrible car je n'aurais plus la possibilité de me positionner comme je veux or c'est tout l'inverse qui se produit, le fait d'être contrainte de rester assise m’oblige à être totalement concentrée sur la respiration et cela m'aide beaucoup. J'ai par contre des difficultés à mettre en place la respiration de la vague, je choisis d'inspirer par le nez et de souffler longuement par la bouche. J'ai des bouffées de chaleur à chaque contraction, Nico m'aide en ouvrant et fermant la fenêtre de mon coté à chaque phase de contraction/repos :-)
Arrivée à la clinique mutualiste à 17h30, le temps de traverser le service pour arriver au pôle accouchement, les contractions m'emportent, je m'appuie sur Nico pour respirer.
Trois sage-femmes se précipitent sur nous, Nico leur explique notre projet de naissance naturelle, au calme... heureusement que Nico est là car je n'étais plus en état de parler de notre projet... à partir de ce moment là, une seule sage-femme s'occupera de nous, Ariane.
Ariane commence par vérifier le col, il est dilaté à 5 cm, les contractions sont efficaces! Le toucher vaginal provoque la rupture de la poche des eaux, Ariane m'informe que le travail va s'accélérer (moi qui trouvait que c’était déjà intense !). Entre 2 contractions, nous avons juste le temps de passer dans la salle nature, l'ambiance y est beaucoup plus douce, je m'allonge sur la table d'accouchement afin qu'Ariane pose le monitoring pour vérifier le cœur du bébé mais ce n'est pas chose facile, les contractions sont tellement rapprochées et intenses que je n’arrête pas de gigoter, de me tordre, de crier en vivant la contraction. Nous arrivons tout de même à savoir que le bébé va bien.
Je sens alors que les contractions changent, je sens que "ça pousse" et je le crie aussi! Ariane revérifie le col, je suis à 8, elle s'en va chercher le kit d'accouchement. A son retour elle me propose de me mettre dans la position dans laquelle je veux accoucher. Je me mets sur un tapis par terre à genou, le haut du corps vertical soutenu par Nico. Ariane propose de me mettre dans la même position mais sur la table d'accouchement, cela facilitera son travail. La position me convient parfaitement, le fait d’être dans la verticalité a encore accéléré les contractions qui poussent le bébé vers le bas et je sens que je vais pouvoir pousser pour aider le bébé à sortir. Ariane me demande tout d'abord de ne pas pousser, le bébé n'est pas encore assez descendu et j'ai l'impression que la seconde d'après (il a plutôt dû se passer plusieurs secondes mais pas plus), elle me propose de pousser. La poussée est évidente pour moi, je pousse une première fois, la tête sort et, sans nous alarmer, Ariane enlève le cordon qui était autour du cou avant de me dire de pousser une deuxième fois, les épaules sortent avec le reste du corps... Luna est née
Voilà maintenant prés de 3 semaines que Luna illumine notre vie, un vrai bonheur ... Natacha

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Siane le 16 novembre 2012


coucou Martine!
Nous sommes tout heureux de t'annoncer la naissance de notre petite Siane! elle est née jeudi 15 novembre, par une belle journée ensoleillée... voici quelques photos.
Comme je sais que tu adores les récits d'accouchement, voilà le notre plus en détail!!!
Je me lève à 8h, avec quelque petites contractions, j’emmène Ouma à l'école, les contractions sont espacées mais je sens que c'est sans doute le jour J... je rigole quant, à l'école, tout le monde me dit: "alors c'est pour quant cette naissance?!!!" je répond: pour aujourd’hui!
En rentrant je décide de faire une petite ballade, il fait si beau, la nature est toute fraiche, la rosée brille, je suis toute excitée. Je marche un moment puis décide de prendre un bain chez nos voisin Mireille et michel (parce que chez nous, il n’y a qu'une douche!). Je bulle un moment puis appelle mon Tibo pour lui dire de rentrer du travail, car ça y est là j'en suis sûr, les contractions s'intensifient. Je traverse la rue en peignoir pour rentrer chez moi et y trouve ma copine Marine. On boit une tisane en attendant Tibo, je suis bien, les contractions sont là, je les accompagne, mais la vie continue, simple, sereine. Tibo arrive et on part faire encore une ballade, il est 12h, le soleil nous appelle. On marche lentement en silence, nous sommes à la fois excités et super sereins. On grignote en rentrant, puis je m'installe sur mon ballon dans notre chambre. Il est 13h et je sens que le travail plus intérieur commence, s'en suive 2h de chants et de sons qui m'aident à accompagner cette naissance avec plaisir. Les sons arrivent comme ça naturellement, de je ne sais où... à chaque contractions, c'est un son grave et intense qui sort et la vibration habite tellement tout mon corps qu'elle absorbe la douleur, ce n'est plus une contraction mais une vibration. Si bien que des fois j'essaye de ne pas faire de son car je ne suis plus sûr d'avoir réellement des contractions!! puis entre les contractions, c'est un moment de pur détente, le souffle , des petits chant tout doux qui sortent tout seul et me berce, je me surprends même à me dire," waouou!!! mais je me fais plaisir là!" les sons que je produis, m'étonne moi même!! pendant ce temps , mon homme me masse le dos et m’accompagne parfois avec des sons, je le sens calme et solide.
Puis au bout de ce moment qui me paraît court, mais qui dure en fait plus de deux heures, j'ai un moment de "désespérance" (dont tu nous avait parlé au stage) je ne trouve plus de positions dans laquelle je suis bien, je n'arrive plus à être dans mes sons, je bouge sans trouver d'issu... puis je me remets finalement sur mon ballon pour 4 ou 5 contractions hyper intenses, mais il n'y a plus de son possible... juste le souffle et la précieuse respiration de la vague...
  et d'un coup, hop l'envie de pousser , je m'accroche à mon "homme rocher", toujours là derrière moi, et là ce n'est pas un tunnel mais un toboggan de la naissance ! en deux poussées à peine avec une rapidité épatante voilà notre petite merveille toute glissante dans les mains de son papa!! on s'allonge tout les 3 et là... et là... ben il n'y a plus de mots tellement c'est magique.
c'est aussi le moment où je prends conscience qu'encore une fois, nous avons accouché tout seuls!! la sage femme n'est pas là!! il se sont en fait mal compris avec Tibo, lui l'attendait et elle, attendait un coup de téléphone de confirmation! mais bon, je crois qu'inconsciemment tibo était bien content d'être seul! le coquin, il aurait du être sage femme en fait!
La sage femme arrive quant même (20 min après la naissance) et prend soin de nous 3 pour la suite, ce qui est bien agréable...
Voilà, j'ai encore adoré accoucher, j'ai encore l'impression d'être née moi aussi en même temps que ma fille, c'est si beau, si intense et si doux à la fois... bref, j'adore!!
merci encore à toi, d'avoir semé de si belle choses dans nos corps et nos cœurs!
on t'embrasse
julie et tibo

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Paulin le 8 décembre 2012


Je me rends compte que Paulin aura 2 mois demain et que je n’ai toujours pas posé sur le papier les émotions qui nous ont accompagnées avec son papa lors de sa naissance…
Nous étions le vendredi 7 décembre au matin, une semaine de plus se terminait, à une semaine du terme prédit par les médecins boliviens (qui m’avaient suivis lors de mon début de grossesse) et à trois semaines du terme français. L’impatience montait, à chaque fois que j’appelais mon mari sur son lieu de travail pour une simple question, la première chose qu’il me disait au téléphone en voyant mon numéro s’afficher était «
 alors, ça y est, t’accouches ? ». Il est vrai que les derniers jours étaient longs, j’étais prise entre l’impatience de rencontrer ce petit être que nous attendions depuis 9 mois, la peur de ce qu’il allait m’arriver lors de l’accouchement, et enfin l’envie de ne plus être enceinte, mon ventre me semblait soudain pesant, je voulais être comme avant.
Comme j’étais toujours en forme, j’avais fait une dizaine de km de ski de fond le we précédent et des raquettes dans la neige, mais aucun signe n’était venu perturber ces séances. Aussi, bien décidée que ce serait la dernière semaine, j’avais continué mes balades quotidiennes de 7-8 km et je sentais jour après jour que Paulin se faisait plus présent dans mon bassin, ces moments au milieu de la nature me permettaient d’être reliée à mon bébé, de lui parler, d’apaiser mes peurs liés à l’accouchement que je sentais approcher. Et puis le jeudi soir, j’avais dit à Mathieu, «
 prends ton vendredi après-midi, on montera à Chamrousse , il paraît qu’il y a une poudreuse d’enfer ». Je notais quelques heures après des pertes de liquide, était-ce une fissure de la poche ? Le lendemain matin, je laissais mon Mathieu partir au travail et je sentais que quelque chose de différent arrivait ; les pertes de liquide s’intensifiaient, et lorsqu’il est rentré à midi en me demandant comme d’habitude «  alors t’accouche ? », je lui ai répondu tout simplement « oui ».  Il me dit tout étonné, « alors c’est foutu pour Chamrousse ? », et oui au lieu de ça, nous partîmes nous promener sous la neige. Cette balade fut irréelle, il neigeait à gros flocons et j’étais comme apaisée par tout ce blanc et en même temps l’excitation me gagnait, comme lorsqu’un enfant à le droit de sortir sous la neige pour aller jouer. Les contractions étaient maintenant là, régulières, je les accueillais avec bienveillance, en m’arrêtant dès qu’elles arrivaient pour me lover dans les bras de mon amoureux, qu’on était bien là tous les deux, le temps était suspendu…on savourait nos derniers instants à deux.
En rentrant, je me rendis compte que les contractions commençaient à se rapprocher sérieusement toutes les cinq minutes, alors on prépara nos affaires et on mangea un plat de pâtes pour attendre que les chasse-neige passent car la route était vraiment dans un sale état
 ! Puis nous voilà partis pour la maternité, arrivée sereine à 20h30, tellement sereine, que la sage-femme qui me vit en premier, me demanda si c’était mon premier et me dit qu’on allait surement rentrer chez nous car on cela n’avait pas l’air d’être pour tout de suite ; Après un monitoring , son discours avait changé, mon col était effacé, j’avais enfin le droit d’aller dans la salle nature pour me plonger dans un bain, il est 22H. Là je pus commencer la respiration de la vague et Mathieu vint avec moi dans le bain pour me faire de l’accupression sur les sacro-illiaques afin de me soulager. On avait potassé le livre de la méthode Bonapace, qui propose divers points d’accupression en fonction des zones douloureuses. Entre l’accompagnement de Mathieu et la respiration de la vague, je me sentais armée, les contractions sont là, toujours plus fortes, je les laisse m’envahir, je m’enroule sur moi-même dans la baignoire pour savourer la détente et reprendre des forces avant la prochaine. A 23h30, je demande à la sage-femme qu’elle m’examine car les contractions ont passé un nouveau cran de douleur, j’ai la sensation que mon coccyx va éclater. Je suis abattue, la sage-femme m’annonce 1cm de dilatation, je me rappelle les mots de Martine de la veille qui nous avaient bien mis en garde contre les calculs du genre « 1c m, 1h.. , mais Martine, quand on y est c’est bien plus difficile et je ne peux m’empêcher de me dire que 9H, ça va être long et que je ne tiendrais pas car je commence à me tétaniser dans la baignoire…Alors je demande la péridurale…La sage-femme me dit qu’elle pense qu’au fond de moi, je ne la veux pas, alors je lui crie dessus, mais bien sûr, qu’est-ce qu’elle croit, ça fait 3 mois que je me prépare tous les jours avec le yoga, la respiration, bien sûr que c’est un échec, que j’ai une trouille bleue qu’on me pique dans le dos, mais que là j’ai mon coccyx qui va éclater…Alors très douce, elle me dit qu’elle va m’aider à passer le cap, elle me dit que je suis  courageuse car si j’ai mal comme ça au coccyx, c’est surement que le bébé arrive par les reins, qu’on va trouver une autre position et qu’elle va me donner un coup de pouce avec un calmant. Elle me dit d’essayer une demi-heure dans cette position et si la douleur au coccyx ne passe pas, elle me posera la péridurale .  Je reprends mes esprits, le deal me paraît correct, on sort de la baignoire, et je me mets sur un côté sur un lit où je reprends mes respirations en criant de plus belle et où le calmant m’aide un peu, enfin je crois, et peu de temps après on est à 2cm. Et là, peu à peu je rentre dans une nouvelle phase, complètement animale, je me sens lionne au moment des contractions, je crie de tout mon être pour évacuer la douleur en faisant la respiration de la vague, et lorsque la détente arrive, je ne suis plus là, je suis une toute petite fille qui se recroqueville sur elle-même et je m’endors, pouce à la bouche ! Le pouce je ne me rappelais pas vraiment, c’est Mathieu qui m’a dit ensuite. Et moi qui pensait que ça allait durer des heures, deux heures après j’étais à dilation complète…La sage-femme me demande si je n’ai pas envie de pousser, hein quoi déjà, mais j’allais demander la péridurale moi !, Mathieu me dira par la suite, que je n’étais plus du tout là, je répondais avec un temps de latence incroyable...Je m’assieds dans les bras de Mathieu afin qu’il me serve de dossier et c’est finalement une heure après que Paulin pointera le bout de son nez, tout étonné, regardant son papa, moi continuant de pousser car je n’avais pas compris qu’il était là… Notre lutin des neiges est là, je n’en reviens pas, c’est si fort, il nous regarde, je pleure dans les bras de Mathieu, on a réussi lui dis-je, on a réussi sans péridurale, je me sens si fière de nous !!!Cette grossesse fut une belle aventure à deux, maintenant l’histoire s’écrit à trois, les nuits sont courtes, on est exténué mais contents !!
Gaëlle

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Anatole le 10 décembre 2012


RECIT de la naissance d’Anatole, heureuse et naturelle
Petite alerte matinale le dimanche avec contractions douloureuses qui se sont taries, nous permettant d’aller voir la neige fraiche en raquettes dans le Vercors…. Nous nous couchons tranquillement sans arrière pensée.
Je suis réveillée brutalement par le début des vraies contractions à 1 heure du mat, je dis à Sébastien que ca commence, qu’il dorme, je l’appellerai quand j’aurai besoin…
Petite diarrhée me confortant dans l’idée que ca y est c’est le moment….
Je prépare le matos… ballon, coussins, musique, bouillote pour tenter de dormir dans la chambre d’à coté… Les contractions me semblant très rapprochées, et rapidement très intenses, j’avoue que dormir m’est complètement impossible. Elles sont vite devenues difficiles à gérer allongée malgré bouillote, respiration de la vague et vibrations sonores (Mmmm….).
J’entame l’étape n°2
 : je m’installe rapidement dans un bain chaud, avec le casque musique détente d’océan sur les oreilles : je fais la respiration de la vague en l’associant à l’image de vagues qui montent en intensité jusqu’à leur maximum, se fracassant sur un grand phare, puis redescendant calmement sur une large plage de sable fin, pour terminer en détente dans l’eau avec des images de plongée et poissons….je pense également à la dilation du col, à la descente du bébé et à son mouvement de sortie…  Et ca, contraction après contraction, sans aucune idée de l’heure…. (au final j’y reste probablement plus de 2 heures !)
J’allais sortir du bain les contractions étant très rapprochées et de plus en plus intenses lorsqu’un flux survient dans la baignoire
 : je romps la poche des eaux… Je tente d’appeler Sébastien pour m’aider à sortir de l’eau, mais qui manifestement est dans un profond sommeil…. C’est donc seule que je m’efforce de sortir profitant d’un court moment de répit entre 2 contractions.
Je me précipite pour réveiller Sébastien et lui dis que j’ai rompu la poche des eaux, que ca devient difficile et que je sens qu’il faut y aller, il est alors 5H du mat…
Je n’ai même pas l’idée d’entamer des mouvements d’infini sur le ballon ou d’essayer de gérer un peu mieux les choses à deux car les contractions sont devenues maximales et vraiment très rapprochées (1à 2 minutes de repis), la verticalité amène une forte pesanteur
  dans le rectum… Le trajet en voiture à la maternité semi allongée, accrochée à la poignée arrière, le sacrum dans le vide en avant ne supportant aucune pression… je lui dis que j’ai l’impression que ca va aller très vite. On s’arrête momentanément à chaque contraction mais on se permet de griller 2 ou 3 feux rouges quand je lui dis…. Qu’il fonce !!
On arrive à la maternité
 : le brancardier me voit et m’installe d’emblée dans un fauteuil, appelant une infirmière pour l’accompagner. Très rapidement je suis examinée par la sage femme : bébé est sur le point de sortir, à 2 cm de la sortie… On hésite à prendre le temps de m’installer en salle d’accouchement, ce qu’on fait en 4eme vitesse : je serai vraisemblablement mieux
Amandine, la sage femme et Sébastien m’accompagnent pour m’aider à trouver la position pour pousser
 : après quelques tentatives, c’est semi assise avec barres sur les cotés pour les bras que je suis le mieux. Je fais la respiration d’expulsion testant l’expiration freinée et bloquée en sentant les choses pour pousser en bas. On laisse descendre encore un peu bébé pour ne pas m’épuiser puisqu’il ne souffre pas. Bébé bute plusieurs fois sur la symphyse, c’est douloureux : il faut pousser plus fort, ne pas hésiter, tout donner, bébé est presque la, cela ne dépend plus que de moi : à la contraction suivante je donne tout ce que j’ai, en criant : la tête sort, puis les épaules et le reste la contraction suivante. Anatole est né !!
J’accueille mon bébé émue et l’installe en peau à peau, Sébastien coupe le cordon.
Il est très éveillé et regarde partout, prend le temps de trouver mon sein accueillant. On l’aime déjà de tout notre cœur. On est aux anges…
Le papa et l’auxiliaire puéricultrice s’occupent ensuite des détails pratiques
 : Anatole pèse 3kg730 et fait 53cm….
Un grand merci
A la Nature qui fait si bien les choses,
A Anatole qui a trouvé son chemin,
Aux deux personnes qui nous ont préparés dans cette fin de grossesse
 (Marie Cécile Dechatte – CHU Grenoble ; Martine Texier – Yoga prénatal – Lotus Rouge) ;
A Amandine Sanchez – qui nous a encadré et guidé
  au moment opportun
A Sébastien, à ma maman et à mes amies qui m’ont accompagnée et donner tant de repères
Aurélie, Anatole et Sébastien

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Alix


Le film que nous avions vu la veille à ton cours sur cette femme qui accouche dans la mer m’a donné l’idée de souffler dans l’eau. Entre les contractions j’étais sur le dos en position assise,
  me relaxant. pdt les contractions, je me retournais sur le ventre et soufflais dans l’eau à chaque expire... Bref, j’ai fait des bulles  et des sons sous l’eau toute la nuit ! Ca m’a vraiment aidé à gérer la douleur qui monte, à l’accepter dans mon corps et à respirer avec de longues inspirations et expirations. Ludovic me disait d’imaginer le soleil qui grandit au niveau du col et m’a coaché pour les respirations avec amour et énergie. C’était vraiment une expérience unique que ‘on a vécue tous les deux.
Entre les contractions nous chantions des sons graves. Claire nous a parfois accompagné dans ces sons, quand elle a été là pour m’examiner par ex.
Seul regret
 : que la baignoire soit trop petite pour pouvoir faire des mouvements complet de brasse avec les jambes ! J’avais envie de bouger plus.
A 5h j’ai voulu savoir à combien mon col était ouvert.
On a appelé Claire qui m’a dit qu’elle pouvait tout à fait m’examiner dans l’eau alors que je lui expliquais que j’appréhendais l’examen car il fallait sortir du bain
 !
Col à 5 et monito aquatique
 ok.
Je commençais à vraiment souffrir et faire des bulles dans l’eau ne suffisait plus.
J’ai décidé de prendre la péridurale.
Claire m’a posé le cathéter de perf dans l’eau et je suis sortie de l’eau vers 7h du matin.
Nous nous sommes dirigés vers une autre salle d’accouchement. J’ai eu plusieurs contractions dans le couloir que nous avons géré poussant les murs avec notre technique du balancement et des mains de Ludovic bien fermes au niveau de mon bas ventre.
Arrivée là-bas, j’ai été prise en charge par une autre sage femme, Alice et l’anesthésiste.
Avant de finir son service de nuit, Claire m’a oscultée
 :
Résultat col à 8
 !! J’en revenais pas !! N’ayant pas vraiment l’objectif d’accoucher sans péridurale, j’étais fière de moi !!
L’équipe médicale a été très encourageante, me félicitant pour être arrivée à une ouverture à 8 grâce à la baignoire.
La nouvelle sage femme était clairement d’une autre école que celle de Claire, mais elle a aussi été à l’écoute et très stimulante pour les poussées de l’expulsion. C’était bien aussi. Différent. Plus dynamique, moins dans le lâché prise. Nous rentrions dans une autre «
 étape » de l’accouchement, avec le jour qui était maintenant là.
Les contractions les plus douloureuses ont été celles pdt la pose de la péridurale, Ludovic placé en face de moi, je m’accrochais à lui, pdt que l’anesthésiste travaillait. Il a lui aussi été très à l’écoute car sur notre demande, après la dose test, il a dosé de moitié la péri pour le reste de l’accouchement.
Bien entendu, avec la péri les contractions ont diminué, j’ai eu un peu de repis sur la douleur. Elles étaient tjs présentes mais supportables.
Le bébé n’était pas engagé dans le bassin.
J’ai alors réalisé qu’il fallait physiquement que j’accepte sa descente dans le tunnel de la naissance
 !!! Nous avons géré les contractions assis au bord ou debout près de la table d’accouchement (on a négocié pour que je puisse me lever ! ils ont tjs peur de la perte d’équilibre avec la péri. On leur a dit qu’elle était moitié dosée et que j’allais m’accrocher à Ludovic avec les bras, qu’il ne fallait pas s’inquiéter.)
Il fallait maintenant que j’accepte mentalement de laisser mon bébé sortir, même un mois avant
 la date prévue !! J’ai donc commencé à dire avec Ludovic « Oui, je laisse le bébé descendre !!! » « Un OUI INCONDITIONNEL !! » « Viens dans le bassin de ta maman !! »
J’aurai aimé pouvoir marcher pour faire descendre le bébé,
  mais les fils des perf et de la péri étaient trop courts.
Je me suis donc servi du marche-pied, à côté de la table d’accouchement pour pouvoir mettre mon bassin dans une position décalée. Et je me balançais d’un pied sur l’autre, tout en continuant à accepter les contractions (certes bp moins douloureuses mais présentes
 !! La douleur évoluait : du bas du ventre, elle était  maintenant plutôt vers l’arrière, je commençais à avoir envie de pousser, comme à la selle, sentant mes os s’ouvrir).
A 10h le bébé ne s’était tjs pas engagé dans mon bassin.
La sage femme m’a demandé de m’allonger sur la table d’accouchement pour décaler le bassin (position sur le côté gauche) et m’a dit vouloir m’injecter de l’ocytocine pour multiplier le contractions devenues trop espacées. J’avais perdu les eaux depuis la veille, il fallait que le bébé sorte maintenant
 !
J’ai demandé de l’acupuncture comme alternative à l’ocytocine, pour faire descendre le bébé dans le bassin, Alice est allée la chercher mais la sage femme acupunctrice était occupée ailleurs, c’était un peu le rush pour les sages femmes avec bp de mamans en salle d’accouchement
 !!!
J’ai donc eu un peu d’ocytocine (dose mini aussi sur notre demande).
Puis, la sage femme acupunctrice a fini par arriver et me poser de nombreuses aiguilles. ¼ d’heure après, il était bien engagé dans le bassin
 !!!
et à 11h47, Alix naissait après 5 contractions où j’ai réellement poussé pour l’expulser
 !
Merci pour ta préparation. Etre bien accompagnée par Ludovic a été déterminant aussi. Voyant que nous formions une équipe de choc, les sages femmes nous ont accompagné avec bienveillance mais sans nous envahir.
Avec le recul, je crois que le fait de ne pas m’être fixé d’objectifs pour cette aventure m’a permis d’accepter es choses comme elles venaient tout en faisant bien comprendre nos envies à l’équipe médicale (pas d’épisio par ex).
Quelle expérience
 forte et géniale !
Mélanie

Naître en Yoga 2011/12

Anaïs le 20 octobre 2011


Anaïs est née jeudi 20 octobre à 10h, juste pour le début du cours de yoga. Et pourtant le matin même je pensais venir au yoga !! je me disais quand même que ça allait être particulier de gérer les contractions avec d'autres personnes !
Tout s'est très bien passé, et ce principalement grâce à la vague que je réalisais d'une jambe à l'autre pendant mes contractions (en faisant globalement je butais à chaque fois sur le pubis où se concentrait la douleur) et grâce à mon corps qui était relaxé voire "drogué" entre les contractions.
Je me suis réveillée vers 4h, suis restée au lit 1h en mettant de la lumière devant le col.
Je n'ai eu aucun besoin de faire la respiration ventrale, je n'étais ni essoufflée, ni contractée, j'étais complètement relâchée entre les contractions, voire trop puisque je ne suis allée réveiller mon compagnon qu'au bout de 3h de contractions (je ne regardais pas ma montre, ça me déconcentrait trop dans ma vague). Je commençais à avoir vraiment mal dans le coccyx et suis allée le chercher pour qu'il me masse, il était 7h.
Il m'a bien aidée en me faisant me concentrer sur la vague, en me donnant des appuis dans le bas du dos pour bien diriger mon bassin, me faisant une bouillotte, tout en terminant la valise.
Et vers 8h je commence à avoir envie de pousser, ce qui est terriblement douloureux pendant les contractions. Et je m'en empêche, pensant que je veux aller à la selle et qu'il n'est pas temps de pousser pour faire sortir le bébé.
Nous sommes arrivés à la maternité vers 9h15, j'avais trouvé une position très confortable dans la voiture, couchée à l'arrière les pieds contre la portière.
Devant la maternité en double file, je ne peux m'empêcher de pousser et perds les eaux dans la voiture.
Je suis comme un zombie pour arriver jusqu'à la salle d'accouchement.
La sage femme m'ausculte, elle me dit qu'elle sent la tête, je ne comprends pas ce que ça veut dire, Florent non plus puisqu'il demande si il peut aller garer la voiture ! elle nous répond que si il veut voir sortir le bébé il vaut mieux qu'il reste car il est temps de pousser !! On est très émus car on ne pensait pas en être à ce stade.
Je n'ai absolument pas senti qu'elle était descendue dans le bassin.
Je me laisse entièrement guider pour la poussée, même si les sages femmes me demandent ce que je veux faire. Je suis trop groggy pour demander quoi que ce soit.
On fait quelques poussées avec les abdos, couchée jambes repliées,
  je trouve ça difficile et ai l'impression de ne pas pousser assez fort.
On change de position, jambes sur des gouttières, je m'accroche à une écharpe et à Florent, je fais une ou deux poussées.
Elle me dit qu'elle voit la tête et me la montre avec une glace. Encore un moment fort en émotion et très motivant.
Une dernière poussée et la sage femme me demande si je veux la sortir ! J'ouvre les yeux et je sors ma petite fille. C'est incroyable là encore je ne ne l'ai pas senti descendre. Je l'ai senti quand je l'ai sortie.
Et je la prends enfin contre moi.
C'était un moment que j'appréhendais beaucoup et qui finalement s'est passé tout naturellement.
Ce n'est qu'un passage vers une vie à trois. D'ailleurs on se prépare beaucoup à ce moment là, mais il faudrait se préparer plus à l'après : les difficultés de l'allaitement, de la fatigue, le corps qui est encore faible, les émotions, la responsabilité de s'occuper d'un bébé, de le nourrir.
Merci encore pour votre préparation.
Quand je serai plus à l'aise avec la nacelle, je passerai un jeudi après le cours vous présenter Anaïs.
Cyrielle

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Judith le 5 novembre 2011


Je vous envoie un petit message pour vous prévenir que la petite Judith a pointé le bout de son nez samedi 5 novembre à 13h22 après 20h de travail. En fait, j'ai perdu les eaux à la maison, mais le liquide était vert. Je suis donc rentrée en clinique à 17h30 la veille. Les contractions ne venaient pas... Au bout d'une heure, ils m'ont injecté un gel pour murir le col qui a déclenché des contractions tout à fait supportables grâce à la respiration de la vague, j'ai été bluffé par son efficacité. Puis 6h après, mon col n'était dilaté qu'à "3 bons doigts", ils m'ont donc injecté d'autres hormones par intraveineuse. Ce qui a grandement intensifié les contractions. J'ai résisté pdt 2h, mais mon col s'ouvrait lentement et ils m'ont conseillé de faire la péridurale au cas où il y est des complications. La première dose m'a mise HS pendant 2h, mais ensuite, je leur ai demandé des doses réduites pour ressentir et surtout être mobile! Au bout de 10h d'injection d'hormone mon col était à 10 et la petite bien descendue. Elle est arrivée une heure après. J'ai eu qq déchirures, mais rien de méchant.
Voila un peu pour raconter aux filles. Ca a été le plus beau mmt de vie qd je l’ai récupérée sur moi.
Merci pr vos cours, ils m'ont énormément servi et pr le prochain bébé, je reviendrai vs voir, et surtt je m'y prendrai plus tôt !
Amicalement,
Helene

Annaëlle le 27 novembre 2011


Le temps passe vite, Annaëlle est arrivée le dimanche 27 novembre, toute pimpante et pleine de cheveux comme sa grande soeur. Elle se porte bien (très bien même, 3.8kg à la naissance et un bon appétit depuis ), toute la famille est ravie, Eulalie l'appelle sa petite soeur papillon et veut lui faire beaucoup de bisous.
Moi, ca va aussi, même si je suis bien fatiguée avec les deux petites...
L'accouchement a été long, les contractions ont commencé à 6h le samedi matin et Annaëlle a montré son petit nez et ses grands yeux ouverts à 13h32 le dimanche (pour téter avec enthousiasme 10mn après).
J'ai passé toute la journée du samedi avec les contractions toutes les 10-15mn à continuer les activités quotidiennes (avec des pauses sur le ballon, surtout en fin de journée), on est allés se promener avec Eulalie et Renaud. J'ai même réussi à faire le coucher d'Eulalie (les histoires et le câlin) avec les contractions, puis on est partis à la maternité. Il n'y avait plus de chambre ni la salle nature, on a passé la nuit puis la matinée dans une salle d'accouchement, mais avec un ballon, des tapis de sol, un rideau de suspension, un éclairage très tamisé et j'avais emmené de la musique. En milieu de matinée, c'est une sage-femme acupunctrice qui a pris le relais, elle m'a mis des aiguilles pour tenter d'accélérer le travail, je commençais à être épuisée.
Finalement, vers 11h, on a décidé de mettre un peu d'ocytocine, mais sans péridurale, et il a suffit d'une goutte pour intensifier les contractions. Renaud m'a bien soutenue, encouragée (même si je lui ai
 copieusement broyé la main). Comme je n'avais que la perfusion, j'ai pu encore me déplacer autour du lit, me mettre sur le ballon. Mais le travail commençait à stagner, je restais à 8cm, je ne savais plus comment me mettre pour supporter les contractions.
Finalement, la douleur est devenue si intense que j'ai cessé
d'essayer de changer de position, je me suis mise sur le lit, je me suis recentrée, sur mon ventre et le bébé, et j'ai lâcher prise complètement. Et là ça a progressé,
 peu de temps après, la tête a passé le col. La sage-femme m'a dit 'poussez', mais la douleur a été tellement fulgurante que j'ai cru que je n'arriverais pas à pousser. La sage-femme m'a dit 'maintenant arrêtez de crier et poussez' et puis j'ai pris mon souffle, j'ai poussé et Annaëlle a glissé comme une anguille, sa tête est sortie en une fois, et après j'ai soufflé en sss et tout le corps est sorti et hop, elle était sur mon ventre, toute rose avec son petit enduit blanc, et elle nous regardait avec ses grands yeux. Elle était très paisible, sereine, détendue, et l'est toujours depuis. La pédiatre nous a dit que c'était peu fréquent un bébé aussi confiant et détendu aussi petit, que c'était signe d'un bel accouchement...
Et pour moi, pas de déchirure ni d'épisiotomie, je m'en suis remise incroyablement vite, j'étais debout le soir-même et sans douleur.
Léonie

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Florette le 29 novembre 2011


je vous envoie ces mots pour vous annoncer la naissance de Florette le 29 Novembre avec 3 semaines d'avance.
Nous devions déménager pour aller dans le Sud aux Saintes Maries de la Mer où j'ai ma famille et je devais donc accoucher à Arles ; je précise que je "devais" car le mardi je me lève (à Grenoble) et vers 9 heures il me semble perdre un peu de liquide, mais c'était infime et puis ça se renouvelle 2 fois.
Je décide d'aller à l'hôpital à la Tronche (nous habitions en centre ville) tellement zen que j'avais oubliée le dossier médical, donc demi tour.
Je suis prise en charge vers midi et quand la sage femme m'examine la poche se rompt. Jusque là j'avais encore espoir qu'elle me dise qu'il n'y avait rien, que l'on prenne la voiture et qu'on aille accoucher à Arles... Un peu bizarre comme raisonnement dans une telle circonstance, mais en fait je n'étais vraiment pas angoissée.
La sage femme me demande si j'ai des contractions, je lui dis que je ne pense pas (1er bébé je n'en ressent pas) et elle touche mon ventre en me disant que ce qui se passe à ce moment là est une contraction. Ah bon ? Là je commence à les identifier mais je ne peux pas dire que c'est douloureux.
Elles ont commencé à devenir intense vers 15 heures. Je faisais la respiration de la vague et à un moment j'ai commencé à ajouter les vibrations quand j'expirais et ça me faisait beaucoup de bien. J'étais seule dans une chambre, Philippe mon compagnon à qui j'avais dit de ne pas se presser était encore au travail. Je crois que j'étais contente d'être seule, je ne me sentais pas angoissée, je n'avais besoin de personne. C'était mon moment, j'étais sereine.
Les sages femmes m'avaient dit qu'ils me déclencheraient aux alentours de minuit, car pour un premier bébé, ça se passait généralement comme ça. Je ne comprenais pas trop pourquoi on me disait ça, je patientais donc en marchant dans la chambre, en me tenant au lit le buste penché en avant quand j'avais une contraction. Vers 17 heures Philippe est arrivé, on est allé marcher dans le couloir, les contractions étaient très très intenses et quasiment toutes les minutes. A ce moment j'ai quand même appelé une sage femme qui m'a examinée, j'étais dilatée à 5cm. A la base je ne voulais pas accoucher avec la péridurale mais là c'était le moment dont on avait parlé lors des cours où je commençais à craquer et à la vouloir. La sage femme me dit que je peux accoucher dans la demi heure comme dans 3 heures (je suis un peu désespérée) et rajoute que toutes les salles d'accouchement sont occupées, que l'on va quand même se rapprocher. Nous arrivons dans une chambre, je ne sais plus comment me tenir mais en général quand la contraction est là je suis debout je me penche en avant et m'appuie sur le lit. On me dit que je n'aurai pas la péridurale parce que je n'étais pas dans une salle d'accouchement, je me dis que je ne tiendrai pas, et là on m'examine et miracle je suis dilatée à 10. Il est 18h passé. Je commence à avoir envie de pousser et à partir de ce moment je ne ressens plus la douleur des contractions mais j'ai envie de pousser. Je suis assise, une sage femme de chaque côté du lit assis et mes pieds sont calés contre leurs cuisses. Je ressens bien mon ventre et les contractions, je me souviens que j'ai les yeux fermés et je visualisais mes cuisses. C'est comme si le lieu de la naissance se situait de mon utérus jusqu'à mes genoux. J'ai beaucoup poussé, au moins une dizaine de fois avant que je sente que le bébé était vraiment descendu. J'avais fait l'après midi les exercices de contractions et de relâchement du périnée et je ne sentais aucune résistance au passage du bébé, mais il fallait quand même que je réunisse mon énergie pour l'aider à apparaître. Encore quelques poussées et elle était là, je crois que j'ai enfin réouvert les yeux.
Concernant le "passage" de la naissance dont on avait parlé pendant la préparation, je le visualisais comme je vous le disais allant de mon ventre jusqu'aux genoux, et bien je l'ai encore plus senti quand ils ont commencé à me laver, car je ressentais une sensibilité extrême dans toute cette zone et j'avais du mal à supporter que l'on me touche, même le contact de l'eau m'était désagréable alors que je venais d'accoucher.
Je ne suis pas d'une nature stressée mais je voulais quand même vous remercier car grâce à la préparation que j'ai eue avec vous, je savais exactement comment la naissance de mon bébé allait se passer et j'étais totalement sereine. A aucun moment je me suis posé une question, tout était évidemment naturel (je ne devrais même pas le préciser), je peux dire que j'ai mis au monde. J'ai aimé ma grossesse, j'ai aimé accoucher, je suis même prête à recommencer. C'est un moment exceptionnel pour Philippe et moi, lui même était impressionné et je crois très fier de moi.
Je vante à tout le monde les bienfaits de la préparation que j'ai eue avec vous.
Un grand merci. Bonne continuation.
Aurélie M


Émilien le 12 décembre 2011


J’ai commencé à perdre du liquide le dimanche matin à 6 heures, qui a coulé jusqu'en début d'après-midi par intermittence, je ne savais pas ce que c'était que la rupture de la poche des eaux, nous avions des invités à midi, je me suis quand-même décidée à descendre seule à la maternité en voiture en début d'après-midi , après avoir X fois changé de pantalon mais
 n'ayant pas encore de contractions.
A 15H, la sage femme de l'hôpital couple enfant constate la rupture de la poche des eaux pensant que j'allais rentrer chez moi , je lui demande:
  • et si dans 3 jours je n'ai pas de contractions, je reprends contact avec vous?
  • la sage femme m'a alors répondu qu'ils me gardaient car il y avait désormais un risque d'infection pour le foetus, j'ai su alors que je verrais mon petit garçon le jour même ou le lendemain, et donc  3  semaines plus tôt que prévu, et ma joie fut immense.
les contractions sont arrivées seules une heure plus tard, donc à 16H.
Mais étant peu intenses, ils ont préféré ajouter un propess pour aider le col à se dilater suite au risque d'infection.
j'étais donc dans la salle Tahiti, et une interminable danse respirante avec variations
 a commencé , de chien et chat,de spirales sur le ballon,  d'étirements suspendue à l'écharpe  , intercalés d'1H de  marche à 22H autour de la maternité , contactions se rapprochant toutes les 5 minutes, tout cela accompagné de l'indispensable respiration de la vague qui me soulageait énormément à chaque contraction... cette danse et respiration en mouvement a duré....15H.
au bout de 15H, mon col.... était encore mi-long!!! et ouvert de 3 cm.....seulement.
les contractions avaient alors lieu toutes les minutes, et là je n'ai plus pu gérer la douleur, parce que je n'arrivais plus à me détendre.
J'ai alors demandé la péridurale.
Il a fallu attendre 1H entre ma demande et le soulagement par la péridurale, le temps de la poser il était 5H du matin...cette heure a été très dure, je chantais des OM tremblants en arrachant à moitié la blouse de la sage femme qui me disait :
 respirez, c'est bien...
vite soulagez moi, je ne parvenais plus du tout à me détendre, chaque contraction me crispait d'avantage, je redoutais la suivante et suppliait l'élève anesthésiste de se dépêcher
 de poser cette péridurale....
je passe la douleur de la pose de la péridurale- (qui est bien moindre à comparé de l'intensité des contactions que je subissais dans l'aine et le ventre) , et ma jambe de bois à gauche que j'ai gardée encore de longues heures après la naissance ( plus aucune sensation da la jambe)
mais miracle; la péridurale m'a permis enfin
 de  détendre mes muscles , et seulement  2 heures après   la pose de l'anesthésie , mon bébé était né!
Le bilan est que j'avais un utérus hypertonique, elles ont dû injecter du spasfon même pendant la péridurale car mon utérus ne se relâchait pas entre les contactions, et le coeur du bébé ralentissait dangereusement.
de plus, mon placenta s'est décollé avant le passage du bassin.
j'ai frôlé la césarienne, car le bébé avait son coeur qui ralentissait très sévèrement.
par chance le bébé a passé le bassin en 5 minutes!!
il a fallu utiliser la ventouse pour juste réorienter la tête du bébé qui était perdu dans mon bassin trop large, mais ma poussée a été excellente , mon petit garçon avait un noeud au cordon et un tour de cordon autour du cou, mais par chance tout cela n'était pas serré. et j'ai eu à peine deux petits points d'épisiotomie.
Voilà donc le long marathon de cette nuit particulière. L'accouchement à partir de la première contraction a
 duré 17H.... le yoga m'a été d'une aide indispensable pour accompagner les contactions aussi loin que je le pouvais. je sais que, outre le fait d'être sportive, et bien qu' en progrès,  j'ai dans la vie des difficultés à lâcher prise, , mon utérus hypertonique, réagit -il peut-être aussi de la même manière...
un grand merci à toi Martine pour ton enseignement si précieux,
 tes techniques m'ont accompagnée chaque seconde depuis le début de ma grossesse ,  jusqu'à l'arrivée de mon bébé sur mon coeur.
Nadège P


Lilou le 5 janvier 2012


Voici quelques photos de la petite Lilou née le 5 janvier 2012 après + de 16h de travail.
Je pensais venir au Yoga jeudi 5 mais finalement dès mercredi soir les contractions se sont rapprochées.
Mon compagnon et moi étions persuadés que ce n'était pas le jour.
J'ai eu des contractions tous les quarts d'heure, toute la journée de mercredi puis vers 22h elles étaient toutes les 10 à 5 min.
j'ai pris un bain vers minuit-1h mais elles étaient tjs aussi rapprochées mais pas très douloureuses.
Alors du coup, j'étais vraiment pas sûre. On m'avait tellement dis que je ferais la différence...
J'ai appelé la mutualiste vers 2h du matin. On est arrivé à 3h tranquillement.
J'avais apparemment déjà fait la 1ère phase, mon col était complètement effacé et ouvert à 2.
J'ai pris un bain dans la salle nature vers 5h-6h du matin, je crois.
Je ne sais absolument pas à quelle heure on est allé en salle d'accouchement.
Les rideaux, la respiration de la vague, et la déviation de la douleur par des points de compressions de mon compagnon m'ont beaucoup aidée.
Vers 13h j'ai demandé la péridurale car mon col était qu'à 6cm et je commençais à ne plus avoir de force et a trouver le temps vraiment long.
Je n'ai jamais percé la poche des eaux. Le bébé commençait à fatiguer et sa tête était positionnée vers l'avant.
La gynécologue nous a proposé de faire de l'acuponcture et de me tourner sur le coté gauche pour lui faire tourner la tête. Elle nous a laissé 20 min.
J'ai senti bébé se tourner et par "chance" j'ai évité grâce à l'équipe la césarienne. J'ai tout de même eu les forceps.
Du coup j'ai eu + mal avec l'épisiotomie après que pendant les contractions finalement.
Voilà je voulais vraiment te remercier pour cette préparation.
Quand je me suis inscrite, c'était surtout pour pouvoir garder mes activités d'avant la grossesse.
Mais pour moi ça a été la préparation la plus bénéfique. Les cours de sage-femme eux étaient là pour poser toutes les questions sans réponse et c'était complémentaire.
En tout cas je n'hésiterai à te recommander à toutes les futures maman.
Merci pour ces moments de détente.
Stéphanie

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Milan le 16 janvier 2012


Je souhaitais vous prévenir que je ne reviendrais plus le jeudi... puisque j'ai accouché d'un petit Milan en pleine forme le 16 janvier dernier !
Les contractions sont survenues pile le lundi matin alors que j'avais deux oraux de concours le lundi et le mardi. Je suis allée à celui du lundi matin mais je suis vite rentrée prendre un bain bien chaud pour apaiser les contractions. Ensuite, comme je ne voulais vraiment pas qu'il arrive ce jour là et que j'avais encore la naïveté de croire que ce n'était qu'un faux travail, j'ai fait tout ce que je pouvais pour ne pas faire descendre l'enfant : rester allongée sur le dos, bouger le moins possible, etc !! La respiration de la vague m'a quand même bien accompagnée pour gérer la douleur et tenter de rester détendue.
Après 2 ou 3 heures de canapé et 2 spasfon sans effets, je me suis quand même décidée à aller voir à la maternité. Arrivée à 17h, le col était déjà dilaté de 4 cm. Travail super efficace ensuite et le p'tit loulou est arrivée en à peine deux poussées à 22h20.
Royal pour un premier enfant... Qu'est-ce que ça aurait été si j'avais favorisé sa progression l'après midi !!
Merci en tout cas pour votre accompagnement,
et à une prochaine... qui sait !
Chloé


Leo le 16 février 2012


Voilà mon petit mail vous annonçant l'arrivée de Leo (sans accent... un petit clin d'oeil à ses origines italiennes!), le 16 février dernier.
Ce petit bout d'homme avait dû sacrément préparer son chemin dans les jours qui ont précédé son arrivée, ponctués de contractions plus ou moins intenses et régulières, mais jamais "les bonnes". Le 15 février, voilà qu'elles se présentent de nouveau, à différents moments de la matinée et de l'après-midi, elles commencent à être régulières et "différentes" vers 18h, et ne cessent pas, toujours plus rapprochées mais quand même encore relativement douces jusqu'à 22h environ, puis le ballet s'intensifie. Je marche dans la maison, j'utilise le ballon, je m'accroupis, je m'allonge aussi mais les contractions me semblent moins efficaces et plus espacées, alors je me relève même si je commence à être un peu fatiguée (à cette heure-là, en général, je dors!!!) et je ne lâche plus l'alternance de respiration de la vague et de respiration abdominale qui me soulage vraiment beaucoup (merci Martine!). Tous les quarts d'heure, j'avale 3 granules d'une préparation homéopathique "spéciale accouchement".
Ayant une heure de route jusqu'à Grenoble et ne voulant pas arriver à la maternité trop tôt, la grande question que je me pose est "Quand est-ce qu'on y va?". Passé minuit, je n'ai qu'une envie : plonger dans un bain chaud, mais chez nous il n'y a qu'une baignoire sabot et je ne rentre pas dedans!!!!! Je décide alors qu'il est temps d'aller à la Mutualiste, direction la salle nature et la baignoire (pourvu qu'elles soient disponibles...). On arrive à la maternité à 1h45, le trajet en voiture n'est pas évident sans pouvoir bouger, mais allongée sur le côté j'arrive à faire la respiration de la vague. La sage-femme n'est pas disponible tout de suite, une infirmière nous accueille et lance le monitoring: là, je vis la demi-heure la plus difficile, à essayer de gérer les contractions toujours plus intenses et rapprochées, allongée et bloquée sur le lit de la salle du monitoring... c'est tellement difficile de me détendre après une contraction que mes jambes tremblent sans que je puisse les contrôler. Frank fait tout pour m'accompagner et me soulager, mais cette demi-heure me paraît très longue. Je décide enfin que le tracé du monitoring est assez long pour permettre à la sage-femme de surveiller le bébé et la fréquence des contractions, je me mets à quatre pattes sur le lit
  (ah, ça va mieux!) et là je sens comme un "pop" à l'intérieur... la poche des eaux se perce. On appelle alors la sage-femme. Elle m'annonce que je suis "à 4-5" de dilatation et me demande qu'est-ce que je souhaite faire. Je lui dis que j'ai besoin de bouger et que j'ai envie de prendre un bain chaud. Heureusement la salle nature est libre. C'est parti pour le bain. La sage-femme commence à le faire couler, mais moi, je n'arrive plus à bouger aisément. Je pose mes coudes sur la table d'accouchement, mes jambes tremblent toujours, je n'arrive pas à me détendre entre chaque contraction et... j'ai envie de pousser! Je réclame une péridurale (je pense devoir encore gérer les contractions pendant au moins 3-4 heures, je suis fatiguée, j'ai peur de ne pas y arriver), mais Frank et la sage-femme m'encouragent, me massent le dos, respirent avec moi pour que je puisse mieux respirer... La sage-femme dit à Frank de m'empêcher de pousser et part chercher le charriot de l'accouchement. Je réalise alors que le bébé va vraiment arriver rapidement (c'est fou!), mais j'ai encore peur de ne pas y arriver... J'ai envie de pousser, la sage-femme est là, moi toujours debout, le dos rond, les coudes posés sur le lit, le bassin dirigé vers le bas (w la force de gravité!). Les poussées commencent, je crie pour les accompagner, ce sont des cris remplis d'énergie, une énergie qui m'envahit et qui chasse la fatigue, je ne sens aucune résistance au niveau du bassin et des articulations, aucune douleur à ce niveau-là, mais c'est puissant ce que je vis et que je ressens. La sage-femme s'assied devant moi et me demande de plier mes genoux et de poser mes mains sur mes jambes pour aider le bébé à bien tourner et descendre encore, Frank me soutient ses bras sous les miens, je suis assise sans l'être... Je pousse et la tête du bébé sort (déjà!?), la sage-femme me demande de la toucher pour m'en rendre compte mais je suis tellement concentrée sur les poussées et la respiration, et j'ai encore peur de ne pas y arriver (problème d'estime de moi, comme d'hab') que je ne veux pas toucher le bébé. Alors, la sage-femme me prend la main et la pose sur la tête du bébé... après ça va très vite, deux poussées et les épaules sont dégagées, Leo sort, il est là et je n'en reviens pas : c'est grandiose! La sage-femme étend des draps par terre et je m'allonge sur le sol, ma tête se repose sur Frank, Leo est sur moi et j'ai tellement du mal à réaliser que, oui, je l'ai fait, j'ai réussi, que je le touche, je le caresse, je le sèche, mais je ne le regarde pas tout de suite, cela me prend une ou deux minutes et je pleure enfin.
Ce fut le plus beau jour de ma vie et vous, Martine, vous étiez là, dans la salle nature, avec nous.
Pour mes deux premiers enfants, j'ai eu des points suite à une épisiotomie pour le premier et à une déchirure pour le deuxième. Pour Leo (3kg520), pas d'épisio, ni de déchirure. Pour mon deuxième enfant, la péridurale avait complètement endormi le bas de mon corps et lors des poussées je ne sentais rien, même pas l'envie de pousser. J'avais quand même poussé de toutes mes forces et je m'étais retrouvée avec plein de petits points rouges sur le visage (vaisseaux éclatés?). Pour Leo, aucun point rouge sur le visage, les poussées étaient bien dirigées là où il le faillait, la sage-femme les a très bien guidées.
Je vous dis mille fois merci pour l'énergie, la force, la confiance et le calme que vous inspirez et m'avez inspirés. La série de mes grossesses heureuses et malheureuses ne pouvait pas mieux se clore.
Encore merci...
Francesca

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Rosalie le 17 février 2012


Ma «folle» nuit...
Vendredi soir 17/02 je me couche, tôt, dans la chambre d'amis devenue la chambre du bébé. Je suis à terme depuis la veille, et je suis maintenant partagée entre raz le bol et réjouissance, confiance et déception... Hier j'y ai cru, et ma sage-femme aussi d'ailleurs, j'ai eu des contractions de 11h jusqu'à minuit à peu près, suite à une séance d'acupuncture.
Je ne veux tellement pas d'un déclenchement aux hormones et autres produits...
En début d'après midi, je suis allée marcher longuement et à mon rythme au bord du lac, et, je me suis nourrie de cette beauté autour de moi (belle après midi d'hiver, au grand soleil, dans un paysage magnifique).
Je dors comme un bébé jusqu'à 01h30 heure à laquelle je suis réveillée par la rupture de la poche des eaux. Je comprends instantanément ce qui se passe. J'allume, ouf le liquide est clair. J'appelle mon homme, Bertrand, pour qu'il m'apporte une grosse serviette de toilette, car ça coule pas mal, et j'ai peur que le matelas soit foutu, malgré l'alèze.
Je vais me doucher, et remonte me coucher auprès de mon homme (en protégeant bien le matelas !), après avoir appelé ma sage femme qui me dit «
 reposes toi, on verra au petit matin ».
Mais comment dormir en sachant que cette fois ça y est, c'est pour bientôt
 !! Et en plus je sens le liquide qui coule à chaque mouvement, je n'ose bouger, pas très très confortable du coup.
Je reste ainsi une heure, et constate que les contractions sont tout doucement en train d'arriver.
Je décide d'aller dans la baignoire (il est 03h à peu près), là au moins le risque que ça coule partout m'incommodera beaucoup moins ! Et je me fais couler un bain. Je dépose à côté de la baignoire mon téléphone (qui me servira de montre) et un petit papier avec un crayon. Pour noter les contractions, qui s'avèrent irrégulières et peu fortes.
Le temps s'écoule tranquillement, je me sens sereine.
Les contractions sont là, toujours irrégulières et en intensité, et en temps. Je m'endors entre chacune (quelle bonne idée d'avoir offert à mon homme pour son anniversaire un coussin de baignoire, un vrai bonheur pour ma nuque !!).
Par moments pour varier les positions je me mets en tailleur ou en papillon, la tête posée sur le coussin, lui-même posé sur la robinetterie. Je remets de l'eau chaude de temps en temps. Je tâche d'être au présent, de ne pas me projeter. Je regarde de temps en temps le temps entre les contractions, mais je ne note plus (je ne l'aurai fait que la première demi -heure dans le bain). Le temps passe moins vite au fur et à mesure. Je me suis mise en tête de les laisser se reposer, mon homme et ma sage-femme, d'attendre le petit matin. Pourquoi
 ? Peur de déranger pour rien, peur de n'être pas en fait encore vraiment en travail etc...
Les contractions s'intensifient, je commence à installer des stratégies pour gérer
 :
Rester calme, détendue du visage (bouche, yeux) et du bassin
Visualiser mon col soleil, mon col qui remonte, s'incorpore dans l'utérus
Je me répète, pose toi, tu sais qu'elle va partir, laisse la d'abord faire son travail
Je respire calmement, amplement, en essayant d'aller chercher l'inspir aussi en abdominal pour ne pas bloquer, pour masser
La respiration de la vague dans le sens d'ouvrir, expansion, se relier à la force des Femmes, à quelque chose d'universel
Tout en vivant ça le plus pleinement possible je me dis il faudra que je sorte du bain pour écrire tout ça, bien à chaud. Garder trace... Je voulais aussi me peser, et aller manger. Je ne pourrai rien faire de tout ça
 !
Mais je suis bien dans le bain, et les contractions m'accaparent plus.
Puis viennent les mouvements de l'infini que je fais mentalement, puis les sons, des modulations spontanées autour du «
 mmm », pour laisser faire...
Merci Martine pour tous ces outils qui m'ont servi plus que je ne l'aurai cru, ce temps de diltation me laisse un excellent souvenir.
Un peu avant 06h je décide de sortir du bain, ça commence à être dur d'être seule et j'ai envie d'aller aux toilettes.
Depuis un moment déjà je ne me mettais plus assise (ni à quatre pattes) car c'était trop fort. Alors sortir du bain et être dans la verticalité c'est encore autre chose
 ! Je vais aux toilettes. Là ça commence à être bien costaud question douleur.  Une pensée pour ces nombreuses femmes qui témoignent avoir passé du temps, assise sur la lunette des toilettes ! Je me tiens au mur, à mes cuisses. Entre deux contractions, je monte à l'étage, dans notre chambre réveiller mon homme (qui dormait du sommeil du juste!), en lui disant « j'ai besoin de toi » et « appelles Chantal (la sage-femme) dit lui qu'on se retrouve à la maternité ».  Je lui tends mon port, incapable de parler lors de la contraction que je vis à quatre pattes le haut du corps posé sur le matelas, comme la suivante.  Bertrand appelle Chantal, il est 06h10.
On redescend, je vais dans la salle de bains pour m'habiller (j'avais préparé mes habits là). Debout dans la salle de bains, incapable de faire quoi que ce soit, je demande à Bertrand de rappeler Chantal pour lui dire de venir chez nous plutôt. Il est 06h15. Bertrand me demande si on ne va pas plutôt à la maternité tout de suite, s'il ne chauffe pas l'auto, mais chaque contraction m'accapare complètement. Je ne suis sûre de rien, mais je me sens incapable de m'habiller, de marcher, de descendre des escaliers et de m'installer dans une voiture. Je sens que ça pousse. Je me souviens m'être dit va pas falloir que ça dure trop longtemps si fort...
Contrairement
  à pour mon aîné, je vais vite me rendre compte que grâce aux contractions la situation évolue et plutôt rapidement. Si j'ai un doute (est-ce des selles ou est-ce la tête?), il s'estompe vite. Et Bertrand qui a compris qu'on ne bougerait plus d'ici, décide d'appeler le 15 (il posera le combiné en mettant en haut-parleur, pour avoir les mains libres !). A sa question « qu'est-ce qu'il faut faire ? » je réponds « rattrapes le faut pas qu'il tombe ». Je suis toujours debout, penchée en avant, je prend appui sur le rebord de la baignoire, je transpire à grosses gouttes, et crie lors des contractions. A un moment donné plus de doute, la tête arrive (et là je me suis dit quelque chose comme « ouf c'est bientôt fini, tout va bien »... toujours en écho à mon premier accouchement). Avec ma main je la retiens, je sens l'étirement vulvaire (je crois que je n'oublierai jamais cette sensation dans ma main). Je sens mon bassin qui s'accomode, vite d'ailleurs, merci à lui !
Et le bébé nait, en deux trois contractions, dans les mains de son père, accroupi à côté de moi. Le corps sort d'un coup, après la tête qui est sortie plus progressivement. Je suis toujours debout, j'essaye de tenir le bébé le temps que Bertrand attrape une serviette sèche. Mes jambes me portent mal et la déchirure me fait bien mal. Questionné par le médécin du samu au tél «
 est-ce une fille ou un garçon ? » (le cadet de nos soucis à ce moment là!), Bertrand regarde et découvre que nous avons une FILLE !!! Je suis aux anges ! Elle va bien, elle a crié de suite, je lui parle. Suis présente pour l'accueillir (là aussi contrairement à mon premier accouchement j'étais trop ko, après des heures à dilatation complète).
Bien que le cordon soit assez court, j'arrive à enjamber la baignoire pour aller m'asseoir. Chantal ne tarde pas à arriver et coupe le cordon, car il ne bat plus. Je suis ravie qu'elle arrive avant les pompiers. Du coup ceux ci rassurés resteront très discrets et respectueux.
On attend un peu pour le placenta qui finit par arriver, réceptionné dans un grand tupperware de la cuisine
 !
Je me lave rapidement, Bertrand et Chantal sont en train de se battre avec les attaches d'un body pour habiller la petite qui a été nommée, elle s'appelle Rosalie. Puis je pars (avec mon bébé dans les bras) avec les pompiers (ambiance détendue) pour aller faire la suture nécessaire à la maternité qui se trouve à quelques km.
C'est un beau matin d'hiver, le soleil arrive, c'est magnifique, je commence à réaliser, et quelques larmes coulent...
Bertrand reste au chalet, pour nettoyer, et réaliser aussi... sans doute
 !
J'ai demandé à Chantal de venir avec moi à la maternité. Je la retrouve donc là bas.
Bertrand arrivera un peu après, avec Zian, notre grand qui a 3 ans et 8 mois (qui dormait par chance chez ses grands parents paternels).
Je rentrerai chez nous dans cette même journée
 : à 15h nous sommes quatre au chalet !
Merci la vie, merci Rosalie de nous avoir offert une telle expérience, si réparatrice pour Bertrand et moi, assez marqués par la naissance de notre grand (nous avions tenté la naissance à la maison, et avions vécu un transfert à dilatation complète, avec beaucoup de peur).
Cette fois je n'ai pas eu peur. J'ai été emportée, j'ai eu mal, mais pas de cette douleur qui te casse. Je suis fière de comment ça s'est passé.
J'ai beaucoup appris.
Merci encore une fois à Martine, merci à l'ensemble du groupe de la part duquel j'ai ressenti une grande bienveillance.
Maintenant les outils qui m'aident dans le postnatal sont
 :
l'exercice de l'oeuf pour le périnée (surtout pendant les tétées)
Les mouvements de bras lors de la montée de lait (allongée sur le côté je fais des ronds avec le bras
 : ça mobilise le sein si tendu).
et surtout
 : cette intention d'être au présent, cette précieuse qualité de présence, si importante pour nos enfants, j'essaye de l'avoir en tête, de l'appliquer, c'est pas parfait, mais j'essaye !
De me poser, de ralentir mes pensées, de faire une chose après l'autre et pas trois en même temps donc tout à moitié
 !
Merci à tous, portez vous bien, belle continuation et de beaux accouchements pour les mamans et les papas du groupe.
Céline D


Léane le 27 février 2012


Quelques informations pour vous dire que Léane, notre fille est arrivé le 27/02/12.
red_heart

On est rentré de la maternité samedi dernier. Petit à petit on apprend à se connaître et à comprendre ce dont bébé a besoin.
On essaye de trouver un rythme pour donner à manger à bébé régulièrement au sein et dormir un petit peu quand bébé dort.
Fabien, le papa, nous soutient beaucoup, il est actuellement en congé paternel.
Voilà, voilà,
beaucoup de joie, mais aussi besoin de reprendre beaucoup de forces et d'énergie après le choc de la naissance et l'arrivée de bébé !
smile

Pour l'accouchement : la respiration de la vague m'a bien aidée à gérer les contractions durant une nuit quand le travail a commencer.
Je ne savais pas vraiment s'il s'agissait du vrai travail. J'ai donc attendu le lendemain car j'avais un rdv avec la gynéco le matin.
Finalement, le col était dilaté à 3,4 cm. Je suis donc restée à la maternité.
J'ai poursuivi le travail en utilisant les pratiques du yoga. Mais la fatigue et la lenteur de l'ouverture du col, seulement à 5,6 vers 17H (alors que je ne m'apercevais plus du temps qui passait) m'ont incité à choisir la péridurale.
Cela m'a permis de reprendre un peu possession de la parole et de pouvoir échanger et communiquer avec le personnel soignant et mon mari.
La poussée a été un peu compliquée car je ressentais beaucoup moins les contractions et les sensations dans mon corps. Mais l'aide de l'équipe et de mon mari m'ont beaucoup aidé.
Aurélia J


Louison le 29 février 2012

Après avoir plus ou moins convenu que nous n'aurions pas d'autre enfant, que nos vies étaient suffisamment remplies entre rénovation de notre vieille maison et travail....Justine m'annonce un matin qu'elle est enceinte. J'en déduis que cet enfant devait arriver et ça me rend très heureux.
Il n'y aura plus de place vide autour de la table....c'est fantastique!
La grossesse a passé vite et la naissance approchant, je me sentais de plus en plus nerveux quant à l'accouchement. Les deux accouchements auquels j'ai assisté étaient différents mais les deux ont
 abouti à des complications. Je restais marqué par cela.
Avec le temps, l'idée de
 la naissance me remplissait de joie mais l'accouchement en lui meme me stressait avec son degré d'incertitude, d'inconnu. J'avais peur pour ma femme et l'enfant à naitre. Plus le temps passait et plus le coté négatif prenait le dessus.
Compte tenu des mes expériences passées, il s'agissait pour moi de canaliser mon imagination, de ne pas projeter sur cette naissance future un film imaginé à partir des traumatismes déjà vécus. Il fallait transformer ma vision médicale de l'accouchement en une vision plus naturelle.
Le week end à Evian m'a beaucoup aidé à positiver. J'ai finalement compris que je pouvais utiliser mon imagination de façon positive, être acteur dans la naissance, que je pouvais être un soutien pour ma femme en étant présent.
Quelques semaines avant la date prévue d'accouchement, Justine a eu quelques fausses alertes. Nous nous sommes rendus à l'hopital en pensant que c'était le jour j. J'ai vécu cela comme des répétitions...Organiser la garde des enfants, faire les sacs, charger la voiture, conduire jusqu'à l'hopital...Très masculin tout ça....la logistique
Comme ces épisodes se répétaient, j'ai commencé à croire que Louison préférait rester au chaud pour l'instant!
J'étais au travail le lundi midi quand Justine m'appelle et m'annonce qu'il faut rentrer car elle perd les eaux. Je me suis dépéché de rentrer et j'étais bien rodé coté organisation!
Nous arrivons à l'hopital et nous spécifions bien à la sage femme que nous souhaitons donner naissance dans la salle nature, mais après examen, il s'avère que le travail n'a pas commencé...il va donc falloir attendre.
Les 2 jours d'attente à l'hopital
 m'ont paru longs et difficiles car plus le temps passait plus nous nous rapprochions d'un déclenchement par injection que nous redoutions tous les deux. Ca me painait pour Justine mais j'essayais de rester positif et rassurant et de croire encore à un déclenchement naturel...il fallait juste attendre.
Le mardi soir, le médecin est venu nous rendre visite et nous a confirmé que si le travail ne commançait pas dans la nuit, il serait déclenché le lendemain matin.
Je nous voyais
 à nouveau dans la situation d'un nouvel accouchement hyper médicalisé.
Le médecin était à notre écoute et nous avions de la chance d'etre suivi par lui car il défendait autant que possible les naissances sans intervention médicale. Il nous a d'ailleurs fait partager
 une expérience à la fois inattendue et surprenante en nous faisant pratiquer quelques exercices d'haptonomie. Ceci pour encourager le processus naturel de la naissance.
J'ai quitté l'hopital ce soir là vers minuit avec toujours l'espoir que le travail se déclenche en mon absence.
J'ai reçu un text à 3h du matin le 29 février (et quelle date spéciale!) puis un appel tel d'une justine déjà en pleine concentration, me demandant de revenir vite.
Je n'ai jamais conduit aussi vite de ma vie...avec rien d'autre en tete que d'arriver à temps à l'hopital pour soutenir ma femme.
C'est à des moments comme ça que tout prend un sens dans la vie. Notre raison de vivre.
Je suis arrivé dans la chambre au milieu d'une contraction et j'ai essayé d'assister Justine du mieux que j'ai pu avec ce que j'avais appris pendant le week end à Evian
La respiration, le support, la présence.
Nous avons été transferré dans la salle d'accouchement
 et alors que nous étions en route, je me sentais dans un autre monde. J'étais avec ma femme et mon enfant. Alors, lorsque la sage femme me dicte un code à taper pour accèder aux salles d'accouchement, j'ai mis un moment avant de comprendre....devant ma femme impatiente en pleine contraction!
Nous avons été installé dans la salle d'accouchement et la naissance a eu lieu casi immédiatement.
J'ai encouragé Justine du mieux que je pouvais avec la respiration (la vague)
Je me focalisais sur elle, et essayais de me mettre à sa place
Elle était impressionnante
De ma vie, je n'ai jamais vu autant de self control
Elle n'a pas crié, n'a pas donné de signe de douleur ; elle a juste émis des sons très graves ressemblant presque à des gemissements animaux comme si ces sons venaient des profondeurs de son être.
Ca m'a rendu humble d'en être témoin.
Je ne me plaindrai plus jamais des symptomes d'un simple rhume ou d'une petite douleur.....
Lorsque Louison est née, ce qui est arrivé vite, je ne pensais pas....le temps s'est arreté comme si tout autour de nous s'était arreté et que la naissance de Louison etait l'unique évènement à ce moment là.
J'ai alors réalisé que des larmes coulaient sur mes joues et que ma femme
 était mon héro.
Alors que j'écris ces quelques lignes, j'ai encore des larmes le long de mes joues. Les émotions sont très fortes quand je repense à la naissance de Louison, comme si c'était la naissance parfaite. Le moment parfait qui a effacé toutes mes peurs et réticences accumulées par le passé.
Je suis très fier d'être l'époux, le compagnon, l'ami de Justine ainsi que d'être le père de nos enfants.
Rey
Récit de la naissance de Louison, notre 4eme enfan
Petit historique
 ! :
-Naissance de Matys il y a 14 ans.
  Accouchement déclenché le jour du terme en France - péridurale fortement dosée – forceps…. Bref très médicalisé….
-Naissance de Mila
 il y a 7 ans en Angleterre – dans une maison de la naissance – par voie basse sans intervention médicale et sans aide réelle des sages femmes qui se sont laissées surprendre par l’arrivée rapide de Mila : 4kg610…Du coup, j’ai été transférée aux urgences en ambulance sans mon bébé pour subir une péridurale post accouchement… Hémorragie, déchirure….
-Naissance de Gaspar il y a 4 ans en Angleterre
 : Césarienne programmée dès le début de la grossesse, les médecins ne souhaitant pas prendre de risque suite à la naissance précédente.
Me voilà donc enceinte de cette petite fille, consciente que ce sera ma dernière grossesse, habitée par le désir de donner naissance naturellement
  et par-dessus tout décidée à ne pas me laisser déposséder de ma grossesse et de l’accouchement.
Le 9eme mois, a été rythmé par des contractions non douloureuses mais d’intensité et de fréquence irrégulières. Les nuits complètes se faisaient de plus en plus rares et nous nous sommes même rendus a la maternité une nuit
  enneigée, persuadés que le jour J était arrivé. Mais nous étions de retour à la maison quelques heures après….fausse alerte.
C’est le lundi matin 27 février que les choses se sont vraiment concrétisées. La poche des eaux s’est fissurée. Mais n’ayant jamais vécu cela avant, je doutais entre incontinence et perte des eaux. De surcroit, refroidie par plusieurs fausses alertes, le doute m’envahissait d’autant plus. Après concertation auprès de sage-femmes libérales, j’appelle Reynald à son travail et nous partons à la maternité en début d’après midi.
A notre arrivée, l’heure de monitoring et les examens spécifiques nous confirment le diagnostic. (fissure de la poche des eaux sans début de travail). Les médecins nous informent du protocole à suivre dans ce cas et nous préparent donc à l’éventualité d’un déclenchement par perfusion (car utérus cicatriciel) après un maximum de 48h (mercredi matin) si les tests intermédiaires ne révèlent pas d’infection.
Je dois avouer que le mot «
 déclenchement » a raisonné assez fort en moi !
1/Je réalisais que d’une manière ou d’une autre Louison allait naitre dans les 24h – alors qu’avec les maintes fausses alertes du mois de février, je commençais à me dire que je serai enceinte pour toujours
 !
2
 / Et ayant été déclenchée pour la naissance de mon ainé, je savais qu’il était plus difficile de suivre le rythme des contractions et que les chances d’un accouchement non médicalisé diminuaient.
Nous avions donc 48 heures pour
  « activer » les choses qui, de toute évidence se mettaient en place mais trop lentement selon les médecins.
Nous avons donc arpenté les couloirs de la maternité, fait le tour du parking de l’hôpital maintes fois en alternant période d’activité et périodes de repos. Il fallait aussi garder suffisamment d’énergie pour l’accouchement qui approchait.
La veille au soir du déclenchement, mon gynécologue était le médecin de garde. Coïncidence heureuse car il connait bien nos expériences passées, nos souhaits et craintes quant à cette naissance. De surcroit, il est plutôt pro accouchement sans médicalisation, ce qui reste une denrée rare dans ces grandes usines de naissance que peuvent être parfois les hôpitaux
 ! Et pour finir il pratique l’haptonomie et c’est sans doute grâce a cette approche douce par le toucher que j ai pu relâcher des tensions jusque la ignorées.
Notre médecin vient donc nous rendre la visite de routine du soir vers 22h.Il nous prépare «
 gentiment » à la probabilité d’un déclenchement pour le lendemain matin. Reynald et moi avions eu le temps d’en discuter et je me sentais préparée à vivre ce déclenchement de manière positive.  Ensuite mon gynécologue examine et palpe mon ventre. Il sait à quel point  je souhaiterais laisser à Louison le rythme de sa naissance. Il nous propose alors de faire une séance d’haptonomie improvisée en fonction de ce qu’il a ressenti en palpant l’espace du ventre, la position du bébé…Selon lui,  Louison a besoin de se rapprocher de mon centre (dos) avant de pouvoir descendre correctement.  Il nous montre plusieurs « exercices » que nous faisons volontiers. Nous créons alors grâce à ces exercices un lien fort de communication et d amour avec ce bébé. Les sensations étaient fortes et profondes. C’est ainsi que j’ai pu prendre conscience d’une zone tendue en moi, entre l’utérus et la colonne vertébrale, mon centre…
Vers minuit, Reynald part à la maison pour dormir quelques heures avant le déclenchement prévu vers 9h.
Il m’a été très difficile de trouver le sommeil et vers 2h je décide de faire quelques respirations de la vague pour me détendre et de prêter une attention toute particulière à la zone entre l’utérus et la colonne vertébrale. Je me concentre, je respire, je relache…juste à cet endroit.
  Je pense avoir fait cela pendant une trentaine de minutes quand j’ai senti le bébé changer de position. C’était comme si j’avais ouvert une porte au bébé vers mon intérieure.
Vers 3h je ressens les premières contractions. Je commence à pratiquer la respiration de la vague pendant chaque contraction.
A 4h je texte Reynald car je sens que le travail à réellement commencé.
  Je le préviens que j’ai déjà besoin de me concentrer et qu’à son arrivée, il y a de forte chance que je sois dans ma bulle….
J’appelle la sage femme, qui vient me mettre un monitoring. Donc me voilà allongée sur mon lit de chambre d’hôpital, plus ou moins immobilisée….
Reynald arrive vers 4h45, comme prévu, en pleine contraction
 ! Je sais qu’il fait très attention à ne pas faire de bruit mais je sens son arrivée, mon attention dévie….la douleur s’intensifie. Je mesure donc l’importance de rester concentrée, je m’accroche à cette vague et à chaque pic de contraction je me réjouie de l’instant qui suivra : la descente et la détente.
Je demande à Reynald de mettre sa main sur mon sacrum. Chaleur qui détend. Chaleur qui soulage.
Les contractions deviennent très intenses. Au pic de chaque contraction je sens mon col qui s’ouvre. Ca en est presque violent. Je ne contrôle plus mon corps. C’est le moment de lâcher prise et de laisser faire. Mon corps devient
  annexe. Je me détacher de mon corps. Je ressens alors une première envie de pousser. Je suis persuadée qu’il est bien trop tôt donc je demande à Reynald d’appeler la sage femme, il doit être environ 5h45.
Le seul moyen pour moi d’éviter de pousser trop tôt était de bouger, de changer de position
 ! Assez de ce monitoring ! La sage femme arrive, enlève le monitoring et m’examine.
«
 oh ben vous êtes à 9 ! »
A partir de là les choses s’accélèrent nettement…La sage femme prévient la polyclinique qu’elle arrive avec nous. En quelques minutes me voilà assise sur un fauteuil roulant en pleine contraction. Pas le temps d’attendre l’entre deux. Nous traversons l’étage à toute vitesse et arrivons dans une salle d’accouchement ou 3 personnes s’affairent. La sage femme ayant lu mon dossier mentionne notre souhait d’aller dans la salle nature et de prendre un bain….je ne leur laisse pas vraiment le temps d’en discuter
 :
«
 Non pas de salle nature, pas de bain, elle arrive ! »
On me met une perfusion, une blouse, les contractions sont très rapprochées. A peine le temps de souffler entre 2. Je trouve la position à 4 pattes sur la table d’accouchement assez confortable pour un court moment. Mais la sage femme veut m’examiner. Je m’installe donc sur le dos. Le bébé est là, prêt à venir au monde.
On me demande dans quelle position je souhaite accoucher. Reynald leur dit sur le coté, comme nous avions convenu. Mais je préfère rester sur le dos, les pieds dans les étriers. La sage femme me guide dans la respiration et la poussée. Je me sens encadrée et en confiance. Reynald me tient la main. Je ressens l’intensité. Je suis ailleurs et ici en même temps.
  Louison est née au bout de 3 ou 4 poussées à 6h25 (3kg880).
«
 Venez chercher votre bébé »  Instant magique que je n’oublierai jamais.
J’ai pris mon enfant entre mes jambes et je l’ai ramené sur mon cœur. L’équipe médicale a respecté mon souhait de peau à peau dès la naissance.
  C’était merveilleux.
Reynald était très ému. J’étais dans une sphère entre soulagement physique et exaltation mentale. Instant magique de partage et de découverte.
Malgré la rapidité des évènements et une tournure plutôt inattendue (travail allongée immobilisée par le monitoring, pas de salle nature) je venais de vivre l’accouchement dont j’avais rêvé, dans le contrôle, la maitrise, le lâcher prise jusqu’au bout. Avec une équipe médicale efficace et à l’écoute.
Et ce sans épisiotomie ni déchirure
 !!! Le bonheur !!
La conclusion que je tire de mon expérience, c’est que la bonne préparation c’est finalement se préparer à accueillir les évènements comme ils viendront.
  Quelque soient les circonstances, rester positif et confiant.  J’ai finalement su accoucher allongée et presque immobile (à l’ancienne !) et ce grâce à la force mentale, à la respiration de la vague et à la PRESENCE de Reynald.
Jules et Noah le 8 mars 2012
c'est avec un peu de retard que je vous informe de la naissance de mes jumeaux Jules et Noah nés le 8 mars 2012, à presque 40SA. Ils sont nés par
  voie basse, l'accouchement a été déclenché car les contractions pourtant présentes pendant 3 jours n'étaient pas suffisamment fortes pour entamer  le vrai travail. Je redoutais un peu le déclenchement mais l'équipe qui m'a pris en charge a été super. Le déclenchement a eu lieu à 11h du matin et les bébés sont nés à 20h45 et 21h. J'ai eu une péridurale que j'ai pu doser comme je le voulais ce qui m'a permis d'accompagner les contractions que je voulais vraiment sentir, le col s'est dilaté de 2 cms chaque heure, j'au pu malgré le double monitoring faire des mouvements sur le ballon et aussi restée suspendue en position accroupie ce qui a permis une très bonne progression du travail. L'équipe a vraiment été à l'écoute de ce que je souhaitais, Jules est né à 20h45 après 3 poussées il pesait 3.720kg et Noah à 21h avec un poids exceptionnel de 4.030kg, le tout sans déchirure ni épisiotomie. Ils sont restés près de moi tout le temps après l'accouchement, j'ai pu débuter l'allaitement dans de bonne conditions.
Je voulais vous remercier pour vos cours, votre enseignement, ce deuxième accouchement a été à la hauteur de mes espérances malgré le déclenchement et la péri.
Les bébés se portent très bien ils font 5 kilos déjà.
Merci beaucoup
Amicalement
Emmanuelle M


Cyrielle le 15 mars 2012


Voici enfin le récit de la naissance de Cyrielle.
Elle est née le 15 mars comme deux autres filles du cours dont une que j'ai croisé le jour J ! c'était une journée pour naître à priori : 15 naissances au CHU!
J'ai perdu les eaux à 5h du matin, nous nous sommes rendu dans l'heure au CHU, je n'avais aucune contraction. Après examen et monitoring, il nous ont envoyé nous balader autour de l'hôpital , heureusement c'était une très belle journée ensoleillée. Dans le service, c'était surchargé, il n'y
  avait plus aucun matériel à disposition comme les ballons et le personnel courrait dans tous les sens, il y avait même des personnes qui attendaient pour rentrer dans la maternité.. Les contractions sont arrivées progressivement au cours de la promenade jusqu'à ce que je doive m'arrêter et faire la respiration de la vague dans la verticalité au milieu du parc. Au bout d'un moment, je n'arrivais plus trop à marcher et nous sommes remonté dans le service, j'étais alors à 3 de dilatation, il était environs 11h30. Les contractions étaient de plus en plus fortes et même si la respiration de la vague m'aidait beaucoup je n'avais pas de ballon, rien pour me suspendre, nous étions avec un autre couple dans la salle, nous entendions quelqu'un hurler dans la salle voisine, j'ai pris peur de ne pas y arriver et j'ai craqué pour la péridurale. A 14h après la mise en place de la péri, j'étais déjà à 9 et j'ai regretté d'avoir craquer car tout est allé très vite. Ensuite cela a été l'attente j'avais envie de pousser, je sentais Cyrielle qui appuyait sur mon coccyx, je réclamais de pouvoir pousser, mais je crois que tout le monde était trop occupé, on me proposait seulement de rajouter du produit, mais j'ai refusé, je voulais continuer à sentir les choses. Enfin je me suis installée pour la poussée complètement assise, et quelques contactions,  j'attrapais mon bébé de 3kg650 et  49 cm pour le mettre sur moi ! c'était magique. J'ai bien pu diriger ma poussée car je sentais très bien les choses et ce fut vraiment un moment fort.
Je te remercie encore pour tous tes précieux conseils et il faudra que je fasse un troisième pour vivre une naissance naturelle....La tentation péridurale est décidément très forte...
Claire R

Manon le 15 mars 2012


La longue route…
  pour la naissance de Manon !
Un 2ème accouchement, on m’avait dit que ce serait + facile que le 1er, je confirme que oui… et en même temps non, ça reste une grande aventure de la Vie, riche en surprises et rebondissements, et pas quelque chose d’anodin…
Manon est née jeudi 15 mars 2012, peu avant 8 heures du matin, avec une entrée a la maternité
  le mercredi après-midi. 54 cm et 4 kg 030, les sages-femmes confirment que le gabarit de la miss n’a pas facilité les choses mais pour commencer par le commencement… Perte du bouchon muqueux le mercredi matin, un peu de sang et mucosités, l’un des bouquins que j’ai indique que ça peut se produire 3 jours avant la mise en route d’un vrai travail… mais qq pertes translucides me font aussi penser à du liquide amniotique, nous sommes à 3 jours du terme, c’est une bonne nouvelle que la perspective d’accoucher car depuis plusieurs semaines j’ai souvent des contractions, surtout la nuit, un ventre énorme avec beaucoup de liquide amniotique donc je prends de la place et ne me sens pas au plus grand confort de mon corps, mais comme beaucoup de femmes peu avant d’accoucher me semble-t-il !  En allant à la maternité le samedi précédent, suite à une nuit de contractions quasiment, qui s’étaient calmées le matin, le col est souple mais pas ouvert, ce n’est pas pour tout de suite, et une médecin de passage veut me ‘ponctionner’ du liquide amniotique tellement elle trouve que j’en ai, pour que je sois soulagée, dit-elle, et que ça déclenche peut-être un vrai travail. Elle nous propose de venir le lendemain matin sur la fin de sa garde, il faut passer au bloc mais ça se fait bien nous assure-t-elle. Etonnés et dérangés par cette possibilité, nous sortons de la maternité et cherchons conseil auprès de la sage-femme qui nous a suivi et qui trouve cela bizarre et inutile à une semaine du terme, s’il n’y a pas de danger ni pour moi ni pour l’enfant, et une autre sage-femme par amie interposée nous dit la même chose, ouf ! Laissons donc courir, mais la médecin ira quand même jusqu’à nous appeler le lendemain pour savoir pourquoi elle ne nous voit pas arriver, alors qu’elle nous avait dit : « réfléchissez et venez demain sauf si vous ne voulez pas. » Je dis gentiment mais fermement à cette médecin que « la perspective de me faire perforer le ventre ne me tente pas, ça nous parait très intrusif et agressif pour le bébé, nous préférons laisser se faire les choses naturellement en attendant le terme. » Silence visiblement étonné de l’autre côté, « bon  d’accord, j’en prends note » peut être pour noter que nous prenons notre responsabilité et qu’elle a proposé ce qui lui paraissait approprié. Pour en revenir au jour J de l’accouchement, juste qq jours plus tard, avec dans l’intervalle encore des contractions, modérées la nuit par un peu de spasfon ça a bien suffit pour patienter… Une fois vérifié que je perdais bien du liquide amniotique, j’en étais sûre mais il fallait une preuve scientifique par prélèvement car ce n’était qu’un faible écoulement, l’homme sage-femme très attentionné qui s’occupe de nous nous indique qu’ils vont me garder, sinon il y a un risque que la poche ne se rompe d’un coup et tire trop vite sur le cordon (effet vidange de baignoire, nous dit-il) et aussi un risque infectieux à surveiller. Bon, ça veut dire qu’on sortira avec le bébé c’est déjà ça ! Joie mêlée d’impatience et d’interrogation sur le comment ça va se passer… Je suis autorisée à aller faire un tour sur le parvis dehors, et j’en profite pour appeler Martine, qui me donne des idées d’exercices pour stimuler apana cette énergie descendante en jeu dans l’accouchement et déclencher des vraies contractions, jusqu’alors faibles et irrégulières. Des flexions sur les jambes en restant en bas et en visualisant une grande vague descendante, des 8 avant-arrière, et l’ouverture des ischions en assise, ‘à la main’, comme on le pratiquait au cours, notamment. De retour dans le service je demande un peu de temps pour pratiquer ces exercices avant que l’on me remette le monitoring pendant lequel ils ne veulent pas trop qu’on bouge pour ne pas fausser les mesures. L’homme sage-femme est étonné qu’on lui demande ce temps et nous devons négocier un peu + court, 10’ au lieu de 15 car, nous dit-il, « j’ai un protocole à respecter ! » mais il est conciliant et nous laisse faire, ouf !!! Reprise de ces exercices 2h plus tard lorsqu’on nous donne une chambre + confortable pour la nuit, en indiquant à mon mari qu’il peut rentrer dormir a la maison tranquillement, on verra demain s’il faut déclencher et qu’on l’appellera si nécessaire… Je ne me sens pas trop de rester seule avec le bébé à naître dans cette chambre impersonnelle, si ça démarre, et lui dit que j’ai besoin de mon ‘rocher’, au cas où, et je pense que les exercices vont faire leur effet… Nous demandons du coup le lit d’accompagnant qu’on nous avait aussi proposé, quels progrès par rapport à mon 1er accouchement où il n’avait qu’un fauteuil pour se poser ! et autre progrès notable, on me propose à manger alors qu’avant c’était rien du tout au cas où pour anesthésie… un royal yaourt + compote, je suis contente d’avoir cette fois aussi prévu mon ravitaillement en cachette, barres de céréales et petits gâteaux, pour mon ‘au cas où’ tel que je le vois, s’il faut tenir sur la durée, il faut quelques forces… Couchés à 20h30, fatigués et voulant nous reposer le plus possible, je sens quand même des contractions, mon mari regarde leur intervalle, et nous réalisons qu’elles sont régulières, toutes les 7 à 10’ . Bon très bien, on verra… je suis prudente car j’en ai tellement eu dites ‘inefficaces’, même si la sage-femme nous disait qu’aucune contraction n’est inefficace, elles font un pré-travail important. Je somnole mais les contractions m’empêchent de vraiment dormir, et elles continuent, certaines sont même assez fortes, j’ai l’espoir qu’elles fonctionnent, je les accompagne d’images d’ouverture, d’un grand OUI… Vers minuit la sage-femme de garde passe pour les antibiotiques, protocole des 12h après rupture de la poche des eaux même si c’est plutôt une fissure jusqu’à là… et je lui dis que j’ai des contractions régulières et assez fortes depuis… 3h, peut-être s’est-il passé quelque chose au niveau du col !? « Tant mieux s’il y a des contractions mais on contrôlera  demain, je préfère ne pas multiplier les touchers (par rapport à ce risque infectieux justement). » Je dois insister pour qu’elle veuille bien contrôler… et mon intuition est juste car elle constate une ouverture du col à 4-5, youpiiii, je n’ai pas la berlue, les exercices ont fonctionné j’en suis sûre, merci Martine !!!! et le toucher vaginal a un effet supplémentaire de taille : ouverture des vannes, l’eau se met à couler comme si un robinet était ouvert, à flot, cette fois c’est parti et bien parti… Elle est prévenue elle sait qu’il y a beaucoup de liquide, et du coup, changement direct d’attitude pour elle, j’ai bien fait d’insister : « nous allons vous passer en salle d’accouchement car parfois ça peut aller vite quand on en est là ! » Mon mari a dormi 2h environ, quel luxe, le lit d’appoint aurait pu servir plus longtemps mais il y a plus important maintenant, je suis contente d’avoir pu éviter les produits déclencheurs qui m’étaient promis le lendemain et qu’il soit resté sur place ! Après une marche bizarre jusqu’en salle d’accouchement, ponctuée d’arrêts aux contractions, et sentant cette eau couler dans les mega serviettes hygiéniques fournies… nous trouvons 2 sage-femmes qui se répartissent les accouchements, celle qui se décide pour nous est charpentée, gabarit camionneur, pas super joviale de premier abord mais qui se révélera une grande routière des accouchements, 32 ans d’expérience, et une perle rare de présence soutenante et bienveillante. il est dans les 1h du matin. J’indique que je souhaite essayer sans la péridurale, si ça peut  fonctionner sans, et on verra sinon, OK. Je demande à être plutôt verticale, on règle le lit-table pour pouvoir être accroupie, les contractions passent et s’intensifient, et j’aurai le temps d’expérimenter de nombreuses positions, proposées par la sage-femme ou que je demande, l’équipe fonctionne bien, entre nous et le personnel, et mon homme est très présent, à chaque contraction j’ai un signe de soutien, une main posée, un ravitaillement en eau dans les intervalles, car on a le droit de boire, qq gorgées souvent, c’est un progrès aussi!!! je suis très intériorisée car quand j’ouvre les yeux l’environnement me parait trop médicalisé, et je détecte à coup sûr quand il s’éloigne, notamment pour mettre de la musique, je lui demande de revenir vite !!! alors que lui se sent assez inutile, à ne pas ‘faire’ grand-chose, je lui dirai que loin de là, il assure ce rocher en terme de présence soutenante !!! Ouverture du col à 7-8, ça avance bien, l’auxiliaire puéricultrice vient demander les vêtements du bébé : « ça va bientôt se terminer ? Génial ! » Les contractions sont très intenses, j’y mets du son aussi, un OOOO, ou AAAA, ça aide bien, parfois c’est tellement fort que c’est un cri non contrôlé aussi, je ressens comme un coup donné quand le maximum de la contraction semble passé, un coup de tête du bébé qui tente d’avancer ?  A dilatation quasi-complète, la sage-femme lance : «  elle a la position du rêveur, la tête tournée vers les étoiles ! normalement on arrive sur terre de manière humble, la tête tournée vers la terre… » donc tournée théoriquement vers le sacrum… Sur ces paroles très poétiques et philosophiques, je comprends qu’elle est mal engagée pour aborder le passage du bassin, on en a souvent parlé au cours de yoga…  la sage-femme tentera de la faire tourner par les fontanelles, nous essayons de l’y inciter du ventre, avec les mains, en lui parlant aussi : « tourne, tourne ! » car il y a encore assez de liquide pour qu’elle puisse le faire, mais en vain visiblement et je commence à être épuisée et ne plus supporter la puissance des contractions, même si j’ai testé le Kalinox sur les contractions, ce gaz souvent proposé aux enfants pour modérer la douleur, et ça fonctionne bien, je le respire quand arrive la contraction et me sens un peu shootée entre les contractions, m’endors entre chaque, mais la fatigue s’accumule et quand la sage-femme me propose la péridurale pour tenir le coup de la durée je ne refuse pas, vu où on en est, que tout semble bloqué, il va falloir tenir encore et cette perspective me semble impossible… La péridurale posée, soulagement quand je commence à en sentir l’effet, perte de sensations aussi des contractions, je m’endors et ce repos est salutaire… pour la fin, quand ils découvrent qu’il y a du méconium dans le liquide amniotique et que le bébé manque d’oxygène, en lui prélevant une goutte de sang sur la tête pour en mesurer le pH, il faut donc finir vite…  Et à ce moment là, miracle, le bébé a fini par revenir dans le bon sens au niveau de la position de sa tête et l’équipe me propose donc de pousser, même si le bébé est encore très haut dans le bassin, il faut tenter le tout pour le tout sinon c’est la césarienne… Le Docteur est arrivé et confirme cette possibilité, adepte des voies basses. Avec l’aide de la ventouse, ils me font pousser à fond, avec ‘Inspirez-bloquez-poussez’, et les poussées sont efficaces, le bébé avance, il en faut environ une dizaine pour arriver au bout, à me sentir quasi éclater et tout donner, ça fonctionne, ouf ! Le papa est sorti de la salle d’accouchement pour la phase finale avec un trop plein d’émotion et de fatigue, et pour moi c’est le ‘sprint final’ où tout le monde crie pour m’encourager, la nouvelle équipe du matin et l’ancienne restée pour la fin, il y a plein de monde…  la sage-femme a prolongé son service d’une bonne heure de plus, sa collègue copine qui prenait la relève est arrivé à point nommé pour amener de l’énergie neuve et fraîche, et ‘croire’ encore à un accouchement par voie basse, alors que la sage-femme semblait avoir écoulé toutes les possibilités, m’avouera-t-elle ensuite. Libération ultime, le bébé finit par sortir, je lui touche la tête en le sentant passer au dessus de moi, tout chaud, mais il est emmené pour s’assurer qu’elle respire bien, aspirer éventuellement ce qui a pu être absorbé au passage, rien en fait car le docteur avait bien dégagé le passage pour éviter que le bébé n’inhale du liquide amniotique avec méconium, ce qui peut parfois passer dans les poumons et l’estomac.  La petite Manon me revient vite dans les bras, en peau à peau, elle émet des petits sons adorables comme si elle avait tant à raconter de ce long voyage. Nous restons longtemps ainsi à nous découvrir, avant qu’elle ne tête facilement et magiquement. le papa est revenu et apprécie aussi ces premiers moments, soulagé… L’interne nous dira avoir recousu dernièrement un papa tombé dans les pommes contre une table et qui s’était ouvert l’arcade sourcilière… qu’il vaut mieux que les papas sortent quand ils le sentent plutôt que se forcer à rester quand ça devient trop pour eux. Pour conclure sur cette forme d’épopée de la vie, je suis contente que nous ayons pu éviter la césarienne au final, grâce à cette équipe expérimentée, et aussi d’avoir l’impression d’avoir moins subi les choses que pour mon 1er accouchement, d’avoir su demander du temps pour les exercices, senti quand le col s’était ouvert, d’avoir fait confiance à mon ressenti, d’avoir demandé à prendre certaines positions, et d’être presque surprise que ce soit possible à chaque fois, que la sage-femme me suive et qu’elle propose des choses sans rien imposer. Comme pour mon 1er accouchement, la péridurale est arrivée tardivement mais m’a permis de tenir sur la durée devant une grande fatigue liée à l’intensité des contractions qui s’installaient dans la durée. Pourquoi se priver de certains progrès dans la gestion de la douleur, après tout ?
En tous cas merci Martine pour cette belle préparation et tout ce que tu fais pour faciliter ces naissances, et bonne chance à chacune pour vivre une belle expérience d’accouchement...
Natacha


Swan le 18 avril 2012


Témoignage du papa en premier !
Deux versions, romancée dans les premières lignes "pour ceux qui ont le temps", et plus synthétique dans les dernières lignes "Pour les mecs"...
Pour ceux qui ont le temps :
Pour ne pas faire comme tout le monde et dans le respect des souhaits de Nol d'accoucher proche de la nature et sans "produits", nous avons légèrement changé de stratégie...
Lino nous avait fait descendre deux fois a l'hôpital, Nol n'arrivait pas a marcher, et avait enchainé les bains, nous avons ensuite arpenter les couloirs du CHU pendant 31 heures, enchainant douleurs, période de calme, péridurale et autres événements pour finalement pointer le bout du nez a 9 heures du matin.
Du coup pour celui là : Swan, 3.630 pour 51.5 cm (le détail quand même 51...)
Ont a tout inversé :
  • Le mois  déjà: Avril contre octobre
  • L'heure 21 heures contre 9 heures du mat.
  • La ballade de deux heures dans l'aprèm contre deux pas a l'ile d'amour pour lino
  • Le bain, restreint a 15-20 minutes contre les 5 ou 6 heures passées dans l'eau l'an dernier
  • La péridurale, pas besoin ce coup ci car Nol est une battante et qu'elle en voulait pas!
  • Les deux descente à la mat. ah oui c'est la que ça se complique...
Ben oui car après les deux heures de marche, on a quand même vu que les contractions se rapprochaient, le temps de poser lino chez Christine et Jean Jacques et de mettre Nol dans le bain, ben ces foutues contractions elles étaient bien là ! 20h10
Pas le temps de charger la voiture, que ma princesse me dit "faut que je pousse..." Ok je me démonte pas, deux trois virages un peu fort, deux trois dépassements bien gérés, et une légère pointe de vitesse dans le sonnant, et là :.... deux mots qui glacent le sang :... il sort !
Pas vraiment moyen de se garer en pleine traversée de Gières, seule échappatoire, le parking de la pizzeria. 20 h30
Moi demandant au pizzaïollo sceptique d'appeler vite les pompiers, Nol se tordant en deux arrive a s'extirper du siège dans lequel elle enfonçait ses ongles depuis 10 minutes, allongée sur une serviette (préalablement déposée avec grâce par son serviteur), là, sur le bas coté, dans l'herbe... Nol a travaillé ! proche de la nature, très proche !
De courtes minutes qui paraissent longues, a
 déshabiller ta femme sur un parking, en regardant si une tête se décidait a sortir... Pas plus de stress que ça mais de bonnes questions qui tournent en boucle, avant de voir arriver une estafette rouge et son gyro!
Là ! magnifique boulot de ma Nol, vraiment bien gérée, pas de stress, pas de cris malgré la douleur, un bon élan de motivation de couple devant des pompiers bien silencieux, et là ! une tête brune, pleine de cheveux, deux poussées plus tard, un petit corps tout bien fait, et les cris qui te soulagent... Arrivé de la sage femme du SAMU environ 20 seconde après l'expulsion, mais bon bien chouette qu'elle arrive pour les soins cordons et autres...21 heures
C'est donc avec un break plein a craquer, un fourgon de pompier, et un camion du SAMU que nous sommes tous les trois arrivés au CHU. Délivrance placentaire et soins post accouchement jusqu'à 2 heures, et ce petit mail pour vous dire que tout va bien maintenant!
Maman et Swan sont à l’hôpital, lino est chez sa tante, et moi ben va falloir que je trouve l'état civil de Gières qui vont être bien surpris de voir quelqu’un débarquer pour annoncer une naissance...en premier lieu, une bonne nuit de sommeil bien méritée!
Pour les mecs:
Ok second bébé arrivé: tout roule ! reste plus qu'à fêter ça ! l j'ai la maison pendant 4 jours, le bar est plein, et je suis en congé (hein Luc !) , A demain....
Benj

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Et le témoignage de la maman :
Life is beautifull !
Me voici
 tout a fait réconcilier avec la mise au monde et l'évacuation du placenta. Quel grand bonheur d'avoir pu etre maitre et actrice de la naissance de mon tout petit !
Et quelle joie immense d'avoir eu mon homme a mes cotés pour m'encourager et me coacher tout du long !
Mon 1er accouchement avait été long et difficile. J'avais eu une péridurale qui ne m'avait pas permis de sentir quand pousser, ni le passage du bébé dans mon bassin et qui avait
 beaucoup espacé mes contractions .
J'ai par bonheur pour cette 2eme grossesse fait la connaissance de Martine Texier qui m'a vivement conseillé de commencer très tôt les cours de yoga. Par chance elle a été mise sur mon chemin
 grâce a ma maman qui faisait des cours de yoga avec elle sur Evian.
Ma préparation a été
 très assidue, et je n'aurai manqué un cours pour rien au monde ; c'était vraiment un instant privilégié pour moi et mon bébé.
A l'approche de mon terme je n'en menais pas large, j’étais très
 déstabilisée et angoissée, j'avais besoin de pleurer.
En
 parallèle des toutes ces émotions qui me submergeaient, j'ai bien mobilisé mes articulations du bassin et bien fait mes exercices de yoga dès que j'avais un instant, j'ai fait beaucoup des visualisations du tunnel de la naissance, je parlais aussi beaucoup a mon bébé, je lui disais que ce chemin il ne le parcourrait pas tout seul, que je serai la pour l'accompagner.
Le lundi 16 avril (soit 4 jours av mon terme) j'avais pris rdv avec
 mon acu-presionniste qui est en même temps ostéo et kiné.
Elle m'a fait un bon petit check-up.
Décoincée
 par ci, décoincée par la, débloquée le sternum, bidouillée le foie, le rein, et ouvert les vannes pour amorcer l'engagement du bébé plus bas dans le bassin; bien que le bébé soit déjà bas.
Elle lui a montré le chemin pour qu'il vienne investir le bas a droite de mon bassin pour prendre le bon virage ;p)
et m'a conseillé de mettre mes émotions de coté et de me concentrer sur les os de mon bassin, sur le sacrum en particulier.
Mardi je reçois d'une amie de la tisane de feuilles de framboisier qui, parait il, rend les contractions plus efficaces et moins douloureuses, j'en bois 3 tasses et continue lendemain qui sera le jour J.
Nous sommes donc mercredi (2 jours avant mon terme) et c'est avec un grand soleil que je décide partir me balader le matin avec mon ainé au parc de Vizille, j'ai quelques contractions non
 douloureuses, je préviens mon homme de garder son tel vers lui au cas ou...
C'est juste magnifique le soleil brille et tout est en fleur. Lino s'endort dans la voiture au retour. En arrivant a la maison on mange un bout puis je couche Lino qui est complètement excité; pas moyen de l'endormir, je décide d'aller me reposer quand même, je le laisse brasser dans son lit. Je m'endors de suite et fait un cauchemar qui me réveille ! Je me rendors aussitôt et me fait réveillée cette fois par une contraction très douloureuse, il est environ 13h30/14h. Je reste au lit et appelle mon bébé dans le creux de mon bassin, je place ma main tout en bas a droite, je fais des visualisations du tunnel de la naissance ; j'ai encore 3/4 contractions pendant 1 heure. Je me demande si mon bébé va naitre aujourd'hui, si c'est juste une alerte ou si c'est pour de bon. A 15h
 j’appelle mon homme pour le prévenir, il me dis qu'il ne quittera pas tard le travail ce soir. Il me dis de préparer tout de même un sac pour Lino avec tout ce qu'il faut. Je lui prépare a manger soupe et purée, couches et pyjama, affaires pour le lendemain, joujoux etc... Mon homme m'appelle a 17h pour me dire qu'il part du taf et qu'il sera la dans 3 quart d’heure; la j'ai une bonne contraction et je me dis que ces 45 minutes risque d’être longues. Je décide d'aller me balader avec Lino et  son vélo autour de la maison. Je marche tranquillement et arrive bien a gérer mes contractions grâce a la respiration de la vague, je suis confiante. Benj arrive et on continue la ballade tous les trois, on discute avec les voisins, on prend des photos, on va voir les vaches, les lapins, les poissons etc..., le soleil brille, c'est trop joli toute cette campagne autour de nous, le printemps est bien la ! On réalise que c'est sans doute notre dernière ballade a trois. Les contractions s'intensifient grandement au fur et a mesure de la ballade, je suis bien légèrement repliée en avant appuyée sur quelque chose, les yeux fermés, concentrée sur ma respiration de la vague de haut en bas du corps. Lorsqu'elles sont la, je prend donc appuie sur ce qui ce trouve sur mon chemin, barrière, muret, piquet , puis sur mon homme qui m'encourage et qui me dit que je gère trop bien. Pour bien récupérer entre chaque et me recharger en énergie je me mets face au soleil je respire calmement en fermant les yeux et savoure ces instants et reprend ma marche sereine. Nous faisons demi tour et enclenchons le retour vers la maison. En redescendant vers la maison je dis a benj qu'il faut prévenir sa tante qu'on va lui amener Lino. Il l'appelle et lui dis qu'il sera la dans 3 quart d'heure. Arrivé a la maison 19h30 je dis a benj d’amener Lino de suite et de faire vite, j'ai besoin de sa présence. Les contractions continuent de plus belles, je me fais couler un bain, j'appelle ma maman pour lui dire que le travail est en marche. J'entend encore l'émotion dans sa voix, ma soeur et mon ferre mange avec elle ;  ils sont tous avec moi, leurs paroles m'apportent du réconfort. Je raccroche et me met dans le bain. Benj revient, ahhh soulagement, j'ai des contractions très violentes dans les reins, j'ai besoin d'un massage. Benj m'aide de son mieux et commence a regarder un peu le timing car il voit les contractions bien se rapprocher. Apres 15/20 min de bain j'ai envie de pousser une 1ère fois, il me dit qu'il faut que je me rhabille et qu'on y aille. Je prends mon courage a 2 mains et commence a rejoindre la voiture. Je monte dans l'auto dos a la route, a genou/debout, accrochée au dossier. Je ferme les yeux et essaie de faire face a l'intensité de contractions. La douleur est vive, Benj me soutient et me tient le dos, il m’encourage sans cesse, la voiture file et j'ai l'impression qu'on saute a dessus des dos d’âne. Arrivée dans la combe de Gières j'ai l'impression que je bébé est déjà là. Il est bien descendu est appuie sur le sacrum. Benj se gare a la Pizzeria et me dis de descendre, je m'extirpe et m'installe dans l'herbe sur le coté droit et demande a Benj a sortir mon ballon; je cale ma jambe gauche sur le ballon et m'accroche a l'herbe. Pour accompagner les contractions j'ai besoin de crier. Benj est en ligne avec les urgences du coup je n'ai plus de soutien. J'entend juste a un moment le monsieur qui lui demande sans cesse si il voit la tête, benj lui répondre cette fois si : OUI je vois des cheveux. Au même moment le camion des pompiers arrive. Pour ne pas donner naissance a mon bébé dans le froid, je monte sur la civière et ils m'installent dans le camion. Les pompiers restent sans voix, très émus par se qui se trame. Benj me coache comme un chef, ,je lui fais pleinement confiance. Je lui demande de bien me redire comment bloquer ma respiration pour la poussée. Je sens très bien ou en est le bébé. je suis tellement concentrée. C'est juste fabuleux. Puis trois poussées plus tard le bébé est la. C'est trop magnifique. Je demande aux pompiers de me passer le bébé. Il est la contre moi. Il est 21h. Quelle magnifique naissance sans aucune intervention. Swan pousse son 1er cri. Tout va bien. La sage femme arrive et ouvre les portes du fourgon des pompiers ;  elle le sèche et lui donne les 1ers soins, coupe le cordon. Nous partons pour la maternité ou après avoir fait téter mon bébé, mon placenta se décroche, et deux poussées plus tard le voila sorti. Quel soulagement ; la encore aucune intervention médicalisée. Trop bien !
Nous n'avons pas eu le temps d'arriver a la maternité, nous n'avions pas penser que cela irait si vite. Nous avons gérer les choses comme elles venaient et n'avons réaliser qu'après le coup le coté insolite de cet accouchement. Au final Swan a gagné des pizzas gratuites a vie à la Gièroise et pourra se vanter
 d’être né dans un camion de pompier !
Encore
 un immense merci a toi Martine pour toute ta préparation !
Nol


Arthur le 6 mai 2012


Bonjour Martine, Bonjour aux futures mamans,
Je n'ai pas oublié d'écrire... Arthur nous a rejoint depuis 2 semaines maintenant.Mon témoignage n'aura rien de ce que j'aurais pu espérer mais sera tout de même un témoignage.Le voici.

Le terme était le 6 Mai. Je pensais aller voter et me rendre ensuite à pied à la maternité. Tout s'est passé exactement comme je l'avais imaginé - jusque là.La poche des eaux s'était fissurée vers 23h30. Je n'avais que de faibles contractions et ce de façon épisodique. J'ai décidé de finir tranquillement ma nuit dans mon lit plutot que dans une salle à la maternité.Arrivée à la maternité à 11h environ, la fissure est confirmée. Mon col n'est ouvert qu'à 1 doigt; le monitoring montre un bébé en pleine forme. On m'annonce (ce que j'avais prévu) que je dois rester là et avoir des antibiotiques contre le risque infectieux lié à cette fissure.On m'installe dans une salle de prénaissance. Il doit être 12h30. Je marche, je fais du ballon, je continue les exercices pour l'ouverture du col que je faisais quotidiennement plusieurs fois.Je négocie un jus de pomme.Vers 14h on m'annonce qu'il faut accélérer la naissance et dans un premier temps ouvrir mon col à l'aide d'un tampon. 2h sous monitoring en perspective. Là je négocie 2 compotes pour prendre des forces; "il va falloir tenir longtemps"
  me dis-je.Le tampon est placé à 15h15; 1h après je suis tétanisée par des douleurs dans le bas du dos. Impossible de me concentrer sur autre chose. Les points d'acupuncture que me fait la sage-femme puis Fred (le papa) n'ont qu'un effet ponctuel.Aucune position ne me soulage. Mon col est maintenant ouvert à 3cm. Décision: péridurale et direction la salle d'accouchement.17h30 la péridurale est posée. Je me détend, sens les contractions qui, au dire du monitoring, sont d'une intensité telle que la suivante arrive avant que l'effet de la précédente se soit estompé.Une anomalie du rythme cardiaque du bébé est remarquée. Appel des internes, préparation pour la césarienne.Nous étions 3 dans la salle jusqu'ici; nous sommes maintenant 6 ou 7. Mon col est complètement ouvert, ce sera les ventouses - OUf!L'échographie montre qu'il regarde vers le haut. Il faut lui basculer la tête. Je mets en pratique le dernier cours de yoga pour pousser lors des contractions (que je ne sens quasiment plus bien évidemment). Pause: le cordon est enroulé autour de son cou et d'une épaule. Finalement en 3 séries de poussées (et de traction par ventouses...) Arthur nait à 18h31. Il crie, je souris, papa pleure. Un très beau moment!

Le déroulement de sa naissance reflète assez bien l'état d'esprit dans lequel je me trouvais le 6 Mai: je voulais qu'il naisse à ce jour là - le déroulement ne m'importais plus tellement. Même si je n'ai pas mis en pratique les cours lors de l'accouchement,leur bénéfice tant physique que psychique pendant ma grossesse a été immense. Les semaines sans cours étaient longues et ternes.Un grand merci pour cet accompagnement.

Depuis sa naissance Arthur se porte à merveille. Il ne nous réveille qu'une fois par nuit - Oh joie!Bonne continuation à toutesDorothée

Faire-Part%20Arthur


Siméon le 28 mai 2012 Bonjour Martine, bonjour à toutes,



Voilà, je trouve enfin 5 minutes, entre deux tétées et une longue sieste de 3h de mon petit bout pour vous annoncer la naissance lundi 28 mai, de Siméon. Eh oui, déjà 16 jours de vie dans les pattes !
Le terme était prévu le 26 mai, mais malgré toute ma bonne volonté (marche quotidienne, tondeuse dans le jardin, acuponcture) pour amener le bébé à descendre et à appuyer sur le col, rien n'y a fait. A la visite de contrôle, verdict sans appel du gynéco : vous revenez demain matin 8h pour un déclenchement, il n'y a plus assez de liquide amniotique...
Le col n'ayant absolument pas bougé, la perspective d'une césarienne était à envisager. Et là, panique ! Si je parvenais à faire le deuil d'un accouchement totalement naturel, l'idée de ne pouvoir accoucher par voies basses me stressait complètement !
Finalement, après 8h de pose d'un tampon imbibé de prostaglandine au niveau du col, les premières contractions vraiment douloureuses ont commencé. Et là, j'ai tout de suite fait la différence avec toutes celles que j'avais pu ressentir avant, rien à voir.
Leur intensités et leur fréquence ont augmenté qq heures après (je n'avais aucune notion du temps qui passait) avec la rupture de la poche des eaux. Tout ce temps on avait pu faire le travail tous les deux avec Gaétan dans ma chambre, entre le ballon, les compresses fraîches ou chaudes selon l'envie de l'instant, la musique douce et la vue sur un bel arbre vert chahuté par l'orage. Je me suis d'ailleurs plongé dans ce petit espace de nature pour me concentrer sur le travail. ça avait qq chose de réconfortant de voir la pluie tomber en même temps que s'installaient les contractions de plus en plus violentes.
Au milieu de la nuit nous avons pu migrer en salle nature et profiter de la baignoire. J'avais attendu le plus tard possible avant de mettre en place la respiration de la vague afin de ne pas m'épuiser trop vite. Mais je n'ai finalement pas réussi à la pratiquer efficacement. J'arrivais toutefois à accueillir les contractions en essayant de me détendre sur l'expire.
Au bout de 2h de baignoire, besoin d'être de nouveau debout. Et c'est de cette manière finalement, appuyée contre la table, en accompagnant la contraction avec un mouvement de balancement, soutenue par les massages incessants dans le dos de mon cher et tendre, que j'ai le mieux géré les contractions les plus violentes qui revenaient toutes les minutes.
Au bout de 10h de travail, le col n'était dilaté qu'à 2 et le bébé commençait à mal supporter les contractions. Ralentissements cardiaque et manque de liquide amniotique. La sage-femme nous a alors demandé si on acceptait de prendre la péridurale pour permettre au col de se dilater plus rapidement. Conscients que les décisions devaient se prendre par rapport au bébé et à son bien-être, la péri a été posé à 3h30. Je me suis détendue, j'ai même dormi un peu et le col a poursuivi son ouverture.
Au petit matin, nous étions tous prêts pour l'arrivée du bébé : sage-femmes, papa, bébé, maman et col !
La poussée a été très rapide et très efficace. Je me suis appliquée à reproduire la poussée vue pendant les cours, en continuant de pousser sur l'expire et en visualisant l'effet de la poussée sur le bébé et son accompagnement vers la sortie. En 3 contractions et 3 poussées sur chacune et notre petit bout était là ! Un moment vraiment magique et unique !
Merci pour cette belle préparation qui m'a beaucoup aidée à être régulièrement en contact avec mon bébé, avant et pendant l'accouchement.
Bonne continuation !
Julie.

photo%20de%20Simon



Anna le 23 juin 2012


tout d'abord un grand merci pour tes cours qui sont toujours aussi géniaux: tu m'amènes à la sérénité à chacun de mes accouchements.
Donc voilà Anna n'a pas emprunter le "tunnel de la naissance" mais "le toboggan de la naissance" le 23 juin à 22h34, et j'ai donc eu la surprise d'avoir une FILLE, après mon petit garçon c'est génial!!!
Pour mon accouchement j'en garde un super souvenir,
j'ai passer la journée du samedi en pleine nature avec le soleil chez des amis, j'avais prévu de rentrer pas trop tard pour ne pas être fatiguée. Vers 20h30, j'ai sentie des contractions assez fortes mais que j'avais déjà eu durant ma grossesse du coup j'en ai pas trop tenu compte mais on a pris la route pour rentrer chez nous nous reposer, sauf qu'en route les contractions se sont intensifiées pour les gérer j'ai utilisé la respiration de la vague (toujours aussi efficace) par contre le côté statique en positon assise dans la voiture c'est moins sympa...mais bon là pas le choix (il n'y a pas encore de douche installée dans ma voiture).
Bref, je dis finalement à mon conjoint qu'au lieu de rentrer chez nous nous allons faire une petite pause à l'hôpital pour quand même voir, avec l'idée en tête que des fois ça pourrait se re-calmer...
On arrive à l'hôpital, il est 21h30, on monte, un petit pipi, puis oscultation du col qui au final est ouvert à 9, là je me dis que bon c'est sûr j'accouche ce soir.
On nous met en salle, à chaque contraction, j'ai envie de pousser et je sens que le bébé descend mais est quand même trop en avant dans le bassin, les sages femmes me sortent pleins de matériels (barre de traction, décors, lit...) auquel je ne prête pas du tout attention car j'essaie de me concentrer sur mon intérieur, elles s'en vont voir ce qui se passe à côté, là je prend un drap je le mets par terre, je me met debout, une contraction, une poussée, une contraction et voilà la tête de mon bébé qui sort, mon conjoint commence à la rattraper, il appel les sages femmes qui arrivent, re-poussée et le bébé sort et mon conjoint le rattrape avec les sages femmes et me le donne...et là: tatata!!! c'est une FILLE, voilà la belle surprise, tout c'est bien passé, elle va bien et en plus j'ai le" choix du roi".
Martine merci pour tout encore.
Les sages femmes étaient impressionnées: elle m'ont dit "un accouchement avec le sourire c'est rare!!, qu'est que vous avez fait comme préparation?, c'est avec fierté que je leur ai répondu que j'ai fait du yoga avec toi!!!" Elles nous félicitent pour "notre travail".
Courage au filles, concentrez vous bien sur votre intérieur et votre intuition, c'est vous qui savez le mieux et tout ira bien!!!
Clara.

Naître en yoga 2010/11

Malo le 10 juin 2011


Mon accouchement s'est bien passé, j'ai accouché le 10 juin pour une naissance prévue le 15, je n'ai donc pas pû assister à mon dernier cours de yoga car les contractions commençaient à se faire sentir!
Mon accouchement a été très long: 15h de pré travail avec des contractions douloureuses mais irrégulières (à la maison), suivi de 15 h de vrai travail avec des contractions qui enfin ouvraient un peu le col (à la maternité). J'ai accouché à la clinique mutualiste où ils ont été très à l'écoute de nos envies et nous avons pu gérer notre accouchement (avec mon conjoint) comme on le souhaitait. on a donc eu accès à la salle nature , où nous sommes restés pendant tout le travail jusqu'à la poussée (en salle d'accouchement).
on a donc eu le temps de tout essayer et de mettre en pratique les cours de yoga. En alternant la bain, le ballon, les espaliers... les massages et surtout les sons (ce qui m'a le plus aidé à gérer à la douleur, on le faisait avec mon conjoint). les heures passaient et je n'ai au final pas demandé la péridurale (malgré la lenteur du travail!) je pense que j'étais déconnectée du temps et je ne me rendais pas compte que c'était si long et heureusement !
elles m'ont quand même proposé un genre de morphine (le nouba je crois) pour me soulager un peu.
bref, un accouchement naturel, quasiment autogéré (elle venait nous voir toutes les 2h environ). c'est donc à vous que je le dois et on vous remercie, car on a vécu un moment certes long et difficile mais à la fois magique! Le fait de vivre cette épreuve à 2 et de tout sentir était assez incroyable, on n'est pas prêt de l'oublier!
merci encore pour cette formation qui m'a beaucoup appris, sans laquelle je n'aurai pas vécu les choses de la même manière.
Bonne continuation.
Nathalie C

Ethan le 14 mai 2011


je vous fais part de la naissance d' Ethan le 14 mai 2011 à 15h36.
On l' attendait pour le 11 mai, mais il faut croire qu'il n' était pas prêt... Ou était-ce moi?...
Le 13 mai, à la clinique on m' a annoncé que le déclenchement se ferait le lendemain. Alors, Ostéopathe, homéopathie, infusion de feuilles de framboisier, ballade, visualisation et "dialogue" avec le bébé, et hop, les premières contractions sont arrivées à 20h30!!!
Elles étaient tout de suite assez intenses et assez rapprochées. J' ai réussi à faire la respiration de la vague, mobiliser le bassin etc etc.
 A 2h30 du matin nous décidons de partir pour la maternité...
Arrivés là bas, le col n' était pas très dilaté et les contractions ne se rapprochaient pas (toutes les 6 minutes). Je suis restée sous monitoring très longtemps, couchée... La fatigue commençait à me gagner et la position allongée n' était pas très confortable. J' ai même perdu un peu mon calme et ai un peu paniqué... Finalement à 10h du matin, n' en pouvant plus et le col étant assez dilaté je suis partie en salle d' accouchement afin que la péridurale soit posée. J' ai pu me reposer, et me calmer.
La suite s' est très bien déroulée. Toujours en visualisant le bébé descendre, en l' accompagnant, le col s' est ouvert assez rapidement et la tête est apparu!
L' expulsion a été très rapide puisqu'il a fallu une seule contraction et trois poussées pour que le bébé sorte.
A 15h36 notre petit ange était né.
Merci pour votre enseignement, je n' ai assisté qu'à
 quatre de vos cours, j' aurais aimé en suivre un peu plus...
Je joins une photo d' Ethan.
Encore merci.
Sophie R

SAM_0180


Adèle Luz le 7 mai 2011


Je vous envoie ce petit mot pour vous dire que j'ai accouché bien en avance, de 3 semaines, d'une belle petite Adèle; Luz (et oui elle est ma petite lumière!)
Ceci explique donc pourquoi je ne suis pas revenue au cours de yoga!!
L'accouchement s'est bien passé, très rapide... je suis arrivée à la clinique à 16H45 et à 18H06, tout était terminé.
Merci le 8 de l'infini qui m'a fait patienter et la respiration- concentration qui m'a fait tenir!
J'essaie d'être "présence" un maximum pour elle et suis heureuse de constater que cela fonctionne.
J'aurais aimé continuer l'an prochain le yoga avec vous car depuis plus d'un an je suis sur une "voie" spirituelle et j'ai trouvé pas mal d'échos à tt cela dans votre cours. Je vais voir si avec mon organisation et le temps de trajet cela s'avère possible. Mais dans tous les cas merci pour tout!
Et belle continuation sur ce beau chemin!
Emilie A

Marin le 1er avril 2011


Marin est donc né à 17h le 1er avril, 3kg370 et 51 cm.
L'accouchement s'est très bien passé, Marin était en siège et ça n'a pas posé de problème!
La veille nous étions allés marcher 2 bonnes heures avec pas mal de dénivelé : j'étais motivée pour qu'il arrive, le terme était au 2 avril et je savais que pour les sièges ils n'allaient pas vouloir trop attendre avant de faire une césarienne...
J'ai senti les premières contractions à 4h du matin, je suis allée dans le salon puis dehors (nous avons la chance d'être à la campagne!), j'ai fait des exercices de yoga en essayant de laisser venir le lâcher prise ! J'étais debout, j'ai fait des huits asymétriques, j'ai essayé de me connecter à l'énergie de la nature...le petit jour se levait, je sentais l'activité humaine - et même animale! - se mettre en route...et mon bébé qui arrivait lui aussi !
Nous sommes partis en ambulance vers 7h30 (le papa n'a pas le permis), c'était bien parce que nous avons évité les feux et les bouchons du matin. J'étais allongée à l'arrière de l'ambulance, concentrée à faire la respiration de la vague pour rester dans mon trip. Les ambulanciers faisaient des blagues et des commentaires sur les infos, j'ai fait abstraction au maximum.
A 8h30 nous sommes arrivés à la clinique, le travail avait bien commencé (col ouvert à 3), je suis allée en salle nature jusqu'à midi, j'ai eu la chance de pouvoir aller dans la baignoire, j'ai surtout fait des respirations de la vague, en essayant de passer "sous la vague" quand la contraction arrivait. A chaque contraction j'attrapais la main du papa pour me connecter à son énergie stable et me laisser aller pour ne pas lutter contre la contraction.
A midi j'étais ouverte à 5/6, ils m'ont proposé la péridurale alors je n'ai plus pu tenir (très psychologique...en même temps j'avais vraiment mal!). A partir de 13h j'étais sous péridurale, j'étais allongée mais j'ai continué à être active, avec un ballon sous les jambes je faisais des huit, je continuais d'imaginer l'ouverture du col pour que le travail se fasse bien, et puis je faisais des bascules du bassin pour que le bébé descende bien. Avec mon compagnon on faisait aussi des sons pour faire des vibrations.
A 17h Marin est né, après 3 poussées donc vraiment rapidement. Et bien sûr, c'était magique ! Il était très éveillé, et quand son papa a parlé derrière son oreille il a tout de suite tourné les yeux vers lui pour voir d'où venait cette voix.
Voilà donc tu vois que tes cours m'ont vraiment servi ! Surtout je pense à rester confiante tout le long, il n'a a pas eu un seul moment de panique ou d'hésitation, ce qui étonne parfois mes amies quand je dis que le bébé était en siège. Je savais toujours où j'en étais car j'avais bien compris les différentes étapes de l'accouchement, et je savais ce que j'avais à faire.
Merci pour tout et sans doute à bientôt...pour le prochain !
Céline

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Ulysse le 17 mars 2011


Je viens vous donner quelques nouvelles et vous annoncer
 la naissance d'Ulysse, un grand, beau et gros gaillard de 54 cm et 4kg050, il y a de cela presque trois semaines, le jeudi 17 mars dernier vers 18 h au CHU;  Notre petit bonhomme n'était visiblement pas pressé de sortir de son nid douillet, malgré le manque de place, et il semble que je n'étais pas prête non plus à le lâcher dans le vaste monde (pas de contractions !) : il est donc finalement venu au monde naturellement trois jours après le terme prévu grâce au coup de pouce d'une sage-femme, in extremis avant le déclenchement programmé selon le protocole.
J'étais tout de même un peu inquiète de ce dépassement de terme, qui ne faisait pas partie des hypothèses
 auxquelles je m'étais préparée ; de ce fait, mercredi après-midi, j'ai accueilli les premières contractions toute douces comme une bénédiction. J'ai continué à m'activer tout l'après-midi et à pratiquer les exercices appris grâce à vous : huit de l'infini sur ballon et debout, asymétriques, écartement du bassin et la fameuse respiration de la vague... Jeudi matin vers 1h30, après quelques heures de sommeil, les contractions devenant plus intenses et régulières, j'ai repris les exercices sur ballon, puis pris un long bain et pratiqué la respiration de vague en l'associant au souvenir d'une plage grecque paradisiaque où nous nous étions baignés au cours du cinquième mois de grossesse. Pendant tout ce temps, mon compagnon était à mes côtés, mais durant les contractions, je ne supportais pas qu'il me touche, ni même qu'il me parle ! A partir de 6 h du matin, les contractions se sont intensifiées et rapprochées toutes les 5 mn et j'ai ressenti le besoin d'ajouter des sons à la respiration de la vague. C'était un peu bizarre,  peu contrôlé, mais j'ai tenu un peu plus de deux heures comme cela ! A l'arrivée à la maternité, je n'avais plus le sentiment d'arriver à gérer la douleur qui m'épuisait. En apprenant que la dilatation n'en était encore qu'à 5 et que la moitié du chemin restait à faire sans savoir sur quelle durée, j'ai donc demandé une péridurale, alors que j'avais espéré pouvoir m'en passer grâce au yoga... Avec le recul, je ne l'ai pas regretté car la suite du travail a été longue (allongée par la péridurale ?) et, comme Ulysse ne s'engageait pas beaucoup vers les "portes de la naissance", il m'a fallu mobiliser en fin de course toute mon énergie pour le faire descendre. Sans cela, je ne pense pas que j'aurais été capable de traverser ces 9 heures, ni même quelques heures de moins, aussi sereinement. Tout au long du travail, grâce à cette péridurale bien dosée et autogérée par pompe, j'ai pu rester active, arpenter la salle d'accouchement, continuer les exercices et les étirements en discutant tranquillement avec mon compagnon, je ressentais les contractions avec l'intensité qui m'était supportable et j'étais en pleine forme. Je parlais aussi à notre bébé pour le convaincre de venir et de m'aider ! Au moment de l'expulsion, je ne sentais pas les contractions, mais j'ai perçu la progression du bébé dans le bassin. Elle a heureusement été très efficace et très rapide grâce à la méthode de la respiration bloquée. J'ai été prise en charge par une jeune sage-femme qui a su me mettre en confiance, me motiver et avec laquelle j'ai pu rediscuter de la meilleure position d'accouchement, de la méthode de poussée..., ses conseils ont été très judicieux. Je n'ai pas eu besoin d'épisiotomie, et il n'y a pas eu de déchirement spontané non plus, probablement dans la mesure où mon bébé, quoique gros, est venu bien à terme. Lorsqu'Ulysse a aterri tout chaud, sur mon ventre, ouf ! Quel soulagement ! Et quel élan d'amour pour ce petit être dont nous découvrions enfin le visage (et le sexe !) Pendant les deux heures où nous avons pu faire du peau à peau, il a pris sa première tétée. Aujourd'hui, l'allaitement est bien en place, il a pris 800 grammes depuis sa sortie de la maternité et il s'éveille chaque jour un peu plus, pour notre plus grand bonheur.
Ce que je retiens de cette aventure, c'est qu'on a beau écouter
 tous les récits d'accouchement possibles, tenter d'imaginer à l'avance le déroulement du sien, il me semble, comme vous nous l'aviez bien dit, que cela reste une expérience unique et impossible à prévoir, durant laquelle il faut s'adapter aux circonstances et à ses propres limites. J'ai vraiment ressenti aussi l'importance de la relation de confiance qui s'est établie avec la sage-femme, avec laquelle on fait totalement équipe en restant active et actrice de son accouchement.
Le yoga m'a bien aidée,
 et, s'il n'a pas été suffisant dans mon cas pour permettre le déroulement entièrement naturel que j'aurais souhaité, j'ai eu tout de même un bel accouchement. Cette première initiation avec vous, que je compte bien poursuivre, m'a permis de passer d'excellents moments avec mon bébé et je vous en remercie de tout coeur. Bonne chance et bon courage à toutes les futures mamans du cours !
Estelle

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Gaspard le 16 mars 2011


Gaspard est né mercredi 16 mars - le jour du terme ! - à 5h32. Un gros bonhomme : 4,3 kg... (on m'avait prévenu qu'il ne serait pas petit, mais je ne pensais pas qu'il dépasserait les 4 kg...)
J'ai commencé à ressentir des contractions différentes dans la nuit de lundi à mardi, avec une certaine excitation mais sans angoisse particulière. Elles étaient encore irrégulières et moyennement intenses. J'ai perdu le bouchon muqueux à 7h du matin, avec pas mal de sang, ce qui m'a inquiété et nous a amenés à la clinique mutualiste dès 9h, même si je voyais que les contractions n'étaient pas encore assez fréquentes ni régulières. La perte de sang était liée au col qui commençait à bouger, mais n'était ouvert que d'un doigt. Nous sommes donc rentrés à la maison en fin de matinée, et je me suis beaucoup servie du ballon, avec les mouvements de l'infini. + sieste et bain pour me détendre. Vers 17h, les contractions ont commencé à devenir vraiment très douloureuses, nous sommes donc repartis à la maternité : après 1h de monitoring, le col était ouvert à 3, les contractions régulières et très douloureuses : on m'a donc installée en salle d'accouchement, que Franck a un peu redécoré avec quelques objets familiers, notamment une petite lampe d'ambiance diffusant une douce lumière bleue...
J'ai accepté la péridurale, qui a été posée vers 21h, peu dosée pour continuer à vivre les contractions, en alternant la respiration de la vague et les sons (Om A Oum) quand les contractions étaient très fortes.
Le col s'ouvrait tout doucement, heure par heure, et le bébé a montré des signes de faiblesse vers minuit (cordon coincé ?), donc décision d'accélérer le travail avec perfusion d'ocitocine, de plus en plus fortes, qui ont abouti à une sur-sollicitation de mon utérus, d'énormes douleurs, de la fièvre... pas top ! malgré des soins en acupuncture, en parallèle.
Résultat : vers 4h du matin, le col restait bloqué à 8cm, je fatiguais vraiment et le bébé aussi.
Le médecin obstétricien a donc été appelé, et les sage-femmes commençaient à me préparer pour la césarienne...
Après examen, il a préféré essayer de me faire pousser, alors que le col n'était pas complètement ouvert !
Et ça a marché, malgré mon engourdissement très important lié à la péridurale (j'en étais déjà à la 3ème seringue !...), mes poussées ont été efficaces (le travail de préparation que tu nous as proposé a sûrement porté ses fruits à ce moment !), et la tête du bébé a passé le col.
Après, il fallait aller vite : le médecin a utilisé des forceps pour faire sortir le bébé + grande épisiotomie...
Et le bonhomme était dans mes bras, et nous regardait de ce regard si intense !
Avec cette longueur de travail et ce passage "en force", les suites de couche ont été forcément douloureuses et difficiles, les exercices de relaxation et de respiration m'ont encore bien servi, et heureusement que mon compagnon a pu rester avec moi à la clinique jusqu'à notre sortie, mardi matin !
Encore merci Martine, et bonne préparation aux futures mamans de ton cours !
Anne

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Axelle le 11 mars 2011


Axelle est entrée dans nos vies vendredi matin ! Le cours de jeudi dernier et notamment la partie sur l'ouverture du bassin aura porté ses fruits pour moi !!
C'est avec une grande sérénité que j'ai accueilli les premières contractions tant attendues vers 1 heure du matin.
La première heure, je l'ai passé à regarder mon radio réveil ... pour m'assurer d'une pseudo régularité de ces contractions.
Quelques postures de yoga et un grand bain suivront.
4 heures plus tard nous arrivions à la maternité et un examen rapide confirmait que le travail était lancé et efficace : col ouvert à 4 ou 5 cm, je ne sais plus.
Pas de salle de travail pour moi parce que je souhaitais 'déambuler' dans les couloirs de la maternité pour rester dans la verticalité.
J'ai été installée en salle d'accouchement environ 2 heures avant la naissance d'Axelle, c'est à ce moment là que j'ai demandé une péridurale déambulatoire.
Cette péridurale a effectivement été très efficace car les contractions ont quasiment disparu pendant environ 3/4 heures !!!
Grosses angoisses pour moi.
Et puis c'est reparti, les douleurs étaient atténuées, j'ai pu continué à marcher. En appui sur les meubles pendant les contractions mais toujours debout, respiration de la vague sur l'avant pour l'inspi et sur l'arrière pour l'expi.
J'ai senti mon bébé descendre, tourner sa tête et quitter son nid douillet en 3 contractions. Une fois les épaules passées, la sage femme m'a laissé la prendre entre mes mains et l'installer pour une petite tété qui durera 2 heures !!
J'avais prévu une quantité de posture inimaginable pour le travail de la naissance et j'aurais voulu me passer de péridurale. Au final, je n'ai fait que quelques exercices mais toujours debout et j'ai été largement soulagé par cette peri déambulatoire MAIS je n'aurais pas voulu d'une autre naissance et je suis une femme comblée.
Axelle est née à 9H30 vendredi 11 mars et elle nous comble déjà de bonheur.
Merci à toi pour tes précieux conseils.
Marjorie,

Axelle


Lou le 5 mars 2011


Lou est née samedi 05 mars, avec le petit jour, à la maison comme prévu!
une naissance bien surprenante...je ne l'aurais jamais imaginée comme ça...un long chemin vers la lumière, paisible jusqu'à 8 bons cm de dilatation...un chemin de presque 3 jours et 3 nuits! Heureusement nous étions à la maison, on avait tout notre temps, pas de contraintes, rien d'autre à faire, ce qui me semble important à relater ici, c'est que tant que je gardais la verticalité, le yoga, les 8, le ballon etc..., le travail se faisait, mais alors lentement!! des contractions très espacées (genre demi-h) et très douces, puis quand j'étais fatiguée je me couchais pour dormir (nous avons un grand matelas dans le salon en guise de canapé), quelques heures ou moins avec le temps, et là des contractions plus fortes et efficaces me réveillaient! alors vite je me mettais debout, verticalité ballon etc, mais le travail ralentissait! ça n'avait rien de stressant, Lou était en paix dans les eaux, heureusement...
Au bout de 2 jours et 1 nuit comme ça, tranquille, la sage femme est venue voir un peu, et j'étais à 3 bons cm, col pas tout à fait effacé, bon...je n'avais pas rêvé, il se passait bien quelque chose là en bas!!
Le lendemain matin elle revient, ( ça commençait à s'intensifier un peu quand même, contractions plus rapprochées (env 5mn), mais encore dans le mouvement..), on parle un peu, je commence à me sentir de moins en moins mobile, col presque effacé, ouvert 6/7...on commence les vagues...vague, détente, vague, détente...mon compagnon fait la vague avec moi, ou plutôt il accompagne mon souffle avec ses mains, de la tête aux pieds et retour...beaucoup beaucoup beaucoup d'amour!
Début d'aprem le travail se calme! marche au soleil (lente!), ballon etc...rien n'y fait! la sage femme commence à avoir peur...elle a jamais vu ça...y a un lézard...moi je garde mon sang froid, je suis en confiance, je la rassure, je SAIS que notre bébé va très bien, et moi aussi. On décide après une belle discussion avec le papa de remettre cette naissance à plus tard, on "lâche l'affaire"! Petit repas avec la sage femme, tranquille au soleil, ça contractouille un peu mais bon...avant de partir elle regarde quand même, histoire de...col effacé ouvert à 8 bons cm! Ah bon?
Bain, dodo. Réveil contractions, vagues...là je comprends le truc, enfin! Je dois non pas bouger et être verticale, mais rester en détente! Lâcher-prise...je t'entends d'ici Martine! Petite pause, dodo, et là, vers 1h du matin.....la Tempête....plus rien n'y fait, je fais de mon mieux pour me détendre entre ces douleurs vertigineuses, la sage femme m'accompagne, m'aide à me détendre (avec des mots surtout, elle a même attrapé au vol ton bouquin et lu des relax!) mon compagnon se trouve bien impuissant mais il reste près de nous, là j'avoue que je ne peux plus détendre grand chose, mais j'essaie, je pense au fond de l'eau quand la tempête se déchaîne...et je me maudis, une fois de plus, de ne pas être allée à l'hosto pour avoir une péridurale!!! Et là, rupture soudaine et jaillissante de l'énoorme poche des eaux ! Soulagement pour nous 3, on y est! Je file dans la piscine pour l'expulsion qui pointe...les contractions s'arrêtent!!!Noooon!! Colère, désespoir, je perds confiance, pour la première fois, je n'y crois plus, ça ne passera jamais! La sage femme me fait pousser un peu artificiellement, pour voir... ça me mets en rage, je dois sortir de cette flotte! Je fais quatre pas en dehors de l'eau, je m'accroche au tissu et l'animalité tant attendue me prend d'un coup, debout sur la Terre, la Mère...ça pousse, un truc de dingue, je m'accroche au papa, 4 ou 5 contractions, toujours debout,
 j'envoie le papa en réception... la tête est sortie, ils m'encouragent, on crie tous, on se croirait dans un match! le bébé fait des petits bruits, j'envoie tout ce que j'ai, je pense à toi Martine, je bloque cette fois ci pour pousser...et elle est sortie.......dans les bras de son papa...en larmes...enfin!
Et puis repos...
Elle est si belle, si calme...petit crâne tout rond, corps tout détendu...
Merci Martine! Moi ce que je retiens, c'est que je suis allée jusqu'à 8 dans la détente, et que dans la tempête finale (où j'avais trop peur de retourner, je le reconnais, sinon je pense que ça aurait pris moins de temps!!) j'ai réussi à trouver un peu de réconfort...merci du fond du corps, cette fois-ci je veux bien recommencer!
Je souhaite à tous les bébés de belles naissances
Et à toi...la paix du coeur...tranquillement...
à bientôt,
Chloé

inconnu


Ginkgo en février 2010


Dès le début, mon compagnon Paolo et moi-même avions désiré que l'accouchement se déroule de la façon la plus naturelle possible. Nous nous sommes donc beaucoup informés sur les médecines douces ainsi que sur les pratiques exercées traditionnellement dans le monde (je suis d'origine vietnamienne et nous avons voyagé en Inde à plusieurs reprises).
J'étais enceinte de 4 ou 5 mois lorsque je découvre votre livre "Grossesse, accouchement : le chemin initiatique" par hasard dans une biocoop. Je n'avais jusqu'alors pas encore trouvé de guide et le vôtre m'a de suite touché par sa sobriété et sa sérénité. A partir de 6 mois de grossesse, j'ai pratiqué plus fréquemment vos exercices et je discutais de certains passages avec Paolo. J'ai beaucoup apprécié et trouvé particulièrement essentiel les chapitres tels que la respiration de la vague, la visualisation et prise de conscience du bassin, l'explication des différentes douleurs qui surgissent lors du travail et le rôle de l'homme dans tout cela.
Une semaine avant l'événement, nous avons visionné le film "Le premier cri" de Gilles de Maistre qui nous a fait à la fois confirmer et relativer notre choix, celui d'accueillir l'enfant à la maison.
Au moment venu, dès les premières contractions et jusqu'à la perte des eaux (de 21h à 12h), j'ai marché et beaucoup dansé, doucement en ondulant : cela me détendait profondément. J'étais heureuse, je sentais la douleur et j'étais simplement heureuse. Après la rupture de la poche des eaux, tout s'est déroulé très vite, même si cela m'a semblé une éternité. Pendant les contractions, je restais d'abord allongée de côté car cela me semblait la posture la moins éprouvante. Epuisée, je me laissais aller. Comme le temps passait sans que rien ne s'améliore, Paolo m'a proposé de me relever, me disant qu'à la verticale je pourrais être plus active et que je me sentirais peut-être mieux. Alors, je me suis assise (en dépensant une force colossale) et j'ai appuyé mon ventre contre son dos. C'est à ce moment que j'ai ressenti comme une réponse du bébé, comme si lui aussi soudain se mettait au travail. La dilatation du col se produisit un peu plus tard et la petite fille est née vers 14h30, sa tête et tout son corps sortis en une contraction. C'est notre amie infirmière qui l'a recueillie.
Je suis persuadée que votre livre nous a permis de vivre cet événement avec beaucoup de sérénité et de joie.
  Depuis, je me suis offert le premier tome "L'attente sacrée" et j'offre vos livres à mes amies. Je vous suis infiniment reconnaissante pour le "vrai" savoir que vous divulguez. Je prie pour que vos projets s'épanouissent et rayonnent le plus loin et le plus longtemps possible.
Bien à vous,
Tam Hau

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Helena le 12 janvier 2011


Avec notre grande surprise, notre petit ange est arrivé bien avant la
date prévue. Au lieu du 1er février
 elle a fait son apparition le 12
janvier.
Le processus de l’accouchement était assez long.
Les premières contractions ont commencé à minuit. Au début, avec mon
ami, on n’y croyait pas vraiment et on faisait semblant de remettre ça
à plus tard… en tout cas pas ce soir, pas maintenant, « laissez nous
dormir » :)
Moi, j’étais bien fatiguée car le jour même je me suis levée très tôt
pour amener ma Maman à l’aéroport (retour en Pologne) et entre midi et
deux, je me suis fait une bonne séance de natation à la piscine. Mon
ami aussi était bien crevé donc tout les deux on rêvait d’une chose : une
bonne nuit de sommeil.
Mais les contractions continuaient et ont été suivies par un mal
ressemblant à celui de début des règles. Je me souviens du compte-rendu d’une personne par rapport à ce descriptif et j’ai commencé à
m’inquiéter. J’ai pris le chronomètre pour compter la fréquence des
contractions et c’était bien toutes les 5 minutes. Mon ami, ne pensait
pas du tout à ça et me disait « mais fais ta respiration de la vague,
détends toi et demain on verra » Il disait que c’est normal que j’ai
des contractions, puisque pendant toute la grossesse je n’ai pas eu un
signe donc c’est le temps pour en avoir un peu …
Les douleurs commençaient à être de plus en plus pénibles et je me
suis levée de plus en plus souvent pour aller aux toilettes. J’ai même
fait 2 fois la selle en pensant que c’est ça qui me contrarie et du
coup maintenant ça devrait aller mieux … sauf que vers 2 :00 j’ai
remarqué la perte des eaux !
Mon ami a enfin compris que c’était du sérieux, que je ne rigolais pas
et qu’il était temps d’aller à la clinique.
A 2 :30 la sage femme m’a examiné en disant que c’est le début de
l’accouchement, que je dois rester à la clinique mais pour l’instant le
col est « ouvert qu’a un doigt donc il faut attendre». On m’a attribué
la dernière chambre en me souhaitant une bonne nuit.
Et moi complètement perdue et un peu choquée, au lieu d’aller dans la
salle d’accouchement et me préparer je pensais qu’à dormir. De coup,
je suis restée au lit jusqu’à 6 h. Ensuite, toujours sans sommeil et avec
mes douleurs j’ai demandé un accès à la salle d’eau, pour me détendre.
C’est vrai que ça m’a fait énormément de bien, mais j’avais
l’impression que rien ne se passait pour l’ouverture du col et que tout le travail s’était arrêté. En sortant du bain, les vraies contractions,
difficilement supportables, ont repris d’un coup. On m’a examiné à
nouveau vers 8 :00 et là j’étais ouvert à seulement 3 doigts ! J’ai
fait vite un calcul dans ma tête, en me disant que si de minuit à 8
heures, je suis ouverte seulement à 3 doigts combien de temps je serai
capable de tenir pour une ouverture à 10 doigts ???
À ce moment là, j’ai craqué et j’ai demandé la péridurale…
Même si ma demande était prise en compte rapidement et l’anesthésiste
s’est présenté immédiatement, tout le travail de préparation me
paraissait interminable et juste avant la piqûre j’étais complètement
épuisée incapable de m’exprimer et j’ai crié comme un loup (me disait
mon copain.
Après la péridurale, surtout qu’elle était bien faite et bien dosée,
l’accouchement était un plaisir… j’ai fait des exercices pour faire
descendre le bébé, ouvrir le col et détendre le périnée. Mon ami a
fait le travail d’haptonomie en mettant sa main en arrière du bassin
pour faire venir le bébé vers le bas et tout ce travail s’avérait très
efficace. Rapidement j’étais ouverte à 5 doigts puis à 8 et puis le
travail final a commencé.
Ma petite fille avait la tête tourné vers les étoiles, la petite
rêveuse, donc cela ne facilitait pas la sortie pour elle et
malheureusement même avec les traitements d’acupuncture elle n’avait
pas envie de se tourner. De ce fait, elle a du être sortie à l’aide du
forceps et une petite épisiotomie mais ni l’un ni l’autre a causé des
ennuis pour moi ou pour elle.
Voilà, à 13 :04 Helena a fait son apparition sous le soleil grenoblois
et depuis elle nous remplit les cœurs.
Donc pour résumer, et pour un conseil aux autres filles qui sont dans
votre cours, il ne faut pas oublier que pour l’accouchement il n’y a
pas d’heure précise et même si c’est en pleine nuit il faut y aller
et travailler pour avancer accouchement et faciliter la sortie du
bébé.
Concernant les 2 semaines après l’accouchement c’est une autre
histoire… je ne veux pas trop décourager, mais c’est vrai qu’on ne
parle pas trop alors qu’il faut être prêt pour une bonne épreuve.
Surtout quand avec la baisse des hormones on rencontre des petits
soucis : comme pour moi les hémorroïdes, la constipation, allaitement
difficile à mettre en place, crevasses
 sur les mamelons… et pour
finir la lymphangite du sein suite à une monté du lait carabiné.
Maintenant ça va mieux, l’allaitement se met en place peu à peu, mais
il a fallu un traitement antibiotique. La petite commence à prendre
bien du poids et de coup elle change tous les jours. D’ailleurs elle
s’est réveillée et je dois lui donner le sein.
Je vous remercie de tout mon cœur pour la sagesse que vous m’avez
transmise, vos conseils, vos méthodes de travail et surtout de votre
présence tellement chaleureuse et bienfaisante.
J’espère être encore un jour enceinte et revenir vous voir mais en
attendant je conseille vos cours à mes copines futures mamans.
Je passerai bien un de ses jours pour vous monter mon petit bout de
chouc duquel je suis tellement fière.
Très amicalement.
Inga

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Marion le 12 décembre 2010


J’ai la joie de t’annoncer la naissance de notre fille Marion, arrivée le 12 décembre à la clinique.
En fin de journée du samedi 11 décembre, la poche des eaux s’est percée.
Des contractions ont suivi de manière régulière.
Nous sommes arrivés à la clinique dans les 2 heures qui ont suivi.
Le col était ouvert mais vers minuit, le col n’était ouvert qu’à 3.
Les douleurs étaient intenses, mais grâce à la respiration de la vague, les mouvements de l’infini sur le ballon et les massages du dos pratiqués par mon mari, je me suis épatée à garder un grand calme.
Je parvenais pratiquement à m’endormir entre les contractions.
Suite à une phlébite en postpartum lors de ma précédente grossesse, dont l’accouchement a eu lieu par césarienne, j’étais sous anticoagulant.
Le médecin et la sage femme qui m’ont accompagnée dans cette magnifique aventure, ont longuement hésité sur une orientation vers une césarienne du fait de mes antécédents, de la longue durée du travail, et face à leur inquiétude sur le rythme cardiaque du bébé.
Le col se refermant après les contractions, la sage femme m’a dit qu’il allait falloir pousser efficacement pour ne pas que le bébé souffre et l’aider dans sa descente.
La péridurale n’a donc pu être effectuée que vers 13h00 le 12 décembre, mais les petits dosages permettent de ressentir les contractions et la descente du bébé.
Marion est arrivée à 15h15 après quelques poussées et une petite épisiotomie, car la tête de ma puce ne se présentant pas correctement, l’utilisation des forceps a été nécessaire.
Quel bonheur lorsque l’obstétricien me pose ma puce sur le ventre après quelques petits hurlements…on en oublie tout le travail nécessaire
 !!!
Il faut croire que l’on a une véritable source d’énergie pour gérer cet événement…je ne pensais pas y parvenir
 !
Heureusement que mon mari m’a soutenu tout le long du travail et de l’accouchement…ça aide
 !
Je tenais à te remercier pour tes cours de yoga qui m’ont permis de gérer mon accouchement avec sérénité avec notamment un recentrage sur moi-même pour gérer les contractions, une meilleure respiration, une visualisation du parcours du bébé pour aider à la descente.
Ton livre «
  l’attente sacrée » apporte un guide complémentaire …
Grâce à tout cela, j’ai eu le sentiment d’avoir confiance en moi (et ce n’était pas acquis
 !) et d’avoir l’énergie et l’envie d’aller jusqu’au bout.
Un grand MERCI à toi.
Je souhaite à toutes de vivre leur accouchement pleinement quelle que soit la manière.
Sandrine S

inconnu


Adélie le 7 décembre 2010


Le fameux jour est arrivé et la petite Adélie tant attendue par ses parents et son grand frère Maël est née le 7 décembre. Malgré tous nos efforts pour l'inciter à sortir toute seule, Maël qui lui disait "Bébé, la sortie c'est par ici, par les fesses", il a fallu la déclencher après une fausse alerte la nuit précédente de contractions inefficaces.
La sage femme m'explique qu'en fonction de mon col, ouvert à 2cm
 elle choisira une forme de déclenchement ou une autre. Quand elle arrive avec la perf, je vois que c'est parti pour le grand jeu. Je suis déclenchée à 15h45. Alors pas de salle nature, me voilà coincée avec mes perfs qui font tout de suite effet même si sur le monito, l'élève sage femme a réglé les contractions à zéro, elles sont bien présentes et rapprochées dès les 5 premières minutes du produit en intraveineuse. Et là je me concentre bien malgré mon nez pris, pour faire la respiration de la vague et bien relâcher entre deux en faisant le mouvement de l'infini. Mais bien vite c'est accrochée aux rideaux que je gère la violence des contractions dont le rythme s'accélère. Je suis tentée de faire un peu de balançoire sur les rideaux pour détendre l'atmosphère, mais les tuyaux me rappellent à l'ordre et mon mari s'interpose. Au bout de deux heures trente de tempête, je comprends vite que je n'échapperai pas à la péridurale, avec la fatigue accumulée des derniers jours et la rhino, autant en profiter avant que son installation soit ingérable. Je me concentre avant tout sur la respiration, et le relâchement pendant les courts moments de répit. Quand enfin la péri fait un peu d'effet et espace un peu les contractions, j'en profite pour écarter mes ischions sur la table et relâcher au maximum. Les rideaux m'aident bien. La sage femme ne voit pas bien l'intérêt que je trouve à être assise mais ne s'oppose pas à ce que la table soit un peu relevée. Je suis hyper concentrée et je ne pense qu'à guider le bébé vers la sortie. Au moment où je suis vraiment concentrée sur la respiration au niveau du col, la poche des eaux se fissure et plusieurs fois elle se vide au moment de la contraction.  A 18h je suis passée de 2 à 6 cm, c'est bien grâce au yoga que mes contractions ont été efficaces cette fois-ci et grâce à la péri que j'ai pu rester concentrée. La sage femme ne veut pas me croire que la poche des eaux s'est vidée plusieurs fois, elle me propose de la percer, mais en voyant toute l'eau sous moi elle se rend à l'évidence. La contraction suivante, je continue de me concentrer, elle se vide complètement. Elle monte le taux de cyto pour accélérer la dilatation. Lorsque la relève arrive vers 19h30, je découvre Héloïse qui va me soutenir dans les moments les plus délicats et qui trouve ma position très adéquate. Elle me prévient qu'il faut garder un moment le taux élevé de cyto, même si les contractions sont extrêmement rapprochées et violentes car le col n'a pas évolué en 1h. Les contractions s'enchaînent à peine minute par minute et les 15 minutes de prise d'effet de la péri sont interminables, mais je tiens bon, je souffle comme je peux dans l'avalanche. La péri soulage un peu. Vers 20h30, Héloïse m'explique que le bébé fatigue et qu'elle compte sur moi pour le faire descendre dans le petit bassin jusqu'à la sortie en poussant. Elle m'aide précieusement en guidant la poussée avec sa main et me soutient par ses encouragements. Quand enfin je sens le bébé à l'entrée du périnée, je sais que ce sont les dernières poussées. Tout se déchire mais la voilà qui sort sur mon ventre, le temps de couper le cordon qui s'est un peu emmêlé sur son ventre et gêne la sortie, et bienvenue sur terre, Adélie ! Il est 21h. Je bois pour fêter l'événement !
Pour celles qui pensent que la péri empêche de sentir l'accouchement, je crois que c'est une erreur, au contraire elle permet de se concentrer sur ce que l'on sent, la douleur est atténuée, cela permet de rester concentrée et peut-être d'éviter la césarienne en fin d'accouchement. Après pour la couture, ce n'est pas du luxe d'appuyer sur le bouton, pas la peine de sentir la douleur inutilement... Chacun définit ses limites où il le peut. Il n'y a pas de compétition dans ce domaine et la nature n'est pas égale pour toutes. À nous maintenant le bonheur et les nuits courtes.
Merci encore à toi Martine pour cette préparation extrêmement bénéfique, merci à Héloïse qui m'a soutenue comme une soeur par ses encouragements, ses conseils et sa présence dans ce "marathon" comme elle disait.
Bonne chance à toutes !
Et joyeuses fêtes de fin d'année !
Agnès


Augustine le 7 décembre 2010


Je prends enfin un peu de temps pour vous raconter la naissance de ma petite Augustine née mardi 7 décembre à 6h45, 3k350 et 52cm…Pendant les 2 jours qui ont précédés l’accouchement, je me sentais en pleine forme et super légère alors que les dernières semaines je me traînais. Alors pendant 2 jours, j’ai fait plein de rangement et de ménage dans la maison.
Et ce qui devait arriver, arriva, mardi 7 décembre à 1h15 en me retournant dans le lit je me réveille et je sens que je perds les eaux. Donc je me lève et prends une douche mais à chaque mouvement je sens que ça coule encore et je commence à sentir quelques contractions pas très fortes.
Je m’installe donc sur le ballon avec une serviette puis je fais des mouvements de l’infini et là les contractions deviennent plus intenses et plus rapprochées très rapidement (toutes les 4-5 minutes) mais la respiration de la vague m’aide à gérer la douleur. Je n’étais pas pressée d’aller à la maternité et nous y sommes allés vers 3h30. La sage femme m’examine et m’annonce que j’en suis à 4-5. J’avoue avoir été un peu déçue par cette annonce et peur de ne pas avoir assez d’énergie (par manque de sommeil) pour vivre activement cet accouchement comme je le voulais.
On nous installe donc en salle de pré-travail et la pose du monitoring m’oblige à rester allongée pendant une demi-heure et j’en profite pour me reposer en espérant me ressourcer. Enfin on me libère et je m’installe sur le ballon et les contractions s’intensifient très rapidement mais je n’arrive plus à soulager ma douleur par la respiration de la vague alors j’essaie de me suspendre pendant les contractions mais ça ne me soulage pas vraiment. Toujours sur le ballon, mon mari derrière moi je lui propose donc de faire des vibrations pendant les contractions et nous voilà en train de faire des ‘AAAA’ pendant les contractions et à ma grande surprise, ça m’a bien soulagée
 !
La sage femme revient nous voir et je lui dis que les contractions se sont bien intensifiées et étant donné que c’est un troisième accouchement pour moi, elle décide de me faire passer en salle d’accouchement. J’essaie tant bien que mal de marcher mais c’est très difficile d’avancer, je ne supporte pas d’être debout, le trajet me semble très long et l’envie de pousser commence à vraiment se faire sentir. Enfin arrivée dans la salle, les sages femmes me demandent dans quelle position je souhaite me mettre et je demande à me mettre allongée sur le côté et à peine le temps de m’installer, j’ai vraiment envie de pousser mais la sage femme me demande d’attendre qu’elle ait regardé le col pour ne pas pousser trop tôt. Je n’en suis qu’à 7 mais avec le col très souple et comme c’est un troisième accouchement je suis autorisée à pousser. Je ressens donc mon bébé progresser et je peux enfin pousser ce qui me permet de ne plus subir la douleur des contractions. Je suis vraiment encouragée à chaque poussée par mon mari et les sages femmes et enfin on m’annonce que la tête est sortie et qu’il faut une dernière poussée pour l’épaule.
Ayant le cordon autour du cou, mon bébé est vite pris en charge par l’équipe mais je ne m’en rends même pas compte sur le coup, car on me fait pousser encore pour expulser le placenta. Je n’arrive pas à pousser efficacement en restant sur le côté alors on me fait passer sur le dos et je réussi enfin à pousser efficacement pour le placenta. Puis on me présente mon bébé, quelle surprise c’est une fille
 ! On me la met sur le ventre et on nous laisse faire connaissance tous les 3.
Après 2 petits gars, cette petite princesse va être bien choyée.
Même si j’avais déjà accouchée 2 fois sans péridurale, cette troisième fois a été très différente et beaucoup plus intense et douloureuse. Je n’ai pas réussi à faire la respiration de la vague sur la fin quand les contractions étaient très douloureuses mais le yoga m’a apporté la confiance en moi qui me manquait et permis de vivre pleinement mon accouchement en ayant sans cesse à l’esprit que «
 le corps des femmes est fait pour accoucher », il faut s’écouter.
Encore merci pour les cours et les conseils qui nous accompagnent pendant la grossesse et vont nous suivre après.
Bon courage à toutes et vivez pleinement cette expérience unique à chaque fois
Candice B

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Tom le 26 novembre 2010


Voilà, Tom s'est posé sur terre avec les 1ers flocons, dans la nuit du 26 Novembre. C'est un petit bonhomme adorable. Un grand merci à toi pour ton accompagnement. Ta préparation m'a permis de développer une confiance en moi et de lui offrir une naissance en toute sérénité, comme j'en rêvais. J'ai beaucoup de chance de t'avoir rencontrée.
Voilà donc le récit de son arrivée.
Tout a commencé le jeudi après-midi après la séance de Yoga. Un peu fatiguée, je me suis donc accordée une petite sieste.
  A peine assoupie, je me suis réveillée en sursaut … la poche des eaux venait de se rompre, il était 15h ! Un mélange d’excitation et de panique m’a envahie  à ce moment là.  La rencontre imminente avec notre bébé, mais adieu, la perspective de la baignoire et appréhension de contractions fortes dès le début…  Le temps de réunir les affaires et de prévenir le papa, nous sommes partis pour la maternité une heure plus tard, je n’avais toujours aucune contraction.
Premier examen, monitoring, le travail n’était pas vraiment engagé.
  2ème monitoring vers 20h, pas vraiment d’évolution, 2 contractions en l’espace de 5 heures. Planait alors au dessus de ma tête la perspective du déclenchement, au plus tard le lendemain matin. Bref, on était loin du scénario rêvé.  Se détendre et ne pas trop penser... Je me suis alors recentrée sur moi et activée : respiration abdominale, mouvements de l’infini , debout et sur le ballon, visualisation de mouvements de l’infini sur le col ... Puis un peu avant 22h, une contraction, puis une 2ème 5 minutes après puis une 3ème  et une 4ème toujours au même rythme. J’ai ensuite arrêté de les compter ! Exit le ballon que j’appréciais tant, seule la station debout pliée à 90° en appui sur le lit surélevé serrant un oreiller m’était confortable pendant les contractions. La respiration de la vague m’aidant à traverser cette minute un peu difficile. Cédric très présent se sentait malheureusement un peu impuissant car je ne supportais pas d’être touchée mais sa présence et ses paroles réconfortantes étaient tout ce dont j’avais besoin. 2 heures se sont ainsi écoulées, puis on est passé à un cran au dessus. Isabelle, la sage-femme m’a examinée, la dilatation n’était qu’à 2-3 cm. Elle m’a alors demandé comment j’envisageais la suite. Dans l’idéal, je souhaitais me passer de la péridurale, mais je n’étais pas complètement fermée à cette alternative. Elle me dit après, que plus que ma réponse, c’est dans ma voix qu’elle s’est fait son idée.
Elle m’a alors proposé d’essayer la baignoire. Bonne surprise
 ! Après un chemin un peu difficile jusqu’à la salle nature, c’était quitte ou double, le moment de doute. Et l’eau a produit son effet, j’étais dans mon élément, comme dans une bulle. La respiration de la vague rythmait mes contractions mais à une cadence bien plus rapide que pendant les cours ! Respiration abdominale pendant les accalmies pour me détendre, mais j’avais une douleur résiduelle dans le bas du ventre. Je me sentais quand même relativement détendue sans appréhender la prochaine contraction, puisque elle me rapprochait de l’instant où je pourrais serrer mon bébé contre moi. Dans l’eau je me suis aussi laissée traverser par des vagues sonores en « m » me parcourant de la tête au pieds pendant les contractions. Comme un guide vers la sortie pour le bébé. Je rassurais le papa en lui disant que ce n’était pas une plainte de douleur mais une façon d’accompagner cette douleur, avec un effet  libérateur. Puis les contractions se sont accompagnées de poussées involontaires. Nous avons donc appelé la sage-femme car je sentais qu’on avait encore franchis un pallier, je sentais le bébé progresser. Occupée avec une autre patiente, elle n’a pu venir de suite. Quelques contractions plus tard, l’arrivée du bébé me paraissait plus qu’imminente, nous l’avons donc rappelée. Elle m’a examinée, j’étais passée de 2 à 9cm en 1h30. Je serai bien restée dans l’eau… Nous sommes passés en salle d’accouchement, lumière tamisée et ambiance très intime puisque j’étais uniquement entourée du papa et d’Isabelle. Cédric  a été d’un grand soutien, je m’accrochais à ses bras et « nous poussions tous les deux » ! Tom est né 10 minutes plus tard, 3kg660 pour 51cm. Il était 3h du matin, de gros flocons tombaient dehors, c’était un moment magique. J’avais complètement perdu la notion du temps pendant tout le travail et lorsque Tom est arrivé je me suis dit ça y est, déjà ! J’avais l’impression que mon accouchement n’avait duré que 2-3 heures, alors qu’en réalité, c’était près de 6h. Je n’imaginais pas qu’on puisse garder un si bon souvenir de l’accouchement et c’est pourtant le cas !
Une épisiotomie a été nécessaire même si les tissus étaient très détendus. Expliquée immédiatement après la naissance de Tom, cela m’a permis de l’accepter. J’avais noué une relation de confiance avec Isabelle. Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de repasser un moment ensemble pendant mon séjour, l’émotion était là chez nous deux…
Je souhaite à toutes les futures mamans une belle naissance
 !
Mylène P

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Anouk le 16 novembre 2010


J'ai la joie de t'annoncer la naissance de ma petite Anouk le 16 novembre dernier(avec beaucoup de retard car je n'ai plus une minute à moi depuis).
Après une menace d'accouchement prématuré, qui ne m'a malheureusement pas permis de poursuivre les cours de yoga jusqu'à la fin, j'ai finalement accouché 12 jours seulement avant le terme.
Le yoga aura été pour moi d'une grande aide autant avant que pendant l'accouchement.
J'étais très "frusté" par cette fin de grossesse difficile qui m'a cloué au lit pendant 2 longs mois...
J'espérais donc que le moment de la naissance se passerait comme je le souhaitais c'est à dire le plus naturellement possible ...et çà été le cas.
Les 1ères contractions de travail ont débuté vers 13 heures .
J'ai essayé de mettre en pratique ce que tu nous avais enseigné: respiration de la vague, mouvement de l'infini sur le ballon...
Vers 23h15 nous sommes partis à la maternité.
A notre arrivée nous avons été reçu par une sage femme qui nous a demandé si nous avions des souhaits particuliers .Nous lui avons donc remis notre projet de naissance dans lequel nous demandions à l'équipe médicale d'être le moins interventionniste possible si la santé du bébé le permettait.
J'ai pu bénéficier de la salle nature qui était disponible et presque la totalité du travail s'est effectué dans la baignoire.
J'étais dans un état second...entre chaque contraction, j'étais totalement détendue...concentrée sur ma respiration.
A 6 cm, la poche des eaux n'était toujours pas rompue...et le travail stagnait...
La peur de souffrir davantage me fait alors demander une péridurale...malgré mes intentions de ne pas y avoir recours au départ...Mais comme tu le dis "tout est expérience".
Mais soudain, la poche des eaux éclate littéralement dans le bain...la douleur est fulgurante... Je crois alors que je suis proche de la fin, ce qui me fait oublié la péridurale.
Nous
  passons en salle d'accouchement. J'essaie différentes positions : à quatre pattes, puis sur le côté.Je mets en pratique ce que tu nous a enseigné au cours sur la poussée...
Mais la tête du bébé ne se présentant pas bien, la sage femme devient plus directive, et me fait passer en position gynécologique classique. Après plus d'1h30 de poussée, Je suis exténuée ... Je sais alors qu'il faut que je rassemble mes dernières forces. C'est incroyable de ressentir cela...cette énergie de vie insoupçonnée. Anouk naît à 3h15 du matin...
L'accouchement a été pour moi une très belle expérience. C'est un peu comme un "rite initiatique". Il y a un avant et un après .
Marie M

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Gaspard le 14 novembre


Je prends enfin le temps de raconter l'arrivée de Gaspard le 14 novembre 2010 à 13h55, 2.550kgs pour 46cms.
Depuis le vendredi soir, je ressentais le besoin de bouger sur le ballon, de faire des mouvements de l'infini, de regarder tes vidéos sur l'ouverture des portes de la naissance et l'accouchement dans la verticalité.
J'ai perdu le bouchon muqueux petit à petit dans la journée du samedi.
Le dimanche, je me réveille vers 10 heures en perdant le reste du bouchon muqueux et nous décidons de finir la valise pour aller faire un contrôle à la maternité car jusque là, tout va bien.
Vers 10h30, je ressens des douleurs bien connues dans mon corps : j'ai mal comme lorsque j'ai mes règles.
Et là, tout s'enchaîne :
Dès 11 heures, j'ai de véritables contractions et je ne suis bien que debout, dans le mouvement.
Je m'accroche au radiateur mural de la salle de bain en faisant les huit de l'infini pendant que Fabrice me parle et met sa main sur mon bassin pour appeler le bébé (haptonomie), les contractions sont très intenses.
J'en ai toutes les cinq minutes, c'est incroyable comme le mot tempête est bien approprié : je vomis, je tape contre le mur… entre les contractions, je me relève, je suis bien et quand une nouvelle contraction arrive, je prends une bonne inspiration, je m'accroche au radiateur pour bouger mon bassin et la voix de Fabrice me ramène à la réalité.
Je me dis pourtant que si à la maternité, je ne suis qu'à une dilation de 2 ou 3, je demanderai la péridurale car cela fait déjà trop mal.
Nous prenons enfin la voiture, un air de musique classique nous accompagne pendant ces dix interminables minutes et nous voilà arrivés clopin-clopant à l'entrée des urgences gynécologiques de la Mutualiste.
Il est midi.
Nous faisons la connaissance de Florian, élève sage-femme de 3ème année, qui nous amène directement en salle d'accouchement, me laisse me mettre accroupie sur la table pendant qu'il met le monitoring et m'examine.
Il est très zen et inclus dès le départ Fabrice.
Florian me demande si je souhaite prendre la péridurale car je suis déjà à 7 de dilation, que tout se présente bien et que le travail à la maison a été efficace.
Encouragée par cette bonne nouvelle et par des contractions de plus en plus fortes, je décide de m'en passer et
  de continuer sur la voie du mouvement, je m'y sens bien et cela me permet de gérer la douleur, de l'intégrer.
Nous sommes désormais tous les trois dans la pièce et Florian me laisse être accroupie sur la table d'accouchement.
A chaque contraction, je respire profondément, j'agrippe le grand drap fixé au plafond pour m'y suspendre.
J'ai les yeux fermés, je ne pense qu'à bouger mon bassin, je suis concentrée, et entre deux contractions, je peux relâcher un peu.
Fabrice a alors sa main sur mon sacrum, toujours relié à moi et au bébé, me parlant et m'encourageant.
Nous sommes plus que jamais ensemble, il est totalement présent et actif.
Puis vers 13 heures, je découvre ce qu'est l'envie de pousser : je sens vraiment la pression sur le périnée, je pousse comme tu nous l'as appris Martine, avec une pause dans l'expiration, laissant petit à petit l'espace s'ouvrir mais ces sensations nouvelles me font peur, j'ai l'impression que je vais imploser.
Florian me dit que je m'en sors très bien, que j'ai une "haute capacité de résistance à la douleur", ses paroles et sa bienveillance ont été d'un précieux soutien tout au long de mon accouchement, il est vraiment passionné par son métier.
A 13h50, la sage-femme en chef veut que je me mette sur le côté avec une jambe en l'air car ma cambrure ralenti le travail et la sortie du bébé.
Têtue comme je suis, je ne suis pas partante, j'ai peur de ne plus être active et de subir la douleur même si elle me dit que le bébé sera là pour 14h30 ; et c'est à contrecœur que j'accepte finalement à 13h54.
Au moment où je commence à me retourner, je m'aperçois qu'il ne m'est plus possible de bouger et que quelque chose se passe.
J'ai à peine le temps de le dire et je m'agrippe de toutes mes forces au drap suspendu, je pousse si intensément qu'à 13h55, la poche des eaux se rompt et Gaspard arrive en même temps, avec cette dernière poussée.
Je ne réalise pas très bien, le temps est allé si vite, et l'équipe doit en plus me retourner sur le dos car je suis exténuée par ce dernier effort.
C'est un adorable petit bébé que l'on me pose sur le ventre, si chaud, si beau : Gaspard est né !!!!
Le yoga m'a apporté tout au long de ma grossesse un bien être physique et moral, et lors de l'accouchement une grande confiance en moi : j'ai su que je pouvais supporter la douleur grâce au mouvement.
Je tenais vraiment à te remercier Martine pour la richesse de ton enseignement, surtout qu'avec la super-active que j'étais, ce n'était pas gagné d'avance, je suis fière de moi.
J'ai trouvé à tes cours une écoute, un lien d'échange et surtout, de nouvelles amitiés, très précieuses après l'accouchement car j'ai fait un gros baby-blues et partager mon vécu avec de nouvelles mamans m'a permis de sortir de l'isolement.
Je souhaite à toutes les prochaines mamans de vivre pleinement leur accouchement.

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Noé le 13 novembre 2010


J'ai la joie de t'annoncer la naissance de Noé, arrivé le 13 novembre avec 12 jours d'avance.
Voilà le récit de son arrivée, même si la reconstitution à posteriori est un peu floue pour moi, où la notion du temps est modifiée.
Dans la nuit de vendredi à samedi, je suis réveillée plusieurs fois par des contractions douloureuses. J'avais fini par m' habituer aux contractions présentes depuis presque le début de ma grossesse, mais depuis quelques jours elles pouvaient être douloureuses et me réveiller.
A 9h30, elles continuent et deviennent plus fréquentes, toutes les 5 minutes. Je me dis que le jour de la naissance est arrivé. Je gère ces contractions qui me semblent être d'une intensité moyenne, avec la respiration de la vague. Je reste en mouvement, je marche, je fais des "huit de l'infini" sur le ballon, je pratique quelques mouvements de yoga à partir des vidéos de ton site. Ta voix me guide, et c'est apaisant.
Les contractions deviennent plus fréquentes, toutes les 3, 4 minutes. Nous nous préparons à partir à la maternité. J'envisage déjà d'investir la salle nature et sa baignoire, car nous n'en avons pas à la maison.
A notre arrivée vers midi, la salle est disponible, tant mieux. La sage-femme me place un monitoring sans fil ,mais ne m'examine pas tout de suite. Je retrouve mon ballon mais je ne supporte plus son contact avec mon périnée pendant les contractions. C'est peut-être leur fréquence qui me fait oublier, ou m'empêche, d'essayer les postures de suspension que j'avais envisagées. Bertrand, mon compagnon ne peut me soutenir comme je l'avais imaginé, il est gêné par une migraine. Il peut quand même m'offrir son appui pour que je continue à marcher.
La sage-femme vient m'examiner vers 15h je crois, m'annonce que le col est encore long, postérieur et fermé, et le bébé est encore haut! Elle me déclare en "pré-travail" et envisage même de me renvoyer chez moi! J'accueille la nouvelle difficilement et je n'imagine pas le trajet de retour à la maison...
Les contractions augmentent en intensité et en fréquence: toutes les 2, 3 minutes. J'ai envie de vomir.
Bertrand essaye de m'aider par un contact. Or je suis surprise et un peu déroutée car je ne peux plus supporter aucun contact lorsque la contraction est là , je la lui signale alors par un geste de la main.
Je m'installe dans la baignoire. J'ai du mal à trouver une position qui me convienne. Bertrand qui se sent mieux, prend soin de moi, fait couler de l'eau sur les parties de mon corps émergées. D'un coup je perds le bouchon muqueux et les eaux, quelque chose a cédé brutalement sous la pression.
Je veux sortir de la baignoire, j'y parviens difficilement, j'ai du mal à me déplacer. Je m'aperçois que je perds aussi du méconium, je m'en inquiète un peu.
La sage-femme revient. Je renonce alors à mon projet et je demande quand pourrais-je avoir une péridurale, car j'ai l'impression de ne plus arriver à gérer. Elle constate que je suis arrivée à une autre étape, ma demande ne la surprend pas, elle relève que mon visage a complètement changé.
Nous devons alors passer en salle d'accouchement et attendons l'anesthésiste. Le temps écoulé entre ma demande et la réalisation de la péridurale puis le ressenti de ses effets, me semble TRES LONG. Je vis des contractions trés violentes, je ne gère plus rien du tout, je pousse des cris, des râles qui viennent de trés loin. Je m'accroche aux épaules de Bertrand. La position assise,imposée pour pratiquer la péridurale est trop contraignante pour moi. La péridurale met du temps à me soulager. Je trouve enfin un apaisement, j'ai l'impression d'avoir perdu pas mal d'énergie.
Je cherche quand même à garder une part active, je m'installe sur le coté, car c'est une position qui m'a toujours convenue pendant la grossesse et c'est comme ça que j'imaginais pouvoir laisser les portes de la naissance s'ouvrir.La sage-femme me demande de me replacer sur le dos,car c'est la seule position évitant une trop grande baisse du rythme cardiaque du bébé. Un médecin vient d'ailleurs nous avertir que l'on se donne encore un peu de temps pour voir si on peut éviter la césarienne. Mon col s'est un peu ouvert en peu de temps, d'où l'intensité selon la sage-femme, mais le bébé ne descend pas. Nous faisons confiance au médecin quant à la nécessité de cet acte, finalement décidé, pour la santé du bébé, qui est la priorité.
Nous avons le temps de poser des questions sur le déroulement de la césarienne et de choisir le prénom du bébé, choix que nous pensions faire ensemble à son arrivée. La péridurale me permet d'éviter l'anesthésie générale. Je passe au bloc opératoire, le bébé est vite là. Il est 19h58 me dit-on. Noé avait deux tours de cordon autour du cou.
On me le pose tout de suite contre moi. L'émotion est là, mais son expression sûrement atténuée par la morphine.
Assez vite je rejoins Bertrand qui tient Noé dans ses bras, nous savourons cette rencontre à 3. Noé se montre d'emblée trés compétent pour me rendre mère, il tête trés bien et plonge son regard dans le mien à chaque fois que je le regarde durant les heures qui suivent.
Bien sûr, cette naissance ne s'est pas déroulée comme que je l'avais souhaité et comme je m'y étais préparée. Malgré mon ambition d'une naissance naturelle, je m'étais dit que je n'aurai pas forcément le choix , ni la maitrise de tout et que je devais éviter l'idéalisation.
Je suis restée avec quelques questions concernant le déroulement de cet accouchement.J'ai eu besoin que Bertrand me le raconte aussi de son point de vue. Il a su estomper mes quelques regrets, qui ne concernaient pas uniquement la césarienne puisqu'elle s'imposait, mais ce qui avait précédé et qui y avait conduit.
J'ai été rassurée de savoir que dans les moments où j'ai été dépassée et où je n'ai même plus pensé au bébé, Bertrand a maintenu ce lien entre nous.
Je te suis reconnaissante de cette préparation par le yoga, que j'ai découvert à cette occasion dans toutes ses dimensions: travail corporel en conscience, qualité de présence à soi-même et au bébé...
Le yoga m'a beaucoup apporté pendant ma grossesse, alors que j'avais dû délaisser mes activités habituelles (sports, danse, randos...), il m'a apaisée ou dynamisée.
Tes conseils m'ont aidée à surmonter une amniosynthèse réalisée tardivement.
Quant à mon accouchement, tu le dis: tout est expérience. Je ressens qu'il faut se débarrasser de la peur et de l'idéalisation.
Jeune maman,les cours de yoga me manquent, j'essaye de pratiquer quand j'en ai le temps.
Transmets tous mes encouragements chaleureux et mes voeux de sérénité à toutes les futures mamans du groupe.
Bien à toi,
Sophie

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Swann le 4 novembre


Je t'annonce avec une joie infinie la naissance de notre fille Swann, arrivée le 4 novembre à la clinique mutualiste.
Je te suis, comme toutes, profondément reconnaissante de la préparation que tu proposes. Voilà en quelques mots ce que j'ai pu mettre en pratique et ce qui m'a aidé :
Le travail a commencé mercredi 3 novembre à 20h à la maison. Jusqu'à minuit, elles se sont rapprochées, intensifiées, j'ai aimé sentir qu'elles appuyaient bien sur le col. Et j'ai clairement senti mon col s'ouvrir progressivement, cette merveilleuse mécanique naturelle. J'ai fait beaucoup de mouvements de l'infini sur mon ballon, c'est ce qui me soulageait le plus en ce début de travail. Puis ça a été la position de la feuille repliée.
A 4h du matin, le temps était venu de partir à la maternité à pied, nous habitons à 600m. Mais je dois dire que ça a été les 600m les plus longs que je n'ai jamais fait ! Je ne pouvais presque plus marcher, et là j'ai eu du mal à gérer la douleur. J'étais à 4cm de dilatation à l'arrivée en salle d'auscultation. A partir de là, j'ai commencé un vrai travail de respiration. Ce qui m'a le plus aidé, c'était de "faire respirer" mes reins et mon bas ventre, et de conscientiser mon col que je sentais toujours s'ouvrir. J'ai ressenti tout l'effet de la respiration vaginale à ce moment-là.
A 7h du matin, après une nuit blanche, j'ai commencé à avoir du mal à gérer ma douleur. J'arrivais à gérer deux contractions sur 3, la troisième me faisant perdre ma concentration.
J'ai alors demandé une péridurale qui m'a soulagée efficacement. J'avais peur de ne plus rien ressentir, de ne plus pouvoir bouger mes jambes, et de ne plus être actrice de mon accouchement. Mais en réalité, le système d'autogestion de la perfusion permet de gérer soi-même la dose anesthésiante, et de bien ressentir les contractions. De plus, nous avons pu arrêter la perfusion lorsque j'ai atteint 8 de dilatation afin de retrouver toute la sensibilité pour l'expulsion. A partir du moment où l'envie de pousser s'est faite sentir, j'ai senti le soulagement qui s'annonçait, chaque poussée repoussant plus loin la douleur! ce fut magique ! Swann est arrivée à 12h20. 3kg290, 49cm. Périnée intact, pas d'épisio, pas de point ! la sage-femme m'a félicitée pour cette tonicité !
Si je devais résumer ce que les cours de Yoga m'ont apporté =
  • une confiance en mon corps : "je saurai accoucher, mon corps est fait ainsi, je lui fais confiance"
  • une respiration et une concentration que je peux guider sur les différentes parties de mon corps, même les plus intimes, celles dont on n'a pas l'accès.
- une préparation du périnée impeccable.
Je te remercie encore pour tout ça, et souhaite à toutes un accouchement aussi serein et magique que le mien.
Marie D
Je peux rajouter concernant la péridurale et la façon dont cela a fonctionné pour moi qu'elle ne m'a pas empêché de faire la respiration de la vague pendant les contractions puisque je les ressentais toutes, et que j'ai toujours pu dire "oui" à l'ouverture de mon col. A aucun moment Je n'ai eu l'impression d'être déconnectée de cette partie de mon corps.
J'aurais une question à te poser concernant cette période post-accouchement : je suis évidemment dans un immense bonheur avec ma puce et mon homme, mais voilà, je vis un baby-blues du tonnerre !
Aurais-tu quelques conseils à ce sujet-là ? j'en ai parlé avec d'autres jeunes mamans qui m'entourent, leurs mots m'ont déjà fait du bien, mais est-ce que des séances de Yoga ou acupuncture (ou autres ?) pourraient m'aider ? j'essaie de me dire qu'il s'agit d'une transition normale, mais je suis dans un manque terrible de mon ventre, des petits coups ressentis, de ma plénitude de femme enceinte.
Même mon accouchement me manque ! il a été tellement fabuleux !
Marie D

Camille le 1er novembre


Quelques mots pour te raconter la naissance de Camille...
Dans la nuit du 1er novembre (1 jour avant le terme) à 3 heures du matin, j'ai percé la poche des eaux. Nous sommes arrivés à la Mut' vers 4h30...J'avais alors des contractions régulières mais mon col n'avait pas l'air de "lâcher" plus vite que ça...J'ai
 été installée dans une salle de pré-travail (le service était plein) et ai tenté d'explorer toute la palette des positions possibles, surtout les mouvements de l'infini assise sur un ballon...J'étais très contente de moi, me trouvant très calme et moins en proie à la douleur que lors de mes accouchements précédents... Puis les contractions ont doublé d'intensité...à 12h, mon col n'était ouvert qu'à 4...je me sentais de plus en plus crevée, m'endormant presque entre 2 contractions...J'ai finalement demandé la péridurale...on me l'a installée à 14h00 et Camille est arrivée à 16h46 après seulement quelques poussées et une petite épisiotomie !
Je ne
 connaîtrai donc pas les sensations du passage du bébé, ce sera dans une autre vie peut-être... Par contre, je suis heureuse d'avoir appris, grâce à tes cours, à mieux "gérer" le début du travail en me rappelant qu'une contraction ne durait pas plus d'une minute et en pensant à mobiliser le plus possible mon bassin avec différents petits exercices.
Alors MERCI !
Delphine P

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Eliott le 24 octobre


Je prend enfin un peu de temps pour vous raconter la naissance de mon fils Eliott le 24 octobre 2010.
Après le dernier cours de yoga du jeudi matin sur la poussée, je sentais bien que mon petit loustic était vraiment plus bas que d'habitude.
Je me suis bien reposée vendredi, mais samedi soir j'ai été prise d'une immense fatigue, je n'arrive pas à manger, je m'endors sur place à à peine 21h... je me suis donc vite mise au lit en me demandant quelle vitamine il pouvait bien me manquer pour être fatiguée à ce point là...
Dimanche matin, je me réveille à 3h57 par une très forte contraction... j'ai déjà eu beaucoup de contractions, mais celle-là me semble vraiment différente... je me lève donc pour marcher un peu et aller boire, 4h00 de nouveau une très forte contraction... je respire doucement par les narines et je savoure ce petit moment où je réalise que mon bébé amorce sa descente. 4h04 une nouvelle contraction... il faut se rendre à l'évidence, mon bébé est pressé ! Je réveille donc mon mari très stupéfait de la rapidité et de l'intensité des contractions... nous commençons donc le rituel prévu : respiration fine avec les narines sur moins de 10 contractions, puis respiration de la vague (l'intensité a très vite augmentée) et appui dans le bas du dos (haptonomie). J'éprouve le besoin de bouger, alors je marche, je fais les huit avec mon bassin... J'ai tenu environ 1 heure et puis je me suis mise à ne plus rien supportée, la station debout, les appuis dans le bas du dos... je me suis donc aller dans un bain chaud qui m'a vraiment soulagée et permis de reprendre la respiration de la vague de manière plus détendue... entre chaque contraction, je prenais le temps de parler avec mon mari, de parler à notre bébé, lui dire combien on était fiers et combien on était avec lui. Je suis restée 45 minutes comme ça, le bonheur!
Et puis je n'ai plus supporté, j'avais de nouveau TROP mal, je suis donc sortie du bain, j'ai perdu le bouchon muqueux et du sang, je continue à bouger, je ne me sens bien qu'en mouvement, mais je commence à vomir tellement les contractions sont fortes... nous décidons donc de partir pour la maternité.
Arrivés à 6h30 là-bas, donc 2h30 après la première contraction, le verdict est super : je suis dilatée à 6 !!!! je me sens super fière et contente de la préparation yoga-haptonomie et j'annonce fièrement malgré une grande fatigue envahissante que je me débrouillerai sans péridurale.
Malheureusement, il faut passer par un monitoring et ces 15 minutes allongée ont eu raison de mon énergie... lorsque je me relève enfin, je ne me porte quasiment plus sur mes jambes pendant les contractions, le temps que les sages-femmes préparent la salle d'accouchement, je me mets à vomir de douleurs, j'ai les mains qui s'engourdissent, je me traîne littéralement jusqu'à la salle d'accouchement... je sens que la situation m'échappe. je demande donc de re-vérifier ma dilatation... verdict après 2h45 : dilatée à 8 ! je comprends mieux les douleurs... je tente de m'accrocher à cette idée que dans 15 minutes je serai peut-être à 10 et que je devrais pouvoir encore le supporter... mais je me sens à bout je suis recroquevillée sur la table, je pense à la respiration de la vague, mais je ne peux m'empêcher de me contracter à chaque contraction, je me mets à pleurer... cette intensité, cette tempête est en train de m'emporter... malgré le soutien de mon mari, je finis par demander une péridurale. Par chance, je suis tombée sur un super anesthésiste qui m'a autorisée à rester allongée... je n'aurai de toute façon pas pu m'asseoir. En quelques minutes je me sens soulagée... et aussi furieusement coupable : comment ai-je pu me laisser aller comme ça
 et renoncer à mon envie de naissance naturelle ? Devant mon désarroi, je suis tombée sur une sage-femme super, qui m'a félicitée d'avoir supporté une dilatation aussi rapide et aussi douloureuse et m'a rassurée en me disant qu'il valait mieux accueillir mon bébé dans la sérénité pour pouvoir être là émotionnellement. Elle a eu raison. La péridurale m'a donnée presque 2h de répit... je me suis reposée, avec mon mari on a pu communiquer avec notre bébé. Je me suis installée de côté pour favoriser sa descente et avec l'haptonomie mon mari l'a appelé dans le dos à descendre. De mon côté, je l'accompagnais avec la respiration de la vague. je le sentais descendre tout doucement, c'était super !
Et puis, la sage-femme est arrivée, un peu paniquée par le rythme cardiaque de mon bébé, m'a félicitée pour la descente rapide de bébé et m'a dit qu'il allait falloir pousser efficacement pour pas qu'il ne souffre. Je lui ai parlé des différentes méthodes apprises, mais elle m'a demandé de la suivre pour être le plus rapide possible. Je me suis donc laissée guidée. En quelques poussées, elle voyait les petits cheveux de mon bébé, mais rapidement ce qu'elle m'a décrit comme un "cap à franchir" a posé problème... mon bébé avait en fait le cordon enroulé autour du cou qui l'empêchait de descendre plus bas... J'ai donc poussé de toutes mes forces, la sage-femme m'a fait 1 épisio de suite et mon mari qui regardait médusé les regards inquiets de la sage-femme et de l'obstétricien... la sage-femme a regardé paniquée l'obstétricien en disant "je n'arrive pas à l'attraper" (elle parlait du cordon), elle a finalement passé la main, (il parait que mon périnée est trop musclé, qu'il n'a pas bougé d'un poil pendant la poussée...les restes de mon passé de sportive à priori), elle a coupé le cordon et mon bébé a enfin pu sortir la tête. Je ne me suis rendue compte de rien, j'étais fixée sur cette image de cap à franchir et cela m'a permis de ne pas paniquer... j'ai compris quand elle l'a posé un peu bleu sur mon ventre et qu'elle m'a dit qu'il s'était fait un petit collier avec son cordon, mais il s'est blotti contre moi et est rapidement redevenu rose.
Eliott est né à 10h08, soit 6h après la première contraction...et encore... ralenti par la péridurale de maman et par son petit cordon... je crois que mon fils fait partie de ces bébés rapides... il va falloir que je lui apprenne à profiter de chaque instant !
Cette naissance n'a pas été aussi naturelle que je l'espérais, mais je ne regrette pas la péridurale qui m'a permis d'avoir de l'énergie pour cette difficile poussée et de ne pas souffrir lors du passage de la tête d'Eliott, ni lors des minutes nécessaires pour recoudre mon périnée.
Voilà je tenais encore une fois à vous remercier pour les cours de yoga qui ont bien complété la préparation d'haptonomie suivie avec mon mari, merci pour tout ce qui est écrit dans l'attente sacrée, je me suis sentie guidée à chaque instant et plus sereine que jamais.
Bon courage à toutes les filles du jeudi matin,
Séverine & Eliott Z

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Séverine Z


Cyril le 16 octobre


J'ai la joie de t'annoncer la naissance de Cyril, venu au monde samedi 16 octobre à 4h du matin, à la Clinique mutualiste.
Voici donc le récit de sa naissance, pour en faire part aux futures mamans du cours du jeudi :
Ce petit coquin aura finalement choisi de rester au chaud, malgré une grossesse active, et les nombreux stimuli de dernière minute l'invitant à venir (après la séance de yoga de jeudi dernier, nous avons poursuivi par acupuncture, randonnée avec 250 m de dénivelé...) : l'accouchement a malheureusement donc dû être déclenché le lendemain du terme, faute d'assez de liquide amniotique. À cette nouvelle, j'avoue que j'étais paniquée - peur de ne pas pouvoir vivre pleinement l'accouchement, mais on a eu un peu de temps car nous sommes entrés à la clinique le
  vendredi après-midi, ce qui nous a permis de nous préparer tranquillement ; on m'a posé le tampon de prostaglandine, quelques aiguilles d'acupuncture, et comme je redoutais de devoir passer à l'ocytocine le lendemain matin, j'ai continué à m'activer : nous avons marché autour de la clinique, fait des exercices sur le ballon dans la chambre... d'où la venue des contractions, et une rupture de la poche des eaux vers 22h.
Nous avons fait venir la sage-femme de garde et lui avons demandé d'aller en salle nature. Nous nous sommes véritablement approprié l'espace : ballon, musique, huiles essentielles, pénombre, cintre de suspension, et surtout, baignoire, dans laquelle je suis entrée assez vite. Et nous avons plongé dans le travail tous les 2, moi dans un état second face à la violence des contractions, les yeux fermés, Laurent à mes petits soins (compresses d'eau chaude, tisane, massage, etc.), me rappelant aux respirations et à notre bébé . À chaque contraction, je me suspendais à quelque chose (cintre ou cou de Laurent) et tentais une respiration de la vague, Laurent me rappelait les vagues de nos vacances ; et entre les contractions, je me détendais (plus facile dans le bain) et nous essayions d'appeler le bébé (haptonomie).
En 6 heures, la sage-femme n'est venue nous voir que 3 fois (dont 2 à notre demande), nous ne lui avions rien dit de notre projet (pas de péridurale notamment), mais c'est comme si elle anticipait tous nos souhaits.
Lors de sa deuxième visite, elle a constaté une ouverture à plus de 6 cm, et en était étonnée ; c'est alors qu'elle nous a dit qu'il fallait faire le transfert en salle d'accouchement. Mais comme j'avais de plus en plus de mal à respirer pendant les contractions, je lui ai demandé l'autorisation de prendre un dernier bain, ce qu'elle a accepté en installant le monitoring à distance (compatible avec le bain). Peu de temps après (la notion du temps est oubliée), j'ai senti que l'envie de pousser arrivait au lieu des respirations, j'avais l'impression que j'allais accoucher dans l'eau ! La sage-femme est revenue et m'a installée sur la table pour m'examiner. J'étais en effet en train de pousser et me suis mise allongée sur le côté. Très vite, suite à une baisse du rythme cardiaque du bébé,
 la sage-femme m'a dit de me mettre en position classique, et que je devais "faire sortir le bébé en 4 poussées", et peut-être avoir une épisiotomie. Elle m'a aidée à pousser efficacement en me guidant, et Cyril est arrivé, sans épisiotomie ni déchirure (il faut dire que c'est un petit bébé) !
En résumé, l'accouchement a vraiment été un moment d'une énergie folle, très physique (beaucoup de mobilité), avec une douleur hyper intense pendant les contractions (peut-être car déclenchées ?), mais très intime avec mon mari grâce à l'environnement recréé. Je pense que
 la sage-femme est vraiment quelqu'un d'exceptionnel et a apporté beaucoup de sérénité en respectant notre rythme. Elle nous a dit qu'elle te connaissait et t'adresse ses félicitations pour tes préparations !
Sinon, il faut quand même dire que l'accouchement réserve toujours des surprises : pour nous, hormones de déclenchement, puis, malheureusement, fin un peu mouvementée car j'ai fait une hémorragie (reste d'un morceau de placenta non évacué lors de la délivrance). Il a fallu faire une anesthésie, Laurent est resté en peau-à-peau avec Cyril, pour une intervention qui devait durer 5 minutes, mais a finalement pris une heure,
 j'ai dû avoir une anesthésie générale par masque - Laurent a eu très peur pour moi... On s'est retrouvés et Cyril a pu faire sa première tétée, mais j'avais des appareils partout, pas très nature comme final !
Nous sommes rentrés aujourd'hui de la maternité, très fiers et heureux, je me sens bien mais reste faible car anémiée.
Voilà, il ne me reste plus qu'à te remercier pour les préparations de yoga, qui m'ont permis de vivre de manière très déterminée une naissance naturelle, mais plus largement m'ont apportée une meilleure conscience corporelle et maîtrise du stress.
Aurélie

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Joan le 15 octobre


Joan est né vendredi dernier à 2h49 du matin, 3kg 400 et 51 cm !!!!
Tout d'abord merci Martine pour ta présence et tout ce que tout nous a appris, alors voilà je vais te raconter comment s'est passée la naissance de Joan.
Jeudi dernier je sentais les contractions comme des règles douloureuses, je me suis couchée et à minuit j'ai eu besoin de bouger et de faire l'as de pic, à ce moment j'ai perdu les eaux. Je me suis dit ça y est je vais enfin voir mon enfant et connaître son sexe; la joie m'a envahie, j'étais excitée.
Tom est venu, il a stressé alors j'ai l'ai rassuré en lui disant que ça allait et qu'il n'avait qu'une mission c'était de me garder détendue et positive entre les contractions.
J'ai pris mon temps je suis aller prendre une douche en faisant le 8 de l'infini entre chaque contraction et pendant les contractions je faisais la respiration de la vague; dès cet instant Martine ta voix ne m'a plus quittée et m'a guidée jusqu'à ce que Joan naisse, c'est comme si tu étais présente avec moi.
En sortant de la douche, on a pris nos affaires et on a bien rigolé parce qu'il y avait parfois encore des écoulements de la poche des eaux, bref j'en ai mis partout dans l'appartement...
On a pris la voiture, j'ai mis une compile musicale, de trance goa qui m'a bien détendue, les contractions se sont intensifiées et rapprochées, j'ai tenté le lâcher prise et entre les contractions ça allait vraiment bien.
On est arrivé à l'hôpital, on nous a mis dans une petite pièce en nous disant que quelqu'un aller venir, là tout s'est intensifié, j'ai fait les positions que tu nous a appris, je commençais à avoir envie de pousser et personne ne venait, c'était douloureux mais avec les positions et la respiration cela me soulageait et je me disais Martine nous a dit de ne pas penser, alors c'est ce que j'ai fait.
Une sage femme et venue dans les 10 min, elle m'a examinée et fait "wouha" vous êtes déjà à 8, alors que vous venez d'arriver, je vous amène en salle de travail, là je me suis dit génial j'y croyais pas, et en même temps j'ai vraiment mal, je sais pas si je vais y arriver, mais je me suis dit que j'avais pas le choix: j'ai poussé deux fois je touchais déjà les cheveux de mon enfant, j'y croyais pas et du coup cela m'a trop motivée, j'ai donné tout ce que je pouvais et en 4 poussées il est sorti, j'ai eu l'impression que mon
accouchement avait duré 5 min; génial!!! J'ai même pas eu le temps de penser à vouloir mettre une péridurale.
Encore merci et courage aux filles et dites leur que c'est un moment merveilleux.
Klara


Romain le 24 septembre 2010


Quelques mots pour expliquer mon absence au dernier cours de yoga maternité du jeudi matin et t'annoncer la naissance de notre petit garçon.
Romain est né le vendredi 24 septembre avec 18 jours d'avance : 3kg et 51cm, il se porte comme un charme.
L'accouchement a été très rapide : arrivée à la maternité à 7h20 à 3cm et à 9h20, Romain nous montrait le bout de son nez.
Dans ton livre, tu parles d'une tempête qui nous emporte, c'est véritablement comme ça que j'ai vécu mon accouchement (avec le papa, heureusement, auquel je m'accrochais littéralement et qui m'a permis de ne pas perdre pied). J'ai
 réussi à accoucher sans péridurale comme je le souhaitais, mais je dois avouer que j'ai cru un moment que je n'y arriverais pas. Ayant rompu la poche des eaux avant le début des contractions, celles-ci ont été directement très violentes (mais heureusement très efficaces aussi). La pratique de la respiration de la vague m'a surtout permis de ne pas bloquer le souffle pendant les contractions mais pas réellement de diminuer la douleur (je dois vraisemblablement encore manquer de pratique...). Là où le yoga m'a surtout aidée, c'est d'arriver à profiter des moments d'accalmie pour me détendre complètement, en fin de travail, je m'endormais quasiment entre les contractions.
En tout cas, un grand merci pour la profondeur et la qualité de ton enseignement.
Bonne continuation à toi et bon accouchement aux autres membres du groupe.
Laurence

Naître en Yoga 2009/10

Siméon est né le 18 décembre


«Elle vient boire à la source rafraîchissante du regard. Il lui arrive d’y baigner son âme, d’y noyer ses fatigues et d’y mirer sa joie. Mais elle vient surtout, oui elle vient surtout pour boire l’enfant des yeux. Le regard de l’enfant coule de source, voilà pourquoi elle aime s’approcher tout près de lui. Il s’y reflète des étendues d’innocence qui donnent à l’adulte un peu le vertige, tant ces contrées-là sont éloignées des territoires familiers du monde. Et si c’était l’enfant, dans sa féconde ingénuité, qui était dépositaire du don de sagesse ?»
«Les merveilleuses mères veilleuses» de François Garagnon édition Monte-Cristo
Esther le 11 novembre 2009
J'ai perdu les eaux le matin dans mon lit, alors sans me presser nous nous sommes rendus tranquillement à la maternité dans la matinée.
Je ne suis pas partie en me disant que je voulais accoucher naturellement, mais je me sentais suffisamment armée, pour essayer de gérer les contractions, les consignes étaient "attendre et voir".
Vers 14h30 on a déclenché le travail,
 d'abord sur le ballon puis dans la baignoire,  je pensais aux différentes techniques apprises. J'avoue que vers la fin, dilatée à 8, quand le travail s'est vraiment accéléré, le doute m'a envahi, j'ai eu peur, les contractions dans le dos étaient très violentes, j'ai alors sentie la tête du bébé dans mon bassin, j'ai su qu'il était trop tard pour la péridurale. Esther est sortie après 3 poussées.
La sage femme m'a soutenue, encouragée, avec
 mon homme ils m'ont porté jusqu'au bout.
Ce que j'ai ressenti était intense, j'étais heureuse d'avoir ressentie le passage comme si s'était quelque chose qui me manquait.
Le fait que mon corps puisse
 exprimer la douleur, je pense m'a aidé à récupérer beaucoup plus vite que pour mes deux autres accouchements.
Merci encore pour cette approche différente et très enrichissante.
Claudine, Frédéric, Valentin, Ruben et Esther.
Alba le 11 décembre 2009
Enfin à la maison avec Alba qui se porte très bien.
L'accouchement n'a pas été comme je m'y attendais, j'étais prête à beaucoup des choses mais pas à une césarienne!!!
Deux jours avant j'ai été très active et jeudi 10/12 soir je me couche, crevée, dans mon lit, et hop!! j'ai rompu les eaux, je me suis dit que ce n'était pas le meilleur moment, je manquais d'énergie, mais la petite voulait déjà venir.
A minuit, on est à l'hosto, à 2h les contractions se déclenchent, à 4h j'en ai tous les 3 minutes et bien fortes. j'ai trouvé que la douleur n'était pas le pire, j'ai su gérer la douleur, mais c'était la fatigue qui me posait
  problème, je n’arrivais pas à me recharger, dilaté à 5 on commence à me parler de possible césarienne, les battements de coeur du bébé chutaient et montaient, donc on a essayé des postures pour le faire descendre plus rapidement, finalement j’ai demandé la péridural, j'étais exténuée et stressée : dilatée à 8, on m'a demandé de pousser mais c'était évident qu'il y avait souffrance foetale, donc ça a été césarienne en urgence.
Alba est née avec un petit poids mais elle a bien appris à téter.
ça a été un peu dur pour moi: l'opération, pas pouvoir avoir Alba tout de suite après, manquer
 une étape de l'accouchement...mais l'équipe du CHU a été super avec moi, j'ai pu parler sur la question et maintenant ça va très bien.
bonnes fêtes de Noël, bonne année et à bientôt
Jana
Siméon est né le 18 décembre
Probablement pressé de voir la neige, Siméon est né la nuit dernière. Nous sommes très heureux et comme on dit dans ces cas là, le bébé et sa maman se portent bien.
Thibaud, Sylvie et François

Simeon1

Marceau le lundi 4 janvier 2010


Marceau est né lundi 4 janvier à 9h11.
Après plusieurs nuits de "faux travail", des contractions douloureuses arrivent dans la nuit du dimanche au lundi, de 1h à 5h du matin, je gère à la maison. Vu les nombreuses fausses alertes, je ne me suis pas affolée ! Mais la couche de neige commençait à s'épaissir, et les contractions à faire vraiment mal, du coup grand départ! Arrivée à presque 7 de dilatation, je n'ai pas eu le temps de faire du ballon, ni de prendre un bain dans la salle nature, rien de tout ça! Je suis restée en mouvement sur la table jusqu'à dilatation totale. Je me suis aperçue que je récupérais vraiment très bien entre chaque contraction, mon homme m'a beaucoup aidée! Malgré tout cela, l'appel de la péri se fait entendre, la sage femme me dit qu'il est trop tard... du coup, je me re-concentre, je garde le cap, mais souci, le bébé ne descend pas. Donc, péri à nouveau, puis non, parce qu'il avance, et puis finalement les contractions s'espacent, je m'endors même entre chaque!!! Troisième tentative, je suis en train de pousser, sans succès, le bébé n'avance pas ou pas assez, pause de la péri (en pleine poussée c'est un grand moment!!!). Nous sortons notre dernière cartouche, la musique africaine), je reprends un peu d'énergie, je finis par aider Marceau à descendre...l'expulsion est très douloureuse, mais il est enfin là, ouf! 3h chrono après notre arrivée! Monsieur pèse 4 kg et mesure 53 cm...une petite éraillure pour moi quand même mais pas d'épisio.
Je suis ravie d'avoir réussi à gérer la douleur, même si pour des raisons de sécurité pour le bébé, la péri a été indispensable, je ne regrette rien!
J'ai eu du mal à faire admettre mes desiderata à la sage femme qui n'a pas voulu m'enlever les étriers, en me répondant qu'elle aussi avait des exigences!!! heureusement, une collègue a pris le relais, a enlevé les étriers, mis la table en position assise, et m'a permis de me suspendre à l'écharpe, ce qui m'a énormément aidée pour l'expulsion.
Bref, encore une très belle naissance! merci beaucoup pour cette seconde aventure et à bientôt avec bébé!
Mariane, Florent, Maïa et Marceau
Jade est née le 7 janvier
Je vous envoie un petit mot pour vous annoncer la naissance de Jade 3kg le jeudi 7/01 à 19h46 après une longue journée de contractions que j’ai pu gérer jusqu’à 2h après la rupture de la poche des eaux. Puis j’ai demandé une péridurale légère déambulatoirequi m’a permise de marcher et faire du ballon jusqu’au dernier moment avec la respiration de la vague et la respiration abdominale entre les contractions.
Un grand merci pour votre aide même si je ne suis pas allée jusqu’au bout sans péridurale. Je ne regrette rien car je suis allée au bout de mes limites et Jade a profité des endorphines jusqu’au bout. J’ai pensé à vous car c’est tout au moral avec le soutien de mon mari et d’un discours interne et avec Jade pour sa coopération.
A bientôt pour le yoga postnatal
Agnès

Lucie est née le 10 janvier


Lucie est née le 10/01 à 5h45, elle pèse 3,8 kg et mesure 55cm. J’ai ressenti que des douleurs
  dans le dos vraiment intenses et ai demandé la péridurale au bout de 8h et 23 h après elle était là. J’ai bien ressenti les contractions et son passage. J’ai pu l’accompagner avec les respirations, pas d’épisio.
Merci pour tous tes conseils qui m’ont été précieux.
Claire R
Elsa est née le 22 janvier
Bonjour, juste un petit mot pour vous annoncer la naissance d’Elsa vendredi matin après seulement 4 heures de travail. L’accouchement s’est très très bien déroulé et sans péri ! Je pense que vos précieux cours y sont pour beaucoup ! UN GRAND MERCI !
Claire D

Ninon est née le 3 février


Les clés de sa naissance
 : CONFIANCE et DETENTE
Nous sommes partis à la maternité vers 22h. Par chance, la salle d’accouchement avec la baignoire était libre, et Marion, mon amie sage-femme, qui connaissait mon projet d’accouchement, me l’avait réservée
 !!
La première heure a été la plus dure. Les contractions devenaient violentes, surtout dans le bas du dos, et les sage-femmes insistaient pour que je reste «
 calme », allongée sur le dos pendant les 45 minutes du monitoring. Cette immobilité était insupportable pour moi. J’ai failli tomber dans les pommes quand elles m’ont posé le caeteter ! Puis, la sage femme m’annonce une ouverture de col à 3, et un déclenchement si le bébé n’arrivait pas dans les 9 prochaines heures !!!!
Bref, tout l’inverse de ce que je m’étais imaginé pour la naissance de mon bébé
 ! Mathieu a eu cette pensée mais moi, bizarrement, je n’y ai pas pensé un seul instant. J’avais confiance en moi comme jamais je n’ai eu confiance avant. Je savais que je pouvais mettre au monde mon bébé le plus simplement possible. Une immense confiance, et probablement un peu d’excitation d’être si près de rencontrer mon bébé m’habitaient.
Je suis donc entrée dans la baignoire et à partir de ce moment, une sorte d’intimité s’est installée dans la pièce, plongée dans la pénombre. Je suis restée seule avec Mathieu pendant les deux heures qu’a duré le travail, et avec Marion qui passait me soutenir régulièrement. Cette intimité m’a permis de me détendre et d’entrer complètement à l’intérieur de moi-même. Je me suis lancée dans la respiration de la vague, qui ne m’a plus quittée jusqu’à l’expulsion. Dans le même temps, au plus fort de la douleur, je me disais que l’état d’extrême détente d’entre les contractions allait bientôt revenir. Cet état était meilleur que toute bonne chose dans la vie, c’était indescriptible, je m’abandonnais et m’endormais pendant chaque minute de répit. Du coup, je n’ai que très peu parlé à Mathieu. J’avais même du mal à lui répondre quand il me posait une question, avec l’impression que je perdais mon énergie à parler. Le plus douloureux pendant les contractions a été cette sensation d’évanouissement au plus fort de la contraction, avec des suées très fortes. Je me souviens m’être mise à gémir doucement pour accompagner les dernières contractions, de plus en plus intenses, jusqu’à ce que je sente la tête du bébé juste là, prête à sortir. J’ai pu la toucher, Mathieu aussi (ça a été important pour lui car, contrairement à moi, il ne sentait pas que le travail avançait. Comme je lui parlais peu, il ne savait pas comment tout cela se passait).
Nous avons donc appelé Marion et la sage-femme de garde. Je me suis naturellement installée à genoux sur la table d’accouchement, face au dossier pour m’y tenir. Malheureusement, les sage-femmes ne pouvaient suivre le monitoring dans cette position et m’ont fait asseoir, semi-allongée. A partir de ce moment, l’accouchement a été moins agréable car les sage-femmes nous transmettaient un sentiment d’urgence. Je n’étais plus maître de la situation. Je ne contrôlais ni ma respiration, ni l’arrivée ou la fin des contractions, ni ma position. J’avais perdu la visualisation du bébé dans son chemin vers nous. J’ai dû pousser sept ou huit fois, puis la sage femme de garde nous a dit que le bébé ne devait pas rester plus longtemps dans le passage, et qu’il fallait l’aider par une petite épisiotomie. Mathieu et moi avons encore négocié trois poussées
 ! Nous avons demandé à pouvoir changer de position mais la sage femme nous a redit que le bébé devait sortir !!  Tout s’est donc terminé en une demie seconde au moment de la coupure. Mathieu a regretté ne pas avoir pu accueillir le bébé le premier avec ses mains, mais a vite été réconforté en découvrant que le bébé était une petite fille, toute belle et très éveillée. Ninon était là !!
Charlotte

Lise est née le 9 février


Tout s’est bien passé. Merci pour vos bons conseils. 7h de bonne respiration m’ont permise de ne prendre qu’un anti-douleur pour les 2 dernières heures mais pas de péridurale.
Merci beaucoup
Yolaine

Céleste est née le 27 février


Pour la naissance de notre 3ème enfant, je souhaitais un accouchement où je sois davantage «
 actrice de l'événement ». Les deux accouchements précédents ont été longs et avec péridurale avec le regret de ne pas avoir vécu le passage du bébé de façon plus sensorielle. Des préparations à la naissance avec l’haptonomie m’avaient cependant permis une gestion de la douleur intéressante. Avec la découverte de la préparation à la naissance avec le yoga, j’ai tout de suite senti la différence. Je me sentais beaucoup mieux dans mon corps : plus de souplesse et plus d’aisance que ce soit au niveau respiratoire ou des mouvements.
L’accouchement de Céleste a été marqué par la perte des eaux non suivie de contractions. Après plusieurs heures, bien que réticente, j’ai bien dû accepter la proposition de la sage femme de déclencher l’accouchement. Installée sur un ballon, branchée d’un côté au monitoring, de l’autre à la perfusion, j’ai fait des mouvements pendant 9h. Les contractions montaient crescendo. J’ai mis en pratique la respiration de la vague à chaque contraction. Les trois dernières heures ont été difficiles. Nous avons, avec mon mari, utilisé 3 méthodes
 : la respiration de la vague (pour moi) et haptonomie (contact du papa) pendant chaque contraction et entre les contractions, j’ai mis en pratique l’EFT (technique de libération émotionnelle) découverte lors d’une conférence de Véronique Waumans organisée par Martine Texier. Bien que la douleur soit très élevée, j’étais vraiment présente à chaque contraction, sans penser à la durée du travail, je n’ai donc pas été découragée.  Au bout de ces 3 h, j’ai enfin ressenti la poussée, sensation inconnue jusqu’alors. À la 3ème poussée, Céleste était là. Cet accouchement sans péridurale a été pour moi la découverte de sensations nouvelles et le sentiment d’un accomplissement en tant que maman et aussi en tant que femme. La préparation avec le yoga et l’EFT y sont pour beaucoup. J’ai également utilisé l’EFT pour réduire les désagréments liés à la mise en route de l’allaitement. Un grand Merci à Martine.
Laurence G

Leonardo est né le 20 mai


Le travail fait pendant les séances représente un véritable outil pour traverser le travail en sérénité.
Notre histoire est la suivante, jeudi 3jours après terme, (avec les médecins sur
le dos pour faire une induction...) les contractions commencent et je gère
bien en marchant toute la journée, profitant du beau soleil. Le soir vers
18h nous allons au CHU et avec un peu de ballon, promenade et l'aide de mon
mari j'arrive vers 22h à une dilation de 6-7, (en salle d'accouchement la
sage femme me propose aussi une barre pour s'étirer que j'ai trouvé très
utile), sans péridurale et rien et sans non plus une pression stressante
autour.
Quand la dilation était presque terminée la sage femme me propose la
position allongée avec le ballon dans les jambes et avec l'aide de la
visualisation qu'on a avait vu pendant les séances je sens très bien que le
bébé est en train de tourner, je me donne du courage parce que la dernière
contraction est proche. Mais en toute vitesse une souffrance du bébé est
détectée, il ne va pas bien, son poux ralentit, on change de position mais
rien ne change. En vitesse je passe sur la table pour une césarienne en
urgence. Leonardo s'était entortillé deux fois dans le cordon, 10min après
il était dans les bras de son papa avec apgar 10/10. Moi je l'ai eu à mon
réveil 2 heures après.
Shakeh M

Bartholomé est né le 3 juin


chère Martine,
je ne sais si vous aurez eu des nouvelles par votre collègue, Catherine Muguet, de la naissance et du développement de notre petit Bartholomé...
En voici de mon accouchement :
  le travail a commencé mercredi 2 juin en  fin d'après-midi, je suis partie (à pied!) à l'Hôpital Nord à 22 H et ai accouché  jeudi 3 (date prévue du terme!) à 9H35 ; je n'ai pu bénéficier de la baignoire comme espéré (à cause de streptocoques B) et, très fatiguée, un peu débordée aussi, à 4h du matin, à 7 cm de dilatation, j'ai finalement demandé la péridurale. Laquelle s'est ...latéralisée : je ne sentais rien à gauche et avais assez mal à droite! J'ai donc continué la respiration de la vague jusqu'au bout...  Un grand merci pour votre préparation, vos conseils, ... très bénéfiques et tout à fait complémentaires avec la préparation plus classique de Claire Lucas à l'Hôpital Nord.
Hélène et Nicolas, ravis !

Alana est née le 10 juin 2010


Jeudi 10 juin 2010, notre petite fille est venue nous rejoindre.Du haut de ses 48cm et de ses 3kg090, Alana est arrivée pleine de cheveux et d'amour pour le plus grand bonheur des ses parents.
J'avais prévu de venir faire mon cours de yoga ce jeudi 10 juin mais finalement rien ne s'est passé comme prévu... petit récit d'une naissance...Déjà la nuit fut mauvaise, sommeil agité, je me réveille vers 5h du matin avec des contractions inhabituelles. Elles sont très irrégulières, pas forcement douloureuses, mais je sens que c'est différent des contractions que j'ai depuis plusieurs mois à cause de mon utérus contractile. Puis finalement, rien de spécial,le spasfon fait son travail.En début d'après-midi, je me repose, 2 ou 3 contractions sont plus douloureuses: elles me font penser à des règles, sans plus. A 16h,
  je ressens des contractions régulières, non douloureuses. Tel un métronome, elles arrivent toutes les 5 min. Je pense à un faux travail.18h, mon homme est rentré du travail, les contractions se sont un peu intensifiées, toujours régulières, je prends dans mon bain avec 2 spasfon. Je commence la respiration de la vague de façon régulière, je détends mon corps, je ne suis pas inquiète car je n'ai pas conscience que je vais accoucher.A 19h, je lui dis que nous devrions partir à la maternité, je sens que les contractions ne s'arrêteront pas et j'ai envie de faire un point avec une sage femme. Le temps de faire les derniers préparatifs, de fermer la maison, nous partons.C'est pendant le trajet en voiture (très désagréable!) que je me rends compte que je ne rentrerai pas de la maternité. A 20h la sage femme nous accueille en salle d'accouchement, elle m'ausculte et me dit que je suis dilatée à 7-8. Le choc, je ne m'y attendais pas, je pleure de surprise, je n'étais pas prête à accoucher de suite. Elle me propose la péridurale... je sens les contractions mais elles ne sont pas insurmontables, je lui dis que je préfère attendre. Je fais la respiration de la vague avec mon homme qui m'aide beaucoup. A 21h, elle me propose un bain que j'accepte avec plaisir, on continue la vague aidée par la chaleur de l'eau. Puis vers 21h45-22h je rappelle la sage femme, les contractions s'intensifient, je gère moins bien. Retour dans la salle d'accouchement. Au bout de 10 min, je demande la péridurale, je ne gère plus rien, j'ai mal. Quand l'infirmière vient, la poche des eaux se perce, je sens le bébé pousser sur mes fesses, la sage femme me dit qu'il va falloir pousser...je panique. Je perds un peu les pédales et là la sage femme me coach .Elle devient directive, me met en position d'accouchement sur le dos (ce que je ne souhaitais pas mais sur le coup cela ne me faisait rien tellement je me sentais perdue). Elle me demande de pousser et là c'est difficile, je n'ai plus vraiment les sensations de mon corps, j'ai mal, j'ai peur, je ne réalise pas vraiment. Je n'arrive pas à pousser, tout reste dans la gorge, le bébé ne descend pas. Elle met le papa à contribution qui va aider en poussant sur ces petites fesses. Puis après quelques essais je sens que les poussées marchent mieux, tout le monde m'encourage, je sens le bébé descendre. Puis vient la dernière poussée, je la sens arriver et passer la tête vers la sortie, là on me dit d'arrêter de pousser puis reprendre très doucement et je la sens glisser, tel un petite poisson, sensation très forte!On me la met sur le ventre, mon bébé… je ne sais plus quel jour nous sommes, ni l'heure, je n'entends même pas l'orage dehors, je ne vois qu'elle, ma petite merveille.En tout cas ce que je retiens c'est que rien de ce que j'ai vécu je ne l'ai lu dans les livres, je m'attendais à être pliée en 4 en étant dilatée à 2, j'imaginais la péridurale en étant dilatée à 5, je pensais faire un travail douloureux pendant 12h... en fait il ne faut s'attendre à rien, juste vivre ce que le corps vit...
Un grand merci Martine de m'avoir donné tout ces outils pour ce jour important, ils m'ont beaucoup servis.
A bientôt,
Amélie B

P1040077


Soleyan est né le 23 juin


Notre fils Soleyan a attendu le 23 Juin à 0h35 pour montrer le bout de son nez, mettant à rude épreuve la patience de toute la famille.
Il est né à la maison, comme son grand frère, pesait 3,170 kg et mesurait 50 cm à sa naissance.
Toute la famille est en pleine forme.
Au plaisir de vous présenter Soleyan.
A Bientôt.
Cécile, Xavier, Maëlis, Timéon , Soleyan B

aP1060735


Naissance de Malo 25/11/09


"J'ai suivi des cours de Yoga Maternité à partir du 3ème mois de grossesse ce qui m'a permis de soulager les petits maux que cela peut occasionner. ça m'a permis aussi de travailler sur mes peurs et mes doutes liés à mon premier accouchement. A l'approche de la naissance, je me sentais réellement sereine et confiante. Ce bébé tardait à venir... Après avoir tenté tout ce qui été possible (rando, décollement des membranes, acupuncture, tisane de framboisier,...) les contractions se sont enfin faites ressentir à J+5. J'avais tellement peur qu'elles cessent que je suis restée debout toute la journée, à faire les courses de Noël, aller chercher mon fils à la crèche et à le porter sur tout le chemin,... Nous avons essayer de passer un après-midi normal avec mon compagnon et mon fils. Les contractions étaient